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30 décembre 2012

Le travail disparait, et c'est ce qu'on voulait

Un point de vue intéressant...

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28 décembre 2012

Travailler moins pour gagner autant, c'est possible chez Porsche!

Article paru sur La Tribune

Alain-Gabriel Verdevoye | 13/12/2012, 17:17 - 466 mots

Porsche va réduire la semaine de travail de ses 17.000 salariés, à salaire égal. En échange de plus de flexibilité. La marque allemande de voitures de sport veut fidéliser ses salariés.
 
Copyright Reuters

Travailler moins pour gagner autant? Chez Porsche, c'est possible. Le constructeur allemand de voitures de sport annonce ce jeudi une diminution du temps de travail de ses salariés, à salaire égal. "Porsche AG veut augmenter sa compétitivité et son attractivité en tant qu'employeur", explique le groupe de Stuttgart dans un communiqué. Le prestigieux fabricant de la 911 ose affirmer que le manque de main d'oeuvre qualifiée est criant dans l'automobile... Il lui faut donc fidéliser les salariés! Les employés de l'usine PSA d'Aulnay aimeraient en entendre autant... La baisse du temps de travail hebdomadaire compense "la pression importante" qui pèse sur les salariés, dont la productivité croît continuellement, soutient Uwe Hück, le président du comité d'entreprise de Porsche, cité dans ledit communiqué. Le temps de travail hebdomadaire des quelque 17.000 salariés de Porsche passera donc, d'ici à la mi-2013, de 35 à 34 heures.


Plus de flexibilité


Cette mesure doit permettre aux salariés de "mieux concilier travail et vie familiale", assure le constructeur de Stuttgart. En échange, les salariés ont consenti des efforts de flexibilité. Ainsi, "davantage de salariés pourront à l'avenir travailler 40 heures par semaine" en cas de besoin, selon la marque du consortium Volkswagen, qui estime que "s'assurer ainsi la flexibilité nécessaire pour le futur". Il est vrai que Porsche a de l'argent grâce à des ventes historiques! Au cours des onze premiers mois de l’année, la société a livré 128.978 véhicules à l’échelle mondiale, dépassant ainsi le résultat de toute l’année 2011 (118.868 unités)... un mois avant la fin de l’année. En novembre 2012, le constructeur allemand a écoulé 12.928 exemplaires (+38,7% ). Le mois dernier, Porsche affiche une progression dans toutes les régions. Aux États-Unis, son premier débouché, il croît de 71% à 3.865 modèles, et de 63% en Chine, son deuxième marché, à 2.919.


Marges record


"Malgré des frais de développement et des charges structurelles élevés pour les nouveaux modèles, nous tablons pour cet exercice sur un meilleur résultat que lors de l'exercice précédent ", précisait la firme en juillet. Elle avait réalisé l'an dernier le meilleur bénéfice net de son histoire à 1,46 milliard d'euros, avec en particulier un bond de son bénéfice opérationnel de 22%, à 2,05 milliards d'euros. Avec une marge record supérieure à 18%! Avec des voitures hautes performances exclusives aux prix de vente unitaires de 50.000 à 190.000 euros, il est a priori logique que le constructeur de Stuttgart affiche de solides profits, sans aucune commune mesure avec ceux de PSA ou Renault cantonnés pour l'essentiel aux petits véhicules à faibles marges. Mais encore faut-il convaincre les acheteurs de payer un tel prix... C'est pourtant le cas. Les passionnés sont même prêts à subir de longs délais de livraison pour prendre le volant de leur dernière merveille.

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24 décembre 2012

Le grand écart

Un billet paru sur le blog de Denis Clerc...

Pas très joyeux en ces périodes de fêtes, mais malheureusement, la situation actuelle n'est pas un cadeau...


L’Insee vient de mettre en ligne les résultats détaillés de son enquête sur les revenus fiscaux et sociaux des ménages de France métropolitaine. Je ne reviendrai pas sur ce que (je l’espère) tout le monde sait déjà : la progression du nombre de personnes en situation de pauvreté (+ 500 000) entre 2009 et 2010, après + 300 000 entre 2008 et 2009. La crise a donc fait 800 000 victimes de plus.


Ce que je voudrais souligner, c’est que, entre 2009 et 2010, toutes les catégories de la population ont vu leur niveau de vie baisser, plus ou moins sensiblement, à l’exception d’une seule : les 5 % les plus riches ont connu une amélioration de 1,3 % (en euros constants). Surtout, si l’on prend un peu de recul, et que l’on compare les chiffres 2010 avec ceux de 2009, on s’aperçoit que le dixième le plus pauvre a vu sa part dans le revenu de l’ensemble des ménages reculer, celle-ci passant de 3,9 % à 3,5 %, tandis que, au contraire, la part du dixième le plus riche a bondi de 23,4 % à 24,9 %. Dans l’un et l’autre cas, les modifications peuvent paraître faibles. Mais, portant sur un revenu total de près de 1400 milliards d’euros, cela représente des sommes considérables. Si l’on fait le calcul, les « riches » ont capté en huit ans 21 milliards de plus grâce à cette déformation de la répartition du revenu. Quant aux pauvres, ils ont perdu 5 milliards. En gros, ils ont remboursé leur RMI/RSA, tandis que les plus riches encaissaient environ 3 fois les dépenses consenties au titre du RSA. Et l’on entend encore, en écho persistant, la voix d’un Laurent Wauquiez dénonçant « l’assistanat » : sans doute estimait-il que l’on est encore trop bon pour les pauvres, et que ces 5 milliards qui leur ont été piqués n’étaient pas encore assez.


Va-t-il falloir que des gens meurent de faim (certains meurent déjà de froid) pour que l’opinion comprenne que les victimes de la crise se trouvent en rang serré dans les rangs des pauvres, et qu’elles n’ont qu’un désir : avoir un emploi leur permettant de vivre dignement ? Deux constats chiffrés suffiront. Le premier, dans la  tranche des 30-39 ans, ceux qui, dans leur grande majorité, travaillent. Entre 2009 et 2010, le dixième le plus favorisé de cette tranche d’âge a vu son niveau de vie (en euros 2010) progresser de 7 %. Et le dixième le moins favorisé de cette même tranche d’âge l’a vu reculer de 7 % également. Quant au deuxième constat, parmi les 15 ans et plus, on trouve 6,4 millions de personnes en situation de pauvreté. Enlevons les retraités : il reste alors 5 millions de personnes d’âge actif. Qui sont-elles ? Des personnes en emploi pour 1,9 millions, des chômeurs pour 1 million. En d’autres termes, sur ces millions de personnes, les trois cinquièmes sont en emploi ou en recherche d’emploi. Et l’on voudrait laisser penser que les personnes en situation de pauvreté sont majoritairement des assistés qui n’en foutent pas la rame, comme le sous-entendait le Figaro-Magazine du 4 juin 2011, avec une couverture au titre explicite (« La France des assistés ») et une photo d’un homme confortablement endormi dans un hamac ?


Si je voulais être méchante langue, je ferais évidemment un lien entre la progression des revenus des riches et la baisse de ceux des pauvres : plus les riches sont riches, plus la crise appauvrit le pays tout entier. Je crois bien que je vais finir par être méchante langue.

08:00 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pauvreté, revenus, inégalités, crise financière | | |  Facebook | | |

22 décembre 2012

Partenariats public-privé (PPP) : du "gagnant-gagnant"...pour le privé !

 

Le 26 juin 2012, la Garde des Sceaux Christiane Taubira s’était montrée très critique au sujet des partenariats public-privé. Elle avait en effet affirmé que « ce mode de financement n'est pas acceptable », dans la mesure où il avait pour conséquence « d'engager l'Etat sur au moins deux générations pour échapper à des crédits aujourd'hui ».

 

Pourtant, elle semble s’être résolue à maintenir ce mode de financement pour la construction des trois nouvelles prisons de Riom, Valence et Beauvais. Il est à noter que de engagements avaient été pris par la précédente majorité et que leur dénonciation aurait entraîné des pénalités pour l’Etat.

 

A l’avenir, il est primordial d’avoir une position claire sur les partenariats publics-privés (PPP), alors que la France est désormais championne d’Europe en la matière. Rappelons le principe de PPP : une société privée (le plus souvent un conglomérat qui réunit une banque et un constructeur) finance, construit, entretient et fait fonctionner un équipement. De son côté, l'acteur public (Etat ou collectivité locale) s'engage à le payer ensuite sous forme de loyers sur une certaine période et il devient ensuite propriétaire de l'équipement à l'issue du contrat. L’intérêt à court-terme pour la collectivité est de ne pas faire apparaître l’endettement dans ses comptes, le loyer impactant seulement son budget de fonctionnement.

 

Ce type de montage a vu le jour en Grande-Bretagne à la fin des années 1990, sous l’impulsion du gouvernement conservateur de John Major et conforté ensuite par Tony Blair. Ce fut l’outil privilégié de la rénovation du secteur hospitalier. Aujourd’hui, près de 60% des hôpitaux construit selon ce principe sont en déficit et 3 d’entre eux sont menacés de faillite, croulant sous les loyers à payer aux opérateurs privés. A cet égard, il est difficile de ne pas évoquer les difficultés de l’hôpital sud-francilien nouvellement mis en service…(voir vidéo ci-dessous).

 

Un rapport de la commission des Finances de la Chambre des communes britannique a récemment pointé que le recours au financement privé coûte en moyenne deux fois plus cher que le financement public. Dans le même ordre idée un rapport de la Cour des comptes a mis en lumière le surcoût des PPP pour le Ministère de la Justice (voir page 68 et suivantes les paragraphes "Des constructions en PPP plus onéreuses" et "Un postulat de surcoût de la gestion publique qui ne résiste pas à l’examen"). Le député socialiste Jean-Jacques Uvoas affirme que les PPP sont une « incitation au dérapage financier » (voir vidéo).

