29 juillet 2008

Au pays du soleil levant...

e9580e54accf61c58e44291f922450c4.jpgL'excédent commercial du Japon s'est établi à 138,6 milliards de yens (816 millions d'euros) en juin, ce qui représente une baisse, plus marquée que prévu, de 88,9% par rapport à il y a un an.

La prévision médiane des économistes était d'un excédent de 503,0 milliards de yens, soit une baisse de 59,6%.

La contraction plus forte que prévu de l'excédent commercial s'explique essentiellement par la baisse, la première en près de cinq ans, des exportations, ce qui laisse à penser que le ralentissement économique provoqué par l'effondrement du marché des "subprime" aux Etats-Unis il y a près d'un an commence à se faire sentir auprès des pays clients du Japon.

Les exportations ont reculé de 1,7% alors que les économistes attendaient une hausse de 3,8%. Les importations ont de leur côté augmenté de 16,2%.

Vers les Etats-Unis, les exportations ont chuté de 15,4%, ce qui représente le dixième mois de baisse consécutive.

A méditer par tous ceux qui croient (ou veulent croire) que la crise est "derrière nous" !

PP

28 juin 2008

Plongeon estival...

Ca fait longtemps que je n'ai pas donné de nouvelles de nos amis les marchés financiers...

Qui a dit que la crise était derrière nous ? Plus personne à Wall Street en tout cas…
Jeudi 26 juin, l'indice Dow Jones, en terminant en recul de 3,03 %, a effacé la série de records historiques qu'il avait enchaînée depuis septembre 2006. À cette date, le record de la bulle Internet, 11.722,98 points, avait été dépassé, ouvrant la voie à plusieurs nouveaux points hauts jusqu'à celui du 29 septembre dernier à plus de 14.000 points. Jeudi 26 juin, le "Dow" était à 11.453,42 points, passant sous son précédent plus-bas de l'année, touché le 10 mars à 11.740 points. On était alors au plus profond de la crise du crédit, au moment où se profilait l'effondrement de la banque Bear Stearns, finalement sauvée par une action conjointe de JP Morgan et de la Fed. L'embellie des mois d'avril et de mai, où la barre des 13.000 points avait été franchie, est désormais du passé.

Selon les analystes, aucun élément ne permet de penser que les marchés actions pourraient se redresser dans les prochains mois. Tout particulièrement concernée, Citigroup, déjà la banque la plus touchée par la crise, devrait procéder à de nouvelles dépréciations d'actifs de 9 milliards sur le trimestre en cours. Le secteur bancaire n’est pas le seul touché, l’industrie et même les nouvelles technologies commencent à fléchir.

Il apparaît désormais évident que les sociétés américaines pâtissent durement du ralentissement économique. Et Wall Street en tire les conséquences en termes de prévisions de résultats. Selon Thomson Reuters, les résultats des sociétés du S& P 500 sont attendus en baisse de 9 % au deuxième trimestre. En avril, cette baisse ne devait être que de 2 %. Les sociétés financières et de biens de consommations sont en première ligne, mais les craintes pourraient faire tache d'huile alors que le prix du pétrole continue de rester élevé, que les coûts de production grimpent et que la Fed a déjà annoncé la fin de la séquence de baisses des taux. Décidément, l'ivresse des cimes a abandonné Wall Street...

A Londres, ça ne va pas fort non plus puisque Barclays pourrait avoir besoin de lever neuf milliards de livres supplémentaires en capital (11 milliards d'euros) et passer de nouvelles dépréciations alors que les conditions du marché du crédit continuent de se détériorer.
Barclays a annoncé mercredi dernier avoir levé 4,5 milliards de livres auprès d'investisseurs dont le Qatar et le japonais Sumitomo Mitsui.
Barclays, qui a perdu plus de cinq milliards de dollars d'actifs en raison de la crise des subprimes et du crédit, a indiqué la semaine dernière qu'il prévoyait de lever des milliards de livres pour réaménager sa base en capital (en gros, ça veut dire « sauver les meubles »).

