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08 septembre 2013

L'Observateur des inégalités, n°111, septembre 2013

Pourquoi la gauche doit augmenter les impôts

Après avoir réduit les impôts au profit des plus aisés, la France se lance dans une suicidaire baisse des dépenses. La démagogie fiscale règne. L’alternative est un effort national. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

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Les jeunes d’outre-mer : d’énormes difficultés scolaires

10 % de jeunes ont de très importantes difficultés scolaires en France. Mais les écarts sont marqués entre les territoires : 5 % des moins de 18 ans sont dans ce cas en Haute-Savoie contre 48 % en Guyane et 75 % à Mayotte. Une analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait du Centre d’observation de la société.

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« Les inégalités de revenus augmentent dans les pays de l’OCDE », entretien avec Maxime Ladaique de l’OCDE

L’OCDE vient de publier une étude qui montre l’impact des premières années de la crise économique (de 2007 à 2010) sur la distribution des revenus des personnes dans les pays de l’OCDE.

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Prix « Jeunesse pour l’égalité » : c’est parti pour la deuxième édition !

L’Observatoire des inégalités est heureux de vous annoncer le lancement de sa deuxième édition du prix « Jeunesse pour l’égalité », un concours destiné à donner la parole aux jeunes sur les inégalités et les discriminations.

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Sans-domicile : que veulent dire les chiffres ?

L’Insee vient de communiquer les premiers résultats de sa seconde grande enquête, en une dizaine d’années, sur les sans domicile. L’institut compte 141 500 personnes sans domicile, soit une augmentation de près de 50 % en dix ans. Que signifient ces chiffres ? Le point de vue de Julien Damon.

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Vacances des jeunes, les écarts s’accroissent

Si les vacances se sont démocratisées ces cinquante dernières années, un quart des jeunes de moins de 19 ans n’ont pas la possibilité de partir de leur domicile pendant les congés. Les écarts s’accroissent même entre les catégories sociales. Le tour de la question par l’Observatoire des inégalités.

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Professions : qui gagne combien ?

Avec un salaire mensuel net de 4 000 euros en moyenne, les cadres supérieurs gagnent près de 2,5 fois plus que les employés et les ouvriers.


 
L’évolution des inégalités de revenus en Europe

Les inégalités de revenus augmentent en Europe depuis les années 2000 : le coefficient de Gini, qui était de 0,290 en 2000 est passé à 0,308 en 2010. Les écarts restent marqués entre pays. Mais les données d’Eurostat restent très approximatives.

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Les plus grandes fortunes d’Europe en 2013

Les plus grandes fortunes d’Europe valent entre 16 et 40 milliards d’euros. En tête, l’Espagnol Amancio Ortega, propriétaire de Zara, suivi de la famille Kamprad à la tête de Ikéa (Suède) et le Français Bernard Arnault (LVMH).

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Les salaires dans la fonction publique

Les salaires des agents de la fonction publique territoriale sont près de 1,4 fois inférieurs à ceux de la fonction publique d’Etat. Dans la fonction publique hospitalière, les cadres supérieurs gagnent près de trois fois plus que les employés et ouvriers.


 
Revenus et inégalités : le premier bilan de l’impact de la crise pour les communes

A Rennes, les revenus des plus riches ont augmenté de 5,5 % entre 2008 et 2011, ceux des plus pauvres ont diminué de 11,8 %. La crise creuse les inégalités, mais les moyennes nationales masquent des écarts encore plus importants au niveau local.

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Les 10 plus grandes fortunes de France

Le patrimoine professionnel de Bernard Arnault (LVMH), première fortune de France, équivaut à 1,8 million d’années de Smic...

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140 000 sans domicile en France

La France compte 140 000 sans domicile, selon l’Insee, dont 30 000 enfants. 9 % sont des sans abri. Un chiffre en forte augmentation par rapport à 2001.

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06 septembre 2013

Retraites : l’arbre du déficit ne doit pas cacher la forêt du chômage

Trop souvent, lorsque l’on évoque la dépense publique, on met en avant son coût. Ce faisant, on oublie que la contrepartie de cette dépense publique est un ensemble de services  : éducation, santé, transport, sécurité, allocations chômage, allocations familiales, subventions aux entreprises, …La question des retraites n’échappe pas à la règle. A chaque fois que l’on aborde la «  réforme  » des retraites, c’est pour mettre en avant le déficit, le caractère supposé insoutenable de notre régime par répartition.

 

Des résultats qu’il faut préserver...

