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06 septembre 2013

Retraites : l’arbre du déficit ne doit pas cacher la forêt du chômage

Trop souvent, lorsque l’on évoque la dépense publique, on met en avant son coût. Ce faisant, on oublie que la contrepartie de cette dépense publique est un ensemble de services  : éducation, santé, transport, sécurité, allocations chômage, allocations familiales, subventions aux entreprises, …La question des retraites n’échappe pas à la règle. A chaque fois que l’on aborde la «  réforme  » des retraites, c’est pour mettre en avant le déficit, le caractère supposé insoutenable de notre régime par répartition.

 

Des résultats qu’il faut préserver...

 

On oublie, par exemple, que la montée en puissance de notre régime de retraites depuis l’après-guerre a permis de faire baisser le taux de pauvreté des personnes âgées de plus de 65 ans de 35% en 1970 à 10% environ aujourd’hui. C’est un résultat loin d’être négligeable  ! Pour ce faire, la part des retraites dans le PIB est passée de 7,3% à 13,6% sans que cela pose de problème insurmontable à notre économie. Aujourd’hui, il semblerait extravagant d’y consacrer un point de plus de PIB pour garantir l’équilibre du système. N’oublions pas que la part des dividendes est, elle, passée de 3% en 1981 à 9% en 2008 sans que cela ne choque ceux qui poussent des cris d’orfraies sur le poids des dépenses publiques. Aujourd’hui, il faudrait «  faire des efforts  » pour sauver les retraites. Mais les efforts n’ont-ils pas déjà été faits lors des précédentes réformes «  courageuses  »  ? Comme le rappelle Pascal Riché, les mesures prises au détriment des retraités français entre 2010 et 2060 représentent un effort de 6 points de PIB. Même si leur niveau de vie est en moyenne comparable à celui des actifs, un retraité sur deux perçoit une pension inférieure à 1215 €. Peut-on parler de «  privilégiés  », comme on l’entend parfois  ? D’autant plus que le recul de l’âge légal et l’allongement des durées de cotisations déjà acté par le passé, sans parler de celui prévu à partir de 2020 par la réforme du gouvernement, implique une baisse programmée du niveau des pensions. En période de chômage, il est en effet de plus en plus difficile de remplir les conditions pour prétendre à une retraite à taux plein. De plus en plus de salariés âgés sont ainsi contraints à rester sur le marché du travail. Une part grandissante d’entre eux va grossir les rangs des chômeurs  : fin 2011, 9,1 % des chômeurs avait 55 ans et plus, contre «  seulement  » 5 % en 2000.

Certes, on vit plus longtemps, il serait donc logique de travailler plus longtemps. Cet argument pourrait s’entendre si nous connaissions le plein emploi. Si tout le monde travaillait et cotisait et que pour autant le système était en déséquilibre, là il y aurait une vraie nécessité de demander à tous de travailler plus longtemps. Mais ce n’est pas le cas. Avec plus de 5 millions d’inscrits à Pôle Emploi, c’est même loin d’être le cas  ! Et puis, il ne faut pas oublier que depuis 1994, l’augmentation de la durée de cotisation (3,5 années) a été supérieure à l’augmentation de l’espérance de vie à 60 ans (2,5 années). D’ailleurs l’espérance de vie «  physiologique  » est une chose, mais l’espérance de vie en bonne santé doit également être prise en considération. Or cette espérance de vie stagne depuis des années. Si on regarde du côté de l’Allemagne, qui a imposé à son peuple une réforme «  courageuse  » de sa protection sociale depuis les réformes Hartz IV jusqu’à la réforme des retraites de la grande coalition CDU / SPD (report à 65 ans de l’âge légal), force est de constater que l’augmentation de l’espérance de vie n’est pas acquise. Ainsi, a-t-elle chutée significativement pour les plus vulnérables, ceux qui n’ont pas d’épargne pour assurer leurs vieux jours. C’est tout cela qui est en jeu dans la question des retraites.


Un rôle de stabilisateur automatique...

