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31 juillet 2013

Loi sur l’économie sociale et solidaire : et si on en finissait avec la toute-puissance des actionnaires ?

rue89.pngBillet à lire sur mon blog Rue89 "Chez Pierre Polard"...

Loi sur l’économie sociale et solidaire : et si on en finissait avec la toute-puissance des actionnaires ?

 

PP

11:58 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : finance, impôts, dividendes, actionnaires, ess | | |  Facebook | | |

14 février 2013

Faut-il casser la finance pour mieux construire l’avenir ?

Le débat sur la réforme bancaire a relancé la question de la séparation des activités de dépôt et des activités de marché. Pour schématiser, les activités de dépôt constituent la banque « à l’ancienne », celle qui gère nos comptes, celle qui évalue notre solvabilité avant de nous prêter de l’argent. En revanche, avec les activités de marchés on entre dans le monde de l’innovation financière, le monde des traders qui négocient des produits financiers plus ou moins complexes pour le compte de leur banque ou de leurs clients.

 

Les banques dites « universelles », et notamment les banques françaises, combinent ces deux activités au sein d’une même entité. Dans la mesure où l’Etat garantit les dépôts des français, une banque mise en difficulté par sa branche « marché » se verrait secourue. Cela revient à dire que l’Etat apporte une garantie implicite aux activités de marché. C’est un des arguments de ceux (de Finance Watch à l’économiste Gaël Giraud en passant par Roosevelt 2012) qui militent pour un renforcement du projet de loi présenté par le gouvernement. Il n’y a pas de raison pour que les contribuables payent une assurance « tous risques » aux as de la finance. Même au Royaume-Uni, il est question « d’électrifier la cloison » entre les activités bancaires. Pourtant, il est peu probable que la loi qui sera votée en France, même musclée par les députés, aille jusqu’à une séparation claire et nette. Mais le combat ne s’arrêtera pas au vote de cette loi et devra se poursuivre. Après tout, une loi peut évoluer…

 

Séparer les activités, c’est bien. Limiter les risques, c’est mieux

 

Si la séparation des activités de marché est nécessaire, elle n’est pas suffisante. En effet, après une séparation juridique et capitalistique, les activités de marché seront-elles devenues inoffensives ? Constitueront-elles un monde à part, déconnecté de l’économie réelle ? En d’autres termes, les risques pris par ces activités seront-ils sans conséquence sur le reste de l’économie ? C’est la faillite d’une pure banque de marché (Lehman Brothers) qui a marqué le début de la crise financière. Au lieu de maîtriser le risque, les innovations financières (titrisation, CDS…) ont conduit à sa dissémination insidieuse. Au point que plus personne ne sait vraiment qui porte quel risque et à quelle hauteur.

 

Sur son blog, Christian Chavagneux évoque l’enquête diligentée par la banque JP Morgan, suite à une perte de 6 milliards de dollars sur des « paris risqués ». Le constat est sans appel : « L’enquête souligne d’abord que la banque n’a pas su développer des outils de contrôle à la mesure de la complexité croissante des activités et des risques pris ». En conclusion, « on comprend à la lecture du rapport que c’est l’organisation même du contrôle des risques au sein des établissements qui pose problème et qu’une maîtrise des risques passe forcément par la nécessité d’imposer par la loi un renforcement des moyens et des méthodes des contrôleurs internes. Un sujet malheureusement oublié. »

 

Et pourquoi pas brider l’innovation financière, limiter la complexité des produits financiers, interdire certaines activités ? Puisque les apprentis sorciers n’arrivent pas à maîtriser leurs pouvoirs, pourquoi ne pas casser, par la loi, leur baguette magique avant qu’il ne soit trop tard ?

 

L’Islande : un laboratoire « grandeur nature »

 

Il y a un pays qui a expérimenté à outrance l’emprise du pouvoir de la finance sur son économie : c’est l’Islande. Au début des années 2000, ce petit pays de 300 000 habitants (l’équivalent du département de l’Ardèche) succombe aux charmes de la financiarisation et de la dérégulation. Avant le début de la crise, la valeur des actifs des trois grandes banques du pays (Gilnir, Landsbanki, et Kaupthing) a représenté jusqu’à 900% du PIB. Contrairement au reste du monde, l’Islande a laissé ses banques faire faillite et leurs actionnaires éponger les pertes. Les dépôts du public ont été transférés vers de nouvelles banques, les dettes des ménages ont été restructurées, un moratoire sur les saisies immobilières mis en place. Enfin l'ajustement budgétaire a été mené de façon progressive, sélective et concertée en préservant les dépenses sociales.