 

On oublie, par exemple, que la montée en puissance de notre régime de retraites depuis l’après-guerre a permis de faire baisser le taux de pauvreté des personnes âgées de plus de 65 ans de 35% en 1970 à 10% environ aujourd’hui. C’est un résultat loin d’être négligeable  ! Pour ce faire, la part des retraites dans le PIB est passée de 7,3% à 13,6% sans que cela pose de problème insurmontable à notre économie. Aujourd’hui, il semblerait extravagant d’y consacrer un point de plus de PIB pour garantir l’équilibre du système. N’oublions pas que la part des dividendes est, elle, passée de 3% en 1981 à 9% en 2008 sans que cela ne choque ceux qui poussent des cris d’orfraies sur le poids des dépenses publiques. Aujourd’hui, il faudrait «  faire des efforts  » pour sauver les retraites. Mais les efforts n’ont-ils pas déjà été faits lors des précédentes réformes «  courageuses  »  ? Comme le rappelle Pascal Riché, les mesures prises au détriment des retraités français entre 2010 et 2060 représentent un effort de 6 points de PIB. Même si leur niveau de vie est en moyenne comparable à celui des actifs, un retraité sur deux perçoit une pension inférieure à 1215 €. Peut-on parler de «  privilégiés  », comme on l’entend parfois  ? D’autant plus que le recul de l’âge légal et l’allongement des durées de cotisations déjà acté par le passé, sans parler de celui prévu à partir de 2020 par la réforme du gouvernement, implique une baisse programmée du niveau des pensions. En période de chômage, il est en effet de plus en plus difficile de remplir les conditions pour prétendre à une retraite à taux plein. De plus en plus de salariés âgés sont ainsi contraints à rester sur le marché du travail. Une part grandissante d’entre eux va grossir les rangs des chômeurs  : fin 2011, 9,1 % des chômeurs avait 55 ans et plus, contre «  seulement  » 5 % en 2000.

Certes, on vit plus longtemps, il serait donc logique de travailler plus longtemps. Cet argument pourrait s’entendre si nous connaissions le plein emploi. Si tout le monde travaillait et cotisait et que pour autant le système était en déséquilibre, là il y aurait une vraie nécessité de demander à tous de travailler plus longtemps. Mais ce n’est pas le cas. Avec plus de 5 millions d’inscrits à Pôle Emploi, c’est même loin d’être le cas  ! Et puis, il ne faut pas oublier que depuis 1994, l’augmentation de la durée de cotisation (3,5 années) a été supérieure à l’augmentation de l’espérance de vie à 60 ans (2,5 années). D’ailleurs l’espérance de vie «  physiologique  » est une chose, mais l’espérance de vie en bonne santé doit également être prise en considération. Or cette espérance de vie stagne depuis des années. Si on regarde du côté de l’Allemagne, qui a imposé à son peuple une réforme «  courageuse  » de sa protection sociale depuis les réformes Hartz IV jusqu’à la réforme des retraites de la grande coalition CDU / SPD (report à 65 ans de l’âge légal), force est de constater que l’augmentation de l’espérance de vie n’est pas acquise. Ainsi, a-t-elle chutée significativement pour les plus vulnérables, ceux qui n’ont pas d’épargne pour assurer leurs vieux jours. C’est tout cela qui est en jeu dans la question des retraites.


Un rôle de stabilisateur automatique...

 

A trop regarder l’aspect comptable des choses, on perd de vue que la question des retraites ne peut être réglée indépendamment du problème central de notre société  : le chômage de masse. La branche vieillesse de la Sécu était à l’équilibre jusqu’en 2007. Comme le souligne le rapport Moreau (page 45 «  L’effet de la crise économique se fait sentir depuis mi-2008 et perturbe la trajectoire du système  »), le déficit depuis 2008 est majoritairement dû à la hausse du chômage, liée à la crise. Comme tout le système de protection sociale, les retraites jouent un rôle de «  stabilisateur automatique  ». En période de crise, les recettes chutent, mais les dépenses sont maintenues, d’où un déficit mécanique et conjoncturel, mais aussi un rôle de stabilisateur de l’économie grâce au maintien du revenu de la population. Vouloir réduire le déficit en période de crise, c’est rompre cet équilibre et entrer dans une spirale récessive. Moins de consommation, moins d’emplois, moins de ressources pour la protection sociale, aggravation des déficits…C’est le lancinant refrain que nous connaissons bien dans cette Europe engoncée dans les politiques d’austérité dont les résultats désastreux nous condamnent à l’asphyxie économique et à l’inexorable montée des tensions sociales, berceau de tous les extrémismes. Certes le gouvernement a fait le choix d’augmenter les cotisations patronales, donc de ne pas faire reposer exclusivement le financement sur les salariés et les retraités. Mais le basculement prévu d’une partie des cotisations patronales d’allocations familiales sur la fiscalité viendra contrebalancer cette mesure, au détriment des ménages. Au final, ce sont ces derniers qui paieront la majeure partie de l’addition. En l’absence d’une réforme fiscale ambitieuse, l’effort sera mal réparti entre les ménages, du fait d’une insuffisance de la progressivité de notre système fiscal.


