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14 décembre 2010

L'Appel national pour l'Ecole publique : Plus de 302 000 signatures

L'Appel national pour l'Ecole publique a finalement réuni plus de 302 000 pétitionnaires. Les organisations nationales signataires ont décidé d’adresser une lettre ouverte au  Président de la République, au  Premier Ministre, au  Ministre de l’Education Nationale, aux présidents des groupes parlementaires,  aux présidents des Conseils Régionaux et Généraux, ainsi qu’aux responsables des Partis politiques.

 

Forts de cette action qui est la plus importante pétition de défense et de promotion de l’Ecole Publique depuis 30 ans, nous exigeons que ces responsables politiques s’engagent eux aussi pour l’Ecole de la République.

Nous vous invitons à diffuser la lettre ouverte que vous trouverez ici : http://www.appelpourlecolepublique.fr/Lettre_ouverte_des_signataires.pdf  en l’adressant à vos élus locaux.

  

Appel national pour l’Ecole Publique

209 Boulevard Saint Germain 75007 Paris

Lettre ouverte des organisations signataires* de l’Appel national pour l’Ecole Publique

 


au Président de la République,

au Premier Ministre,

au Ministre de l’Education Nationale,

aux présidents des groupes parlementaires,

aux présidents des Conseils Régionaux,

aux présidents des Conseils Généraux,

aux responsables des partis politiques

 

Paris, le 9 décembre 2010

 

Madame, Monsieur,

En quelques mois, plus de 300 000 « citoyens‐militants » ont engagé leur signature au bas de l’ « Appel national pour l’Ecole Publique » lancé par nos organisations. C’est en leur nom que nous vous interpellons aujourd’hui.

Nous refusons que l’État contribue au dépérissement de notre service public et laïque d’Education. Nous considérons que l’École de la République est aujourd’hui mise en danger par des choix politiques qui, de fait, favorisent l’enseignement privé et encouragent le consumérisme éducatif.

Nous rappelons que l’Education n’est pas une marchandise. C’est, au contraire, un bien commun et un investissement nécessaire pour l’avenir de notre pays.

Nous considérons que les largesses budgétaires et les encouragements permanents dont bénéficie l’enseignement privé doivent cesser. L’argent de tous ne doit plus financer les choix particuliers de quelques‐ uns. C’est pour cela que nous demandons que l’engagement éducatif sans faille de la Nation soit réservé à l’Ecole de la Nation.

Nous exigeons que la liberté de conscience soit respectée partout. C’est grâce à elle que les élèves aiguisent leur esprit critique et se préparent à l’exercice de leur future citoyenneté. L’École publique doit demeurer l’espace d’apprentissage du « vivre ensemble », indispensable à la cohésion sociale.

Nous affirmons que notre modèle d’Ecole publique laïque et gratuite garde toute sa pertinence pour une France innovante et ancrée dans l’Europe.

Nous vous demandons donc, solennellement, d’œuvrer pour que l’École de la République retrouve son rang. Forts du soutien des 300 000 « engagés » que nous avons rassemblés, nous vous invitons à vous engager, vous aussi, du coté de l’École Publique.

Soyez assurés de notre entière détermination à défendre et promouvoir le service public et laïque d’Education.

Pour l’ensemble des organisations signataires de l’Appel national pour l’Ecole Publique,

Laurent Escure

Secrétaire National du SE‐Unsa

* Organisations signataires :

A ET I, ACTION ET DEMOCRATIE, ADFE, ADLPF, AFPEN, ANATEEP, APAJH, APERF, CDPEPP, CEDEC, CGT EDUC ACTION, CNAFAL, CONVERGENCE REPUBLICAINE, DDEN, FAEN, FCPE, FERC CGT, FGR‐FP, FLE , FNER , GDID, L'APPEL DES APPELS, LMDE, RNCE, RNP, SE‐UNSA, SGL, SIEN, SNASEN, SNCL, SNEA , SNETAA EIL, SNIES, SNMSU, SNPDEN, SNPSYEN, SNPTES, SUDEL, SUP'RECHERCHE, UDAS, UFAL, UNEF, UNL, UNSA, UNSA LABOS EDUCATION, UNSA MAIF, UNSA TECHNICOLOR, UNSA‐EDUCATION

 

 

08:14 Publié dans Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : école, service public, impôts | | |  Facebook | | |

18 novembre 2010

Ecole publique / école privée : le choix des députés UMP

La proposition de loi n°2875, cosignée notamment par le député UMP de Béziers Elie Aboud, vise à exonérer de taxe foncière les écoles privées sous contrat d’association.

