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20 novembre 2009

Grand emprunt : derrière l'effet d'annonce...

Le gouvernement veut réserver l'argent du grand emprunt à des dépenses susceptibles de doper la croissance de l'économie française au cours des prochaines années. C'est en effet indispensable pour pouvoir espérer rembourser sans trop de difficultés les dettes supplémentaires contractées.

Du coup, le grand emprunt a déclenché un véritable concours Lépine. Biotechnologies, nanotechnologies, route intelligente... Tous les lobbies sectoriels se sont battus pour en avoir une tranche. Au vu des expériences passées - avec les plans câble, machine outils, calcul... -, il n'est toutefois pas sûr que l'Etat soit très doué pour déterminer les activités qui vont effectivement doper la croissance...

C'est surtout en créant un environnement favorable à l'innovation que l'action publique peut contribuer à cette croissance. Tout ce qui concourt par exemple à élever le niveau de connaissance de la population va dans ce sens. Et cela ne concerne pas uniquement l'enseignement supérieur et la recherche: l'essentiel se joue plutôt sur ce plan chez les jeunes enfants. Former des chômeurs ou des salariés licenciés pour leur permettre d'occuper de nouveaux postes de travail représente aussi un investissement potentiellement rentable. Améliorer le niveau de santé de la population participe également à une meilleure valorisation du capital humain du pays. C'est le cas aussi des dépenses qui concourent à limiter une fracture sociale susceptible d'entraîner des troubles majeurs...

Le problème, c'est qu'en même temps qu'il promeut le grand emprunt, le gouvernement cherche au contraire à réduire ces dépenses publiques-là. Or, ce sont les dépenses d'avenir pour lesquelles l'action publique serait la plus pertinente...

15:50 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : impôts, sarkozy, sécurité sociale | | |  Facebook | | |

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