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01 janvier 2009
Bonne année !!
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31 décembre 2008
Chefs d'escadrille
Impossible de bien terminer l'année sans citer les propos de Laurent Wauquiez:
"On peut amortir la crise, à condition d'être à 150 % d'efficacité."
Lui, pas de problème, il est à 200%!
Il volerait presque la vedette à son collègue Luc Châtel qui a affirmé que la bonne tenue des chiffres de la consommation pour le mois de novembre était le résultat d'un "acte citoyen".
Bon réveillon et à l'année prochaine !!
PP
17:33 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 décembre 2008
La Poste de Capestang et le paquet climat
L’autre jour, j’étais au bureau de poste de mon village, Capestang,…et j’ai eu froid dans le dos (au sens propre). Je me suis retourné et …j’ai eu froid dans le dos (au sens figuré cette fois-ci). En effet, je me suis aperçu qu’il y avait un espace d’environ 1 cm entre les deux battants de la porte coulissante de l’entrée. Au-dessus de la porte est suspendu un convecteur électrique. Avec une température extérieure de 6°C, je vous laisse imaginer les déperditions d’énergie pour maintenir une température convenable à l’intérieur.
Selon l’Agence Internationale de l’Énergie, les bâtiments sont à l’origine de 57% de la consommation électrique.
Ca m’a fait penser au « paquet climat » adopté récemment par l’Union Européenne. Les fameux 3x20 : réduction de 20% des émissions de gaz à effet de serre en 2020 par rapport à 1990, 20% d’énergie renouvelable dans la consommation totale en 2020 et 20% de gains d’efficacité énergétique.
Comme l'a rappelé Nathalie Kosciusko-Morizet, ces objectifs sont validés, il reste à savoir comment on fait pour les atteindre…C’est rassurant, non ?
Quoiqu’il en soit, les entreprises ne sont pas emballées par la perspective de payer les 40 à 60 milliards d’€ par an liés à la refonte du marché des « permis de polluer ». Jusqu’à présent les droits à émettre du CO2 étaient octroyés gratuitement par l’Union Européenne. Soyons rassurés, le compromis trouvé par le « Super-Président » de l’Union (Nicolas Sarkozy évidemment) fait en sorte que 96% des industriels hors du champ d’application de la réforme !
Dans le même temps, on continue à libéraliser le marché de l’énergie et notamment de l’électricité, avec pour conséquence la prolifération de centrales à gaz. Ce sont les moins chères à construire, les plus souples dans leur utilisation…mais aussi les plus polluantes ! Et, accessoirement, elles renforcent la dépendance de l’Europe à l’égard d’un combustible fossile et à l’égard de …la Russie.
PP
09:54 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 décembre 2008
Joyeux Noël
Joyeux Noël à tous et merci de votre fidélité !

PP
07:42 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 décembre 2008
Les ninjas et les marchands de rêve
Une petite fable à raconter ce soir, au coin du feu, pour la veillée de Noël…Histoire de faire déprimer tout le monde !
Après l’éclatement de la bulle Internet et les attentats du 11 septembre 2001, la réserve fédérale américaine (Fed) a réduit radicalement son taux directeur. Ce taux est ainsi passé de 6,5% fin 2000 à 1,75% fin 2001, puis à 1% à la mi-2003. Pourquoi une telle baisse ? Tout simplement pour soutenir l’activité.
Les conditions étaient donc réunies pour une explosion de l’endettement des ménages (qui a atteint 250% du PIB). Quand la clientèle classique dite « prime » a commencé à se tarir, il a fallu conquérir de nouveaux marchés : les « ninja » (no income, no job, no asset : pas de revenus, pas de travail, pas de patrimoine). Pour permettre à ces « ninja » d’acquérir une maison, les prêteurs leur ont proposé des crédits hypothécaires dits « subprime », aux conditions parfois exotiques. Alors que les prêts « prime » étaient le plus souvent des prêts à taux fixes sur trente ans, les prêts « subprime » étaient à taux variable, avec des différés de remboursement sur les deux premières années…
De toute façon, en cas de problème, il suffisait de revendre la maison dont le prix avait augmenté pour rembourser le crédit et …repartir pour un autre !