 

A trop regarder l’aspect comptable des choses, on perd de vue que la question des retraites ne peut être réglée indépendamment du problème central de notre société  : le chômage de masse. La branche vieillesse de la Sécu était à l’équilibre jusqu’en 2007. Comme le souligne le rapport Moreau (page 45 «  L’effet de la crise économique se fait sentir depuis mi-2008 et perturbe la trajectoire du système  »), le déficit depuis 2008 est majoritairement dû à la hausse du chômage, liée à la crise. Comme tout le système de protection sociale, les retraites jouent un rôle de «  stabilisateur automatique  ». En période de crise, les recettes chutent, mais les dépenses sont maintenues, d’où un déficit mécanique et conjoncturel, mais aussi un rôle de stabilisateur de l’économie grâce au maintien du revenu de la population. Vouloir réduire le déficit en période de crise, c’est rompre cet équilibre et entrer dans une spirale récessive. Moins de consommation, moins d’emplois, moins de ressources pour la protection sociale, aggravation des déficits…C’est le lancinant refrain que nous connaissons bien dans cette Europe engoncée dans les politiques d’austérité dont les résultats désastreux nous condamnent à l’asphyxie économique et à l’inexorable montée des tensions sociales, berceau de tous les extrémismes. Certes le gouvernement a fait le choix d’augmenter les cotisations patronales, donc de ne pas faire reposer exclusivement le financement sur les salariés et les retraités. Mais le basculement prévu d’une partie des cotisations patronales d’allocations familiales sur la fiscalité viendra contrebalancer cette mesure, au détriment des ménages. Au final, ce sont ces derniers qui paieront la majeure partie de l’addition. En l’absence d’une réforme fiscale ambitieuse, l’effort sera mal réparti entre les ménages, du fait d’une insuffisance de la progressivité de notre système fiscal.


Le vrai problème des retraites, c’est le chômage...

 

Répétons-le, le vrai problème des retraites, c’est le chômage  ! De même, les inégalités entre retraités trouvent leur origine dans le marché du travail. Vouloir prendre en compte la pénibilité dans le calcul des retraites est un principe louable. Mais il serait préférable de s’attaquer vraiment à l’amélioration des conditions de travail  : travail à temps partiel subi, explosion des troubles musculo-squelettiques, stress qui devient le quotidien de nombreux salariés…Si des réformes «  structurelles  » sont nécessaires, il ne s’agit pas de celles dont on nous rebat les oreilles  : baisse des pensions, libéralisation du marché du travail…Il est impératif de prendre la question du chômage et des conditions de travail à bras-le-corps. Il ne faut pas attendre un hypothétique retour de la croissance, qui, de toutes façons, n’atteindra pas durablement le niveau nécessaire pour commencer à faire baisser le chômage (1,5%). Il est nécessaire de relancer la réflexion sur une réduction collective, négociée et organisée du temps de travail, afin de permettre à tou-te-s de travailler dans de bonnes conditions. Compte tenu de la situation actuelle, c’est sans doute le seul chemin vers le plein emploi de qualité…et vers des retraites correctement financées  !

PP

 

Aller plus loin

22 juillet 2013

Medef : Pierre Gattaz ferait-il quand même un peu de politique ?

rue89.pngBillet à lire sur mon blog Rue89 "Chez Pierre Polard"...

Medef : Pierre Gattaz ferait-il quand même un peu de politique ?

 

PP

11:50 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : productivité, impôts, fiscalité, retraites, écologie | | |  Facebook | | |

06 avril 2013

L'Observateur des inégalités, n°107, Avril 2013

Pourquoi la gauche doit augmenter les impôts

Après avoir réduit les impôt au profit des plus aisés, la France se lance dans une suicidaire baisse des dépenses, qui pénalise les couches populaires et moyennes. L’alternative est un effort fiscal national. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Article publié par Le Monde du 28 mars 2013.

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Supplément familial : l’Etat aide les enfants des fonctionnaires en fonction de leur revenu 

Avec trois enfants, un fonctionnaire modeste perçoit un supplément minimum de 182 euros par mois tandis qu’un haut fonctionnaire reçoit 281 euros au maximum, soit 55 % de plus. Une analyse de Noam Leandri, président de l’Observatoire des inégalités.

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Allocations familiales : cibler ou taxer ?

Faut-il taxer ou plafonner les allocations familiales ? Un sujet controversé qui représente 13 milliards d’euros. Le point de vue de Julien Damon. Extrait de Actualités sociales hebdomadaires.

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Il faut supprimer le quotient familial

Plutôt que réduire les allocations, il faudrait mieux supprimer le système injuste de quotient familial de l’impôt sur le revenu. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

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Soutenir l’Observatoire des inégalités

La montée des inégalités constitue une menace grave pour notre société. Soutenir l’Observatoire des inégalités, c’est aider tous les acteurs qui luttent contre la dégradation de la situation sociale à disposer de moyens d’information de qualité.

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« Arrêtons de céder au lobby des élus ruraux », par Philippe Estèbe

Le lobbyisme des élus ruraux débouche sur des transferts massifs de la ville vers le monde rural. Pour le géographe Philippe Estèbe, il faudrait s’intéresser davantage au sort des personnes qu’à l’égalité entre les territoires. Un entretien réalisé par Mathieu Deslandes de Rue 89.

