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28 juin 2008

Plongeon estival...

Ca fait longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles de nos amis les marchés financiers...

Qui a dit que la crise était derrière nous ? Plus personne à Wall Street en tout cas…
Jeudi 26 juin, l'indice Dow Jones, en terminant en recul de 3,03 %, a effacé la série de records historiques qu'il avait enchaînée depuis septembre 2006. À cette date, le record de la bulle Internet, 11.722,98 points, avait été dépassé, ouvrant la voie à plusieurs nouveaux points hauts jusqu'à celui du 29 septembre dernier à plus de 14.000 points. Jeudi 26 juin, le "Dow" était à 11.453,42 points, passant sous son précédent plus-bas de l'année, touché le 10 mars à 11.740 points. On était alors au plus profond de la crise du crédit, au moment où se profilait l'effondrement de la banque Bear Stearns, finalement sauvée par une action conjointe de JP Morgan et de la Fed. L'embellie des mois d'avril et de mai, où la barre des 13.000 points avait été franchie, est désormais du passé.

Selon les analystes, aucun élément ne permet de penser que les marchés actions pourraient se redresser dans les prochains mois. Tout particulièrement concernée, Citigroup, déjà la banque la plus touchée par la crise, devrait procéder à de nouvelles dépréciations d'actifs de 9 milliards sur le trimestre en cours. Le secteur bancaire n’est pas le seul touché, l’industrie et même les nouvelles technologies commencent à fléchir.

Il apparaît désormais évident que les sociétés américaines pâtissent durement du ralentissement économique. Et Wall Street en tire les conséquences en termes de prévisions de résultats. Selon Thomson Reuters, les résultats des sociétés du S& P 500 sont attendus en baisse de 9 % au deuxième trimestre. En avril, cette baisse ne devait être que de 2 %. Les sociétés financières et de biens de consommations sont en première ligne, mais les craintes pourraient faire tache d'huile alors que le prix du pétrole continue de rester élevé, que les coûts de production grimpent et que la Fed a déjà annoncé la fin de la séquence de baisses des taux. Décidément, l'ivresse des cimes a abandonné Wall Street...

A Londres, ça ne va pas fort non plus puisque Barclays pourrait avoir besoin de lever neuf milliards de livres supplémentaires en capital (11 milliards d'euros) et passer de nouvelles dépréciations alors que les conditions du marché du crédit continuent de se détériorer.
Barclays a annoncé mercredi dernier avoir levé 4,5 milliards de livres auprès d'investisseurs dont le Qatar et le japonais Sumitomo Mitsui.
Barclays, qui a perdu plus de cinq milliards de dollars d'actifs en raison de la crise des subprimes et du crédit, a indiqué la semaine dernière qu'il prévoyait de lever des milliards de livres pour réaménager sa base en capital (en gros, ça veut dire « sauver les meubles »).

Tout est sous contrôle, la « main invisible » du marché s’occupe de tout…

PP

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