 

Contrairement au terme de « partenariat », les PPP mettent en fait face à face des collectivités et des grandes entreprises privées. Ces dernières sont mieux armées pour négocier des contrats complexes qui vont courir sur plusieurs décennies. Sauf à s’entourer d’une armée de conseillers de tous poils (avocats, conseillers techniques et financiers), les collectivités ont toutes les chances de voir leur « partenaire » s’engouffrer dans toutes les failles du contrat pour facturer des surcoûts ou se soustraire à leurs obligations.

 

Il semble donc nécessaire de mettre fin à ce type de financement, qui au prétexte d’éviter aux collectivités de s’endetter, conduisent à des surcoûts importants, à des dysfonctionnements et à des imbroglios juridiques préjudiciables à la bonne marche des services publics.

 

Il est temps de réaffirmer la primauté des marchés publics. Il est surtout temps de créer une vraie banque publique, dotée du pouvoir de création monétaire, capable de financer à taux faible les projets d’investissement publics.

 

Il est temps d’oser la remise à cause des fausses bonnes solutions libérales !


PP

08:57 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : partenariats public-privé, dette publique | | |  Facebook | | |

19 décembre 2012

Réforme bancaire : plus de simplicité pour plus d'efficacité !

 

C'est aujourd'hui que le Ministre de l'Economie et des Finances Pierre Moscovici doit présenter en Conseil des Minisitre le projet de loi portant sur la réforme bancaire.

 

Le 15 novembre 2012, en conclusion des entretiens de l’AMF, Pierre Moscovici avait affirmé que la loi bancaire serait un « grand marqueur de l’action gouvernementale ».

 

Nous ne pouvons que nous féliciter de l’importance accordée par le gouvernement à cette réforme dont il est inutile ici de rappeler la nécessité, compte tenu des répercussions qu’ont eu les agissements des grandes banques dans le déroulement de la crise financière.

 

La loi repose principalement sur le principe suivant : séparer les activités « économiquement utiles » de la spéculation.

 

On est en droit de s'interroger sur la pertinence de la distinction entre activités bancaires utiles et activités bancaires spéculatives. Il y a en effet fort à craindre qu’il soit difficile, voire impossible d’arriver à un consensus sur le périmètre recouvert par les « activités utiles ». Et ce d’autant plus dans un secteur où l’innovation débridée chamboule en permanence les certitudes, brouille la lisibilité des frontière entre activités. (Certains experts estiment que le projet ne va isoler que 2 % de l’activité des banques, alors que les activités de marché pèsent 15 à 25 fois plus).

 

Il semble préférable de revenir à une distinction plus simple et surtout plus fondamentale : à savoir la distinction entre banque de dépôt et banque de marché.

 

Car combiner ces deux activités au sein d’une même banque a pour conséquence de permettre à l’activité de prêt d’argent et de collecte des dépôts de nourrir artificiellement l’activité de négoce d’instruments financiers. Dans une configuration de ce type, les dépôts de la clientèle sont exposés aux risques pris dans le cadre des activités de marché, les activités de marché voient leur volume artificiellement gonflé par les dépôts et l’Etat apporte à la fois une garantie explicite à l’activité de dépôts et une garantie implicite aux activités de marché.

 

Aux lobbys bancaires qui claironnent qu’une telle séparation engendrerait le déclin du secteur, on peut rappeler que le secteur bancaire américain a prospéré malgré (grâce) au Glass Steagall Act qui a imposé une stricte séparation des activités de 1933 à 1999.

 

La simplification qui résulterait de l’application d’un tel principe permettrait également de faciliter la mise en place d’un système de résolution bancaire plus efficace car il s’adresserait à des banques plus « simples » et de taille raisonnable.

 

En ce domaine comme dans bien d’autres, il est nécessaire de montrer la voie…et surtout d’oser !

PP

 

 

 

 

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17 décembre 2012

A qui profite la dette ?

Excellent résumé de la spirale infernale de la dette publique...

C'est exactement la même chose en France...à part l'accent !

 

07:16 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dette publique, banques, fiscalité, impôts, dépenses publiques | | |  Facebook | | |

12 décembre 2012

Renforçons le pacte de compétitivité par l'économie sociale et solidaire

LE MONDE | 07.12.2012  Par Claude Alphandéry, président du Labo de l'ESS ; François Chérèque, syndicaliste ; Edmond Maire, administrateur de France active

Le coût du travail n'est que l'une des nombreuses causes du déclin industriel de la France (pression excessive du capital financier, manque de coopération, manque de considération pour les salariés, les usagers, les fournisseurs, excès de charges intermédiaires...).


Les entreprises, et d'abord les petites et moyennes, qui constituent le maillage économique du territoire, ne peuvent s'y résigner. Elles ont besoin de traitements de fond pour les redynamiser.