Le vrai problème des retraites, c’est le chômage...

 

Répétons-le, le vrai problème des retraites, c’est le chômage  ! De même, les inégalités entre retraités trouvent leur origine dans le marché du travail. Vouloir prendre en compte la pénibilité dans le calcul des retraites est un principe louable. Mais il serait préférable de s’attaquer vraiment à l’amélioration des conditions de travail  : travail à temps partiel subi, explosion des troubles musculo-squelettiques, stress qui devient le quotidien de nombreux salariés…Si des réformes «  structurelles  » sont nécessaires, il ne s’agit pas de celles dont on nous rebat les oreilles  : baisse des pensions, libéralisation du marché du travail…Il est impératif de prendre la question du chômage et des conditions de travail à bras-le-corps. Il ne faut pas attendre un hypothétique retour de la croissance, qui, de toutes façons, n’atteindra pas durablement le niveau nécessaire pour commencer à faire baisser le chômage (1,5%). Il est nécessaire de relancer la réflexion sur une réduction collective, négociée et organisée du temps de travail, afin de permettre à tou-te-s de travailler dans de bonnes conditions. Compte tenu de la situation actuelle, c’est sans doute le seul chemin vers le plein emploi de qualité…et vers des retraites correctement financées  !

PP

 

Aller plus loin

31 juillet 2013

Loi sur l’économie sociale et solidaire : et si on en finissait avec la toute-puissance des actionnaires ?

rue89.pngBillet à lire sur mon blog Rue89 "Chez Pierre Polard"...

Loi sur l’économie sociale et solidaire : et si on en finissait avec la toute-puissance des actionnaires ?

 

PP

11:58 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : finance, impôts, dividendes, actionnaires, ess | | |  Facebook | | |

22 juillet 2013

Medef : Pierre Gattaz ferait-il quand même un peu de politique ?

rue89.pngBillet à lire sur mon blog Rue89 "Chez Pierre Polard"...

Medef : Pierre Gattaz ferait-il quand même un peu de politique ?

 

PP

11:50 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : productivité, impôts, fiscalité, retraites, écologie | | |  Facebook | | |

05 juillet 2013

Le Tour de France des inégalités

Article paru sur Alternatives Economiques


Le Tour de France est une formidable vitrine touristique pour l’Hexagone et la diversité de ses paysages. Mais derrière la carte postale, ce sont des territoires plus ou moins heurtés par la crise qui vont défiler sous les roues des coureurs. Car il n’y a pas que le relief qui est contrasté en France. La distribution des revenus l’est tout autant.

Quelles sont les villes traversées par le Tour les plus riches ? Celles qui comptent le plus de pauvres ? Celles qui ont perdu le plus de population ? Quelle est l’étape qui a subi la plus forte explosion du chômage ? Où les inégalités d’accès à l’emploi entre homme et femmes sont-elles les plus fortes ? Quels sont les territoires où se trouve la plus forte proportion de non-diplômés ?

Grâce à une série d’indicateurs et de graphiques animés, Alternatives Economiques vous propose de scruter les inégalités dans le sillage des cyclistes, en cliquant ici.

08:13 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inégalités, chômage, revenus | | |  Facebook | | |

04 juillet 2013

L'Observateur des inégalités, n°110, Juillet 2013

Dépenses d’éducation : la France dépense-t-elle vraiment trop ?

Sur 14 pays riches comparables, la France est au dernier rang en matière de dépense par élève au primaire, au 11e rang pour l’enseignement supérieur et au 7e pour le secondaire. Un choix de société. Par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

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Ecole : comment rendre les notes plus justes

Le système de notation des élèves français est une évaluation injuste qui pénalise les élèves en difficulté. Pierre Merle, professeur de sociologie à l’IUFM et à l’université européenne de Bretagne propose des pistes d’évolution. Extrait de la revue « Regards croisés sur l’économie ».

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Inégalités : quels enseignements du classement des communes ?

L’Observatoire des inégalités, le Compas et la Gazette des communes lancent un comparateur des villes en matière d’inégalités et de revenus. Quels enseignements tirer du classement des communes ? Les explications de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

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Pauvreté et inégalités : des contrastes marqués entre territoires

Pauvreté et inégalités frappent de façon très variable les territoires, comme l’indiquent un grand nombre d’études réalisées par les délégations régionales de l’Insee. Des documents peu médiatisés, mais qui apportent souvent un éclairage inédit. Le panorama est dressé par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités et consultant au Compas. Extrait du Centre d’observation de la société.