 

Lire le texte complet : pion2875.pdf

 

L’exposé des motifs de cette loi précise que ces écoles « assurent l’enseignement dans un certain nombre de communes dépourvues d’établissements publics. À ce titre, elles permettent aux collectivités territoriales d’être dispensées des charges lourdes qui devraient leur incomber ».

 

Outre le fait que l’Etat assure le paiement des salaires des enseignants du privé, les députés oublieraient-ils que les collectivités locales sont déjà tenues de financer les autres dépenses de fonctionnement (selon les modalités de la circulaire n°2005-206 du 2/12/2005) ? Dans un contexte de rigueur budgétaire et de suppression massive de postes dans l’éducation nationale, est-il bien raisonnable de proposer une nouvelle subvention publique à l’enseignement privé ? L’Etat consacre déjà 15% de ses dépenses d’enseignement primaire et secondaire au financement du secteur privé.

 

Nos députés, élus du peuple, ne devraient-ils pas plutôt se préoccuper des moyens à donner à l’école républicaine, gratuite et laïque ?

 

PP

09:27 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : école, fiscalité, impôts, ump | | |  Facebook | | |

16 novembre 2010

Y-a-t-il encore quelque chose à faire pour notre pays ?

J'ai lu le dernier ouvrage de Corinne Maier, intitulé « Tchao la France ». L'auteur, qui a connu une certaine notoriété avec « Bonjour paresse » (où elle expliquait pourquoi et comment en faire le moins possible dans une grande entreprise), nous livre 40 raisons de quitter la France.

 

Un Etat tentaculaire, tatillon et bureaucratique, une presse sous contrôle, des libertés remises en cause, une école élitiste et inefficace, un rayonnement culturel en déclin, des conditions de logement déplorables...voilà un bref aperçu de notre triste sort.  La France serait aussi le pays du piston et des passe-droits, le pays où les salariés ont le moins confiance en leurs collègues. Enfin l'élite politique et économique souffrirait d'une consanguinité à nulle autre pareille. Même le système de santé ne trouve pas grâce à ses yeux : il transformerait le pays en un « vrai paradis pour les souffrants et les alités »...

 

Même si certains points ne manquent pas de pertinence, tout cela nous conduit à chercher un pays imaginaire qui conjuguerait le niveau d'impôt des Etats-Unis, les services publics et le dialogue social scandinaves, le climat espagnol... Bref, on atteint vite les limites d'une telle démarche.

 

Au final, la question pourrait être « les autres pays développés peuvent-ils accueillir toute la misère (française) du monde ? ». A l'évidence, non ! Ce comportement de « passager clandestin », qui consiste à se délocaliser dans le pays qui convient le mieux à nos attentes, n'est valable que si un petit nombre le pratique. De plus, dans un contexte de chômage de masse dans les pays développés, ce n'est envisageable que pour une minorité de gens dont les compétences sont recherchées (ingénieurs, financiers, consultants, informaticiens...), qui maîtrisent les langues étrangères.

 

On pourrait être tentés de s'écrier : « Qu'ils partent ! ». Les « dynamiques », les « créatifs » qui pensent que l'herbe est plus verte ailleurs. Je fais le pari qu'on fera bien sans eux. Sans tomber dans les inepties du type « La France, tu l'aimes ou tu la quittes », on pourrait citer John Fitzgerald Kennedy : « Ne vous demandez pas ce que votre pays peut faire pour vous. Demandez-vous ce que vous pouvez faire pour votre pays ».

 

Que faire alors de ceux, qui pour diverses raisons (attachement à sa famille, à son pays, peur de l'inconnu...), choisissent ou sont contraints de rester ? Il faut bien continuer à faire bouillir la « marmite France » !

 

 Il serait aberrant de dire que tout va bien chez nous et qu'il ne faut rien changer. Mais, contrairement à ce que l'on entend (trop) souvent, le mal qui ronge notre modèle social n'est pas l'explosion de la dépense publique, qui traduirait l'emprise sans cesse grandissante d'un Etat sclérosant. Si depuis 1970 la dépense publique est passée de 40,3% à 56% du produit intérieur brut (PIB), c'est en grande partie en raison de l'augmentation des prestations sociales (principalement santé et retraite). Le coût de fonctionnement des administrations publiques (Etat, collectivités locales et organismes de sécurité sociale) est passé de 15,3% du PIB à 18,8%.

http://www.insee.fr/fr/indicateurs/cnat_annu/base_2000/se...