Tout est sous contrôle, la « main invisible » du marché s’occupe de tout…

PP

16 juin 2008

Les dépenses militaires mondiales

Les dépenses militaires mondiales se sont accrues de 6% en 2007 et ont bondi de 45% en dix ans, selon le rapport annuel de l'Institut international de recherche pour la paix à Stockholm (SIPRI).

L'an passé, elles ont atteint 851 milliards d'euros, les Etats-Unis représentant à eux-seuls 45% de ce total, ce qui correspond à 2,5% du produit intérieur brut (PIB) mondial ou encore 128,4 euros par personne.
L'institut relève que l'augmentation des dépenses militaires des Etats-Unis a, en 2007, atteint un niveau supérieur à celui enregistré pendant la Seconde guerre mondiale.

Conséquence directe, les ventes d'armes des cent principaux fabricants mondiaux (hors Chine) ont augmenté de près de 9% en 2006 sur un an, atteignant 315 milliards de dollars.
Les sociétés américaines et d'Europe de l'Ouest (respectivement 41 et 34) ont largement dominé ce marché, réalisant à elles seules 92% des ventes en 2006, dernière année pour laquelle le SIPRI dispose de données.

Et dire que les libéraux, pour justifier leurs politiques, soutiennent que la libéralisation de l’économie engendre la paix !!

PP

07 juin 2008

Chine / Etats-Unis : rendez-vous en 2020

Sur son site Internet, le Fond Monétaire International (FMI – www.imf.org) propose une base de données intéressante regroupant des informations sur les économies de 181 pays. Baptisée « World Economic Outlook », cette base de données est accessible en téléchargement gratuit.

(Pour télécharger les graphiques de cette note, cliquez ici)

On peut ainsi connaître le « poids » des différents pays dans l’économie mondiale. Ce poids est mesuré par la part du Produit Intérieur Brut (en parité de pouvoir d’achat) dans le total mondial. La France représente un peu plus de …3% de l’économie mondiale (pour moins de 1% de la population, ce n’est pas si mal !). La montée en puissance de la Chine, et dans une moindre mesure de l’Inde, depuis le début des années 1990 sont impressionnantes. Si la tendance se poursuit, la Chine dépassera les Etats-Unis aux alentours de 2020-2025.

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Lorsque l’on ramène ces valeurs par habitant, on constate que le rattrapage est loin d’être acquis ! En effet, en 2018 un Français, un Anglais ou un Allemand « pèseront » toujours plus de quatre fois plus qu’un Chinois et un Américain près de six fois plus !

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Soyons rassurés, nous resterons « riches » pendant un certain temps…

PP

13 mai 2008

Petit tour d'horizon de l'économie US

Pour quiconque s’intéresse aux Etats-Unis et plus particulièrement à l’économie de ce pays, il est relativement aisé de trouver un grand nombre de données chiffrées. En effet, il existe deux organismes, le Bureau of Economic Analysis (BEA – www.bea.gov ) et le Congressional Budget Office (CBO – www.cbo.gov ), dont la vocation est de fournir chiffres et analyses sur la première économie du monde (pour quelque temps encore !). Les sites Internet sont vraiment faciles d’utilisation et permettent de télécharger les données voulues sous de multiples formats. L’Insee a encore des progrès à faire pour rivaliser !

(Pour télécharger les tableaux et graphiques de cette note, cliquez ici : 1, 2.)

Je me suis intéressé à l’évolution de l’emploi, des rémunérations et des profits dans diverses branches d’activités entre 1998 et 2006.
Entre 1998 et 2006, le nombre d’emplois (à temps plein et à temps partiel) est passé de 133,2 à 143,5 millions soit une hausse d’environ 8%, ce qui n’est pas mieux que la…France !
Cette hausse globale masque des disparités importantes entre les différents secteurs d’activité. Ainsi, dans la construction, dans la santé et le social, la hausse est de 25%. Elle est de 18% dans la restauration. En revanche, dans l’industrie la baisse est de 18,5% ce qui correspond à la destruction de plus de 3 millions d’emploi. Il est bon de noter que le salaire annuel moyen dans l’industrie est de 67 545 $ contre …19 725 $. En forçant un peu le trait, on pourrait dire que l’on détruit des « bons » emplois pour les remplacer par des « mauvais ». Nous, français, aurions tort de nous gausser car le même processus est en marche en France (entre 1989 et 2007, l’emploi industriel a chuté de 21%) !