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Revenus, inégalités : testez votre commune avec www.comparateur-territoires.fr

L’Observatoire des inégalités, le Compas et la Gazette lancent une nouvelle application qui permet de tester le niveau des revenus et des inégalités dans chaque commune de France sur www.comparateur-territoires.fr.

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Enseignants, acteurs sociaux, l’exposition « Jeunesse pour l’égalité » est à votre disposition

L’exposition « Jeunesse pour l’égalité » proposée par l’Observatoire des inégalités, c’est 16 panneaux grand format qui présentent un panorama large des inégalités en France et dans le monde dans un langage simple.

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Revenus : la France des territoires extrêmes
Le revenu médian varie de 2 300 à 58 000 euros selon les quartiers. Une présentation des données extrêmes par type de territoire.lire l'article ...
 
 

L’inégal accès au bac des catégories sociales
Globalement, les taux d’accès au bac augmentent, mais les enfants d’enseignants ont 14 fois plus de chances relatives d’avoir le bac que ceux d’ouvriers non-qualifiés.lire l'article ...
 



La pauvreté dans les régions
Le taux de pauvreté varie de 11,6 % en Bretagne à 19,7 % en Corse. Les régions du Nord et du Sud de la France sont les plus touchées.lire l'article ...
 


La pauvreté dans les départements
Le taux de pauvreté varie en France selon les départements de 4 % à près de 15 %. La pauvreté est plus forte au nord et au sud de la France.lire l'article ...
 


L’accès à la médecine inégalement réparti dans le monde
Cuba compte 672 médecins pour 100 000 habitants, l’Éthiopie n’en compte que trois. En haut de l’échelle, les pays riches se caractérisent par un nombre de médecins supérieur à 200 pour 100 000 habitants, en bas de l’échelle, les pays de l’Afrique subsaharienne en compte à peine 20 pour 100 000 habitants.lire l'article ...
 

Monde : un développement inégal
L’indice de développement humain (IDH) est de 0,694 dans le monde. Mais des écarts importants existent entre les continents et les pays. Cet indice atteint 0,888 dans les pays de l’OCDE en 2012 contre 0,475 en Afrique subsaharienne.lire l'article ...
 


L’évolution des revenus par habitant dans le monde
Depuis dix ans, les revenus par habitant augmentent davantage au sein des pays pauvres que dans les pays riches. Pour autant, un certain nombre de pays restent à l’écart de ce mouvement et les données moyennes sur les niveaux de vie par pays masquent les inégalités énormes à l’intérieur des pays.lire l'article ...
 


La répartition du patrimoine dans le monde
Moins de 10 % de la population mondiale détient 82 % du patrimoine mondial, alors que 3 % vont à 70 % des habitants. L’Amérique du Nord et l’Europe en possèdent 67 %.lire l'article ...
 




L’inégalité des revenus mondiaux
Le niveau de vie par habitant des pays de l’OCDE est trois fois plus élevé que la moyenne mondiale. Un habitant des États-Unis vit en moyenne avec 42 000 dollars par an, tandis qu’un Éthiopien vit avec 980 dollars par an.lire l'article ...

 

07:12 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inégalités, revenus, éducation | | |  Facebook | | |

18 juin 2013

Retraites : les gorets, les ânes et les trembleurs

Par Luc Le Vaillant - Libération


Avertissement. Ceci est une fable où, comme La Fontaine dont on boirait bien l’eau, on ne va pas se gêner pour animaliser les comportements des peuplades françaises.


Au risque que la sensiblerie épidermique des concernés se prenne la fouettée et que, cul rougi, ils aillent grommelant que c’est faire injure à leur humaine nature que d’ainsi les rabaisser à leur bêtise plus constituée que constitutive. Allons, tant pis ! Qu’ils grognent, braient ou tremblent en feuilles mortes, le droit à la caricature s’exercera sans faiblir.


Argument. Notre gouvernement de gauche s’en prend à l’âge de la retraite et veut le reculer. Pourquoi pas ? Les populations vieillissent en bonne santé et il n’y pas de raisons que les baby boomers qui pètent la forme continuent à se gaver quand leurs petits-enfants peinent à entrer dans la carrière.


L’ennui, c’est que cette atomisation d’un progrès social fatigué semble découler d’une stricte pensée comptable. Le désastre, c’est qu’il y a coalition des avidités, des renoncements et des peurs pour sédimenter l’encéphalogramme plat des réflexions sur le partage du temps de travail et sur l’entremêlement des trois temps de la vie (formation, production, loisirs).