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Carrefour aime la "femme digitale"

Spécialiste des temps partiels imposés, l’enseigne de grande distribution se donne bonne conscience en finançant des manifestations prétendument féministes. Extrait de l’Humanité du 8 mars 2013.

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Le long chemin vers l’égalité professionnelle

La forte progression du salariat féminin n’a pas débouché sur une égalité professionnelle. Pas plus qu’elle ne s’est accompagnée d’une redéfinition des rôles dans la famille. Le point de vue de Hélène Périvier, économiste à l’OFCE. Extrait du hors-série poche Alternatives Économiques "Les inégalités en France".

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Inequality Watch, réseau européen sur les inégalités

Comprendre les inégalités en Europe avec Inequality Watch, premier réseau européen d’information sur les inégalités créé par l’Observatoire des inégalités en partenariat avec des associations et des centres de recherche européens. Inscrivez-vous à sa newsletter.

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Chômage : qui est touché par la crise ?

25 % des jeunes, 16 % des non diplômés sont au chômage. La crise frappe de plein fouet ces catégories de la population même si les plus âgés, les plus diplômés, ne sont pas épargnés.

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Les travailleurs pauvres en France

On compte entre un et deux millions de travailleurs pauvres en France selon les définitions. Même en utilisant la définition la plus restrictive, on compte presque deux millions de personnes qui vivent avec environ 800 euros par mois.

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Les plus grandes fortunes mondiales

La fortune annuelle de l’homme le plus riche du monde est 100 millions de fois supérieure au seuil de pauvreté mondial et représente 19 millions de fois la richesse médiane par adulte...

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Les enfants inégaux face aux vacances

Un quart des enfants ne partent pas en vacances. C’est le cas pour 5 % des enfants de cadres supérieurs contre 34 % des enfants d’ouvriers et 50 % des enfants des familles les plus modestes.

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Le chômage dans les zones urbaines sensibles

Près de 23 % de chômeurs dans les Zones urbaines sensibles (Zus). Un taux deux fois et demi plus important que dans le reste du territoire.

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08:00 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inégalités, fiscalité, impôts, chômage | | |  Facebook | | |

05 avril 2013

Le paradoxe de l'affaire Cahuzac...

images.jpgJerôme Cahuzac a menti. Il a menti à sa famille, à ses collègues, au Premier Ministre, au President de la Republique, mais aussi à la Représentation Nationale et surtout aux francais.

Au-dela de cette faute morale, il contribue à jeter le discrédit sur la classe politique. Il fait le jeu de la droite, des extrêmes et de tous ceux qui surfent sur le thème du "tous pourris"...En période de crise et de tensions sociales, c'est encore plus grave.

Mais le plus paradoxal, c'est que Jerôme Cahuzac, qui a affirmé n'avoir jamais cru à la lutte des classes, nous donne une illustration concrète de la forme qu'elle peut prendre... La fraude fiscale est en effet une des armes utilisées par les plus riches pour s'affranchir de leur juste contribution au financement de la puissance publique. Les Etats, pour compenser ces pertes, sont contraints d'augmenter la pression fiscale sur ceux qui n'ont pas la possibilité de tricher...nous tous !images2.jpg

Cette affaire met en lumière, s'il en était besoin, la nécessite de renforcer la lutte contre la fraude fiscale, mais aussi de relancer une vraie réflexion sur la fiscalité : fiscalité européenne sur les entreprises, convergence fiscale au sein de l'Union Européenne, réforme de notre fiscalité pour plus de progressivité...

 

 


Si celui qui avait enterré la reforme fiscale promise par François Hollande pouvait finalement, à son corps défendant, contribuer a sa mise en oeuvre, ce serait une belle illustration du vieil adage "à toute chose, malheur est bon" !


PP

09:56 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fiscalité, fraude fiscale, cahuzac | | |  Facebook | | |

08 février 2013

L'Observateur des inégalités, n°105, Février 2013

Pourquoi le gouvernement renonce à réformer les impôts

La réforme fiscale n’aura pas lieu. Essayer de comprendre le renoncement du gouvernement permet d’analyser les difficultés de la gauche à rendre l’impôt plus juste et plus efficace. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

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Nette augmentation de la pauvreté en France, selon Eurostat

Entre 2008 et 2011, le nombre de pauvres a augmenté en France entre 400 000 et un million selon les définitions, d’après les données publiées par Eurostat. Les premières victimes de la crise sont les jeunes et les personnes peu qualifiées.

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L’enseignement professionnel victime de l’académisme à la française

L’enseignement professionnel paie cher la survalorisation des disciplines académiques et la dévalorisation des savoirs appliqués au sein du système éducatif français. L’opinion de Vincent Troger, sociologue de l’éducation.