 

 

20101110 - France.JPG

 

Ce qui a progressé depuis les 1970, ce n'est donc pas l'étatisation de l'économie, c'est la solidarité garantie par l'Etat, dans un contexte de vieillissement de la population, de progression de l'offre et de la demande de soin et de formation...Cette solidarité nationale a permis notamment , via la montée en puissance des retraites publiques, de faire passer le taux de pauvreté des personnes âgées de plus de 25% en 1970 à environ 12% aujourd'hui. Les pays qui ont une dépense publique plus faible ont fait le choix de confier au secteur privé la santé et les retraites. A cet égard, l'exemple des Etats-Unis, qui a poussé le plus loin la logique de la privatisation, doit nous faire réfléchir : le système de santé représente 16% du PIB (contre 11% en France), pour des résultats moindre en termes de santé publique et 50 millions de laissés pour compte.

 

Pour autant, le modèle social ne saurait se résumer à une « tuyauterie » qu'il suffirait d'entretenir, il faut une vision collective, un projet de société. C'est cet état d'esprit qui avait présidé à la mise en œuvre du programme du Conseil National de la Résistance, dès l'immédiat après-guerre, avec notamment la création de la Sécurité sociale. Depuis lors, l'élite technocratique (énarques, inspecteurs des finances...) s'est contentée de bricoler quelques rustines pour essayer tant bien que mal de maintenir un système dont la légitimité est sans cesse remise en cause.

 

Cette absence de vision de l'élite technocratique se retrouve également chez l'élite patronale. Forcément, puisque bien souvent les mêmes passent de l'une à l'autre avec une facilité déconcertante. Ils y croisent les héritiers, qui sont légions parmi nos grands patrons. « Ceux qui réussissent », qu'évoquent Jean-François Copé avec des trémolos dans la voix, sont souvent des « fils et des filles de » : Pinault, Bouygues, Arnault,...Le cas le plus emblématique est sans doute Arnaud Lagardère, plus préoccupé par ses écuries sportives que par EADS, et dont les performances mirobolantes ont conduit son groupe à être exclu du CAC 40. Dans ces conditions, pas étonnant que sur les 100 premières entreprises françaises, seules 10% n'existaient pas il y a trente ans contre 40% aux Etats-Unis. Le paysage économique français apparaît aujourd'hui dominé plutôt par des groupes exploitant une rente (Total, GDF Suez...) ou bénéficiant de la commande publique (Vinci, Vivendi...), que par des conquérants sur des marchés liés à l'innovation. Par ailleurs, les avantages comparatifs de la France se sont effrités dans de nombreux domaines de moyenne ou haute technologie: le matériel de télécommunication, le matériel informatique, l'électronique grand public et, surtout, dans l'automobile.

 

Dévitalisation du modèle de solidarité nationale, sclérose du modèle économique, ces deux fléaux ont pour conséquence une désillusion grandissante dans toutes les strates de la société. Un temps séduits par la « culture d'entreprise » comme alternatives aux idéologies (forcément) ringardes, les cadres et professions intellectuelles supérieures sont rattrapés par le chômage et les délocalisations. Ils sont de plus en plus dubitatifs vis-à-vis de stratégies d'entreprises qu'ils ne comprennent plus. On peut dire, avec Emmanuel Todd, que « ce que nous observons est un groupe supérieur implosé, une multitude d'individualités isolées, farouchement préoccupées d'elles-mêmes, détachées de la religion, des idéologies (...) ».

 

Comment redonner du sens à tout cela ? Les pistes à explorer sont sans doute multiples, mais j'en retiendrai trois : la fiscalité, l'école et la vie politique.