Proposition. En France, le chômage dépasse les 10% et le désœuvrement des jeunes flirte avec les 25%. Et c’est dans ce pays que l’on voudrait maintenir ad vitam les seniors dans l’emploi et confiner ad nauseam les jeunes adultes dans un statut de dépendance puérile ?


C’est ridicule, pour ne pas dire criminel. Il faut au contraire que la gauche, si elle existe encore, reprenne la marche en avant de la réduction choisie du temps de travail. Après les 35 heures, il faut passer à la semaine de 4 jours. Au-delà du contrat de génération que Hollande peine à mettre en œuvre, il faut instaurer la retraite à la carte. Il s’agit de travailler moins pour travailler tous, afin de restaurer un contrat social en charpie.


C’est tout à fait possible sans rien perdre de cette sacro-sainte compétitivité que vénèrent tant nos excellences agenouillées devant le veau d’or du capitalisme financier. Lisez Pierre Larrouturou (1), dernier des Mohicans à croire encore possible une embellie sociale quand les nuées économiques font se pâmer les gorets, reculer les ânes et frissonner les trembleurs.


Les gorets. Ils ne pensent qu’à leur panse. Ils sont mondiaux et décomplexés, offshore et optimisés. Pour assurer leurs vieux jours, ils n’ont jamais compté sur un Etat-nation qu’ils se sont acharnés à dépecer. Ils savent comment mettre leurs avoirs à l’abri. Et sont juridiquement outillés pour les transmettre au mieux à leurs ayants droit.


Indécrottables, nos gorets pas gênés s’acharnent à faire honte aux RMistes, de leur paresse congénitale. Sentencieux, ils reprochent aux demandeurs d’emploi leur refus de se retrousser les manches à n’importe quelle condition. Méprisants, ils pointent l’égoïsme des classes moyennes, devant les «nécessaires» sacrifices.


Pleine aux as, cette corporation charcutière est surtout faite de petits et grands patrons, de professions libérales et de commerçants fortunés, d’héritiers divers et variés. Le pire, c’est que sa goinfrerie sans frein fait envie. D’autant qu’elle s’est trouvé des porte-voix «culturels» tels Gérard Depardieu et Johnny Hallyday, assez popus pour entretenir l’illusion d’une rébellion gauloise, d’une fronde à la Gavroche.


Les ânes. Il y a l’âne bâté de droite qui porte la charge de ses donneurs d’ordre et qui ressasse qu’il faut travailler plus pour gagner plus, tout en pensant bien fort qu’il faut travailler plus pour gagner moins.


Et puis, il y a l’âne de gauche qui recule, qui n’a pas la franchise de reconnaître qu’il a abjuré ses ambitions égalitaires. C’est un âne pas très franc du collier, prêt à céder sur beaucoup, de crainte de voir toute la cargaison verser dans le ravin. Entendons-nous bien ! Les politiques ne sont pas seuls à braire à la mort de l’imagination sociale. Les syndicalistes, les associatifs, les intellectuels, eux aussi, ont mis genou à terre, en ânes déculottés qui fanent leurs espoirs à la mangeoire de la pensée.


Les trembleurs. Ceux qui grelottent en regardant l’horizon qui noircit à foison, c’est vous, c’est moi. Tous, nous courbons l’échine dans l’attente du knout libéral. On attend que ça nous dégringole sur le râble, trop content d’être encore salarié en CDI, pensant à compléter notre pension menacée, activant nos maigres réseaux pour pistonner nos gamins sans perspectives.


Nous sommes ces trembleurs, qui refusons de comprendre que la préférence française pour le chômage est une ruse de la raison capitaliste pour nous faire tenir tranquilles. Il ne tient qu’à nous, pauvres pommes, de profiter ensemble des gains de productivité générés par la robotisation et le numérique, au lieu de laisser les actionnaires s’en pourlécher.


L’angoisse nous corrode le cerveau quand il faudrait balayer au seuil de nos peurs.


(1) «La gauche n’a plus le droit à l’erreur», Michel Rocard et Pierre Larrouturou (Flammarion).

 

18:04 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : retraites, rtt | | |  Facebook | | |

17 juin 2013

Convention "Notre Europe" du Parti Socialiste

Hier dimanche s'est tenue la Convention "Notre Europe" du Parti Socialiste. Invité en tant que membre du Conseil national, je n'ai malheureusement pas pu m'y rendre.

Je vous livre l'intervention que j'aurais prononcé...(Une des oratrices de la Motion 4 en a repris quelques points et je l'en remercie).