Le "pacte de compétitivité" est donc incontournable, il n'a que trop tardé. Mais, tel qu'il est, il ne se suffit pas à lui-même : la compétitivité crée certes de nouvelles activités, de nouveaux métiers, de nouveaux postes d'emplois.


Mais elle en supprime beaucoup d'autres au nom de l'efficacité. Le solde n'est pas en mesure de réduire sensiblement le gap (fossé) de cinq millions de chômeurs.


Il y a en revanche de grands progrès à réaliser dans la formation, l'accompagnement social et professionnel, les relations du travail, qui peuvent donner aux salariés (mais aussi à ceux qui n'ont pas accès à l'emploi) une plus grande capacité d'adaptation aux mutations économiques, renforçant à la fois la sécurité de l'emploi et les moyens de production, et rendant possible la réduction du chômage.


Un accord entre les organisations syndicales et patronales doit donc absolument accompagner le "pacte de compétitivité".


Mais les progrès de la technologie, l'ampleur des forces de travail émanant des pays "du Sud", les bouleversements des modes de production, d'échange et de consommation sont tels qu'aucun retour au plein-emploi n'est possible sans la création d'un nombre considérable d'emplois reposant sur le travail humain, son aptitude à répondre aux problèmes de la société et de l'environnement. Ces emplois se trouvent dans les secteurs de l'économie sociale et solidaire (ESS).


L'ESS est indépendante du capital financier. Elle échappe à la recherche effrénée de profits et privilégie non pas la poursuite de gains maxima et immédiats, mais une finalité sociale, écologique.


Elle crée des emplois que le marché ignore faute de rentabilité suffisante. Elle les crée partout où des besoins insatisfaits s'imposent (services aux personnes dépendantes, recrutement de personnes rejetées du marché du travail, économies d'énergie, recyclage de produits en fin de vie, consommation responsable, etc.).


Elle crée de la valeur ajoutée par sa capacité d'innovation sociale, de coopération, d'écoute, mais aussi par les concours bénévoles qu'elle reçoit, l'épargne solidaire qu'elle suscite, les circuits courts qu'elle met en œuvre.


Elle évite des coûts directs (indemnités et effets immédiats du chômage) et indirects (effets à venir). Elle est en fait un investissement social et humain dont les gains sont à évaluer.


Bien que des progrès aient été réalisés, que les acteurs de l'économie sociale et solidaire tendent à être mieux reconnus, qu'un ministre de gouvernement soit délégué à cet effet, l'ESS n'est pas encore prise pleinement en compte par les pouvoirs publics, non seulement dans ses effets d'assistance, de réparation, mais comme un facteur de transformation, de sortie de crise.


C'est que les milieux dirigeants ont du mal à se projeter hors du modèle dominant, à donner toute sa place, aux côtés du marché et de l'Etat, à une économie de solidarité, de réciprocité, respectueuse de l'humain et de l'environnement. La reconnaissance de cette place est une bataille essentielle.


Claude Alphandéry, président du Labo de l'ESS ; François Chérèque, syndicaliste ; Edmond Maire, administrateur de France active

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11 décembre 2012

Pour un choc de solidarité !

Par Virginie Gorson-Tanguy, porte-parole du Mouvement national des chômeurs et précaires - Libération


Alors que le chômage et la précarité se sont installés durablement, la «conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale» se doit de présenter des mesures fortes, justes et efficaces.
Mais la précision des objectifs dépend de la fiabilité des constats.

 


Il aurait fallu d’abord ne pas déconnecter emploi et pauvreté, comme le souhaitaient les organisations de chômeurs, qui n’ont pas été écoutées. En juillet, le gouvernement a parlé emploi, avec les syndicats. En décembre, il parlera pauvreté, majoritairement avec les associations. Ainsi va le dialogue social en France. Ce cloisonnement pourrait n’être qu’un détail si finalement les questions fondamentales étaient posées : comment créer de l’emploi ? Et s’il n’y a pas d’emploi pour tout le monde, comment faire pour qu’une partie de la société ne sombre pas dans la précarité durable ?



A la création du RMI, conçu comme un dispositif de secours aux personnes les plus exclues, le chômage n’était pas aussi important qu’aujourd’hui et les chômeurs de longue durée n’étaient pas aussi nombreux. De période de transition entre deux emplois, le chômage est devenu pour beaucoup un statut durable : licenciés, «trop jeunes», «trop vieux», «pas assez formés», «trop qualifiés»…la file des demandeurs d’emploi s’allonge et le poids de la culpabilité s’alourdit. Sans emploi pour tout le monde, la compétition érigée en valeur fait des dégâts sérieux sur les individus et les familles. De «liberté, égalité, fraternité» nous sommes passés à «anxiété, inégalité, compétitivité», sans que eux, nous, chômeurs, précaires, smicards, futurs ou anciens, pourtant tous citoyens, ayons été consultés sur ce grand chambardement.