 

La fiscalité n'est pas qu'une question technique, elle est la traduction chiffrée des valeurs d'un pays. Si la finalité du système fiscal est le financement des politiques publiques, il doit également s'attacher à limiter les inégalités de revenus. Aujourd'hui, les impôts progressifs (impôt sur le revenu, ISF, droits de succession) ne représentent que 7,5% du total des recettes publiques. Le système fiscal doit également éviter l'accumulation de patrimoines démesurés et leur concentration entre quelques mains. Une société de rentiers est moins performante qu'une société où les cartes sont rebattues entre chaque génération. A cet égard, la quasi-suppression des droits de successions est un très mauvais choix. La justice fiscale doit également concerner les entreprises, en corrigeant cette aberration qui veut que les plus grandes d'entre elles ont un taux d'imposition nettement plus faible que les plus petites (13 % contre 30 %). Et puis, il est impératif de procéder enfin à un examen critique des 172 milliards d'€ de niches fiscales et sociales (http://www.contreinfo.info/article.php3?id_article=3087). La fiscalité doit donc être abordée non pas sous l'angle habituel de la baisse des prélèvements obligatoires, mais selon la nécessité d'apporter les ressources nécessaires à des politiques publiques démocratiquement débattues, tout en garantissant la cohésion sociale, en évitant que les très riches et les très pauvres ne « décrochent » du reste de la société.

 

Depuis une quinzaine d'années, la part du produit intérieur brut (PIB) consacrée aux dépenses d'éducation ne cesse de diminuer: 6,6% en 2008, contre 7,6% en 1996. Il manque environ 20 milliards d'euros pour que l'effort de la nation soit équivalent à ce qu'il était il y a quinze ans, soit 15% du budget actuel. Mais au-delà de la nécessaire revalorisation des moyens, il est tout aussi impératif de réfléchir à l'organisation et au fonctionnement du système scolaire. La France est l'un des pays où l'origine sociale conditionne le plus la réussite scolaire. Ainsi, selon une note du ministère de l'Education, un fils d'enseignant a quatorze fois plus de chances d'obtenir le bac que son camarade dont le père est ouvrier non qualifié. L'enseignement est toujours majoritairement centré sur l'acquisition d'un savoir académique et disciplinaire. Le système, depuis toujours, a pour vocation de sélectionner les meilleurs sans trop se préoccuper des autres (la dépense annuelle pour un étudiant classe préparatoire, 13 760 €, est deux fois plus élevée que pour un étudiant de l'université). C'était valable lorsqu'il s'agissait de former une élite peu nombreuse, via notamment les « Grandes Ecoles », mais atteint ses limites lorsqu'il s'agit de gérer la massification de l'éducation. Aujourd'hui encore, la position sociale future est largement conditionnée par la capacité à ingurgiter des mathématiques à 18 ans. La capacité à travailler en groupe, à mobiliser des connaissances inter-disciplinaires, à prendre des initiatives ne sont pas suffisamment valorisées. Plutôt que de classer, de trier, la finalité de l'école devrait être de garantir à tous les élèves la maîtrise d'un socle de connaissances, mais aussi et surtout leur donner confiance en eux, en leurs camarades et en leurs capacité à progresser.

 

Enfin, il est nécessaire d'ouvrir la politique au plus grand nombre en limitant strictement le cumul des mandats selon le principe suivant : un seul mandat renouvelable une fois. Fini les députés-maires, quand ce n'est pas les députés-maires-conseillers généraux-président de communautés de communes ! Fini les élus pendant trente ans au même poste ! Cela dit, dans cette hypothèse, cela n'empêcherait pas un conseiller régional, au terme de ses deux mandats, de devenir député. Mais il ne serait « que » député (ce qui est suffisant pour occuper ses journées). Une telle limitation permettrait « d'aérer » la classe politique, d'apporter du sang neuf. Cela éviterait également la transformation des partis politiques en club de notables locaux entourés de supporters, en faisant régulièrement émerger des « têtes nouvelles » parmi les militants. Moins préoccupée par sa propre réélection, on peut espérer que la classe politique s'attachera à mettre au centre du débat les vraies questions : comment lutter contre le chômage de masse, quel avenir pour la protection sociale, quel urbanisme pour demain...

 

Si certains ont des raisons de quitter la France, les autres ont beaucoup à faire et c'est une bonne raison de rester !

 

PP

08:52 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inégalités, école, fiscalité, impôts | | |  Facebook | | |

07 juin 2010

Appel national pour l’Ecole Publique

L'Appel pour l'Ecole publique est proche de franchir le cap des 180 000 signatures.

 

Le gouvernement vient de  laisser « fuiter » un document qui détaille par le menu et avec un cynisme absolu, les différentes manières de supprimer 16 000 postes de plus dans l'Education. Il est donc encore plus important de rassembler, avant le 19 juin, des milliers d'autres signatures pour l'Ecole Publique. 