Cette convention qui s’achève doit être un point de départ, à double titre

Cette convention doit être un point de départ, tout d’abord pour une véritable rénovation des modalités de débats au sein de notre Parti. Certes, nous avons abouti à un texte commun lors de cette Convention. Certes, nous sommes rassemblés derrière les 14 priorités pour l’Europe.


Cela dit, nous avons tous pu constater des dysfonctionnements dans cette Convention. Nous ne reviendrons pas ici sur ceux qui ont été relayés par la presse. Intéressons-nous plutôt à ceux qu’ont ressentis de nombreux militants… Beaucoup d’entre eux ont du mal à comprendre comment a été élaboré ce texte et surtout quel a pu être leur apport dans ce processus…Les délais ont été beaucoup trop courts pour se prononcer sur un texte parfois complexe, aux enjeux nombreux et majeurs. De plus, le traitement réservé aux éventuels amendements émis par les sections a été variable d’une fédération à l’autre, et trop peu ont finalement pu être étudiés et intégrés dans le texte final. Pourquoi nous priver de l’intelligence collective de ces dizaines de milliers de militants qui, chaque jour, font preuve de leur motivation, de leur enthousiasme, de leur proximité avec les problématiques du terrain, de leur créativité… ?


Il faut changer en profondeur nos procédures de débats. A cet égard, nous saluons l’ouverture d’esprit de la Direction qui a retenu notre proposition de mettre en place un groupe de travail sur le sujet, à l’issue de cette Convention. Nous y apporterons notre enthousiaste contribution !

Cette convention doit être un point de départ, aussi et surtout, pour la remise en marche d’une vraie Europe du progrès social. Dans notre texte, nous avons défini les objectifs à atteindre…C’est important, mais c’est peut-être le plus facile ! Il nous reste maintenant à définir le chemin et les modalités pratiques pour atteindre ces objectifs.


Quels partenaires ? Les autres partis de gauche européens, les syndicats, les collectifs de citoyens…
Quelles méthodes ?


C’est le grand chantier qui doit nous occuper désormais, sinon ce beau texte que nous avons adopté restera lettre morte…


Il y a urgence à aller plus loin, plus vite ! Car, pendant ce temps, l’Europe, sous le joug des politiques d’austérité imposée par la Troïka, continue à s’enfoncer dans la crise, ouvrant un boulevard à tous les extrémismes.

Le dernier épisode en date de la fermeture brutale de l’audiovisuel grec ne doit pas faire oublier qu’il s’agit d’un évènement parmi d’autres. Dans ce pays, la Grèce, les dépenses de santé ont baissé de 28% entre 2008 et 2011, les dépenses d’éducation de 15%, plus d’un jeune sur deux est au chômage…


En Espagne, le PIB a baissé de 5% entre 2008 et 2012, le taux de chômage a triplé depuis 2008 : 6 millions de personnes sont sans emploi, les salaires des fonctionnaires ont baissé de 15%...


En Italie, le nombre des sans-emplois a quasiment doublé depuis début 2008, les dépenses publiques de santé et d’éducation ont baissé…


Au Portugal, les plans d’austérité s’enchaînent et jettent des centaines de milliers de manifestants dans les rues, certains arborant des œillets, symboles dans ce pays de la lutte contre la dictature…


Même les Pays-Bas, présentés comme un modèle, sont en difficultés. Les exportations néerlandaises ne tirent plus la croissance et l’emploi décélère nettement. Les retraites, déjà réduites de 2% en 2012, diminueront de 2,5% en 2013. Avant d’y renoncer, le gouvernement prévoyait une réduction des dépenses publiques de 2,6 points de PIB d’ici 2017…

Nous pourrions continuer longtemps ce tour d’Europe de la crise sociale !

Il y a urgence, nous devons proposer des solutions concrètes aux peuples européens, sinon ils finiront par rejeter définitivement une Europe qu’ils jugent, sinon responsable de leurs difficultés, du moins incapable d’y répondre. Des solutions existent, qui peuvent être mises en place rapidement, que ce soit pour entamer une lutte radicale contre le chômage de masse, alléger le financement de la dette publique, lutter contre les paradis fiscaux…

En conclusion, il faut se mettre au travail dès maintenant, au niveau européen en travaillant avec nos partenaires du PSE et plus largement avec tous les progressistes pour définir les stratégies concrètes qui nous permettront d’avancer vers cette Europe du progrès social que nous désirons. Il ne faut pas se contenter de dire « réorientons l’Europe », il faut être capable de proposer un scénario crédible pour cette réorientation.

La France est attendue par ses voisins européens.
Nous, socialistes français, sommes attendus par nos partenaires.

