Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

18 septembre 2010

Crise et dette en Europe : 10 fausses évidences et 22 mesures en débat pour sortir de l'impasse

La crise économique et financière qui a ébranlé le monde en 2008 ne semble pas avoir affaibli la domination des schémas de pensée qui orientent les politiques économiques depuis trente ans. Le pouvoir de la finance n'est aucunement remis en cause. En Europe, au contraire, les États, sous la pression de la Commission européenne, du FMI et des agences de notation, appliquent avec une vigueur renouvelée des programmes de réformes et d'ajustement structurels qui ont dans le passé démontré leur capacité à accroître l'instabilité et les inégalités, et risquent d'aggraver la crise européenne.

Atterrés par ce constat, nous avons souhaité favoriser l'expression publique des nombreux économistes, issus de divers horizons théoriques, qui ne se résignent pas à voir l'orthodoxie néolibérale réaffirmée et jugent qu'il faut changer le paradigme des politiques économiques en Europe. C'est pourquoi nous avons rédigé le "manifeste d'économistes atterrés" ci-joint. Ce texte ne prétend pas constituer un programme alternatif mais pointe certains des enjeux qui nous semblent essentiels sur les questions financières et monétaires en Europe. Si vous êtes en accord avec son orientation générale, nous vous remercions de le signer (par mail à atterres@gmail.com) et de le faire circuler dans la communauté des économistes. Nous prenons en ce moment des contacts avec d'autres économistes européens pour organiser un colloque (sans doute le samedi 9 octobre à la Sorbonne, confirmation suivra) et confronter nos points de vue sur les stratégies de sortie de crise.

Par avance merci

Premiers signataires :

Philippe Askenazy (CNRS, Ecole d'économie de Paris), Thomas Coutrot (Conseil scientifique d'Attac), André Orléan (CNRS, EHESS), Henri Sterdyniak (OFCE)

 

Le texte intégral : cliquez ici

 

Extraits :

 

Introduction

 

La reprise économique mondiale, permise par une injection colossale de dépenses publiques dans le circuit économique (des États-Unis à la Chine), est fragile mais réelle. Un seul continent reste en retrait, l'Europe. Retrouver le chemin de la croissance n'est plus sa priorité politique. Elle s'est engagée dans une autre voie : celle de la lutte contre les déficits publics.

L'Europe est de fait prise dans son propre piège institutionnel : les États doivent emprunter auprès d'institutions financières privées qui obtiennent, elles, des liquidités à bas prix de la Banque Centrale Européenne. Les marchés ont donc la clé du financement des États. Dans ce cadre, l'absence de solidarité européenne suscite la spéculation, d'autant que les agences de notation jouent à accentuer la défiance.

 

Pour « rassurer les marchés », un Fonds de stabilisation de l'euro a été improvisé, et des plans drastiques et bien souvent aveugles de réduction des dépenses publiques ont été lancés  à travers l'Europe. Les prestations sociales, des Pays-Bas au Portugal en passant par la France avec l'actuelle réforme des retraites, sont en voie d'être gravement amputées. Le chômage et la précarité de l'emploi se développeront nécessairement dans les années à venir. Ces mesures sont irresponsables d'un point de vue politique et social, et même au strict plan économique.

L'économie y est censée être au service de la construction d'un continent démocratique, pacifié et uni. Au lieu de cela, une forme de dictature des marchés s'impose partout, et particulièrement aujourd'hui au Portugal, en Espagne et en Grèce, trois pays qui étaient encore des dictatures au début des années 1970, il y a à peine quarante ans.

La plupart des économistes qui interviennent dans le débat public le font pour justifier ou rationaliser la soumission des politiques aux exigences des marchés financiers.

 

D'autres choix sont possibles et souhaitables, à condition d'abord de desserrer l'étau imposé par l'industrie financière aux politiques publiques.

 

 

FAUSSE EVIDENCE N°1: LES MARCHES FINANCIERS SONT EFFICIENTS

 

Aujourd'hui encore le G20 persiste dans l'idée que les marchés financiers sont le bon mécanisme d'allocation du capital.