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En ce qui concerne la durée moyenne du travail par an et par salarié, j’ai été un peu déçu ! En effet, je croyais que les Américains étaient de vrais bourreaux de travail. En moyenne, ils travaillent 1679 heures par an (1719 dans le privé et 1482 dans la fonction publique). Si l’on considère qu’ils travaillent 48 semaines par an, cela fait…35 heures par semaine ! Ce chiffre est vraisemblablement le résultat de la multiplication des emplois à temps très partiel.

Pour consulter des chiffres vraiment optimiste, il faut s’intéresser aux…profits des entreprises, bien sûr ! Entre 1998 et 2006, les profits ont augmenté de 152% contre 47% pour les salaires. En moyenne, les profits ont augmenté de 12% par an contre 5% pour les salaires.
Le bond entre 1998 et 2006 est de 219 % dans la finance, et même de 277% pour la santé et le social. Toutefois, il est probable que les performances du secteur financier se dégradent dans les prochaines années (crise des subprimes oblige).
On constate un important redressement des profits industriels depuis 2002 (+550 % !!). Ce phénomène est majoritairement dû au secteur pétrolier (hausse des cours).

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Le corollaire à cette hausse des profits est la baisse de la part des salaires dans la valeur ajoutée. Les prévisions du CBO tablent même sur une baisse continue jusqu’en 2018 !

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Pour terminer ce bref tour d’horizon, parlons de la fonction publique. Eh oui, même aux Etats-Unis, il y a des fonctionnaires et même beaucoup. Si l’on prend en compte la fonction publique fédérale et la fonction publique de chaque Etat, on obtient un total de 24,3 millions d’emplois soit 17% du total. A titre de comparaison les quelque 5 millions de fonctionnaires français représentent environ 20% du total des emplois. Il est probable que la différence provienne de la fonction publique hospitalière, plus développée en France.
Quoiqu’il en soit, le nombre de fonctionnaires n’a pas cessé d’augmenter depuis 1929 (sauf après la 2ème guerre mondiale, mais la baisse correspondait à baisse des effectifs de l’armée !).

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La courbe rose représente le nombre de fonctionnaires. La courbe bleue représente la part dans le total des emplois (axe de droite) et la courbe rouge représente la même information mais pour la France.

Finalement, les Etats-Unis ne sont pas si différents de la France !!

PP

29 mars 2008

Régulation

L'administration Bush propose de réformer en profondeur le mode de régulation de l'industrie financière américaine en donnant des pouvoirs accrus à la Réserve fédérale.
Selon un document de 26 pages que s'est procuré vendredi l'Associated Press, ce plan propose de faire de la Fed le premier régulateur de la stabilité du marché en étendant considérablement ses compétences. La banque centrale américaine pourrait désormais examiner non plus seulement les banques commerciales, mais tous les segments de l'industrie des services financiers.

Le plan, qui doit être officiellement dévoilé lundi lors d'un discours du Secrétaire au Trésor Henry Paulson, propose également de consolider l'actuel système de régulation bancaire.
La Fed deviendrait le "régulateur de la stabilité du marché" et disposerait de nouveaux pouvoirs pour rassembler des informations sur une vaste chaîne d'institutions afin que la banque centrale puisse mieux détecter d'éventuels menaces pour l'économie américaine.
Un organisme de régulation serait également chargé de surveiller les institutions financières fonctionnant à l'aide de garanties du gouvernement, tels que les assurances de dépôt pour les banques. Un autre régulateur serait chargé des questions de protection du consommateur.

Le plan prévoit enfin la fermeture de l'Office de supervision économique, chargé de contrôler les institutions économiques, et le transfert de ses fonctions à l'Office du contrôleur de la monnaie, qui régule les banques. La distinction entre les banques et les institutions économiques disparaîtrait également.