 

Au Forum économique de Davos, le président islandais a déclaré : « L’une des choses que nous avons apprises après l’effondrement des banques en Islande, c’est que les banques islandaises, comme les banques britanniques ou les banques américaines, sont devenues des entreprises de haute technologie, qui recrutent des ingénieurs, des mathématiciens et des informaticiens. Et quand elles se sont effondrées, le secteur innovant de notre économie, le secteur informatique, le secteur des TI s’est mis à prospérer, et en fait, sur les trois dernières années, il a eu de bien meilleurs résultats que jamais auparavant dans son histoire. Donc la leçon à en tirer, c’est la suivante : si vous voulez que votre économie soit compétitive dans le secteur innovant du 21ème siècle, un secteur financier fort qui prend les talents de cet autre secteur, même un secteur financier qui marche bien, est en fait une mauvaise nouvelle ».

 


Un secteur financier moins développé ferait non seulement courir moins de risques à l’économie, mais il « libérerait » des cerveaux pour travailler sur les enjeux de demain : les nouvelles technologies, mais aussi la transition écologique, un nouveau modèle de développement, …

PP

 

09:46 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : finance, crise, banques | | |  Facebook | | |

04 janvier 2013

Le système mafieux des banques

L'économiste James K. Galbraith revient sur les dérives du système bancaire qui ont conduit à la crise financière. Rien de nouveau, mais c'est dit de façon concise et sans langue de bois...


Galbraight - Le système mafieux des banques par Khalemvideo

11:52 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : finance, subprime, banques | | |  Facebook | | |

06 février 2012

La gauche française, pionnière de la dérégulation financière ?

"Régulation financière", "rigueur"…D’après un prof d’Harvard, ces enjeux présentés comme des défis pour les candidats de gauche, ont été, dans les années 80, au cœur de la politique de la gauche française. Par Patrick Fauconnier


Arnaud Montebourg, intervenant devant la rédaction du "Nouvel Observateur" mardi  6 septembre, et exposant son programme de "démondialisation", a cité les travaux de Rawi Abdelal, professeur à Harvard, spécialiste de politique économique.

Ce chercheur très peu connu en France a écrit en 2005 un document de 130 pages titré "Le consensus de Paris, la France et les règles de la finance mondiale", dans lequel il démontre que c’est la gauche française qui a agi avec le plus de ténacité, en Occident, "de façon paradoxale" en faveur de la dérégulation "libérale" des marchés financiers.


Des Français...


"A la fin de la décennie 80, écrit Abdelal,  les dispositions de l’Union Européenne et de l’OCDE, qui avaient ralenti le processus de mondialisation des marchés financiers, sont réécrites pour épouser une forme libérale. Grâce à ce changement, qui concernait  70 à 80 % des transactions de capitaux dans le monde, la mondialisation financière va progresser à grands pas dans le cadre de règles libérales (…) Cette évolution n’a pu se faire que grâce à l’intervention de trois personnages : Jacques Delors, en tant que président de la Commission européenne, Henri Chavranski,  président des mouvements de capitaux à l’OCDE de 1982 à 1994, et Michel Camdessus, président du FMI de 1987 à 2000 ( …) Sans eux, un consensus en faveur de la codification de la norme de la mobilité des capitaux aurait été inconcevable. Ces trois hommes ont beaucoup de points communs, mais il en est un qui saute aux yeux : ils sont Français. Voilà qui est tout à fait curieux car pendant plus de 30 ans la France, plus que tout autre pays, avait multiplié les obstacles à toute modification des textes en faveur de la mobilité des capitaux."