Ne les décevons pas et osons aller plus loin, plus vite.

PP

07:29 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, crise, chômage, parti socialiste | | |  Facebook | | |

10 juin 2013

L'Observateur des inégalités, n°109, Juin 2013

BD, DVD, livres pour enfants : la portion congrue des héroïnes

Les filles et les garçons ne sont pas représentés à part égale dans la littérature et dans les films pour les enfants. Un tour d’horizon parmi les héros et héroïnes permet de mieux comprendre comment les stéréotypes se construisent. Par Nina Schmidt de l’Observatoire des inégalités.

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Les « avantages » des salariés : privilèges ou acquis sociaux ?

Un certain nombre de salariés bénéficient d’avantages de la part de leur employeur. Privilèges ou amélioration de la condition salariale ? Le débat est ultra-sensible et se focaliser sur les privilèges constitue une façon de détourner le débat sur les inégalités de salaires. Une tentative d’éclaircissement par Valérie Schneider de l’Observatoire des inégalités.

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La « crise » ou l’art d’échapper à la solidarité

Connaissez-vous un Français qui échappe à la « crise » ? Le mot est dans toutes les bouches : rien de tel que de se poser en victime pour échapper à un effort de redressement national. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Tribune publiée par le Huffingtonpost du 22 mai 2013.

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Contre les inégalités territoriales, il faut agir

La part des populations pauvres varie de un à sept au sein des plus grandes villes de France. Il est temps d’agir pour résorber les inégalités territoriales. Le point de vue de Hervé Guéry, directeur du Centre d’observation et de mesure des politiques sociales. Extrait de la Gazette.fr.

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La place des femmes dans les manuels scolaires

Sur près de 3 500 personnages sexués répertoriés dans les manuels scolaires, on décompte une femme pour cinq hommes, selon deux études menées par le Centre francilien de ressources pour l’égalité femmes-hommes Hubertine Auclert. Ces deux études font le même constat de la sous-représentation des femmes et de la persistance des représentations stéréotypées dans les manuels scolaires. L’Observatoire des inégalités propose des extraits de ces rapports.

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« La pauvreté ne reculera que si le chômage décroit », entretien avec François Chérèque, inspecteur général des affaires sociales

Le gouvernement a adopté un plan de lutte contre l’exclusion et la pauvreté en janvier 2013. Il contient 61 mesures de nature diverse qui vont de l’expérimentation de dispositifs d’insertion à la hausse de certaines prestations. Trois mois après, l’ancien responsable syndical, François Chérèque, chargé de suivre sa mise en œuvre, a remis ses premières observations au Premier ministre.

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L’homophobie reste présente dans la société française

SOS homophobie a reçu 1 977 témoignages de victimes de discriminations du fait de leur orientation sexuelle en 2012.

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L’aide sociale est fluctuante selon les départements

Les aides sociales versées par les départements varient de 347 euros par habitant dans l’Ain à 909 euros à la Réunion.

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Niveau de diplôme et chômage dans les quartiers sensibles

Plus de la moitié de la population des quartiers en difficulté ne possède aucun diplôme contre 36 % des résidents hors de ces territoires. Cet écart a des répercussions directes sur le chômage, plus élevé dans les quartiers sensibles.

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Les salaires augmentent avec la taille de l’entreprise

Le salaire mensuel brut moyen à temps complet varie en 2010 de 2 380 à 3 980 euros selon la taille de l’entreprise.

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Le temps partiel subi en France

27 % des personnes en temps partiel souhaiteraient travailler plus. Essentiellement des femmes. Mais aussi plus de 40 % de jeunes, 37 % d’ouvriers contre 15 % de cadres supérieurs.

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Les seuils de pauvreté en Europe

Le seuil de pauvreté à 60 % du revenu médian est de 1 013 euros par mois en Autriche contre 178 euros en Roumanie. Il est de 912 euros en Allemagne, de 574 euros en Grèce, soit près de deux fois moins.

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La pauvreté en Europe

Le taux de pauvreté en Europe varie de 5,7 % à 16,9 % selon le seuil utilisé. A 60 % du revenu médian, le taux oscille de 10,5 % en Norvège à 21,8 % en Espagne. A 40 %, de 3 % aux Pays-Bas à 10 % en Espagne.

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Le niveau des retraites selon le sexe

Les femmes qui ont exercé une activité professionnelle perçoivent une retraite de base inférieure de 21 % à celle des hommes. Tous régimes confondus, cet écart est de 42 %.

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L’impact de la crise sur les niveaux de vie des catégories sociales

Un gain de 590 euros pour le niveau de vie des cadres supérieurs entre 2008 et 2010, une perte de 180 euros pour les ouvriers. La crise ne touche pas de la même manière toutes les catégories sociales.