Il est pourtant une vérité qu’il serait bon d’entendre plus souvent, et plus fort : aujourd’hui, en France, comme d’ailleurs partout en Europe, il n’y a pas d’emploi pour tout le monde. Le chômage est la conséquence d’un système qui dysfonctionne : le travail ne se partage pas, les richesses non plus. Et tandis que le très riche devient encore plus riche, en croulant sous le travail, le précaire croule, lui, sous les angoisses et les dettes. On nous reproche d’en faire un peu «trop», on nous renvoie à la responsabilité individuelle et à la spécificité des parcours de chacun. Nous affirmons, nous, que le chômeur n’est pas responsable du chômage et que c’est une responsabilité collective que de trouver des solutions. Un travail de long terme reste à mener pour un partage juste et équitable du travail, qui s’impose si l’on veut créer de l’emploi et réduire les inégalités. A court terme, et cela doit être l’objet de cette conférence de décembre, il est impératif de revenir au principe de solidarité, le fondement de notre société, et surtout, le mettre en œuvre.



Une déclaration d’intention serait facile, mais la méthode est usée, et les chômeurs et précaires aussi. Commençons par une revalorisation des minima sociaux : on nous dit que ce n’est pas «audible», que personne ne comprendrait, que cela coûte trop cher. Les «caisses sont vides». Aux vues des dernières mesures gouvernementales, elles ne le sont visiblement pas pour tout le monde. Des comparaisons s’imposent :
une augmentation des minima sociaux de 250 euros coûterait 6 milliards, la fraude aux cotisations des employeurs représente 15 milliards. Concrètement, l’évolution du RMI puis du RSA a durablement décroché par rapport à celle du Smic : en 2000, le RSA représentait 40% du Smic, c’est aujourd’hui seulement 33%, soit une diminutionde 100 euros par rapport au Smic. Encore plus concrètement, une très grande partie des chômeurs vit sous le seuil de pauvreté, fixé à 964 euros quand le RSA de base n’est qu’à 474 euros.



Croyez-nous, être au chômage, vivre avec les minima sociaux, ce n’est pas un choix de vie. Mais, évidemment, pour le savoir, il faudrait que les chômeurs et précaires aient leur mot à dire et qu’ils soient écoutés. Au lieu de les réduire, à longueur de conférences politiques et d’émissions, au statut de témoins passifs mais coupables d’une situation qui les dépasse, il faut leur donner les moyens non seulement de s’exprimer mais aussi de proposer des solutions et d’assurer leur représentation collective. Si les voix organisées du chômage et de la précarité se faisaient entendre dans les lieux de décision qui les concernent et sur les plateaux de télévision, les minima sociaux auraient peut être déjà été revalorisés, et l’idée d’un revenu décent pour tous, à défaut d’emploi, s’imposerait –qui sait ?– comme une évidence. Un choix de société, pour un choc de solidarité : c’est possible !

09:24 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : chômage, emploi, inégalités | | |  Facebook | | |

06 décembre 2012

En finir avec la compétitivité...

"En finir avec la compétitivité"...c'est le titre d'un rapport publié il y a peu par Attac et la Fondation Copernic. C'est un document intéressant qui, chiffres à l'appui, montre la vacuité des arguments libéraux qui imputent la perte de compétitivité de notre économie au coût prétendument excessif du travail. Au-delà de cette mise au point salutaire, le document va plus loin en montrant l'impasse dans la laquelle nous conduit cette compétition de tous contre tous...Impasse à la fois économique, sociale et écologique...

En voici la synhèse...

Le thème de la compétitivité est un marronnier des débats de politique économique. C’est une obsession tenace malgré la difficulté à en proposer une définition claire et admise par tous, sinon sous une forme tellement vague qu’elle se prête à toutes les interprétations : « la définition généralement retenue de la compétitivité d’une nation est la capacité à améliorer durablement le niveau de vie de ses habitants et à leur procurer un haut niveau d’emploi et de cohésion sociale », nous dit le CAE. Les auteurs ne cachent pas « les réserves méthodologiques que le concept suscite» et ils rapportent même le propos de Paul Krugman « contre la “dangereuse obsession” de compétitivité de l’administration Clinton et de l’Union européenne » car « la compétitivité est un mot vide de sens lorsqu’il est appliqué aux économies nationales ». vide de sens, mais symbolisant très bien les stratégies patronales de pousser encore plus avant la libéralisation de l’économie et du « marché » du travail en particulier, malgré « l’inscription de la cohésion sociale dans les politiques de compétitivité » affirmée par la Stratégie de Lisbonne.

 

Concernant la France, la rengaine est connue : notre pays souffrirait d’un déficit de compétitivité dû à un coût du travail trop élevé. Les pertes de part de marché et la comparaison avec l’Allemagne sont évoquées pour justifier ce diagnostic, le patronat prônant un « choc de compétitivité » basé sur un allégement massif des cotisations sociales transférées sur les ménages par le biais d’une augmentation de la CSG et/ou de la TVA. Le Journal du Dimanche, dans son édition du 28 octobre, titrait à sa une : « l’ultimatum des grands patrons ». Dans ce journal, le lobby du haut patronat, regroupé dans l’association française des entreprises privées (AFEP), fait valoir haut et fort ces exigences : une baisse massive des dépenses publiques et du coût du travail.