Faisant remarquer que c’est François Mitterrand qui a nommé Camdessus gouverneur de la Banque de France, Abdelal parle de "paradoxe français d’autant  plus fort que Delors était une importante figure socialiste et que (…) les français n’y ont pas été forcés par les Etats Unis, au contraire". Il poursuit : "c’est le 'consensus de Paris' et non celui de Washington, qui est avant tout responsable de l’organisation financière mondiale telle que nous la connaissons aujourd’hui, c'est-à-dire centrée sur des économies donc les codes libéraux constituent le socle institutionnel de la mobilité des capitaux".(…)


"plus le monde se globalise, plus il a besoin de règles"


"Entre 1983 et 1988 les français ont laissé faire l’internationalisation et lui ont même réservé bon accueil. En 1988 (réélection de F. Mitterrand, NDLR) , ils se sont lancés dans une nouvelle mission internationale. Des personnalités françaises (il cite Lamy en plus de Delors et Camdessus) ont alors joué un rôle de premier plan dans le mouvement pour rendre la mondialisation possible"

L’explication d’Abdelal est que les français se sont impliqués de la sorte dans le but non pas de déréguler, mais de maîtriser. Il cite Pascal Lamy qui dit, en 1999 : "l’approche française du problème de la libéralisation, c’est que si on libéralise, il faut organiser". Cette façon de voir les choses est confirmée par un discours de Lionel Jospin, en 1999, devant  l’assemblée générale de l’Onu : "plus le monde se globalise, plus il a besoin de règles". C’est pour contrer la vision américaine d’une "mondialisation incontrôlée" et "la domination écrasante des USA sur les marchés financiers"  que les français, "surtout de gauche" selon Abdelal, ont cherché à promouvoir une mondialisation encadrée . Il montre que cette ambition s’est heurtée à un mur au FMI, où les français ont échoué à modifier les règles. 


"ils ont amené Mitterrand à choisir l’Europe et l’austérité"


Interviewé par l’agence Telos en octobre 2007, lors de la nomination de DSK à la tête du FMI juste apres la chute de Lehman Brothers, Abdelal observe que : "les fonctionnaires français ont emmené dans leurs bagages l’idée que la mondialisation pouvait être maîtrisée, ainsi que les instruments de cette maîtrise. Et pourtant, paradoxalement, en permettant aux organisations internationales de maîtriser la mondialisation, ils ont contribué à forger un monde plus libéral et plus mondialisé".       

Dans le cadre d’une analyse plus politique, il consacre plusieurs pages au tournant de 1983, au cours duquel Delors, alors ministre des Finances, Laurent Fabius, ministre du budget et Pierre Bérégovoy, ministre des Affaires sociales, ont convaincu François Mitterrand  d’accepter les contraintes du Système Monétaire Européen, qui a amorcé une politique de rigueur : "ils ont amené Mitterrand à choisir l’Europe et l’austérité". Pour lui, c’est Camdessus qui a convaincu Fabius du danger qu’il y aurait à laisser flotter le Franc, et qui a ensuite "introduit de la pensée unique au FMI".


"Une ambition de faire ses preuves sur le terrain même de l’opposition"


Selon lui, "Fabius, Bérégovoy et quelques autres avaient de bonnes raisons de se donner un programme libéral : se rallier à l’économie de marché permettait de se doter d’une identité politique attrayante, d’un profil "moderne", "compétent", qui tranchait avec l’image "archaïque" et excessivement idéologique d’un Chevènement ou d’un Marchais".

Il poursuit : "L’ardeur de la gauche française à surpasser la droite ne se borna pas à la finance et s’étendit à tous les domaines de la politique économique. Le programme appliqué par Delors, Fabius, Beregovoy allait bien au-delà d’une suppression du dirigisme". Il cite Serge Halimi, patron du "Monde Diplomatique", qui voit dans cette politique "une ambition de faire ses preuves sur le terrain même de l’opposition, ce qui se traduit par une politique encore plus brutale que celle de la droite quand il s’agit d’appliquer des politiques économiques orthodoxes". 


Patrick Fauconnier - Le Nouvel Observateur

 

08:00 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : finance, libéralisation | | |  Facebook | | |

16 janvier 2012

Étienne Chouard : la dette et la fin de l’État-providence

Un entretien avec Etienne Chouard. Il revient de façon synthétique sur les mécanismes qui ont conduit à la situation actuelle. Il résume son propos par l'image d'une pince dont les deux machoires sont l'abandon de la création monétaire et le déficit budgétaire.


