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31 juillet 2013

Loi sur l’économie sociale et solidaire : et si on en finissait avec la toute-puissance des actionnaires ?

rue89.pngBillet à lire sur mon blog Rue89 "Chez Pierre Polard"...

Loi sur l’économie sociale et solidaire : et si on en finissait avec la toute-puissance des actionnaires ?

 

PP

11:58 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : finance, impôts, dividendes, actionnaires, ess | | |  Facebook | | |

14 mars 2011

Trois ans après le krach, l’indécente santé du CAC

Avec 82,6 milliards de profits en 2010, les mastodontes français tutoient déjà les niveaux records de 2007. Au détriment de l’emploi et des PME.

 

Par GRÉGOIRE BISEAU

 

http://www.liberation.fr/economie/01012324939-trois-ans-a...

 

Environ 80 milliards d’euros. Voilà le montant des bénéfices dégagés par les 40 plus grandes capitalisations françaises en 2010. Une augmentation d’environ 75% par rapport à 2009, ce qui fait de cette cuvée l’une des meilleures, plus très loin du pic historique de 2007 et de ses 96 milliards de profits.

 

En deux ans, nos multinationales auront donc réussi la prouesse de faire oublier qu’elles sortent de la plus grande crise économique depuis la Grande Dépression. Une telle performance laisse sans voix. Le taux de marge (le ratio entre le résultat d’exploitation et le chiffre d’affaires) de ces mastodontes mondialisés semble devenu insubmersible aux aléas macroéconomiques. On connaît la chanson : l’écrasante majorité de leurs bénéfices est réalisée à l’étranger, et notamment dans les pays à développement rapides, qui n’ont pas connu les frimas de la crise.

 

Le salarié français, le patron de PME, le contribuable peuvent en revanche s’interroger sur cette préférence hexagonale pour ces multinationales. Et se demander si l’économie française touche encore quelques euros de dividende de ses stars. Le bilan n’est pas fameux : nos entreprises du CAC 40 payent moins d’impôts (voire pas du tout), détruisent des emplois, se comportent comme des malotrus avec leurs sous-traitants et, pour couronner le tout, continuent de se gaver de subventions publiques… Il ne s’agit pas de crier haro sur le baudet, mais juste de se demander si l’argent public ne doit pas, demain, soutenir en priorité (en exclusivité ?) les PME qui, elles, créent de l’emploi…

09:28 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dividendes, multinationales, crise, emploi, pme | | |  Facebook | | |

28 février 2011

Dividendes et rachats d’actions en 2010 en France

Extrait de la lettre d'information du site financier Vernimmen.net du mois de février 2011 (page 5)

 

 

Vernimmen_lettre_numero_95.pdf

 

Avec 2 Md de rachats dactions en 2010, les entreprises du CAC 40 ont logiquement repris un léger mouvement à la hausse après le 70 M de 2009. Ceci correspond bien à la nature totalement discrétionnaire de cette forme de distribution de liquidités aux actionnaires qui peut être arrêtée à tout moment. On est loin du plus haut de 2007 (19,2 Md).

 

Alors qu’en 2009, seul Essilor avait procédé à des rachats d’actions significatifs, cette année neuf groupes y ont eu recours. Carrefour est le leader français en ce domaine avec 1 025 M€ et 4,1 % du capital racheté.

 

En 2010, seul Arcelor – Mittal a procédé à une cession d’actions rachetées les années précédentes pour un montant significatif (1 027 M€). On notera que cette cession d’actions auto détenues a financé intégralement le paiement de son dividende en numéraire.

 

Coté dividendes, 36,9 Md ont été versés en 2010, soit plus quen 2009 (+ 4 %) mais moins quen 2008 (- 14 %) ; en fait on est revenu au niveau de 2007 : 37,8 Md.

 

Sur cette somme, seuls 8 % ont été versés en actions contre 23 % lan passé. Seules les banques, Saint-Gobain, Schneider, Michelin et Vallourec y ont eu recours cette année. Lexplication tient à la fois à une meilleure conjoncture économique et à des cours de bourse plutôt orientés à la baisse entre le moment où le prix du dividende en action est fixé et la date limite de choix par lactionnaire entre le dividende en action ou en numéraire.

