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26 août 2009

La composition sociale des filières, de la 6ème aux classes préparatoires


55 % des élèves de classes préparatoires sont enfants de cadres ou de professions libérales, tandis que seuls 16 % ont des parents ouvriers, inactifs ou employés.

A mesure que le niveau d'études augmente, la proportion d'élèves des couches sociales les moins favorisées diminue. Alors que les enfants d'ouvriers, d'inactifs et d'employés représentent la majorité des élèves de sixième (56 % pour les deux catégories cumulées), ils ne constituent qu'une faible part (16 %) des élèves de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). A l'inverse, les enfants, dont les parents sont cadres ou exercent une profession libérale, ne représentent que 16 % des élèves de sixième, tandis qu'ils constituent plus de la moitié (55 %) des élèves de classes préparatoires.

Si les inégalités sont présentes dès l'école maternelle, elles s'accentuent au fur et à mesure que le niveau d'études augmente, du fait d'une moins bonne réussite des enfants issus de milieux défavorisés ou, tout simplement, de choix d'orientation influencés par le milieu social. Mais le "handicap" du milieu social n'est pas insurmontable : même s'ils sont peu nombreux, et même s'ils doivent redoubler d'efforts, des enfants d'ouvriers et d'employés sont présents dans les filières de prestige.

L'origine sociale des élèves de la 6ème aux classes préparatoires
Unité : %

 

Elèves de 6ème

Ensemble bacheliers

Bacheliers généraux

Bacheliers généraux avec mention

Inscrits en classe préparatoire aux grandes écoles

Ouvriers, inactifs*

38

29

19

15

9

Employés

18

16

14

11

7

Agriculteurs, artisans, commerçants

11

11

10

9

9

Professions intermédiaires

17

21

24

23

20

Cadres supérieurs, professions libérales

16

23

33

42

55

TOTAL

100

100

100

100

100

*Les inactifs sont des personnes de milieu social très proche de celui des ouvriers.

Source : Ministère de l'éducation nationale - Direction de l'évaluation de la prospective et de la performance, suivi après le baccalauréat des élèves entrés en sixième en 1995

 

09:48 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : école, inégalités | | |  Facebook | | |

Commentaires

Pierre,
l'école en France étant obligatoire jusqu'à 16 ans, il ne peut y avoir d'inégalités entre les origines sociales avant la 4eme (classe suivant la première réorientation possible)
Ou alors c'est un effet quantique

Écrit par : LP | 27 août 2009

@LP
Effectivement, la scolarité n'est obligatoire que jusqu'à 16 ans, mais le taux de scolarisation à 18 ans est de plus de 90%.
Ce qui est choquant, ce n'est pas l'absence d'inégalités jusqu'en 4ème, c'est leur apparition après!
Pourquoi les fils d'ouvriers seraient-ils moins doués que les autres?
Il y a donc d'autres facteurs qui entrent en jeu...
Tout cela nuit à la mobilité sociale.

Écrit par : Pierre POLARD | 27 août 2009

Les commentaires sont fermés.