 

L'erreur majeure de la théorie de l'efficience des marchés financiers consiste à transposer aux produits financiers la théorie habituelle des marchés de biens ordinaires.

 

Or, pour cette dernière, la situation est très différente. Quand le prix augmente, il est fréquent d'observer, non pas une baisse mais une hausse de la demande !

 

Mesure n°1: cloisonner strictement les marchés financiers et les activités des acteurs financiers, interdire aux banques de spéculer pour leur compte propre, pour éviter la propagation des bulles et des krachs

 

Mesure n°2: Réduire la liquidité et la spéculation déstabilisatrice par des contrôles sur les mouvements de capitaux et des taxes sur les transactions financières

 

Mesure n°3: limiter les transactions financières à celles répondant aux besoins de l'économie réelle (ex.: CDS uniquement pour les détenteurs des titres assurés, etc.)

 

Mesure n°4 : plafonner la rémunération des traders

 

 

FAUSSE EVIDENCE N°2: LES MARCHES FINANCIERS SONT FAVORABLES A LA CROISSANCE ECONOMIQUE

 

L'intégration financière a porté le pouvoir de la finance à son zénith par le fait qu'elle unifie et centralise la propriété capitaliste à l'échelle mondiale. Désormais c'est elle qui détermine les normes de rentabilité exigées de l'ensemble des capitaux. Le projet était que la finance de marché se substitue au financement bancaire des investissements. Projet qui a d'ailleurs échoué, puisqu'aujourd'hui, globalement, ce sont les entreprises qui financent les actionnaires au lieu du contraire.

 

Le ROE (Return on Equity, ou rendement des capitaux propres) de 15% à 25% est désormais la norme qu'impose le pouvoir de la finance aux entreprises et aux salariés. La liquidité est l'instrument de ce pouvoir, permettant à tout moment aux capitaux non satisfaits d'aller voir ailleurs.

 

Le freinage simultané de l'investissement et de la consommation conduit à une croissance faible et à un chômage endémique.

 

Mesure n°5: renforcer significativement les contre-pouvoirs dans les entreprises pour obliger les directions à prendre en compte les intérêts de l'ensemble des parties prenantes

 

Mesure n°6: accroître fortement l'imposition des très hauts revenus pour décourager la course aux rendements insoutenables

 

Mesure n°7: réduire la dépendance des entreprises vis-à-vis des marchés financiers, en développant une politique publique du crédit (taux préférentiels pour les activités prioritaires au plan social et environnemental)

 

 

FAUSSE EVIDENCE N° 3 : LES MARCHES SONT DE BONS JUGES DE LA SOLVABILITE DES ETATS

Selon les tenants de l'efficience des marchés financiers, les opérateurs de marché prendraient en compte la situation objective des finances publiques pour évaluer le risque de souscrire à un emprunt d'État.

 

Mesure n°8: les agences de notation financière ne doivent pas être autorisées à peser arbitrairement sur les taux d'intérêt des marchés obligataires en dégradant la note d'un État : on devrait  réglementer leur activité en exigeant que cette note résulte d'un calcul économique transparent.

 

Mesure n°8bis : affranchir les États de la menace  des marchés financiers en garantissant le rachat des titres publiques par la BCE.

 

 

FAUSSE EVIDENCE N° 4 : L'ENVOLEE DES DETTES PUBLIQUES RESULTE D'UN EXCES DE DEPENSES

 

Cependant la montée de la dette publique, en France et dans de nombreux pays européens a d'abord été modérée et antérieure à cette récession: elle provient largement non pas d'une tendance à la hausse des dépenses publiques - puisqu'au contraire celles-ci, en proportion du PIB, sont stables ou en baisse dans l'Union européenne depuis le début des années 1990 - mais de l'effritement des recettes publiques, du fait de la faiblesse de la croissance économique sur la période, et de la contre-révolution fiscale menée par la plupart des gouvernements depuis vingt-cinq ans.

 

Mesure n° 9: Réaliser un audit public et citoyen des dettes publiques, pour déterminer leur origine et connaître l'identité des principaux détenteurs de titres de la dette et les montants détenus.