 

Les vraies raisons de la fragilité de l’industrie française

 

Certes, les aspects compétitivité hors-prix, c’est-à-dire liés à la qualité des produits, leur degré d’innovation technologique, l’adaptation à la demande… ne sont pas totalement ignorés. Il serait difficile en effet de ne pas voir, si on en reste à la comparaison avec l’Allemagne, le niveau insuffisant de la R&D en France : 2,1 % du PIB contre 2,8 %. Ce différentiel est également très marqué si l’on considère les dépenses en R&D du secteur privé : 15 milliards d’euros de ce côté-ci du Rhin, contre 31 milliards de l’autre en 2008.

 

De même, tout le monde s’accorde pour pointer le problème des rapports entre les grands groupes industriels et leurs sous-traitants. L’externalisation des activités des grandes firmes a uniquement pour objectif de faire baisser les coûts en les reportant sur les PME sous-traitantes, multipliant ainsi les pratiques abusives. La dépendance par rapport aux grands groupes, qui peuvent les abandonner pour accroître leur rentabilité, explique en partie la difficulté des PME à avoir accès au crédit bancaire. Sur ces points aussi, la différence avec l’Allemagne est patente.

 

Enfin, la sensibilité des exportations françaises au taux de change de l’euro est largement connue. Entre janvier 2002 et avril 2008, l’euro s’est réévalué de 78 % par rapport au dollar. Conséquence, depuis 2002 cette hausse aurait freiné les exportations françaises à la hauteur de 0,3 point en moyenne par trimestre. Le contraste est manifeste avec l’Allemagne qui, se situant sur des créneaux haut de gamme, est moins sensible aux variations de prix.

 

Ces faiblesses de l’industrie française, si elles ne sont pas ignorées, sont de, fait, laissées de côté par la plupart des commentateurs. Les résultats du commerce extérieur sont mobilisés pour dramatiser la situation sans que jamais la validité des chiffres ne soit elle-même interrogée. Ainsi, la stratégie des firmes dans la mondialisation n’est que très rarement évoquée. Le redéploiement des processus productifs a pour conséquence une différence croissante, et variable selon les pays, entre la compétitivité d’un espace national et celle des firmes « nationales ». Dans le cas des firmes allemandes, la sous-traitance internationale est utilisée systématiquement, mais la phase finale d’assemblage se fait en Allemagne. Une part importante des exportations allemandes correspond donc, en fait, à du simple réexport pour une bonne partie du produit fini. A contrario par exemple, les importations vers la France des « Logan » produites dans les usines Renault de Roumanie sont comptées comme exportations roumaines. la contribution à la performance du pays peut se dégrader à partir du moment où les firmes réalisent une partie croissante de leur chiffre d’affaires à l’étranger. C’est le cas des grands groupes français, dont le chiffre d’affaires réalisé en France augmente très lentement, toute la croissance se faisant en Europe et dans le reste du monde.

 

Ce phénomène de croissance sur le marché mondial peut se combiner avec l’utilisation des prix de transfert entre sociétés membres d’un même groupe, de manière à localiser le bénéfice final dans un pays à fiscalité avantageuse, voire dans un paradis fiscal. Rappelons que le commerce entre filiales d’un même groupe représente environ un tiers des échanges de la France. Les statistiques des exportations nationales s’en trouvent donc largement biaisées. ainsi, plus de la moitié du déficit commercial de la France vis-à-vis de l’Allemagne (10 milliards d’euros) serait due à une manipulation des prix de transferts.

 

Le coût du travail, bouc émissaire

 

Le débat public se concentre sur le coût du travail sur la base de données souvent discutables. En effet, les données de référence d’Eurostat posent problème tant sur la comptabilisation des heures de travail qui sous-estime la durée du travail en France, que sur le calcul de la masse salariale qui surestime le poids, en France, de la formation professionnelle dans le coût du travail. De plus, ce débat est en général biaisé. D’une part, il ne prend que rarement en compte la productivité du travail, c’est-à-dire le coût salarial unitaire. Or les écarts de productivité entre pays sont plus grands que les écarts de coût horaire. D’autre part, il mêle allégrement coût du travail dans l’industrie et dans les services marchands. Or la productivité augmente plus faiblement dans les services que dans l’industrie.