L'abandon de la possibilité offerte à la Banque centrale de prêter aux Etats (article 123 du Traité de Lisbonne) a condamné ces derniers à recourir aux seuls marché financiers. Ainsi, la part négociable de la dette publique française (celle placée sur les marchés obligataires) représentait 25% du total en 1979 contre 85% aujourd'hui...


Le déficit public a engendré la nécessité d'emprunter. Mais le déficit n'est pas dû à la hausse des dépenses, mais à la baisse des recettes. Et ce sont les impôts progressifs, payés majoritairement par les plus riches, qui ont le plus diminué...


En conclusion, il faudrait en finir avec le système actuel de l'élection et passer à la "vraie" démocratie. Que nous devenions citoyens et non plus seulement électeurs... Plus facile à dire qu'à faire, mais il est clair qu'il faut changer quelque chose !



Étienne Chouard : la dette et la fin de... par cinequaprod

09:11 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dette publique, finance | | |  Facebook | | |

04 janvier 2012

2012 s'annonce bien !

Je sens qu'on va vraiment se régaler en Europe durant cette année 2012 !


Tout d'abord, un retour sur l'année 2011, car les décisions prises durant l'année écoulée déploieront leurs conséquences néfastes dès le début de 2012 :

2011 vu par Frédéric Lordon: "Les ingrédients du désastre"

A lire ici...

 

Et un mini tour d'horizon chez nos voisins les plus proches :


Espagne - crise : le parjure fiscal de Rajoy accroît le pessimisme

Perdre la première semaine de pouvoir une part substantielle d'un capital aussi précieux que la crédibilité !... Cet exploit est signé dans l'Espagne en crise par le nouveau président du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy, dont le Parti Populaire (PP) remporta à la majorité absolue les législatives de novembre dernier. Huit jours après avoir prêté serment, son gouvernement décrétait le 30 décembre une forte hausse d'impôts pourtant niée par M. Rajoy en campagne électorale et même lors de son investiture.

Le concert des réactions permet de supposer que le nouvel ajustement de M. Rajoy conforte peut-être sa crédibilité internationale, mais au prix de la perte d'une large part de sa crédibilité nationale. De quoi renforcer le sentiment qu'en Espagne, comme dans d'autres pays européens, les aspirations et intérêts des citoyens et, d'autre part, ceux des gouvernants et d'instances supranationales divergent progressivement depuis le début de la crise globale.

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Mario Monti, pas si super que ça

Un mois et demi après avoir été accueilli comme un sauveur à la tête de l'Italie, le nouveau président du Conseil, Mario Monti n'a pas encore réussi à sortir l'Italie de la crise. Et suscite beaucoup de déceptions.

Alors que le décret de son plan d'austérité "Sauve-Italie", adopté le 22 décembre, entre officiellement en vigueur lundi 2 janvier, les syndicats italiens dénoncent à nouveau un plan injuste qui pèse surtout sur les petits salaires. Dimanche 1er janvier, les principaux représentants syndicaux ont solennellement annoncé "des tensions sociales inévitables dans les semaines et les mois à venir" si le gouvernement ne modifiait pas encore son plan.

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Nouveau record pour le chômage en Grande-Bretagne

C'est un nouveau record depuis dix-sept ans, le nombre de chômeurs britanniques s'élevait à la fin octobre à 2,64 millions, selon des chiffres officiels, publiés mercredi 14 décembre. Le taux global reste lui inchangé, à 8,3 %.

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Pourtant des solutions existent...

Lire à ce propos cette tribune de Michel Rocard et Pierre Larrouturou : "Pourquoi faut-il que les Etats payent 600 fois plus que les banques ?"

Extraits :

Est-il normal que, en cas de crise, les banques privées, qui se financent habituellement à 1 % auprès des banques centrales, puissent bénéficier de taux à 0,01 %, mais que, en cas de crise, certains Etats soient obligés au contraire de payer des taux 600 ou 800 fois plus élevés ? "Etre gouverné par l'argent organisé est aussi dangereux que par le crime organisé", affirmait Roosevelt.