En 2006, les crédits « subprime » ont représenté 40% des nouveaux crédits, alors que les taux de défaillance de remboursement commençaient déjà à exploser !
Car, entretemps, la Fed avait entrepris de remonter son taux directeur, ce dernier passant de 1% à la mi-2003 à 5,5% à la mi-2006. La Fed s’inquiétait en effet d’un retour de l’inflation.
Les taux variables des prêts « subprime » ont donc commencé à bondir, rendant de plus en plus problématiques les remboursements. De plus en plus de maisons ont donc mises en vente, entraînant une baisse sévère du marché immobilier.
Avant d’être une crise de l’innovation financière débridée (nous y reviendrons), cette crise est celle d’un modèle économique et social fondé sur la compression des revenus du plus grand nombre, associée à une explosion des inégalités.
Deux statistiques traduisent cet état de fait : entre 2002 et 2006 aux Etats-Unis, le salaire médian a stagné, alors que le salaire moyen augmentait de 3%. En clair, cela signifie que seules les classes à hauts revenus ont bénéficié de la croissance.
Toujours aux Etats-Unis, les 20 % des ménages les plus pauvres ne disposent que de 3,4 % de l’ensemble des revenus, mais les 5 % les plus aisés en perçoivent 21,2 %. A eux seuls, les 20 % les plus riches perçoivent près de la moitié du revenu national. (US Census Bureau du Department of Commerce ).
Il est à noter que les Etats-Unis ont connu une érosion importante de l’emploi industriel (plus importante qu’en Europe) ces dernières années. Ces emplois industriels, qui étaient de « bons emplois » (à temps plein, correctement rémunérés, donnant droit à une protection sociale), ont été remplacés par de « mauvais emplois » dans les services. Ici encore, c’est la mise en concurrence systématique, au niveau mondial, entre les travailleurs les moins qualifiés qui est à l’origine de ces difficultés. En effet, dans un cadre de libre-échange généralisé, les grandes entreprises ont toute latitude pour organiser une compétition délétère entre les territoires, leurs systèmes économiques et sociaux.
Comment maintenir une croissance élevée dans une économie tirée par la consommation intérieure, tout en maintenant la majorité des salaires à des niveaux bas ? La réponse à ce dilemme a été simple, nous l’avons vu : c’est l’endettement. Car l’explosion du crédit ne s’est pas produite dans le seul secteur immobilier, il y a aussi les crédits à la consommation et les cartes de crédit !
En toute logique, le problème de l’endettement des ménages américains, devrait être avant tout celui…des banques américaines (ou des banques installées sur le territoire américain).
Ne dit-on pas « Quand vous empruntez 1000 € à la banque, c’est votre problème. Quand vous empruntez 10 millions, c’est le problème de la banque. »
C’est là qu’intervient l’innovation financière majeure de ces 20 dernières années : la titrisation. Il s’agit de transformer un prêt bancaire en un titre susceptible d’être vendus sur les marchés financiers. De cette manière, les banques ont pu se « débarrasser » des prêts les plus risqués et, de ce fait, ont été moins regardantes sur les conditions de leur octroi.
Ces titres sont désignés par le terme « ABS » (Asset Backed Securites, valeurs mobilières adossées à des actifs). Pour donner une idée de leur développement, leur encours est passé de presque 0 en 1980 à près de …12000 milliards de $ en 2006.
Les banques d’investissement ont créé des sociétés « ad’hoc » baptisées SPV (Special Purpose Vehicules) pour mener à bien ces opérations de titrisation. Ces SPV rachetaient des crédits et vendaient des ABS mais aussi des produits dits « structurés » et notamment les fameux CDO (Collaterised Debt Obligation). Ces CDO étaient des espèces de millefeuilles où se côtoyaient toutes sortes d’actifs, de produits dérivés…combinées entre eux. Autrefois pierre philosophale de l’innovation financière, ils font désormais le même effet dans la sphère financière qu’une gousse d’ail à un vampire !
Ces produits ont été achetés par des investisseurs institutionnels (fonds de pension, assurances…) et par des fonds spéculatifs (hedge funds). Ce n’est pas tout, les banques ont créé elles-mêmes leurs clients pour ces produits : les SIV (Special Investment Vehicules). Les SIV, garanties par les banques mais hors de leur bilan, ont acheté massivement les crédits titrisés, afin de doper les bénéfices des maisons mères sans en avoir les contraintes « prudentielles ».
La suite, vous la connaissez…La hausse des taux d’intérêt a entraîné une explosion des défaillances de remboursement des crédits immobiliers, qui a entraîné une chute du marché immobilier. Le mécanisme de la titrisation a assuré la propagation des risques à l’ensemble de la sphère financière. Les banques ne se font plus confiance, ne se prêtent plus entre elles et ne prêtent plus aux acteurs économiques d’où la diffusion de la crise financières à l’économie « réelle ».
Morale de l’histoire : « La plus jolie fille ne peut donner que ce qu’elle a » ou « On ne peut pas faire un cheval de course avec un âne ». En d’autres termes, il était illusoire de prétendre à toujours plus de rendement financier, alors que l’économie atteignait ses limites. On peut dire aussi que la vraie richesse est celle produite par le travail des hommes.
Si une leçon doit être tirée de tout ça, c’est que la finance doit être au service de l’économie et non l’inverse.
Quoiqu’il en soit, le Père Noël va avoir du travail pour exaucer les vœux des victimes de la crise !

PP
11:41 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finance, crise, libéralisation, salaires, inégalités
20 décembre 2008
Pourquoi pas ?
Je vous propose d'écouter cette chronique de Bernard Maris, vous m'en direz des nouvelles!

Eh oui, pourquoi ne pas fermer la Bourse?
Dans la mesure où elle ne contribue que faiblement à l'accès aux capitaux frais pour les entreprises, son utilité n'est pas aussi vitale qu'on veut bien nous le faire croire.
Son rôle est avant tout spéculatif.
La dernière proposition de Bernard Maris est, d'après moi, pleine de bon sens.
Inciter les acheteurs d'actions à les conserver un certain temps (il évoque dix ans) est en effet une très bonne idée.
Cela renoue avec l'essence même de la notion d'action, part du capital d'une entreprise donc contrepartie d'un risque.
Lorsque les marchés d'actions n'étaient pas aussi "liquides" (la liquidité est la possibilité d'acheter ou de vendre instantanément un actif), les possesseurs d'actions étaient contraints de les détenir longtemps. En gros, ils s'engageaient à long terme avec l'entreprise. Dans ces conditions, il n'était pas délirant qu'ils aient le pouvoir de peser sur la stratégie de l'entreprise et de prétendre à des dividendes élevés.
Aujourd'hui, la liquidité est telle que les actionnaires ont le beurre et l'argent du beurre : le pouvoir et la possibilité de quitter le navire quand bon leur semble. L'engagement est absent, les actions sont des lignes dans un portefeuille de titres.
Une autre évolution fondamentale s'est produite : la nature même des actionnaires a changé. Ainsi aux Etats-Unis, les ménages représentaient 89% de l'actionnariat en 1952 contre 3% pour les fonds de pensions et fons mutuels. En 1996, les fonds de pension et mutuels représentaient plus de 37% contre moins de 50% pour les ménages. Et depuis, la tendance s'est accélérée.
Ainsi, le pouvoir est détenu par "l'industrie financière" par sa capacité à concentrer l'épargne collective et à peser ainsi sur le stratégies financières et industrielles des entreprises, au détriment bien souvent des salariés.
Ainsi, donc fermer la Bourse (ou la contraindre sévèrement) ne serait pas forcément un mauvaise chose !