 

 

FAUSSE EVIDENCE N°5 : IL FAUT REDUIRE LES DEPENSES POUR REDUIRE LA DETTE PUBLIQUE

 

Ainsi, au début des années 1990, la politique du franc fort menée par Bérégovoy et maintenue malgré la récession de 1993-94 s'est traduite par un taux d'intérêt durablement plus élevé que le taux de croissance, expliquant le bond de la dette publique de la France pendant cette période.

 

Ce qu'oublient évidemment les partisans de l'ajustement structurel européen, c'est que les pays européens ont pour principaux clients et concurrents les autres pays européens, l'Union européenne étant globalement peu ouverte sur l'extérieur. Une réduction simultanée et massive des dépenses publiques de l'ensemble des pays de l'Union ne peut avoir pour effet qu'une récession aggravée et donc un nouvel alourdissement de la dette publique.

 

Mesure n°10: Maintenir le niveau des protections sociales, voire les améliorer (assurance-chômage, logement...) ;

 

Mesure n°11: accroître l'effort budgétaire en matière d'éducation, de recherche, d'investissements dans la reconversion écologique... pour mettre en place les conditions d'une croissance soutenable, permettant une forte baisse du chômage.

 

 

FAUSSE EVIDENCE N°6: LA DETTE PUBLIQUE REPORTE LE PRIX DE NOS EXCES SUR NOS PETITS-ENFANTS

 

Il est une autre affirmation fallacieuse qui confond économie ménagère et macroéconomie, celle selon laquelle la dette publique serait un transfert de richesse au détriment des générations futures. La dette publique est bien un mécanisme de transfert de richesses, mais c'est surtout des contribuables ordinaires vers les rentiers.

 

Ces politiques fiscales ont obligé les administrations publiques à s'endetter auprès des ménages aisés et des marchés financiers pour financer les déficits ainsi créés. C'est ce qu'on pourrait appeler « l'effet jackpot »: avec l'argent économisé sur leurs impôts, les riches ont pu acquérir les titres (porteurs d'intérêts) de la dette publique émise pour financer les déficits publics provoqués par les réductions d'impôts...

Mesure n°12: redonner un caractère fortement redistributif à la fiscalité directe sur les revenus (suppression des niches, création de nouvelles tranches et augmentation des taux de l'impôt sur le revenu...)

Mesure n°13: supprimer les exonérations consenties aux entreprises sans effets suffisants sur l'emploi

 

FAUSSE EVIDENCE N°7 : IL FAUT RASSURER LES MARCHES FINANCIERS POUR POUVOIR FINANCER LA DETTE PUBLIQUE

 

Au niveau de l'UE, la financiarisation de la dette publique a été inscrite dans les traités: depuis Maastricht les Banques centrales ont interdiction de financer directement les États, qui doivent trouver prêteurs sur les marchés financiers.

 

Résultat de ce choix doctrinaire, la Banque centrale européenne n'a ainsi pas le droit de souscrire directement aux émissions d'obligations publique des États européens.

 

Mesure n°14: autoriser la Banque centrale européenne à financer directement les États (ou à imposer aux banques commerciales de souscrire à l'émission d'obligations publiques) à bas taux d'intérêt, desserrant ainsi le carcan dans lequel les marchés financiers les étreignent

 

Mesure n°15: si nécessaire, restructurer la dette publique, par exemple en plafonnant le service de la dette publique à un certain % du PIB, et en opérant une discrimination entre les créanciers selon le volume des titres qu'ils détiennent: les très gros rentiers (particuliers ou institutions) doivent consentir un allongement sensible du profil de la dette, voire des annulations partielles ou totales. Il faut aussi renégocier les taux d'intérêt exorbitants des titres émis par les pays en difficulté depuis la crise.

 

 

FAUSSE EVIDENCE N°8: L'UNION EUROPÉNNE DÉFEND LE MODELE SOCIAL EUROPÉEN

 

L'Europe aurait dû défendre une vision spécifique de l'organisation de l'économie mondiale, la mondialisation régulée par des organismes de  gouvernance mondiale. Elle aurait dû permettre aux pays membres de maintenir un niveau élevé de dépenses publiques et de redistribution, en protégeant leur capacité de les financer par l'harmonisation de la fiscalité sur les personnes, les entreprises, les revenus du capital.

