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21 novembre 2008

Second tour...

Je l’avoue, je croyais naïvement que Benoît Hamon parviendrait au second tour de l’élection du premier secrétaire du PS.
Je suis donc un peu déçu aujourd’hui… Doublement déçu même, dans la mesure où Ségolène Royal arrive en tête avec 43%.
En effet, sa posture de « victimisation », complaisamment relayée par les médias, a quelque chose de fondamentalement malsain. Lorsque l’on se met au premier plan, il faut accepter de prendre des coups, ce n'est pas nouveau. J’irais même plus loin, cette propension à ramener sans cesse le débat sur sa personne ne traduit-il pas une incapacité à se situer au niveau des idées ?
Bon j’arrête là, sinon on va me taxer de contribuer au « Tout sauf Ségolène » !

Au-delà de ces aspects personnels, j’ai du mal à cerner son concept de « changement » qu’elle brandit à chacune de ses interventions. Changement, pour aller où, pour faire quoi ?! Quel projet de société propose-t-elle ?
Enfin, je l’ai dit et je le répète : je suis défavorable au rapprochement avec le Modem. Cette éventualité contribue à brouiller le message du PS, car s’il s’agit de gouverner avec le Modem, n’oublions pas que son programme est d’essence libérale…

Le résultat d’hier marque donc le début d’un combat qui sera long et dur : ancrer le PS à gauche.« La route est droite, mais la pente est forte », comme disait un grand philosophe du Poitou-Charentes (région décidément pourvoyeuse de grands talents !).

La route est droite car il n’y a, selon moi, pas d’autre solution qu’un ancrage à gauche du PS, réel et assumé. Alors que la crise financière valide la pertinence de nos idées et la crédibilité de nos propositions, qualifiées il y a encore quelques mois « d’archaïques », il est plus que jamais nécessaire de réaffirmer notre volonté d’ancrer le PS à gauche, au quotidien, jour après jour. Il faut remettre le progrès social à l’ordre du jour, redonner espoir à tous ceux que des années renoncement ont convaincu que les choses ne pouvaient plus changer…bref refaire de la politique !

Mais la pente est forte, car il faudra éviter les écueils d’un changement « de façade », avec derrière le paravent d’une équipe de jeunes porte-paroles, les mêmes équipes à la manœuvre, engluées dans des débats artificiels et éloignés des préoccupations des classes populaires.

Quoiqu’il en soit, merci à Benoît Hamon d’avoir su redonner de l’espoir à nombre de militants et de sympathisants.



PP

12:42 Publié dans Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | |

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