PP
07:56 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : finance, crise, libéralisation
19 décembre 2008
Madoff, héritier de Ponzi
La crise financière a connu ces jours-ci un nouveau rebondissement avec « l’affaire Madoff ». Le fonds d’investissement de Bernard Madoff servait un rendement constant d’environ 10% par an. Il attirait de ce fait bon nombre d’investisseurs institutionnels ou de riches particuliers qui désiraient « surperformer » le marché. Apparemment, cette décorrélation de la performance n’a pas suscité beaucoup d’interrogation de la part des autorités de contrôle ou des analystes.
En fait, cet ex-directeur du Nasdaq, la bourse des valeurs technologiques américaines, n’a pas vraiment innové puisqu’il a réutilisé la bonne vieille technique de la « chaîne de Ponzi ».
En janvier 1920, Charles Ponzi créa une société, la Securities Exchange Company, et promit un rendement de 40% en 90 jours. Les premiers investisseurs reçurent en effet la rémunération promise, et la nouvelle se répandit rapidement. En quelques mois, 17000 épargnants furent attirés par la perspective de gains rapides, et confièrent à Ponzi plusieurs dizaines de millions de dollars. En août, on s’aperçut enfin qu’il rémunérait les premiers investisseurs avec les sommes confiés par les suivants. Il fut arrêté et son système s’effondra brutalement. Les journaux blâmèrent la naïveté et la cupidité des épargnants floués.
La « chaîne de Ponzi » est devenu un cas d’école d’escroquerie financière, et a suscité depuis de nombreux imitateurs, comme les fameuses pyramides albanaises de 1995-96, qui avaient attiré plus de la moitié de la population du pays en promettant des rendements de 40% par mois. Après l’effondrement, la presse occidentale s’est bien sûr gaussée de la naïveté de ces Albanais qui confondaient capitalisme et casino.
Bernard Madoff a été plus subtil (ou moins gourmand) que Charles Ponzi puisque son système a tenu près de 40 ans ! Mais il a été rattrapé par la crise financière. Lorsque les investisseurs ont voulu récupéré leurs gains, la pyramide s’est écroulée.
Résultat : plusieurs banques ont une nouvelle fois laissé des plumes. L’espagnole Santander (2 milliards d’€), la britannique HSBC (700 millions), les françaises Natixis (450 millions) et BNP (300 millions)… Natixis aurait investi dans des fonds, qui auraient délégué leur gestion à des banques
d’investissement qui auraient investi chez Madoff…Cela va faciliter la recherche des responsabilités !
Mais, suis-je bête, le responsable est tout trouvé : c’est la faiblesse de la réglementation américaine. C’est Jean-Pierre Jouyet, nouvellement nommé à la tête de l’Autorité des Marchés Financiers, qui a fait cette brillante découverte ! C’est oublier que cette réglementation ne tombe pas du ciel. Elle est le produit de la logique libérale des 25 dernières années. Il y a peu encore, elle était le symbole du dynamisme des anglo-saxons qui avaient su se débarrasser du carcan des législations tatillonnent qui bridaient les énergies, notamment en France. Ainsi, il y a peu Nicolas Sarkozy voulait assouplir les règles prudentielles qui s’imposent à nos établissements bancaires.
Ces dernières années les puissances publiques ont délégué aux acteurs, explicitement ou tacitement, le soin de mettre en place eux-mêmes leur propre réglementation. Le cas le plus frappant est sans doute celui des normes comptables, presqu’entièrement déléguées aux grands cabinets anglo-saxons via l’IASB. Les nouvelles normes ont été accusées d’avoir contribué à amplifier les turbulences issues de la crise financière…
Il ne suffit donc pas de changer la réglementation, il faut changer la logique qui conduit à l’établissement de cette réglementation.
PP
07:52 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : finance, crise, libéralisation
18 décembre 2008
Les nouveaux assistés
« Les destructions d'emplois seront massives dans les pays qui n'aideront pas rapidement le secteur automobile à se financer », a averti lundi le PDG des constructeurs français Renault et japonais Nissan, Carlos Ghosn, lors d'un symposium à Tokyo sur les 150 ans de relations diplomatiques franco-japonaises.
Ca s’appelle du chantage à l’emploi, non ?
« Les constructeurs, leurs fournisseurs et distributeurs sont dans l'incapacité de lever des fonds, ou à plus court terme et avec taux d'intérêts plus chers », a souligné M. Ghosn.
« Dans cette situation, les achats d'équipements et autres dépenses en cash sont réduits et les emplois sont forcément affectés », a-t-il expliqué, indiquant qu'il ne fait « absolument aucun doute » que les activités de recherche et développement (R&D) ne seront pas davantage épargnées par les restrictions financières, même si tous les patrons jureront le contraire.
Mr Ghosn plaide pour que les pouvoirs publics permettent au secteur automobile de bénéficier de « prêts à long terme à des taux raisonnables ».
Mr Ghosn, qui a des idées bien arrêtées sur tous les sujets, a par ailleurs un ordre de grandeur pour les taux d’intérêts des prêts octroyés par les Etats : entre 4 et 5%. Ce sera tout ?
La question que l’on peut poser à Mr Ghosn est la suivante : les « dépenses en cash » que constituent les versements de dividendes seront-elles, elles aussi, « réduites » ? Rappelons que Renault va verser 1 milliard d’€ à ses actionnaires pour l’année 2008.
Pourquoi ne pas obliger les constructeurs à réinvestir les bénéfices ?
Et pourquoi les Etats n’entreraient-ils pas (provisoirement) au capital des constructeurs automobiles ? Un prêt ne donne aucun pouvoir, juste le droit d’être remboursé.
Est-ce choquant que de se poser ces questions ?
Je me souviens des propos d’un député UMP (Edouard Courtial) qui se demandait s’il ne serait pas judicieux de vérifier si les bénéficiaires de l’allocation rentrée ne la dépensaient pas pour acheter des « écrans plats ». Ce qui est vrai pour l’aide sociale aux ménages devrait être vrai pour l’aide sociale aux entreprises.
PP
07:50 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : crise
17 décembre 2008
Encore une pétition !
ENCORE une pétition, me direz-vous !?
Eh oui! Ce n'est pas de ma faute si les sujets d'indignation se multiplient ces temsp-ci!
Je vous propose donc de signer la pétition de soutien à Bastien Cazals, ce directeur d'école de Saint-Jean de Védas qui décidé de ne pas appliquer les "réformes" Darcos:

Voici la lettre qu'il a adressée à Nicolas Sarkozy.
Un lien vers un blog qui relaie son action.
PP
10:10 Publié dans Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éducation
Modernité et Réalisme
Ce matin Patrick Menucci était l’invité de la matinale de France 2. Ce responsable socialiste des Bouches du Rhône est un ségolènolâtre patenté, d’où d’ailleurs son surnom de « Ségolin ».
Il a affirmé que les motions Aubry, Delanoë et Royal (bien sûr) avaient une vision plus « réelle » de l’économie que la motion jadis défendue par Benoît Hamon.
En d’autres termes, il vient de dire que le porte-parole du PS est le représentant de ceux qui n’ont pas une vision « réelle » de l’économie.
Il a également dit qu’il (Benoît Hamon) avait une vision « classique » de la politique, donc pas « moderne » (c’est moi qui traduit) et qu’il fallait qu’il « arrondisse les angles ». A trop vouloir arrondir les angles, ne risque-t-on pas de finir par courber l'échine...
Si avoir une vision « réelle » de l’économie c’est continuer dans l’accompagnement social des dégâts de la libéralisation, alors je préfère de loin la vision « irréelle » qui consiste à vouloir changer de modèle.
Si avoir une vision « moderne » de la politique c’est affirmer que les clivages gauche / droite sont morts, si c’est se complaire dans la gauche molle qui a fait la preuve de son échec ces 20 dernières années, alors je préfère la politique « classique ».
« Modernité » et « réalisme », le crédo des marquis du « cercle de la raison » me sort vraiment par les oreilles !
PP
10:02 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ps, économie, libéralisation






