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23 janvier 2009

Surtout, on ne change rien...

Interrogé dans Marianne sur sa vision du monde « d’après-crise », voilà ce qu’a répondu Alain Minc :
« Ce monde à venir, je le vois banal. Après une année qui s’avèrera assez comparable, par son degré de gravité, à ce qu’on a connu en 1993, on retrouvera grosso modo le monde dans lequel nous avons vécu jusqu’ici. A ceci près que les banquiers gagneront un petit peu moins d’argent, que les taux de rendement des private equity passeront de 25 à 13%, et que l’inflation sera supérieure de 1 à 2% aux taux d’intérêt. S’il devait y avoir des accidents, dans ce contexte, ils ne viendraient pas de l’activité économique, mais d’ailleurs… »

C’est d’autant plus inquiétant qu’Alain Minc est souvent la parfaite synthèse (au sens de Michel Audiard) de la pensée des élites dirigeantes. Il est le mètre-étalon du cercle de la raison, la quintessence de la bulle (selon l’expression de Jean-François Kahn)…

En résumé, le programme consiste à faire le dos rond pendant un an, en espérant que les choses reprendront leur cours comme si rien ne s’était passé. C’est vrai que c’est un peu plus facile que de réfléchir aux moyens de réduire les inégalités, de promouvoir le développement durable…

PP

14:58 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | | |  Facebook | | |

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