 

Soyons nombreux à participer aux rassemblements qui auront lieu dans toute la France le samedi 19 juin lors de l'initiative : « Fête  l'Ecole Publique !».

 

L'Ecole publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d'un monde en crise. C'est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd'hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.

 

 

Signer la pétition

 

Redonnons la Priorité à l'Ecole laïque !

 

Le service public et laïque d'éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d'une éducation et de s'approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.

 

Aujourd'hui, le service public et laïque dducation n'est plus une priorité de ltat.

 

Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :

■     les dizaines de milliers de suppressions d'emplois qui ne cessent de le frapper durement, le fragilisent en zone rurale et l'asphyxient en zone urbaine.

■     les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n'ont jamais été aussi élevées. Il s'agit de près de 7 milliards d'Euros octroyés chaque année par l'Etat, auxquels viennent s'ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales.

■      la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de « marché » scolaire.

■      la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d'élèves en consommateurs d'école.

■     le développement du privé par le plan banlieue, là ou les besoins du service public sont les plus criants, là ou la ségrégation sociale est la plus forte ;

■     les accords « Kouchner Vatican » (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets de financement par l'État de l'enseignement supérieur privé.

 

 

Nous, signataires de cette pétition, refusons l'affaiblissement organisé par l'Etat, de notre service public et laïque dducation.

 

 

Lducation n'est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L'argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.

 

 

Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l'Ecole publique, laïque et gratuite.

 

 

Nous réaffirmons qu'il n'y a qu'une Ecole de la République.

 

 

Nous demandons que l'effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l'Ecole de la Nation.

10:19 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : éducation, école | | |  Facebook | | |

31 mars 2010

Appel national pour l’Ecole Publique

L'Ecole publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d'un monde en crise. C'est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd'hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.

 

 

Signer la pétition

 

Redonnons la Priorité à l'Ecole laïque !

 

Le service public et laïque d'éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d'une éducation et de s'approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.

 

Aujourd'hui, le service public et laïque dducation n'est plus une priorité de ltat.

 

Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :

■     les dizaines de milliers de suppressions d'emplois qui ne cessent de le frapper durement, le fragilisent en zone rurale et l'asphyxient en zone urbaine.

■     les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n'ont jamais été aussi élevées. Il s'agit de près de 7 milliards d'Euros octroyés chaque année par l'Etat, auxquels viennent s'ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales.

■      la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de « marché » scolaire.

■      la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d'élèves en consommateurs d'école.

■     le développement du privé par le plan banlieue, là ou les besoins du service public sont les plus criants, là ou la ségrégation sociale est la plus forte ;

■     les accords « Kouchner Vatican » (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets de financement par l'État de l'enseignement supérieur privé.

 

 

Nous, signataires de cette pétition, refusons l'affaiblissement organisé par l'Etat, de notre service public et laïque dducation.

 

 

Lducation n'est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L'argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.

 

 

Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l'Ecole publique, laïque et gratuite.

 

 

Nous réaffirmons qu'il n'y a qu'une Ecole de la République.

 

 

Nous demandons que l'effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l'Ecole de la Nation.

15:32 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : éducation, école | | |  Facebook | | |

12 octobre 2009

De la cagnotte anti-absentéisme dans les écoles

Le site Rue89 m'a fait le plaisir de publier mon billet du 8 octobre sur les brigades de sécurité scolaire.

http://www.rue89.com/2009/10/09/de-la-cagnotte-anti-absen...

PP

14:18 Publié dans Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : école, inégalités | | |  Facebook | | |

26 août 2009

La composition sociale des filières, de la 6ème aux classes préparatoires


55 % des élèves de classes préparatoires sont enfants de cadres ou de professions libérales, tandis que seuls 16 % ont des parents ouvriers, inactifs ou employés.

A mesure que le niveau d'études augmente, la proportion d'élèves des couches sociales les moins favorisées diminue. Alors que les enfants d'ouvriers, d'inactifs et d'employés représentent la majorité des élèves de sixième (56 % pour les deux catégories cumulées), ils ne constituent qu'une faible part (16 %) des élèves de classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). A l'inverse, les enfants, dont les parents sont cadres ou exercent une profession libérale, ne représentent que 16 % des élèves de sixième, tandis qu'ils constituent plus de la moitié (55 %) des élèves de classes préparatoires.

Si les inégalités sont présentes dès l'école maternelle, elles s'accentuent au fur et à mesure que le niveau d'études augmente, du fait d'une moins bonne réussite des enfants issus de milieux défavorisés ou, tout simplement, de choix d'orientation influencés par le milieu social. Mais le "handicap" du milieu social n'est pas insurmontable : même s'ils sont peu nombreux, et même s'ils doivent redoubler d'efforts, des enfants d'ouvriers et d'employés sont présents dans les filières de prestige.

L'origine sociale des élèves de la 6ème aux classes préparatoires
Unité : %

 

Elèves de 6ème

Ensemble bacheliers

Bacheliers généraux

Bacheliers généraux avec mention

Inscrits en classe préparatoire aux grandes écoles

Ouvriers, inactifs*

38

29

19

15

9

Employés

18

16

14

11

7

Agriculteurs, artisans, commerçants

11

11

10

9

9

Professions intermédiaires

17

21

24

23

20

Cadres supérieurs, professions libérales

16

23

33

42

55

TOTAL

100

100

100

100

100

*Les inactifs sont des personnes de milieu social très proche de celui des ouvriers.

Source : Ministère de l'éducation nationale - Direction de l'évaluation de la prospective et de la performance, suivi après le baccalauréat des élèves entrés en sixième en 1995

 

09:48 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : école, inégalités | | |  Facebook | | |

11 décembre 2008

Pétition en faveur de l'école maternelle

J'ai reçu ce qui suit par mail aujourd'hui. Dans la mesure où j'approuve cette initiative, je me permets de le diffuser...

Vous tous qui avez des enfants en bas âge, des enfants qui sont ados, des enfants qui ont eux-mêmes des enfants maintenant, vous savez combien l'école maternelle est un lieu vital d'épanouissement et d'éducation pour les premières années de la vie. Tous les pays étrangers, qui n'ont pour structures de petite enfance que des "Jardins d'enfants", garderies municipales ou privées, nous envient notre école maternelle où la pédagogie est adaptée à l'enfant dès la petite section.
Or pour des raisons d'économies budgétaires, le gouvernement français menace de supprimer les petites et moyennes sections des écoles maternelles au profit de garderies municipales ou privées, où les enfants seraient sous la garde de personnels titulaires du CAP petite Enfance (2 ans après le BEPC) et non plus encadrés par des enseignants qualifiés (5 ans après le BAC). Ainsi on sacrifie les plus jeunes et ensuite on criera à l'échec scolaire et social !
Alors pour défendre l'école maternelle française publique, laïque et gratuite pour tous, signez la pétition mise en ligne par l'Association Générale des Enseignants des Ecoles Maternelles (AGEEM) que vous trouverez à l'adresse suivante :

http://marnesia.free.fr/phpPetitions/index.php?petition=2

et diffusez largement au travers de vos carnets d'adresse

Merci d'avance ........ pour que les petits à venir aient encore la chance de faire leur rentrée en maternelle !!!


PP

07:48 Publié dans Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : école | | |  Facebook | | |

10 décembre 2008

L'école des inégalités

Avec un score de 51 sur 100, la France est l’un des pays où le milieu social joue le plus dans la détermination du niveau scolaire.
La France partage avec la République tchèque un triste palmarès, celui d’être parmi les pays où l’origine sociale influence le plus le niveau scolaire. Une influence qui s’exerce par des éléments très divers : le niveau de vie (conditions d’étude, recours aux cours privés, etc.), l’éducation (aide aux devoirs, lectures, etc.) et diverses pratiques (langage, loisirs, etc.). Le résultat tiré des enquêtes menées par l’OCDE sur le niveau scolaire à l’âge de 15 ans est valable en mathématiques, mais aussi en sciences ou à l’écrit. Des pays très différents ont les meilleurs résultats : les pays méditerranéens (Espagne, Italie, Portugal) le Canada et les pays nordiques.

La mauvaise position de la France peut s’expliquer par différents facteurs. Les programmes valorisent plus qu’ailleurs la culture de l’élite scolaire de la nation : la maîtrise d’un savoir mathématique théorique et de la langue française. A partir du collège, le système, très académique sur le plan de la forme, défavorise ceux qui peinent à entrer dans le moule officiel. Les évaluations à répétition dévalorisent et contribuent à l’échec des plus faibles. Le travail demandé hors temps scolaire est important, profitant à ceux qui disposent d’un soutien à domicile (des parents ou par le biais de cours privés).

