« 2008-07 | Page d'accueil
| 2008-08 »
01 août 2008
Préparation du congrès du PS (1/4)
Dans le cadre de la préparation du congrès du Parti Socialiste qui se déroulera à Reims en novembre, 21 contributions générales ont été déposées. Sans rentrer dans les détails de la cuisine interne, les contributions ont pour vocation de précéder l’élaboration des motions sur lesquelles les militants se prononceront afin de fixer l’orientation politique du parti.
Voici donc la liste des 21 contributions :
Aux militants - Gaëtan Gorce (5 pages)
Besoin de gauche - Pierre Moscovici (9 pages)
Brèves de campagne - Marylise Lebranchu (22 pages)
Changer ! - Marie-Noëlle Lienemann (28 pages)
Clarté, Courage et créativité : Choisir maintenant, pour agir demain - Bertrand Delanoë (29 pages)
Combattre et proposer - Ségolène Royal (42 pages)
D'abord, redistribuer les richesses - Gérard Filoche (22 pages)
Debout la gauche ! - Marc Dolez (6 pages)
Donner une cohérence à la gauche et un espoir à la France - François Hollande
(16 pages)
Et si le Parti restait socialiste- Jacques Fleury (3 pages)
La ligne claire - Gérard Collomb / Jean-Noêl Guerini (28 pages)
Pour un socialisme du 21ème siècle en France - Pascal Jacquemin (10 pages)
Pour un socialisme écologique - Géraud Guibert / Christophe Caresche (23 pages)
Reconquêtes - Henri Emmanuelli / Benoît Hamon (29 pages)
Reconstruire à gauche - Laurent Fabius (26 pages)
Réinventer la gauche - Jean-Luc Mélenchon (22 pages)
Réussir ensemble le congrès du Parti socialiste - Jean-Marc Ayrault (6 pages)
Socialistes, Altermondialistes, Ecologistes - Franck Pupunat (21 pages)
Une vision pour espérer, une volonté pour transformer - Martine Aubry (56 pages)
Unité et refondation (s) ! - Frédéric Léveillé (12 pages)
Urgence sociale - Pierre Larrouturou (56 pages)
soit un total de 471 pages !
François Mitterrand, qui disait qu’ « un congrès se ganga à gauche », serait fier de ses « enfants » !
La plupart des contributions s’accordent sur plusieurs points : le capitalisme actuel « marche sur la tête », la remontée des inégalités est pose problème pour la cohésion sociale, la crise écologique doit être prise en compte, l’éducation, la santé, la recherche ou la culture ne doivent pas être confiées au marché, la défense de la laïcité est impérative, les dirigeants du parti socialiste doivent dire « nous » plutôt que « je », le parti socialiste doit avoir plus de liens avec les syndicats, associations… et il doit gagner la bataille des idées, le congrès ne doit pas désigner un(e) présidentiable.
Tous sont d’accord pour dire que le PS a perdu parce qu’il n’a pas été capable de proposer une vision de la société cohérente et porteuse d’espoir. Il a perdu le goût du travail collectif au profit des « écuries ». A plusieurs reprises, la transformation des militants en « supporters » est dénoncée. Le PS ne doit pas non plus devenir un parti d’élus locaux, cantonné à la gestion locale et incapable d’accéder au pouvoir national.
Selon Marylise Lebranchu, la gauche doit retrouver son « hégémonie culturelle », cette capacité à dominer par ses thèmes le champ politique. Selon elle, « ce que le candidat Sarkozy a accompli mérite d’être souligné. Au terme d’un pilonnage quotidien, il est parvenu, pour la première fois depuis vingt-cinq ans, à rompre avec l’équation qui faisait de la contestation des thèmes mitterrandiens une régression. Aussitôt, la préservation des limites posées par la gauche est devenue conservatisme : ce sont les rentiers, les fraudeurs du fisc qui ont soudain incarné, aux yeux des Français, le camp du mouvement, de la liberté et du progrès! »
Aucune contribution ne s’affirme ouvertement « moderne » (tendance Manuel Valls), sauf peut-être celles de Gaëtan Gorce et de Gérard Collomb (La ligne claire) qui décrit les changements du monde à grand renforts de chiffres et statistiques, sans pour autant donner de beaucoup de solutions concrètes…
La ligne claire « Et ils ne trouveront de crédibilité que s’ils opèrent une véritable révolution culturelle, notamment par rapport au monde de l’entreprise. »
« Cela doit au contraire nous amener à inventer des solutions à partir des changements de notre société depuis l'origine de notre État Providence, devenu obsolète. »
Bertrand Delanoë tacle les « modernes » dès le début : « L’immobilisme est un fléau, mais l’ingratitude est un leurre : on ne révèle pas sa modernité en se contentant de dénigrer son propre héritage. »
Henri Emmanuelli le rejoint : « Les clivages opposeraient les « modernes » aux « archaïques ». Comme si la modernité se résumait à la soumission docile aux modèles dominants imposés par ceux qui en bénéficient et l’archaïsme s’incarnait dans l’espoir d’une réduction des inégalités. La modernité ne peut être entendue comme l’acceptation d’un libéralisme aujourd’hui dépassé. »
A suivre...
PP
09:50 Publié dans Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste






