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27 juin 2008
Non, non et non
Je reviens, avec un peu de retard sur le « Non » irlandais au traité de Lisbonne. J'ai eu le malheur de m'absenter quelques jours et je rame pour rattraper mon retard. Tout va tellement vite...Tiens, je n'ai même pas eu le temps de dire ce que je pensais du projet de diminution de la prise des affections longue durrée (ALD) par la Sécu, que, pschitt, c'est déjà de l'histoire ancienne... Pour 2009 au moins.
Bref, revenons au « Non » irlandais...
Pourquoi, chaque fois que l’on soumet la construction européenne au vote des peuples, le résultat est-il quasi-systématiquement négatif (à l’exception de l’Espagne) ?
La réponse est simple : « Le peuple est un éternel mineur », comme disait Flaubert. C’est un grand enfant que les « populistes » manipulent. Il est donc nécessaire et urgent de contourner son avis, grâce notamment à la démocratie « représentative ». Les représentants du peuple agissent comme un « filtre » et sont moins sensibles aux manipulations car ils peuvent prendre le recul nécessaire. Et si, à force de pendre du « recul », ils s’étaient un peu trop éloignés des questions que se pose ce grand enfant (le peuple) ?
Le « mini-traité » de Lisbonne devait prendre effet en 2014. Il n’ya donc pas de blocage de l’Europe. Ne peut-on pas envisager de reposer clairement les principes de l’Europe en matière de politique économique, budgétaire, monétaire, sociale, de recherche… ?
Pendant ce temps, l’Europe « sociale » poursuit son chemin. Cette Europe « sociale » prévoit, dans une révision de la directive sur le temps de travail, la possibilité de faire travailler un salarié jusqu’à 60 heures (65 heures pour les services de garde) par semaine. Même si la durée maximale officielle est toujours de 48 heures, il sera désormais possible par un accord entre un salarié et son employeur de passer à 60 heures, à condition que la loi ou les conventions collectives le permettent. Ce qui n’est pas le cas en France…pour l’instant.
Alors que son prédécesseur Gérard Larcher avait mis son véto, pourquoi Xavier Bertrand a-t-il signé cet accord qui favorise le dumping social ?
Gouverner, c’est prévoir…
Pas sûr, toutefois, que ce genre de mesures suffise à convaincre les grands enfants que nous sommes du bien-fondé de la poursuite de la construction européenne telle qu’elle est.
PP
12:55 Publié dans Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe




