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30 juin 2008
Télé...commandée


Après la suppression de la publicité sur la télévision publique, voilà désormais que le président de France Télévision sera nommé par le Conseil des ministres. Bien sûr, cette nomination devra être validée par le CSA et par le Parlement…Bien sûr.
Selon le lobbyiste en chef de l’UMP (on dit aussi le porte-parole) Frédéric Lefebvre, cela permettra de faire cesser une situation pleine d’hypocrisie. En effet, selon lui, les membres du CSA qui nommaient le président de France Télévision, étaient soumis à des « pressions ».
En réponse à ces inepties, je ne saurais pas dire mieux que François Goulard (député …UMP) : « Mettre fin à l’hypocrisie, ça veut dire quoi ? Que le CSA est de toute façon sous contrôle ? Qu’il vaut mieux abolir une liberté parce que l’on considère qu’elle n’est pas exercée intégralement ? » (Aujourd’hui en France du 27/06/2008).
Autre argument avancé : les patrons des autres entreprises publiques sont nommés en Conseil des ministres…Sauf que France Télévision n’est pas une entreprise publique comme les autres. En effet, on peut tout à fait comprendre que les dirigeants d’EDF ou de la SNCF soient nommés par le pouvoir, car la politique énergétique ou de transport sont l’apanage de l’Etat. En revanche, France Télévision est le vecteur de l’information « publique », qui ne doit pas être une information d’Etat. Il est donc tout à fait normal que la ligne éditoriale de France Télévision soit le plus possible indépendante du pouvoir politique.
En mettant sous perfusion le budget et en vassalisant son directeur, Nicolas Sarkozy veut un service public à sa botte (il est vrai que l’impertinence d’Arlette Chabot ou de David Pujadas sont à la limite du supportable) …tout en faisant un beau cadeau (300 ou 400 millions d’€ de publicité) à son ami Martin Bouygues (parrain de son fils, mais aussi accessoirement patron de TF1).
Nicolas Sarkozy, toujours prompt à s’extasier sur les « modèles » britannique et allemand, n’a fait aucune allusion au mode désignation des présidents des chaînes publiques allemandes ARD et ZDF (élus par leurs pairs et des représentants de la société civile et des syndicats), ni au financement de la BBC (redevance deux fois plus élevée qu’en France). La BBC est pourtant citée en référence dans le monde entier pour la qualité de ses programmes.
Bizarrement, en l’occurrence notre Président semble préférer le modèle chinois ou soviétique (version Brejnev) !
PP
10:25 Publié dans Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, France Télévision
29 juin 2008
Xavier Bertrand ne manque pas d'air
Dans l’édition du 29 juin de Midi Libre, Xavier Bertrand fustige la gestion de la région Languedoc Roussillon. Au journaliste qui l’interroge sur la politique de Georges Frêche, il répond : « Vous parlez de cette région qui détient le record (…) de l’explosion des impôts locaux ? (…) Et pourquoi faire ces impôts ? Campagne de promotion, d’autopromotion ».
Nous parlons bien de Xavier Bertrand ? Ce Xavier Bertrand qui fait partie d’un gouvernement qui a dépensé plus de 4 millions d’euros pour financer une campagne de propagande télévisée, destinée à vanter les mérites de sa politique économique ? Malgré ces efforts pathétiques, cette politique économique fait malheureusement la preuve, au fil des jours, de son incohérence et de son inefficacité : chômage qui repart à la hausse, croissance en berne, moral des ménages au plus bas depuis 20 ans, pouvoir d’achat en baisse, explosion du nombre de travailleurs pauvres, balance commerciale largement déficitaire, …
Alors, Mr Bertrand, avant de venir jouer les « porte-flingues » de l’UMP dans notre région, commencez à balayer devant la porte de vos amis du gouvernement !
PP
13:25 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pouvoir d'achat, économie, croissance
28 juin 2008
Plongeon estival...
Ca fait longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles de nos amis les marchés financiers...
Qui a dit que la crise était derrière nous ? Plus personne à Wall Street en tout cas…
Jeudi 26 juin, l'indice Dow Jones, en terminant en recul de 3,03 %, a effacé la série de records historiques qu'il avait enchaînée depuis septembre 2006. À cette date, le record de la bulle Internet, 11.722,98 points, avait été dépassé, ouvrant la voie à plusieurs nouveaux points hauts jusqu'à celui du 29 septembre dernier à plus de 14.000 points. Jeudi 26 juin, le "Dow" était à 11.453,42 points, passant sous son précédent plus-bas de l'année, touché le 10 mars à 11.740 points. On était alors au plus profond de la crise du crédit, au moment où se profilait l'effondrement de la banque Bear Stearns, finalement sauvée par une action conjointe de JP Morgan et de la Fed. L'embellie des mois d'avril et de mai, où la barre des 13.000 points avait été franchie, est désormais du passé.
Selon les analystes, aucun élément ne permet de penser que les marchés actions pourraient se redresser dans les prochains mois. Tout particulièrement concernée, Citigroup, déjà la banque la plus touchée par la crise, devrait procéder à de nouvelles dépréciations d'actifs de 9 milliards sur le trimestre en cours. Le secteur bancaire n’est pas le seul touché, l’industrie et même les nouvelles technologies commencent à fléchir.
Il apparaît désormais évident que les sociétés américaines pâtissent durement du ralentissement économique. Et Wall Street en tire les conséquences en termes de prévisions de résultats. Selon Thomson Reuters, les résultats des sociétés du S& P 500 sont attendus en baisse de 9 % au deuxième trimestre. En avril, cette baisse ne devait être que de 2 %. Les sociétés financières et de biens de consommations sont en première ligne, mais les craintes pourraient faire tache d'huile alors que le prix du pétrole continue de rester élevé, que les coûts de production grimpent et que la Fed a déjà annoncé la fin de la séquence de baisses des taux. Décidément, l'ivresse des cimes a abandonné Wall Street...
A Londres, ça ne va pas fort non plus puisque Barclays pourrait avoir besoin de lever neuf milliards de livres supplémentaires en capital (11 milliards d'euros) et passer de nouvelles dépréciations alors que les conditions du marché du crédit continuent de se détériorer.
Barclays a annoncé mercredi dernier avoir levé 4,5 milliards de livres auprès d'investisseurs dont le Qatar et le japonais Sumitomo Mitsui.
Barclays, qui a perdu plus de cinq milliards de dollars d'actifs en raison de la crise des subprimes et du crédit, a indiqué la semaine dernière qu'il prévoyait de lever des milliards de livres pour réaménager sa base en capital (en gros, ça veut dire « sauver les meubles »).
Tout est sous contrôle, la « main invisible » du marché s’occupe de tout…
PP
16:16 Publié dans Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Finance, Crise, Etats-Unis
27 juin 2008
Non, non et non
Je reviens, avec un peu de retard sur le « Non » irlandais au traité de Lisbonne. J'ai eu le malheur de m'absenter quelques jours et je rame pour rattraper mon retard. Tout va tellement vite...Tiens, je n'ai même pas eu le temps de dire ce que je pensais du projet de diminution de la prise des affections longue durrée (ALD) par la Sécu, que, pschitt, c'est déjà de l'histoire ancienne... Pour 2009 au moins.
Bref, revenons au « Non » irlandais...
Pourquoi, chaque fois que l’on soumet la construction européenne au vote des peuples, le résultat est-il quasi-systématiquement négatif (à l’exception de l’Espagne) ?
La réponse est simple : « Le peuple est un éternel mineur », comme disait Flaubert. C’est un grand enfant que les « populistes » manipulent. Il est donc nécessaire et urgent de contourner son avis, grâce notamment à la démocratie « représentative ». Les représentants du peuple agissent comme un « filtre » et sont moins sensibles aux manipulations car ils peuvent prendre le recul nécessaire. Et si, à force de pendre du « recul », ils s’étaient un peu trop éloignés des questions que se pose ce grand enfant (le peuple) ?
Le « mini-traité » de Lisbonne devait prendre effet en 2014. Il n’ya donc pas de blocage de l’Europe. Ne peut-on pas envisager de reposer clairement les principes de l’Europe en matière de politique économique, budgétaire, monétaire, sociale, de recherche… ?
Pendant ce temps, l’Europe « sociale » poursuit son chemin. Cette Europe « sociale » prévoit, dans une révision de la directive sur le temps de travail, la possibilité de faire travailler un salarié jusqu’à 60 heures (65 heures pour les services de garde) par semaine. Même si la durée maximale officielle est toujours de 48 heures, il sera désormais possible par un accord entre un salarié et son employeur de passer à 60 heures, à condition que la loi ou les conventions collectives le permettent. Ce qui n’est pas le cas en France…pour l’instant.
Alors que son prédécesseur Gérard Larcher avait mis son véto, pourquoi Xavier Bertrand a-t-il signé cet accord qui favorise le dumping social ?
Gouverner, c’est prévoir…
Pas sûr, toutefois, que ce genre de mesures suffise à convaincre les grands enfants que nous sommes du bien-fondé de la poursuite de la construction européenne telle qu’elle est.
PP
12:55 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
26 juin 2008
Pub...
De retour après une période un peu chargée…mais il faut bien faire bouillir la marmite de temps en temps ! « Travailler plus pour gagner plus » en quelque sorte. En fait, je viens de terminer la rédaction d’un livre consacré aux tableaux croisés dynamiques d’Excel. Très peu de chances d’obtenir le prix Nobel de littérature ! A paraître aux éditions Micro Application, il sera en vente dans toutes les bonnes librairies dès septembre 2008 ! Bon assez d’auto-promotion… Quoique, je ne suis pas le seul à faire ma publicité. Le gouvernement aussi fait lui-même sa promotion concernant le pouvoir d’achat.
4,3 millions d’euros ont donc été dépensés pour nous convaincre que la politique menée était la bonne et que nous sommes vraiment nuls de n’avoir rien compris.
C’est le retour de la bonne vieille propagande avec de bons français heureux de contribuer au redressement national ! Il aurait fallu supprimer plus tôt la publicité sur les chaînes publiques, cela nous aurait évité de voir ces inepties.
Télé publique, réforme de l’armée, déremboursement des affections de longue durée…pas de répit pour la « modernisation » ! Quelques jours sans suivre l’actualité et l’on est largué par le train des « réformes ». J’essaierai de traiter quelques uns de ces sujets dans les prochains jours, mais revenons au pouvoir d’achat.
Pour ceux qui n’auraient pas été convaincus par les spots publicitaires, le secrétaire d'Etat chargé de la Consommation a jugé les chiffres de la consommation du mois de mai « encourageants » (+2%, après 2 mois de baisse), car « de manière globale dans une période économique incertaine, les Français continuent de consommer ».
Pourtant, lundi, les enquêtes auprès des directeurs d'achat (PMI) ont montré une contraction de l'activité en France et dans la zone euro en juin, tant dans l'industrie que dans les services.
De plus, l'Insee a annoncé mardi une stagnation de la confiance des industriels en juin, avec un indicateur synthétique du climat des affaires qui est resté stable à 102 - son plus bas niveau depuis décembre 2005 - après une chute de quatre points le mois précédent.
Parallèlement le ministère de l'Ecologie a annoncé une nouvelle et inquiétante chute des mises en chantier, en baisse de 22% sur les trois mois de mars à mai par rapport à la période identique de 2007, qui confirme le retournement du marché immobilier en France.
Selon la plupart des économistes, le rebond de mai est purement conjoncturel et rien ne remet en cause un scénario fondé sur un net ralentissement de l’économie française au 2ème trimestre.
Il va falloir mettre le paquet sur la pub ! La deuxième coupure publicitaire sur les chaînes privées ne sera pas de trop pour diffuser la bonne parole.
PP
02:05 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pouvoir d'achat, économie, croissance
20 juin 2008
Grande cause nationale...
Dans sa chronique hebdomadaire sur France Inter, Philippe Val revient sur une grande cause nationale qui mobilise bon nombre de députés (de droite comme de gauche).
S'agit-il de la remise en cause du droit du travail ? des sanctions annoncées contre les chômeurs ? des suppressions de postes dans l'Education Nationale ? de la hausse de 80% des expulsions d'immigrés ? ...
Non, il s'agit d'un sujet beaucoup plus grave que ça : la suppression du numéro du département sur les plaques d'immatriculation !
Heureusement que la représentation nationale est là pour défendre nos intérêts vitaux!

PP
09:00 Publié dans Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Croissance, inflation et pouvoir d'achat...
Inflation au plus haut depuis 1991, pouvoir d'achat en stagnation, consommation atone et retournement du marché immobilier: l'économie française va subir un "net coup de frein" en 2008 avec seulement 1,6% de croissance, selon les dernières prévisions de l'Insee.

Alors que le gouvernement prévoit pour l'instant une croissance comprise entre 1,7% et 2,0% cette année, l'Institut national de la statistique estime qu'après une hausse inattendue de 0,6% au premier trimestre, le PIB de la France, rattrapée par la crise financière internationale, ne progresserait plus que de 0,2% au deuxième.
Il stagnerait ensuite (+0,0%) au troisième, avant de rebondir faiblement (+0,2%) les trois derniers mois de l'année.
Un niveau médiocre et de mauvais augure pour la croissance en 2009, que le gouvernement annonce pourtant en légère accélération (entre 1,75% et 2,25%).
La principale responsable est l'inflation, attisée par la hausse des prix du pétrole et produits alimentaires, qui devrait rester supérieure à 3% une bonne partie de l'année avec un pic à 3,6% en juillet.
Elle devrait ensuite progressivement s'assagir, pour une inflation moyenne de 3,2% sur l'ensemble de 2008 (dont environ 1,2 point lié au prix de l'énergie et 1 point lié aux prix alimentaires). Cela suppose toutefois que le baril de pétrole se maintienne autour de 130 dollars.
Dans ses dernières prévisions publiques, le gouvernement français prévoit de son côté une inflation moyenne de 2,2%. Mais avec un baril de Brent à 100 dollars...
Ces prévisions d'inflation seront réévaluées prochainement, a-t-on assuré dans l'entourage de la ministre de l'Economie Christine Lagarde.
A Bercy, on juge toutefois "assez pessimistes" ces prévisions de croissance et d'inflation de l'Insee, soulignant qu'elles sont inférieures à celles, déjà sévères pour la France, des principales institutions internationales (OCDE, FMI, Commission européenne).
Cette inflation record depuis 1991 "ampute" inévitablement le pouvoir d'achat des Français qui ne progressera que très faiblement tout au long de l'année, prévient l'Insee. Il ne gagnerait au total que 0,9%, contre 3,3% en 2007.
Quant au pouvoir d'achat "par unité de consommation", qui prend mieux en compte les évolutions démographiques de la société, il devrait même stagner (+0%) sur l'ensemble de l'année.
Il s'agit en outre d'une moyenne sur l'ensemble de la population française. Or les carburants et l'alimentation étant les dépenses qui pèsent le plus lourd dans le budget des foyers les plus pauvres, il est vraisemblable que le pouvoir d'achat de ces derniers régressera purement et simplement cette année.
Autant de facteurs négatifs qui vont fatalement peser sur la consommation des ménages, traditionnel moteur de la croissance française ces dernières années, explique l'Insee. Déjà mal en point au premier trimestre de l'année, cette consommation restera "atone", et la consommation alimentaire devrait même reculer fortement (-1,1%).
Autre victime de la crise financière et d'une croissance en berne: l'investissement en logement des ménages, qui devrait reculer. Pour l'Insee, le "retournement" de l'immobilier "est désormais engagé en France", même si son ampleur reste encore incertaine.
Dans un environnement mondial moins porteur, le commerce extérieur devrait encore creuser un peu plus son déficit et peser davantage sur la croissance.
08:53 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pouvoir d'achat, inflation, économie, croissance
18 juin 2008
La pauvreté explose en Allemagne
L’Allemagne, pays le plus riche d’Europe, est en train de découvrir avec stupeur l’ampleur d’une pauvreté de masse dont elle se croyait à l’abri. Un rapport officiel vient en effet de révéler que le nombre de pauvres a explosé depuis 1990, le chiffre passant de 12% à 17,3% de la population. Ce sont quelques 7 millions d’habitant qui vivent aujourd’hui de l’aide sociale minimale. Ces statistiques ont pris un tour particulièrement choquant aux yeux des Allemands avec le phénomène des enfants pauvres estimés à 2,5 millions.
