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04 août 2008
Préparation du congrès du PS (4/4)
Martine Aubry développe une vision détaillée de la société: petite enfance, scolarité, santé, dépendance, économie, développement durable, logement, vivre ensemble, culture, internet, Europe, international… Selon elle, « il nous faut dire clairement qu’à chaque droit dont bénéficient les citoyens, doivent correspondre les devoirs qui en découlent envers la société », ainsi « l’octroi d’un logement ayant bénéficié d’une aide publique pourrait s’accompagner de l’adhésion à une charte de vie collective prévoyant la participation à la vie de l’immeuble (tranquillité, propreté, petit entretien, locaux communs, cours de soutien assurés par les étudiants, garde d’enfants assurée par les retraités, courses assurées par les étudiants ou les jeunes ménages auprès des personnes âgées dépendantes, implication dans les conseils de résidants et les associations de locataires…) ». Franchement, je ne sais pas vraiment quoi en penser…
Quelques extraits significatifs :
« La politique, c’est proposer une vision et un projet de société, trouver les chemins pour y mener, et mobiliser les citoyens pour agir avec nous »
« La régulation doit aussi concerner la consommation médicale, en sensibilisant les médecins aux bonnes pratiques et en sanctionnant leurs abus, plutôt qu’en culpabilisant les patients. »
« Travailler plus nombreux avant de travailler chacun davantage, c’est une question de bon sens mais aussi de justice sociale. »
« Les nombreuses normes limitant l’impact des activités industrielles sur la santé et sur l’environnement doivent être complétées d’une stratégie volontariste de développement économique basée sur la revalorisation de l’économie des ressources et le développement des écosystèmes industriels dans les 25 000 zones d’activités françaises. »
Marylise Lebranchu propose de spécialiser chaque collectivité territoriale : développement économique pour la Région, solidarités et éducation pour le Département, réseaux locaux et aménagement urbain pour les communautés de communes. L’élection directe des délégués communautaires se ferait sur un scrutin de liste avec une représentation obligatoire de toutes les communes. Les campagnes électorales inciteraient les candidats à s’engager clairement sur un projet de territoire à l’échelle communautaire.
Marie-Noëlle Liennemann: La Gauche défend « la valeur du travail » et non la « valeur travail »
Travailler mieux, travailler tous, travailler moins chacun et plus ensemble, gagner plus par le travail et moins par la rente, voilà l’orientation que nous opposons au slogan libéral «travailler plus et gagner plus» !
Henri Emmanuelli : « Les travailleurs ont progressivement été rendus responsables du marasme de l’investissement, du chômage et de l’exclusion, en raison du prétendu fardeau des coûts salariaux et des charges collectives inhérentes à l’Etat providence. Dans le même temps tous leurs acquis ont été dénoncés comme autant d’infâmes « privilèges » qu’il conviendrait d’abolir. Ceux qui tiennent en tel discours n’hésitent d’ailleurs pas à dénoncer les malades comme des irresponsables sur-consommateurs de soins et de médicaments et les désigner à la vindicte publique comme étant la seule cause du déficit de l’assurance maladie. »
« Celui qui affirme que le capital a une dette envers le travail, peut être certain, par exemple, de se voir qualifié de "dangereux idéologues" par les libéraux, ce qui est un compliment acceptable, et parfois de « dangereux populiste » par une certaine gauche, ce qui est plus inquiétant. »
« L’opinion, soudain devenue « experte », est censée posséder les réponses – largement suggérées - aux grands maux contemporains : les politiques n’ayant plus qu’à les mettre en œuvre ». Il y a en une dont les oreilles doivent …royalement siffler !
Sarkozy
Bertrand Delanoë qualifie le sarkozysme de « bonapartisme saugrenu au conservatisme agressif ». Pour François Hollande, le sarkozysme est « fait de fausses promesses, de désinvolture et de culte de l’argent ». Mais c’est Ségolène Royal qui est la plus agressive à son égard, n’hésitant pas à consacrer un chapitre à « LA MAINMISE DU CLAN SARKOZY SUR LA FRANCE».
Martine Aubry, elle, veut prendre un peu de hauteur : « Ne nous égarons pas non plus dans une critique de la personnalité du Président de la République. Ce serait laisser croire qu’il suffirait de changer l’homme par un autre pour que cela aille mieux. C’est la politique qu’il mène que nous critiquons parce que nous pensons qu’elle tourne le dos aux préoccupations majeures des Français. »
Fonctionnement du PS
En ce qui concerne la stratégie d’alliance, la tendance générale est à la création d’un parti socialiste fort (certains évoquent un objectif de 25% à 30% lors des élections nationales) qui puisse ensuite fédérer l’ensemble de la gauche. Seule exception notable : Ségolène Royal qui veut rassembler « tous les démocrates ».
La ligne claire : « Nous voulons que le Parti Socialiste redevienne le parti de la pensée »
Bertrand Delanoë : « En 2007, c’est plutôt la crédibilité de notre projet qui a souffert de la comparaison avec celui de notre concurrent. »
« Notre parti doit être un parti de militants et non de supporters. »
Ségolène Royal : « Nous devons faire du Parti socialiste le grand parti démocratique, populaire et de mobilisation sociale dont la France a besoin »
Laurent Fabius « Notre Parti socialiste doit redevenir un parti fondamentalement populaire. »
« Si nous avons perdu, c’est notamment parce que nous avons cédé à la tendance qui consiste à définir notre message en fonction de la demande quantifiée par les instituts de sondage. »
François Hollande : « Je propose que ceux qui pensent, sur les principaux sujets, la même chose se rassemblent sur le même texte et proposent un contrat de direction pour mener le travail du parti dans les trois prochaines années. » On peut rêver…
Le rôle des élus locaux :
Laurent Fabius : Le premier secrétaire « doit associer mieux qu’aujourd’hui les élus locaux à la prise de décision, mais il ne saurait leur déléguer le soin de fixer à la place du PS l’orientation politique nationale ».
Ségolène Royal « Faire fonctionner le parti de façon ascendante, en nous appuyant sur les responsables fédéraux et les élus locaux, qui auront toute latitude pour l’irriguer. »
« Dans chaque département, ou dans chaque région, une université socialiste de la connaissance sera créée. »
En conclusion, je reprendrai la phrase de Gaston Bachelard citée par Jean-Luc Mélenchon : « le futur n’est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons faire ».
PP
09:00 Publié dans Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : parti socialiste