Ce plan ne devrait pas manquer d'être décortiqué par le Congrès et le monde de la finance, qui ont par le passé résisté aux précédents plans de réforme des mécanismes de régulation.
Le monde de la finance serait-il arc-bouté sur ses avantages acquis ? Moi qui croyais que le corporatisme était réservé aux syndicalistes obtus !

PP

26 mars 2008

Face, je gagne. Pile, tu perds...

L'actuelle crise financière puise en grande partie son origine dans le système "déraisonnable" des primes aux banquiers qui les pousse à prendre trop de risques, estime le prix Nobel d'économie américain Joseph Stiglitz dans une interview publiée lundi dans le quotidien britannique The Independent.

"Le système des indemnités a très certainement contribué d'une manière importante à la crise. Il a été conçu pour encourager la prise de risques mais il a encouragé la prise de risques excessifs. En fait, il les paie à faire des paris", a déclaré l'économiste.

"Quand les choses tournent bien, ils s'en tirent avec des primes énormes. Quand les choses tournent mal, comme maintenant, ils ne partagent pas les pertes. Même s'ils perdent leur emploi, ils s'en sortent avec d'importantes sommes d'argent", a-t-il ajouté au quotidien.

Selon l'Independent, les bonus accordés cette année aux banquiers de la City dépasseront les six milliards de livres (7,7 milliards d'euros) en dépit de dépréciations d'actifs bancaires qui s'élèvent jusqu'à présent à plus de 60 milliards de livres (77 milliards d'euros) en raison de la crise du crédit.

"La solution n'est pas tant de plafonner les primes mais de faire en sorte que les pertes soient partagées, tout comme les bénéfices, par exemple bloquer les primes pendant dix ans: s'il y a des pertes la deuxième, la troisième ou la quatrième année, les primes seraient réduites de manière appropriée", a poursuivi l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale.

Le Prix Nobel 2001 a par ailleurs stigmatisé les autorités de régulation financières qui "n'ont pas fait ce qu'elles auraient dû faire". "Les réglementations elles-mêmes n'ont pas suivi les innovations intervenues sur les marchés financiers", a-t-il estimé.

Les marchés financiers ont été "mauvais dans l'évaluation des risques". "Ils n'ont pas compris la nature du risque systémique (et) sous-estimé les corrélations", a jugé M. Stiglitz.

La politique monétaire ne pourra pas à elle seule dénouer la crise, croit M. Stiglitz, qui ajoute: "Il nous faut une plus importante dose de politique budgétaire afin d'empêcher l'économie de dégringoler."

29 janvier 2008

La Fed en a-t-elle assez « sous le pied » ?

La banque centrale américaine (la « Fed ») entame aujourd’hui une réunion de deux jours, suivie de près par les marchés qui espèrent fermement un nouvel assouplissement résolu de la politique monétaire. Le Comité de politique monétaire de la Fed (FOMC) se réunit mardi et mercredi pour réexaminer le niveau de son taux directeur, qui est pour le moment fixé à 3,50%.

La semaine dernière, la banque centrale américaine avait déjà baissé son principal taux directeur (celui des « Fed Funds ») de 0.75%, le portant donc à 3.5%.
Cette baisse a pour but de rendre moins chères les liquidités et donc de remettre du carburant dans l’économie pour contrecarrer les effets de la crise financière.
Selon Ben Bernanke, le directeur de la Fed, les pertes liées à la crise financière seraient comprises entre « 100 et 500 milliards de dollars ». On peut admirer la précision…
Ce qui est inquiétant, c’est que, lors des précédentes crises (récession en 1992, bulle internet en 2001) la Fed a été contrainte de baisser ses taux de plus de 5%. Or cette fois-ci, le niveau initial des taux était de 5.5% (voir graphique)

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La Fed en a-t-elle assez « sous le pied » ?

PP

22 janvier 2008

La Chine s'y met aussi...

Bank of China devrait annoncer de lourdes dépréciations sur ses investissements dans le subprime aux États-Unis, susceptibles de porter l'établissement dans le rouge en 2007, selon le quotidien South China Morning Post.
Citant des sources bancaires chinoises, le quotidien ajoute que la banque doit annoncer ces dépréciations, constituées sur le quatrième trimestre 2007, à l'occasion de la publication de ses résultats annuels en avril.
Un porte-parole de la Bank of China à Pékin a dit que la banque avait ramené la valorisation son portefeuille de valeurs mobilières liées au crédit immobilier à risque (subprime) de 9,65 milliards en août à 7,95 milliards de dollars en septembre.

