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17 décembre 2012

A qui profite la dette ?

Excellent résumé de la spirale infernale de la dette publique...

C'est exactement la même chose en France...à part l'accent !

 

07:16 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dette publique, banques, fiscalité, impôts, dépenses publiques | | |  Facebook | | |

16 avril 2007

Les bons chiffres...(4/4)

Suite et fin des commentaires sur le dernier ouvrage de Jacques Marseille intitulé « Les bons chiffres pour ne pas voter nul en 2007 ».

Dette publique
C’est en 1995 que la dette publique a franchi pour la première fois la barre des 50% du PIB, alors qu’Alain Juppé était premier ministre, succédant à Edouard Balladur.
Alors qu’elle a été stabilisée sous le gouvernement Jospin, elle a repris sa croissance depuis 2002.
Qui a dit que la droite était meilleure gestionnaire que la gauche ?

Dépenses publiques
La part des dépenses publiques dans le PIB, qui était de 54,4% en 1993 (Juppé), est tombé à 51,6% en 2000 (Jospin) pour revenir à 54,3% en 2005 (Villepin). Qui a dit que la droite était meilleure que la gauche pour réduire les dépenses publiques ?

« Comme le démontre l’évolution de tous les pays sans exception, c’est en réduisant massivement les dépenses publiques dans les dix dernières années que l’Irlande, le Royaume-Uni, l’Espagne, le Danemark, la Suède ou la Nouvelle Zélande ont su réduire fortement le nombre de chômeurs ». JM est tellement aveuglé par sa foi dans le libéralisme qu’il en oublie de regarder les chiffres. En effet, au Royaume-Uni, la part des dépenses publiques est passé de 46,1 % en 1993 à 39,8% en 2000…pour remonter à 45,5% en 2005. Pour la baisse massive, on repassera !

Recherche
« Le niveau de dépense globale pour la recherche-développement est nettement inférieur à celui des pays qui se classent désormais aux tout premiers rangs de la croissance économique et du plein emploi, comme la Finlande et la Suède. »
L’action de Nicolas Sarkozy en tant que Ministre des Finances n’a sans doute pas contribué à augmenter ce niveau. C’est en effet lui qui avait décidé des coupes sombres dans les budgets de la recherche. La réaction des chercheurs l’avait contraint à faire machine arrière. Mais cet épisode n’a pas dû contribuer à l’efficacité de la recherche publique.
« Pire, la contribution des petites entreprises à la recherche et au développement…est le plus faible des grands pays industrialisés ».
Ainsi, la part des entreprises dans le financement de la R&D est de l’ordre de 50% en France contre 60 voire 75% dans les pays développés.
Alors que tout semble montrer que ce sont les entreprises qui ne contribuent pas suffisamment aux dépenses de R&D, JM conclut : « En fait, le déficit d’innovation est bien lié à l’improductivité de la dépense publique de la recherche ». Quand le fanatisme trouble à ce point le raisonnement, il n’y a plus rien à faire…

Santé
Pour information : « Le suicide constitue désormais la première cause de mortalité des 15-34 ans ».

« 90 % des consultations chez un médecin de ville donnent lieu à la délivrance d’une ordonnance contre 43,2% aux Pays-Bas par exemple alors que rien ne permet évidemment d’attester que l’état de santé des Hollandais soit moins enviable que celui des Français.»
« Aucun gouvernement n’a pris le risque électoral de se mette à dos quelque profession de santé que ce soit, au motif qu’elle n’aurait pas respecté des engagements conventionnels conformes à l’Objectif National des Dépendes de l’Assurance Maladie. … A cet égard, l’année 2002 constitue un véritable record puisque en dépit de l’augmentation des dépenses de santé de 4% déjà généreusement autorisée par le Parlement, la hausse réelle fut de 7,2%. »
« Les indemnités journalières de courte durée ont provoqué une dépense de 7,5 milliards d’€ en 2005, soit quasiment l’équivalent du déficit enregistré par les compte de la branche maladie cette même année. »
Ce qui précède milite à mon avis pour un encadrement plus strict des professionnels de santé. Alors qu’aujourd’hui les plans d’économie passe par des déremboursements et la « responsabilisation » des assurés, il faudrait enfin se rendre compte que c’est l’ensemble des acteurs du système de santé qui doivent être « responsabilisés ». Les outils informatiques devraient permettre d’identifier rapidement les médecins les plus « généreux » en matière d’arrêt de travail, ainsi que les plus « prescripteurs ». Sans rentrer dans une maîtrise comptable des dépenses de santé, il ne serait pas aberrant que les professionnels rendent des comptes sur l’utilisation qu’ils font de l’argent public.
De même, il serait urgent de poser la question du maintien de la rémunération à l’acte.

Justice
Le budget de la Justice s’est élevé à 5,5 milliards d’€ en 2005, soit 1,89% du budget de l’Etat. Cette part dévolue à une fonction essentielle est la même qu’au début du XXème siècle.
Depuis 2002, le budget du Ministère de l’Intérieur a augmenté de 53% contre 17% pour la Justice. Ce gouvernement semble oublier que la qualité de la chaîne judiciaire dépend du plus faible de ses maillons.
Pas étonnant que la France se trouve en 25ème position sur 36 selon la Commission Européenne pour l’Efficacité de la Justice. Elle est même 34ème si l’on prend le critère du nombre de juges pour 100 000 habitants, derrière la Roumanie, la Moldavie, la Slovaquie, et le Monténégro.

PP

06:30 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Dette publique, Dépenses publiques, Recherche, Santé, Justice | | |  Facebook | | |