Cette explosion de la pauvreté coïncide avec la mise en œuvre des lois Hartz IV (réforme de la protection sociale décidée et mise en œuvre par le chancelier social-démocrate Schröder) et avec l’augmentation de la précarité encouragée par la réforme du marché du travail. C’est aussi la conséquence de la décision prise par la Grande Coalition SPD-CDU de fixer l’âge de la retraite à 67 ans.
Certes, l’Allemagne peut se targuer d’avoir des excédents commerciaux faramineux, mais c’est au prix d’une véritable « congélation » des salaires et d’une dégradation des conditions de vie des citoyens de ce pays. Nicolas Sarkozy qui a dit « admirer les réformes menées dans ce pays » (il avait dit la même chose au Royaume-Uni) devrait y regarder de plus près avant de vouloir importer en France ce « modèle ».
Pourtant au premier trimestre 2008, la croissance est de retour en Allemagne, est-ce donc le signe que, tout de même, ces réformes ont fini par porter leur fruit ? Non, c’est même le contraire qui est en train de se produire. C’est justement parce que, devant le mécontentement grandissant de la population, l’austérité salariale a été levée tant dans le privé que dans le public (les fonctionnaires ont récemment été augmentés de 5%). Conséquence logique, la consommation des ménages est repartie, tirant avec elle la croissance de l’économie. Fallait-il attendre l’explosion de la pauvreté, avec tout ce que cela comporte de souffrances, de frustrations et de tension sociales, pour se rendre compte de l’inefficacité des solutions sociales-libérales type « Blair-Schröder » ?
Fort de cet enseignement, allons-nous persister dans l’erreur des solutions libérales qui font partout la preuve de leur inefficacité, voire de leur contre-productivité ? C’est malheureusement à craindre…
PP
13:44 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : inégalités, pauvreté, Allemagne, Sarkozy
17 juin 2008
We feed the world
850 millions de personnes souffrent de la faim dans le monde, dont 600 millions d'agriculteurs dans des pays en développement.
Selon un rapport de la FAO, l'agriculture en l'état actuel pourrait nourrir ...12 milliards de personnes.
Le documentaire "We feed the world" (titre inspiré du slogan de Pioneer, le premier semencier mondial) met en lumière comment les multinationales de l'agroalimentaire organisent à leur profit les productions agricoles mondiales, remodèlent les écosystèmes...
Nourris à partir de soja importé du Brésil , les poulets d'Europe ou d'Asie viennent concurrencer les productions locales en Afrique. Pour l'anecdote, le leader de la production de soja, le brésilien Maggi qui est largement implanté dans l'Etat du Mato Grosso, est dirigé...par le gouverneur de l'Etat du Mato Grosso ! Cela facilite sans doute l'implantation des nouvelles cultures...
Je vous propose un court extrait, qui semble tout droit sorti d'un film de Charlie Chaplin ou de Jacques Tati:
PP
09:39 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 juin 2008
Les dépenses militaires mondiales
Les dépenses militaires mondiales se sont accrues de 6% en 2007 et ont bondi de 45% en dix ans, selon le rapport annuel de l'Institut international de recherche pour la paix à Stockholm (SIPRI).
L'an passé, elles ont atteint 851 milliards d'euros, les Etats-Unis représentant à eux-seuls 45% de ce total, ce qui correspond à 2,5% du produit intérieur brut (PIB) mondial ou encore 128,4 euros par personne.
L'institut relève que l'augmentation des dépenses militaires des Etats-Unis a, en 2007, atteint un niveau supérieur à celui enregistré pendant la Seconde guerre mondiale.
Conséquence directe, les ventes d'armes des cent principaux fabricants mondiaux (hors Chine) ont augmenté de près de 9% en 2006 sur un an, atteignant 315 milliards de dollars.
Les sociétés américaines et d'Europe de l'Ouest (respectivement 41 et 34) ont largement dominé ce marché, réalisant à elles seules 92% des ventes en 2006, dernière année pour laquelle le SIPRI dispose de données.
Et dire que les libéraux, pour justifier leurs politiques, soutiennent que la libéralisation de l’économie engendre la paix !!
PP
10:30 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Mondialisation, Libéralisation, Etats-Unis