L'impact du milieu social sur le niveau scolaire en mathématiques
(Indicateur d'intensité sur 100: plus la valeur est proche de 100, plus le milieu social influe sur la réussite scolaire)

République tchèque 54
France 51
Belgique 49
Hongrie 48
Allemagne 47
Autriche 43
Etats-Unis 42
Royaume-Uni 41
Japon 40
Pays-Bas 39
Suède 38
Moyenne OCDE 38
Pologne 38
Corée 38
Grèce 37
Irlande 35
Norvège 35
Danemark 34
Finlande 32
Espagne 30
Canada 30
Portugal 29
Italie 29

Source : OCDE, enquête Pisa. Année des données : 2006

07:44 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : école, inégalités | | |  Facebook | | |

19 septembre 2008

Bonnet d'âne

Xavier Darcos a déclaré : « J’accepterai toutes les missions que me confiera le président de la République, quelles qu’elles soient. ». En cette période de rentrée scolaire, je crois que l’on peut lui décerner le prix, pourtant très disputé, de « plus gros fayot du gouvernement ».

Très présent dans les médias, le Ministre de l’Education ne cesse de répéter que, malgré les quelque 10000 postes supprimés, la rentrée s’est faite à « taux d’encadrement constant » (rapport entre l’effectif enseignant et le nombre d’élèves). Venant de la part de quelqu’un qui est incapable de faire une règle de trois (il en fait la pathétique démonstration sur le plateau du Grand Journal sur Canal +), on est en droit de douter de ces chiffres !



Mr Darcos veut restaurer les « récompenses » pour les élèves méritants. En l’occurrence, il a évoqué la possibilité de décerner des médailles aux bacheliers (il a dû s’endormir devant les JO et ça a eu une sorte d’effet subliminal). De qui se moque-t-on ? Mr Darcos se comporte comme les explorateurs occidentaux qui tentaient d’amadouer les « sauvages » avec de la verroterie, afin de masquer leur véritable objectif !

Avec la généralisation des heures supplémentaires, il a réussi à introduire un motif supplémentaire de malaise chez les enseignants. Désormais, il y a une division entre ceux qui acceptent d’en faire et les autres.

Xavier Darcos annonce également qu'il veut instaurer un « code de la paix scolaire » applicable dans tous les établissements français en cas de dégradations ou de violences. Comme si l’école était en guerre ! Le ministre de l'Education a précisé sur France Info avoir demandé à un magistrat, Laurent Huet, de lui faire une proposition en vue de la rédaction de telles règles. Le code devra intégrer en premier lieu la « recherche systématique de la responsabilité civile lorsque des dégradations sont commises, en particulier celles des parents », a-t-il expliqué. Encore une fois, on va privilégier la répression au détriment de la prévention…et de l’éducation.

Enfin, et c’est la cerise sur le gâteau, Xavier Darcos, auditionné par la commission des Finances du Sénat, expose son objectif de réduction du nombre d’enseignants en première section de maternelle avec la justification suivante : « Est-ce qu’il est vraiment logique, alors que nous sommes si soucieux de la bonne utilisation des crédits délégués par l’Etat, que nous fassions passer des concours bac +5 à des personnes dont la fonction va être essentiellement de faire faire des siestes à des enfants ou de leur changer les couches ? »



Il faut rappeler qu’une des conditions pour l’inscription à l’école maternelle est justement que les enfants soient propres, sans compter l’aide des assistantes territoriales. Je propose donc de décerner au ministre la médaille d'or du "café du commerce".

La Cour des comptes souligne qu’en raison du désengagement déjà effectif du ministère de l’Education nationale, « le taux de scolarisation des 2-3 ans a diminué de 27% entre 2003 et 2007 » et qu’à « la rentrée 2005, 5000 enfants étaient en attente de scolarisation en maternelle », alors que le taux de fécondité ne cesse de croître en France. Avant d’asséner un commentaire en forme de désaveu pour le ministre :
« Cette évolution apparaît peu cohérente au regard de la bonne utilisation de l’argent public : le coût par enfant est moindre s’il est accueilli en maternelle plutôt qu’en EAJE (Etablissements d’accueil de jeunes enfants, c’est-à-dire les modes de garde collectifs alternatifs) (13 368 € en 2006 en EAJE, contre 4 570 € en maternelle, hors périscolaire). »

Ne pourrait-on pas rétablir le bonnet d’âne ? Mais juste pour Mr Darcos !

PP

09:15 Publié dans Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : éducation, école | | |  Facebook | | |