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Le niveau de vie des catégories sociales

Un peu plus de 4 000 euros par mois pour les professions libérales, aux alentours de 3 000 euros pour les cadres supérieurs et entre 1 400 et 2 000 euros pour les catégories populaires...Les niveaux de vie diffèrent du simple au double selon les catégories sociales.

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15:01 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pauvreté, revenus, inégalités, chômage | | |  Facebook | | |

17 mai 2013

L'Observateur des inégalités, n°108, Mai 2013

"La mobilité sociale est en panne", entretien avec Camille Peugny, sociologue, maître de conférences à l’université de Paris 8

"La mobilité sociale est en panne", entretien avec Camille Peugny, sociologue, maître de conférences à l’université de Paris 8. Auteur de « Le destin au berceau. Inégalités et reproduction sociale », ed. Seuil-République des idées, 2013.

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Journées de formation : "Comprendre les inégalités"

Journée de formation proposée par l’Observatoire des inégalités le mardi 11 juin 2013 (Paris 11e). Utilisez votre droit à la formation pour y assister.

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Un espace dédié aux jeunes pour comprendre les inégalités. Entretien avec Nina Schmidt, responsable du "projet jeunes" à l’Observatoire des inégalités

Afin d’aider les jeunes à comprendre le monde qui les entoure et les mécanismes qui conduisent aux discriminations dont ils peuvent être l’objet, l’Observatoire des inégalités a inauguré un espace web dédié aux jeunes. Rencontre avec Nina Schmidt, responsable du projet jeunes à l’Observatoire des inégalités. Extrait du site Apprentis d’Auteuil.

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La construction des inégalités entre filles et garçons à l’école maternelle

L’ école maternelle constitue un lieu de socialisation central dans la construction des inégalités entre les filles et les garçons. Une analyse de Véronique Rouyer et Yoan Mieyaa de l’Université de Toulouse 2 – Le Mirail.

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Comment évoluent les très hauts revenus en France

Les 0,01 % les plus riches ont gagné 180 000 euros de revenus annuels supplémentaires entre 2004 et 2010. Un gain équivalent à treize années de Smic...

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L’impact de la crise sur les niveaux de vie des catégories sociales

Un gain de 590 euros pour le niveau de vie des cadres supérieurs entre 2008 et 2010, une perte de 180 euros pour les ouvriers. La crise ne touche pas de la même manière toutes les catégories sociales.

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Qui s’enrichit pendant la crise ?

Entre 2008 et 2010, les 10 % les plus pauvres ont perdu 520 millions d’euros, alors que les 10 % les plus riches se sont enrichis de 14 milliards.

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L’évolution des inégalités de revenus en France

Les inégalités de revenus se sont accrues au cours des dix dernières années. Le revenu annuel moyen des 10 % les plus modestes s’est élevé de 400 euros entre 2000 et 2010, celui des 10 % les plus riches de 8 950 euros.

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Obésité et milieux sociaux

Deux fois plus d’adultes obèses chez les artisans, commerçants, agriculteurs, ouvriers et employés que chez les cadres supérieurs. L’obésité ne touche pas de la même façon les catégories sociales.

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De quel milieu social viennent les députés ?

A quand la parité sociale à l’Assemblée ? Employés et ouvriers représentent la moitié de la population active, mais seulement 3 % des députés.

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Le patrimoine selon la catégorie sociale

Le patrimoine des cadres supérieurs est sept fois plus élevé que celui des employés ou des ouvriers : 214 000 euros contre 30 000 euros. Les inégalités de patrimoine entre milieux sociaux sont plus importantes que celles liées aux revenus.

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Le patrimoine selon l’âge

La fortune s’accroît avec le temps. Le patrimoine des 50-59 ans est quatre fois plus élevé que celui des 30-39 ans, 203 000 euros contre 49 000 euros.

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Patrimoine : qui possède combien ?

Les 10 % les plus riches possèdent 48 % de la fortune nationale. Les 50 % les moins fortunés en possèdent 7 %...L’inégalité des patrimoines est encore plus accentuée que celle des revenus.

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La mobilité sociale en France

La moitié des fils de cadres supérieurs deviennent cadres supérieurs, contre un dixième des fils d’ouvriers. Les chances d’accès aux positions sociales sont loin d’être équivalentes.

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Les minima sociaux en France

Près de 3,6 millions de personnes sont allocataires de minima sociaux, mais un peu plus de 6 millions de personnes au total en vivent...

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16:36 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inégalités, revenus, pauvreté | | |  Facebook | | |