 

Comme lan passé le trio de tête des versements de dividendes représente 36 % des dividendes versés, et comme on ne change pas une équipe qui gagne, il est toujours composé de Total, GDF Suez et France Télécom. Cette année Unibail Rodamco apparaît dans ce top 5 grâce à un dividende exceptionnel de 1,8 Md dû à des cessions dactifs (immobiliers) qui sajoutent au dividende ordinaire de 0,7 Md.

 

Le taux de distribution pour les entreprises du CAC 40 qui ont versé un dividende est de 59 %, soit un bond par rapport à 2008 (35 %) ou 2007 (42 %). Cette évolution est sans surprise et sexplique par des profits 2009 en baisse (63,9 Md contre 73,4 Md en 2008) et des dividendes la plupart du temps stables ou en hausse (1) compte tenu dune date de versement, le second trimestre 2010, où les conseils dadministration ont bien vu que le gros des difficultés économiques et financières était derrière eux. 2011 devrait voir un repli de ce taux.

 

Cinq groupes nont pas versé de dividendes : Alcatel (qui nen na pas versé depuis 2003), Renault et Peugeot pour cause de crise économique et Natixis pour cause de crise financière.

 

Au total, les groupes du CAC 40 ont distribué en 2010 en numéraire à leurs actionnaires 35,8 Md, soit un tiers de plus quen 2009 mais un tiers de moins que 2008.

 

 

(1) A mettre en balance avec les propos de Jean-Claude Trichet sur les salaires...

http://www.europe1.fr/Economie/Trichet-une-betise-d-augme...

 

08:00 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : salaires, dividendes | | |  Facebook | | |

03 avril 2008

Crise? Quelle crise?

Si certains d’entre vous sont inquiets à l’évocation d’un « plan de rigueur », sachez que pour d’autres la « rigueur » n’est pas à l’ordre du jour.Qui sont ces heureux élus ? Les actionnaires des entreprises du CAC 40.
En 2007, sur les 100 milliards d’€ de bénéfices réalisés par ces 40 entreprises, environ 57 milliards ont été « rendus » aux actionnaires que ce soit sous forme de dividendes (pour environ 38 milliards) ou de rachat d’actions (pour environ 19 milliards).
Alors que les dividendes n’ont progressé « que » de 21%, le montant des rachats d’actions a été multiplié par près de 2,5 entre 2006 et 2007.
Arcelor Mittal, BNP Paribas, Axa, Sanofi Aventis, Total, Société Générale, Accor et Suez ont réalisé près des trois quarts du montant total des rachats d’action.
Par exemple, Accor a racheté en 2007 pour 8.5% de son capital soit 1,24 milliards d’€.

Quelques chiffres (Dividendes + Rachats d’action)
* Total : 6 milliards d’€
* BNP Paribas : 5 milliards d’€
* Axa : 4,3 milliards d’€
* Sanofi Aventis : 4 milliards d’€
* Mittal Arcelor : 3,8 milliards d’€

Le rachat d’action consiste, pour une entreprise cotée, à racheter ses propres actions. Les conséquences sont, en règle générale, une hausse du cours (moins d’actions sont en circulation) et une hausse des dividendes par action (les dividendes sont à partager entre un nombre plus restreint d’actionnaires).
C’est aussi un aveu d’impuissance, puisque cela signifie que l’entreprise n’a rien de mieux à faire avec son argent (investir, par exemple !). Ainsi en 1975, l’investissement net (une fois décompté le renouvellement de l’existant) représentait en moyenne 6,5% de la valeur ajoutée, alors qu’en 2005 ce chiffre est tombé à 4,3%.
Cette tendance est-elle tenable à long terme ? La survie du capitalisme est fondée sur l’investissement qui permet de développer la production et donc les profits futurs. L’approche actuelle se résume à une recherche effrénée du profit à court-terme, sans autre but que ce profit lui-même.

PP

10:49 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : pouvoir d'achat, inégalités, économie, dividendes | | |  Facebook | | |