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15 juin 2010

Europe : coalitions ou aveux d'échec ?

Après les élections législatives belges, aucune majorité claire ne s'est dégagée. La poussé des indépendantistes flamands rend la formation d'un gouvernement de coalition pour le moins aléatoire. Les négociations sont prévues pour durer des mois ! Certes, ce pays est habitué aux majorités incertaines et vacillantes.

 

On en a moins parlé, mais ce week-end, en Slovaquie on votait aussi. La droite est arrivée en tête, mais la formation d'une coalition sera nécessaire...

 

A l'issue des élections législatives anticipées organisées mercredi 9 juin aux Pays-Bas, le Parti libéral (VVD) disposait seulement d'un siège de plus que les travaillistes au Parlement. Dans les jours à venir, le leader du VVD, Mark Rutte, devra donc s'atteler à la formation d'une... coalition. Mais la tâche s'annonce compliquée, notamment en raison des divergences sur des sujets-clé, tel que la crise budgétaire, qui a dominé la campagne électorale.

 

Souvenons-nous aussi de la Grande Bretagne, où pour la première fois depuis trois décennies, aucune majorité claire ne s'est dégagée, obligeant conservateurs et libéraux à former une ... coalition.

 

Et l'Allemagne ? Depuis 2005, c'est la « Grosse Koalition » (CDU-SPD) qui gouverne le pays.

 

La multiplication de ces exemples est, selon moi, inquiétante car révélatrice de l'incapacité des partis politiques à susciter l'adhésion franche d'une majorité de citoyens. Cela résulte de l'affadissement des projets, de l'absence de vision de la société. Aucun leader politique n'est en mesure de dire : « Voilà où je veux vous emmener », alors on pilote à la petite semaine, on change de direction au fil des évènements, rebaptisant « pragmatisme » ce qui n'est rien d'autre que de l'indécision et de l'absence de souffle.

 

Il n'y a qu'à voir, pour s'en convaincre, les atermoiements des pays européens pour la gestion de la crise grecque. Si les Etats européens avaient clairement dit : « Il n'y a pas de problème grec », rien ne se serait passé. Au lieu de ça, tous les pays européens font la danse du ventre devant les marchés, à celui qui coupera le plus fort ses dépenses publiques. Et les marchés, dans leur schizophrénie habituelle se mettent désormais à s'inquiéter des impacts négatifs sur la croissance de telles politiques de rigueur...

 

 PP

11:04 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : crise, politique | | |  Facebook | | |

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