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04 janvier 2012

2012 s'annonce bien !

Je sens qu'on va vraiment se régaler en Europe durant cette année 2012 !


Tout d'abord, un retour sur l'année 2011, car les décisions prises durant l'année écoulée déploieront leurs conséquences néfastes dès le début de 2012 :

2011 vu par Frédéric Lordon: "Les ingrédients du désastre"

A lire ici...

 

Et un mini tour d'horizon chez nos voisins les plus proches :


Espagne - crise : le parjure fiscal de Rajoy accroît le pessimisme

Perdre la première semaine de pouvoir une part substantielle d'un capital aussi précieux que la crédibilité !... Cet exploit est signé dans l'Espagne en crise par le nouveau président du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy, dont le Parti Populaire (PP) remporta à la majorité absolue les législatives de novembre dernier. Huit jours après avoir prêté serment, son gouvernement décrétait le 30 décembre une forte hausse d'impôts pourtant niée par M. Rajoy en campagne électorale et même lors de son investiture.

Le concert des réactions permet de supposer que le nouvel ajustement de M. Rajoy conforte peut-être sa crédibilité internationale, mais au prix de la perte d'une large part de sa crédibilité nationale. De quoi renforcer le sentiment qu'en Espagne, comme dans d'autres pays européens, les aspirations et intérêts des citoyens et, d'autre part, ceux des gouvernants et d'instances supranationales divergent progressivement depuis le début de la crise globale.

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Mario Monti, pas si super que ça

Un mois et demi après avoir été accueilli comme un sauveur à la tête de l'Italie, le nouveau président du Conseil, Mario Monti n'a pas encore réussi à sortir l'Italie de la crise. Et suscite beaucoup de déceptions.

Alors que le décret de son plan d'austérité "Sauve-Italie", adopté le 22 décembre, entre officiellement en vigueur lundi 2 janvier, les syndicats italiens dénoncent à nouveau un plan injuste qui pèse surtout sur les petits salaires. Dimanche 1er janvier, les principaux représentants syndicaux ont solennellement annoncé "des tensions sociales inévitables dans les semaines et les mois à venir" si le gouvernement ne modifiait pas encore son plan.

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Nouveau record pour le chômage en Grande-Bretagne

C'est un nouveau record depuis dix-sept ans, le nombre de chômeurs britanniques s'élevait à la fin octobre à 2,64 millions, selon des chiffres officiels, publiés mercredi 14 décembre. Le taux global reste lui inchangé, à 8,3 %.

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Pourtant des solutions existent...

Lire à ce propos cette tribune de Michel Rocard et Pierre Larrouturou : "Pourquoi faut-il que les Etats payent 600 fois plus que les banques ?"

Extraits :

Est-il normal que, en cas de crise, les banques privées, qui se financent habituellement à 1 % auprès des banques centrales, puissent bénéficier de taux à 0,01 %, mais que, en cas de crise, certains Etats soient obligés au contraire de payer des taux 600 ou 800 fois plus élevés ? "Etre gouverné par l'argent organisé est aussi dangereux que par le crime organisé", affirmait Roosevelt.

Faire payer des taux d'intérêt colossaux pour des dettes accumulées il y a cinq ou dix ans ne participe pas à responsabiliser les gouvernements mais à asphyxier nos économies au seul profit de quelques banques privées...

Il faut en finir avec le deux poids, deux mesures : en nous inspirant de ce qu'a fait la banque centrale américaine pour sauver le système financier, nous proposons que la "vieille dette" de nos Etats puisse être refinancée à des taux proches de 0 %.

Il n'est pas besoin de modifier les traités européens pour mettre en oeuvre cette idée : certes, la Banque centrale européenne (BCE) n'est pas autorisée à prêter aux Etats membres, mais elle peut prêter sans limite aux organismes publics de crédit (article 21.3 du statut du système européen des banques centrales) et aux organisations internationales (article 23 du même statut). Elle peut donc prêter à 0,01 % à la Banque européenne d'investissement (BEI) ou à la Caisse des dépôts, qui, elles, peuvent prêter à 0,02 % aux Etats qui s'endettent pour rembourser leurs vieilles dettes.

Rien n'empêche de mettre en place de tels financements dès janvier !

L'urgence est d'envoyer aux peuples un signal très clair : l'Europe n'est pas aux mains des lobbies financiers. Elle est au service des citoyens.

08:00 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : finance, crise, austérité, dette publique, banques, bce | | |  Facebook | | |

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