 

Le coût salarial unitaire baisse en moyenne dans la zone Euro sauf pour le Royaume-Uni, le Danemark, l’Italie, l’Espagne et la Grèce. En France, il baisse de 0,5 % par an de 1996 à 2008, en Allemagne de 0,7 %. Globalement, on constate une tendance à la convergence des coûts salariaux unitaires dans la zone euro, avec une baisse dans l’industrie et une hausse dans les services. Ces constats, combinés au caractère biaisé de certaines données statistiques, démentent l’affirmation selon laquelle il y a eu en France une dérive du coût du travail qui plomberait la compétitivité des entreprises

 

Le coût du capital passé sous silence

 

Mais surtout, on met toujours en avant le coût du travail alors que le coût du capital n’est quasiment jamais évoqué. Pourtant, les revenus nets distribués représentent aujourd’hui 9 % de la valeur ajoutée des sociétés non financières, niveau historique record depuis la Seconde Guerre mondiale, contre 5,6% en 1999. La part dévolue aux actionnaires a donc crû dans des proportions considérables ces douze dernières années. Autrement dit, la complainte patronale faisant de la baisse du taux de marge la raison profonde des faibles investissements et du moindre effort en matière de recherche et développement, passe sous silence le fait que, crise ou pas crise, la part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de distribuer aux propriétaires du capital affaiblit leur capacité à faire face à tous les aspects de la compétitivité.

 

Dans cette situation, l’exigence patronale d’un transfert massif des cotisations sociales vers les ménages (en grande majorité salariés) apparaît pour ce qu’elle est : le refus de toucher aux dividendes versés aux actionnaires. Cette demande est d’autant moins fondée que le bilan des exonérations actuelles de cotisations sociales est pour le moins problématique. Voici ce qu’en dit la cour des comptes en 2009 : « la cour avait relevé que les nombreux dispositifs d’allègement des charges sociales étaient insuffisamment évalués en dépit de la charge financière croissante qu’ils représentaient pour les finances publiques (27,8 milliards d’euros en 2007, soit 1,5 % du piB). S’agissant des allègements généraux sur les bas salaires, leur efficacité sur l’emploi était trop incertaine pour ne pas amener à reconsidérer leur ampleur, voire leur pérennité. »

 

Pourtant, c’est une nouvelle baisse de cotisations sociales que préconise le rapport Gallois. L’argument de l’emploi est laissé de côté au profit de celui de la compétitivité. Les 30 milliards d’allégements qu’il prône se décomposeraient en 20 milliards d’allègements de cotisations patronales et, plus inédit, 10 milliards d’allègements de cotisations salariales. Dans le cas d’une baisse des cotisations employeurs, il y a gain pour les employeurs, neutralité pour les salariés en termes de salaire direct et baisse de pouvoir d’achat des ménages, s’il y a compensation par la fiscalité et si celle-ci prend la forme d’une augmentation de la CSG et/ou de la tva.

 

Dans le cas d’une baisse des cotisations salariales, il y a, en instantané, neutralité pour les employeurs et gain de salaire direct pour les salariés, ce gain pouvant toutefois être plus ou moins annulé par une augmentation correspondante de la fiscalité. au total, il s’agit bien de faire payer aux salariés et aux ménages une prétendue déficience de compétitivité, le niveau des profits, surtout celui des profits distribués, restant bien sûr incontesté.

 

La compétitivité au détriment du travail est une voie non coopérative sans issue

 

La baisse du coût du travail ne prend pas comme seule forme celle des allégements de cotisations sociales. S’y combine un accroissement de la flexibilité du travail. La déréglementation brutale du marché du travail est un élément essentiel des politiques de compétitivité. Assouplissement des conditions de licenciements, modulation de la durée du travail, temps partiel imposé touchant essentiellement les femmes, remise en cause de la durée légale du travail…, la liste est longue des mesures visant à remettre en cause la norme du contrat de travail à durée indéterminée. On assiste partout en Europe à une attaque sans précédent des droits des salariés.

 

Il s’agit en théorie avec ces politiques de favoriser les exportations. Comprimer les coûts pour gagner des parts de marché à l’export, tel est l’impératif catégorique que l’on veut nous imposer. Mais cette logique est prise dans des contradictions dont elle ne peut sortir. En effet, l’essentiel des relations commerciales des pays de l’Union européenne a lieu à l’intérieur de l’Union. Les clients des uns sont les fournisseurs des autres et les déficits des uns font les excédents commerciaux des autres. Vouloir, dans cette situation, que tous les pays copient le modèle allemand et se transforment en exportateurs est impossible. La contraction de la demande interne dans tous les pays, produite par la réduction des coûts salariaux et les coupes dans les dépenses publiques, pèse sur le commerce extérieur de tous. Où exporter lorsque tous les pays réduisent leur demande ? La baisse de la demande interne ne peut qu’entraîner une réduction des exportations et aboutir à une récession généralisée. C’est la situation actuelle en Europe qui voit même l’Allemagne aujourd’hui touchée par la contraction économique.