 

Cependant l'Europe n'a pas voulu assumer sa spécificité. La vision dominante actuellement à Bruxelles et au sein de la plupart des gouvernements nationaux est au contraire celle d'une Europe libérale, dont l'objectif est d'adapter les sociétés européennes aux exigences de la mondialisation : la construction européenne est l'occasion de mettre en cause le modèle social européen et de déréguler l'économie. La prééminence du droit de la concurrence sur les réglementations nationales et sur les droits sociaux dans le Marché unique permet d'introduire plus de concurrence sur les marchés des produits et des services, de diminuer l'importance des services publics et d'organiser la mise en concurrence des travailleurs européens.

 

Mesure n°16: remettre en cause la libre circulation des capitaux et des marchandises entre l'Union européenne et le reste du monde, en négociant des accords multilatéraux ou bilatéraux si nécessaire

 

Mesure n°17:  au lieu de la politique de concurrence, faire de « l'harmonisation dans le progrès » le fil directeur de la construction européenne. Mettre en place des objectifs communs à portée contraignante en matière de progrès social comme en matière macroéconomique (des  GOPS, grandes orientations de politique sociale) 

 

 

FAUSSE EVIDENCE N°9: L'EURO EST UN BOUCLIER CONTRE LA CRISE

 

Cette course au moins disant social a été remportée par l'Allemagne qui a su dégager d'importants surplus commerciaux au détriment de ses voisins et surtout de ses propres salariés, en s'imposant une baisse du coût du travail et des prestations sociales, ce qui lui a conféré un avantage commercial par rapport à ses voisins qui n'ont pu traiter leurs travailleurs aussi durement. Les excédents commerciaux allemands pèsent sur la croissance des autres pays. Les déficits budgétaires et commerciaux des uns ne sont que la contrepartie des excédents des autres... Les États membres n'ont pas été capables de définir une stratégie coordonnée.

 

Mesure n°18:  assurer une véritable coordination des politiques macroéconomiques et une réduction concertée des déséquilibres  commerciaux entre pays européens

 

Mesure n°19 : compenser les déséquilibres de paiements en Europe par une Banque de Règlements (organisant les prêts entre pays européens)

 

Mesure n°20: si la crise de l'euro mène à son éclatement, et en attendant la montée en régime du budget européen (cf. infra), établir un régime monétaire intraeuropéen (monnaie commune de type « bancor ») qui organise la résorption des déséquilibres des balances commerciales au sein de l'Europe

 

 

FAUSSE EVIDENCE N°10:  LA CRISE GRECQUE A ENFIN PERMIS D'AVANCER VERS UN GOUVERNEMENT ECONOMIQUE ET UNE VRAIE SOLIDARITE EUROPEENNE

 

Mesure n°21:  développer une fiscalité européenne (taxe carbone, impôt sur les bénéfices, ...) et un véritable budget européen pour aider à la convergence des économies et tendre vers une égalisation des conditions d'accès aux services publics et sociaux dans les divers États membres sur la base des meilleures pratiques.

 

Mesure n°22: lancer un vaste plan européen, financé par souscription auprès du public à taux d'intérêt faible mais garanti, et/ou par création monétaire de la BCE, pour engager la reconversion écologique de l'économie européenne.

 

 

CONCLUSION

 

METTRE EN DÉBAT LA POLITIQUE ECONOMIQUE,

TRACER DES CHEMINS POUR REFONDER L'UNION EUROPEENNE

 

L'Europe s'est construite depuis trois décennies sur une base technocratique excluant les populations du débat de politique économique. La doctrine néolibérale, qui repose sur l'hypothèse aujourd'hui indéfendable de l'efficience des marchés financiers, doit être abandonnée. Il faut rouvrir l'espace des politiques possibles et mettre en débat des propositions alternatives et cohérentes, qui brident le pouvoir de la finance et organisent l'harmonisation dans le progrès des systèmes économiques et sociaux européens.