Faire payer des taux d'intérêt colossaux pour des dettes accumulées il y a cinq ou dix ans ne participe pas à responsabiliser les gouvernements mais à asphyxier nos économies au seul profit de quelques banques privées...

Il faut en finir avec le deux poids, deux mesures : en nous inspirant de ce qu'a fait la banque centrale américaine pour sauver le système financier, nous proposons que la "vieille dette" de nos Etats puisse être refinancée à des taux proches de 0 %.

Il n'est pas besoin de modifier les traités européens pour mettre en oeuvre cette idée : certes, la Banque centrale européenne (BCE) n'est pas autorisée à prêter aux Etats membres, mais elle peut prêter sans limite aux organismes publics de crédit (article 21.3 du statut du système européen des banques centrales) et aux organisations internationales (article 23 du même statut). Elle peut donc prêter à 0,01 % à la Banque européenne d'investissement (BEI) ou à la Caisse des dépôts, qui, elles, peuvent prêter à 0,02 % aux Etats qui s'endettent pour rembourser leurs vieilles dettes.

Rien n'empêche de mettre en place de tels financements dès janvier !

L'urgence est d'envoyer aux peuples un signal très clair : l'Europe n'est pas aux mains des lobbies financiers. Elle est au service des citoyens.

08:00 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : finance, crise, austérité, dette publique, banques, bce | | |  Facebook | | |

03 janvier 2012

Démondialisation : une définition finalement très simple...

Finance,crise,mondialisationJe vous propose la conclusion d'un article de Frédéric Lordon paru dans le Monde Diplomatique :

 

L’on pourrait aussi, à l'exact opposé, ramener la controverse de la démondia­lisation à une question d'identification conventionnelle finalement très simple, sous la lumière crue de la conjoncture présente.

 

  • La concurrence non faussée entre économies à standards salariaux abyssalement différents; la menace permanente de délocalisation; la contrainte actionnariale exigeant des rentabilités financières sans limites, telles que leur combinaison opère une compression constante des revenus salariaux;
  • le développement de l'endettement chronique des ménages qui s'ensuit;
  • l'absolue licence de la finance de déployer ses opérations spéculatives déstabilisatrices, le cas échéant à partir des dettes portées par les ménages (comme dans le cas des subprime);
  • la prise en otage des pouvoirs publics sommés de venir au secours des institutions financières déconfites par les crises récurrentes;
  • le portage du coût macroéconomique de ces crises par les chômeurs, de leur coût pour les finances publiques par les contribuables, les usagers, les fonctionnaires et les pensionnés;
  • la dépossession des citoyens de toute emprise sur la politique économique, désormais réglée d'après les seuls desiderata des créanciers internationaux et quoi qu'il en coûte aux corps sociaux;
  • la remise de la politique monétaire à une institution indépendante hors de tout contrôle politique:

c'est tout cela qu'on pourrait, par une convention de langage peu exigeante, décider de nommer mondialisation.

 

D'où suit, .toujours aussi simplement, que se dire favorable à la démondialisation n'est alors, génériquement, pas autre chose que déclarer ne plus vouloir de ça !

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29 décembre 2011

Emmanuel Todd, Frédéric Lordon et Jean-Luc Mélenchon en vidéo

 Quelques vidéos...

Emmanuel Todd et l'avauglement de l'oligarchie :

 

Frédéric Lordon et la socialisation du système de crédit :

 

Sur le plateau de "Revu et corrigé" de France 5, le candidat du Front de Gauche à l'election Présidentielle Jean-Luc Mélenchon et l'ex banquier Olivier de Montety tombent d'accord sur la politique à adopter vis à vis des banques.

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27 décembre 2011

La face cachée des banques


« La face cachée des banques » par bakchichinfo

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26 décembre 2011

Pour sortir du piège de la dette publique

Je vous propose ce petit document, conçu par Attac et la Fondation Copernic.

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4p_Dette_Attac_Copernic.pdf

 

Il résume bien les enjeux de la crise actuelle, ses causes et propose des issues autrement plus convaincantes que l'austérité généralisée...

PP

08:00 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : finance, crise, fiscalité, dette publiquee publique | | |  Facebook | | |