 

Vers un autre modèle de développement

 

La compétitivité est donc une voie sans issue, économiquement absurde et socialement destructrice. C’est un autre modèle de développement qu’il faut aujourd’hui promouvoir tant pour des raisons écologiques que pour des raisons sociales. Il faut en finir avec la logique même de la compétitivité qui, basée sur la concurrence de tous contre tous, aboutit à un état de guerre économique permanent qui appauvrit les populations et détruit les équilibres écologiques. Ce nouveau modèle de développement doit être fondé sur les principes de la coopération, de la rupture avec un consumérisme destructeur, de la réponse aux besoins sociaux, de la réduction des inégalités et de l’ouverture d’une transition écologique. Cette dernière suppose notamment une véritable révolution énergétique aux antipodes de la fuite en avant dans le nucléaire, dans les combustibles non conventionnels tels que les gaz de schiste, comme le préconise, de fait, le rapport Gallois, ou dans des projets d’infrastructures inutiles et destructrices et de surcroît rejetées par les populations.

 

C’est dire que le débat sur la compétitivité ne peut se réduire à une discussion étriquée sur des recettes, inefficaces au demeurant, pour soi-disant relancer la croissance, mais doit poser la question de la société dans laquelle nous voulons vivre.


Pour lire le rapport dans son intégralité : en_finir_avec_la_competitivite.pdf

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04 décembre 2012

L'Observateur des inégalités, n°103, Décembre 2012

Les inégalités dans la crise : insiders contre outsiders ?

Dans le privé comme dans le public, il existe de fortes disparités entre les salariés en contrat à durée indéterminée et ceux en emploi précaire. Une dualité qui s’est aggravée avec la crise. Le point de vue de Jérôme Gautié, professeur d’économie. Extrait du hors-série poche Alternatives Économiques "Les inégalités en France".

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Concours de clips vidéo "Prix jeunesse pour l’égalité"

Le "Prix jeunesse pour l’égalité" se termine le 14 décembre 2012. Il est encore temps d’envoyer vos films !

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La situation des zones urbaines sensibles

Des écarts énormes existent entre les Zones urbaines sensibles et le reste du territoire des agglomérations où elles se situent. La situation de l’emploi y est particulièrement difficile. Les niveaux de vie de ces quartiers sont très inférieurs à la moyenne. Le tour de la question par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait du Centre d’observation de la société.

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Journée de formation : "Comprendre les inégalités"

Journée de formation proposée par l’Observatoire des inégalités le 15 janvier 2013 à Paris (7e). Utilisez votre droit à la formation pour y assister.

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Davantage de logements sociaux, mais moins accessibles

En dix ans, le parc social s’est enrichi de près de 450 000 logements en France. Mais les nouveaux logements proposés sont moins accessibles pour les ménages à faibles ressources car les plafonds de revenus pour y accéder et les loyers pratiqués sont plus élevés. Par Noam Leandri, président de l’Observatoire des inégalités.

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« Il faut sortir des fantasmes sur la haine de la France vis-à-vis des riches », Thomas Piketty

Pour défendre le modèle social français, et plus largement européen, nous avons besoin de moderniser notre système fiscal. Une voie abandonnée par le gouvernement. Un entretien avec l’économiste Thomas Piketty réalisé par Nicolas Truong et publié par le quotidien Le Monde.

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Qu’est-ce qu’une fiscalité juste ?

Pour la plupart des citoyens, le débat public sur les impôts est incompréhensible. Le système fiscal repose en effet sur une multitude de prélèvements complexes, dont les principes de fonctionnement sont différents. Quelques clés de lecture. Par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

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La TVA est-elle juste ?

Les taxes indirectes telles que la TVA, la taxe sur les produits pétroliers, etc.., représentent près de 17 % des revenus des plus démunis, deux fois plus que pour les ménages les plus aisés.

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"La progression du nombre de femmes ingénieures ne doit pas faire oublier le sous-emploi des caissières", entretien avec Margaret Maruani et Monique Méron.

Dans "Un siècle de travail des femmes en France" (ed. La Découverte), Margaret Maruani et Monique Meron passent à la loupe l’activité des femmes au fil du siècle. Un travail au long cours, et quelques résultats étonnants.

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L’état de la précarité de l’emploi en France

La France compte 25,8 millions d’emplois, dont 3 millions d’indépendants (11.6 %) et 22,8 millions de salariés (88,4 %). 12,3 % des emplois sont précaires, mais les peu qualifiés et les jeunes sont bien plus souvent concernés.

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Les revenus et la pauvreté dans les quartiers sensibles

1 840 euros, c’est le revenu mensuel moyen des ménages vivant dans les zones urbaines sensibles, contre 3 000 euros dans le reste des agglomérations qui comprennent une Zus. Les plus jeunes habitants de ces territoires sont près de trois fois plus pauvres qu’ailleurs.

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Villes riches, villes pauvres : le revenu des habitants

L’Observatoire des inégalités présente son classement des villes où les habitants sont les plus riches et des villes où ils sont les plus pauvres parmi les 200 plus grandes villes de France. A Neuilly-sur-Seine, le revenu médian par habitant est 4,5 fois plus élevé qu’à Roubaix.

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