 

Il n'est évidemment pas réaliste d'imaginer que 27 pays décideront en même temps d'opérer une telle rupture dans la méthode et les objectifs de la construction européenne. La Communauté économique européenne a commencé avec six pays : la refondation de l'Union européenne passera elle aussi au début par un accord entre quelques pays désireux d'explorer des voies alternatives.

08:06 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : finance, crise, libéralisation | | |  Facebook | | |

Commentaires

Bonjour,

J'ai lu avec attention votre article. Vous faîtes un état plutôt juste de la situation en terme économique et financier.

Mais, si vous me le permettez, je proposerais d'autres solutions au problème, ou plutôt un autre remède à ce mal.

Comme vous le constatez, effectivement, ni l'Europe, ni l'Euro n'ont permis de protéger les États membres d'Union européenne alors que tous les politiciens nous l'avaient promis. Je ne vais pas ici faire état de l'ensemble des citations de ceux qui à droite comme à gauche nous avaient tant laissé espéré. Je ne prendrais que 2 exemples :

« Il faut construire l'Europe des gens, qui réussit à lutter contre le chômage, contre la vie chère, contre toutes les formes de précarité. »
Ségolène Royal, députée socialiste des Deux-Sèvres, Le Monde, 7 décembre 2006.

« Ambition d'abord d'une Europe de la croissance, de l'emploi et de la justice sociale.
Avec un marché élargi, une monnaie unique, des règles de concurrence harmonisées, l'Europe dispose de beaucoup d'atouts pour plus de croissance, pour plus d'emplois. L'euro est un succès : il donne à l'Europe cette stabilité monétaire qui lui a fait si longtemps défaut pour se développer. Souvenons-nous du coût social des dévaluations ! L'euro nous permet d'être plus forts dans la compétition mondiale. »
Jacques Chirac, Président de la République, Conférence de Presse, 29 avril 2004.

On nous fait croire depuis 50 ans maintenant que l'Europe est la voie unique pour assurer la prospérité sociale et économique. Les médias contribuent d'ailleurs chaque jour à alimenter cette propagande. Dans les esprits, l'Europe en est devenu presque un dogme religieux qui ne peut être remis en cause. Mais l'Europe n'est en fait qu'un choix politique qui mérite débat. Ce débat est boycotté, censuré.

Alors, bien entendu, comme à chaque fois, face au bilan catastrophique de l'Union européenne, on demande "plus d'Europe", plus de contrôle européen, plus d'intégration européenne. Un véritable paradoxe, une provocation.

Est ce que cela vous viendrez à l'idée de continuer à faire des réparations et de rouler dans une vieille voiture qui consomme du 30 litres au 100 km, qui n'a plus de frein, ni de phares, des pneus usés et dont la direction ne répond plus et dont le devis pour entreprendre les réparations s"élève à 50 000 € pour la remettre en état ?

La réponse est naturellement non.

Et bien pour l'Europe, on ne se pose pas la question, on paye les réparations, on continue de rouler, on accélère, on fait monter d'autres passagers, on remplit le coffre et on prend les routes les plus dangereuses.

Inutile donc de penser à une "Autre Europe" comme de l'UMP au PS, en passant par les Verts, le FN ou le nouveau parti anticapitalisme le proposent.

La France doit sortir de l'Union européenne pour retrouver sa liberté et se libérer de l'empire européen technocratique et dictatorial.
Il ne faut pas oublier que la gouvernance est illégitime. Au-delà du passage en force de Paris et Bruxelles malgré le "Non" exprimé en 2005 par référendum, les hauts responsables de l'Europe ne sont élus par le peuple.
Pour un référence mondiale en terme de démocratie, on a vu mieux.

François ASSELINEAU est le Président de l’Union Populaire Républicaine, le seul parti politique au-dessus de tous les courants de droite, de gauche et du centre et de toutes les querelles politiciennes de bas étages, qui recherche à libérer la France du fardeau européen.

Ce jeune mouvement parie sur l’intelligence des femmes et des hommes à accueillir des analyses profondes mais nécessaires pour comprendre l’objectif stratégique et ultime qui le guide.

Écrit par : Benoit | 18 septembre 2010

Les commentaires sont fermés.