Le China Business News, un journal semi-officiel, écrit pour sa part lundi qu'un groupe de travail constitué de responsables de plusieurs organismes gouvernementaux a récemment effectué une évaluation des retombées potentielles de la crise du subprime sur les banques chinoises. « Les conclusions qu'ils ont tirées ne sont pas très positives », écrit le journal, sans donner de sources.
De plus en plus de responsables chinois expriment ouvertement leurs craintes face aux retombées de la crise du subprime alors qu'il était de mise auparavant de dire que le pays était largement immunisé.
Zhang Tao, un haut fonctionnaire de la Banque populaire de Chine, a par ailleurs déclaré dimanche qu'une baisse de la consommation aux États-Unis imputable à l'assèchement du crédit résultant de la crise du subprime affecterait fortement les exportations.

Ceux qui nous répètent que la Chine prendra le relai de la croissance mondiale en cas de défaillance des Etats-Unis vont peut-être enfin réviser leur jugement…
En effet, les Etats-Unis constituent encore et toujours la première économie mondiale. Si elle entre en récession, comme c’est de plus en plus probable, les retombées se feront sentit sur l’ensemble de l’économie mondiale.

De plus, les rumeurs sur l’exposition des banques chinoises à la crise du subprime vont sans doute engendrer beaucoup de remous sur les bourses asiatiques, intrinsèquement plus volatiles que les bourses européennes (mardi, la dégringolade a dépassé 5% à Tokyo, 7% à Shanghaï et 8% par moments à Hong Kong). D’autant plus que ces bourses, notamment les bourses chinoises sont vraisemblablement dans une bulle spéculative. Par exemple, PetroChina, première capitalisation boursière mondiale avait vu son cours augmenté de…163 % le jour de son introduction…

Et la France ? Nicolas Sarkozy et Christine Lagarde nous répètent que grâce au paquet fiscal, l’économie française résiste mieux que les autres. C’est un peu comme le nuage radioactif de Tchernobyl qui s’était arrêté à nos frontières… La crise des subprime met en jeu la santé financière des plus grandes banques mondiales. On peut penser que les banques françaises ne feront pas exception. Le comportement moutonnier des investisseurs est sans surprise… Alors que le raz de marée de la crise financière s’approche, Christine et Nicolas espèrent l’arrêter avec leur pelle et leur seau (le paquet fiscal représente moins de 1% du PIB, distribué en majeure partie à ceux qui n’en avait pas besoin) !!

C’est tout de même paradoxal…Ce sont les mêmes qui nous serinent que l’on est « dans une économie mondialisée, que l’on ne peut pas faire différemment des autres » lorsqu’il s’agit de justifier la flexibilité ou la baisse des impôts… Dès que ça va mal, il semblerait que nous soyons aussi isolés que l’Albanie communiste !!

PP

10 janvier 2008

Plein emploi...

Je vous soumets ce petit graphique glané sur le blog de Paul Krugman (http://krugman.blogs.nytimes.com/).
Les différentes courbes représentent le taux d’emploi (nombre de personnes en emploi sur le total de la population) des 25-54 ans aux Etats-Unis (courbe bleue), dans l’Union Européenne (courbe rouge).
Devinez à quel pays correspond la courbe verte… Et oui ! C’est la France.
Le mythe du plein emploi américain doit donc être relativisé ! Si le taux de chômage est si faible au Etats-Unis c’est qu’un nombre croissant d’américains renoncent à chercher un emploi car ils ne trouvent que des petits boulots.
En ce qui concerne la France, on peut noter la hausse du taux d’emploi entre 1998 et 2002, période de mise en place des…35 heures. La faiblesse relative du taux d’emploi global (incluant les moins de 25 ans et les plus de 54 ans) est largement due à la mise à l’écart des salariés « âgés ».

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PP

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