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www.jeunes.inegalites.fr : un nouvel espace pour les jeunes

L’Observatoire des inégalités lance son espace dédié aux jeunes, avec des fiches thématiques, des vidéos, une nouvelle et plein de choses à venir.

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Concours de clips vidéo prix "Jeunesse pour l’égalité"

Le prix "Jeunesse pour l’égalité" est terminé ! Nous avons reçu 57 films : pour une première, c’est un succès ! Découvrez les lauréats.

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Salaires : êtes-vous riche ou pauvre ? Nouvelles données 2010

 

L’outil de l’Observatoire des inégalités pour vous situer dans la hiérarchie des salaires en France. La moitié des salariés touchent moins de 1 673 euros, selon les données de l’Insee pour 2010. Et vous ?

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Les inégalités de salaires hommes-femmes : état des lieux

A temps plein, les hommes gagnent 31 % de plus que les femmes. Tous temps de travail confondus, l’écart est de 37 %...

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L’évolution des inégalités de salaires entre hommes et femmes

Avec la généralisation de l’emploi féminin et l’élévation de leur niveau de qualification, les écarts de salaires entre les femmes et les hommes se sont réduits. Mais depuis 15 ans la situation stagne.

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L’état des lieux des inégalités de salaires en France

Les 10 % des salariés les moins bien rémunérés touchent au mieux 403 euros par mois, les 10 % les mieux rémunérés touchent au minimum 2 967 euros.

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Les minima sociaux en France

Près de 3,6 millions de personnes sont allocataires de minima sociaux, mais un peu plus de 6 millions de personnes au total en vivent...

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Les pratiques culturelles selon les catégories sociales et les revenus

70 % des cadres supérieurs ont visité un musée au moins une fois dans l’année contre 20 % des ouvriers. La catégorie sociale et le niveau de vie conditionnent toujours les pratiques culturelles.

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02 février 2013

De la relativité des taux d’imposition

Billet paru sur le blog de Denis Clerc


Jusqu’en 1995, le taux marginal supérieur (celui qui concerne les revenus les plus élevés) de l’impôt sur le revenu (IR) en France était supérieur à 55 %. Il a même atteint 65 % durant deux périodes : en 1966 et entre 1982 et 1985. Il est aujourd’hui de 45 % au-dessus de 150 000 € par part, et certains (par exemple Christian Saint-Etienne, dans son dernier livre, France : état d’urgence, que je ne conseille à personne d’acheter ni même de lire) trouvent ce niveau « confiscatoire ».


Au sein de l’Union européenne à 15, la France est désormais antépénultième (13ème sur 15 si vous préférez) dans la liste des taux marginaux décroissants de l’impôt sur le revenu. Le taux marginal supérieur est à 56,6 % en Suède, 55,4 % au Danemark, 53,7 % en Belgique, 52 % aux Pays-Bas et en Espagne, 50 % au Royaume-Uni. Et les deux derniers – Irlande et Luxembourg – ne se situent pas très loin avec, respectivement, des taux marginaux supérieurs de 41 et 42,1 %. En 2010, la France avait le plus bas taux de toute l’UE à 15. Même en y ajoutant la CSG et la CRDS, la fiscalité française maximale sur le revenu se situe désormais à 50,8 %, soit dans la moyenne des pays de l’UE à 15.


Une suggestion à Jérôme Cahuzac : instaurer une tranche marginale supérieure exceptionnelle durant deux ans à 60 % pour les revenus déclarés supérieurs à 500 000 € par part. Avec les prélèvements sociaux sur les revenus du capital (15 %), le taux effectif de taxation au-dessus de 500 000 € atteindrait 75 %. Cela devrait concerner environ 7000 foyers, et rapporter un peu plus que ce qui était attendu pour la surtaxe exceptionnelle à 75 % (250 millions au lieu de 200). Une autre suggestion : au terme de ces deux ans, supprimer l’ISF (qui est devenu au fil du temps essentiellement un impôt sur l’immobilier), le transformer en tranche d’IR  à 55 % à partir de 250 000 € par part. Cela devrait concerner environ 50 000 foyers, et rapporter de l’ordre de 3 milliards, l’équivalent de ce que rapporte l’ISF. Au fond, il s’agirait seulement de revenir à la situation de 1995 (du temps de Juppé-Chirac), avec cette nuance – importante – près : les revenus du capital seraient soumis au barème de l’impôt sur le revenu au lieu d’un prélèvement forfaitaire libératoire.

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05 janvier 2013

La nécessaire réforme fiscale : les objectifs et la méthode...

L'économiste Thomas Piketty revient sur la nécessité d'une grande réforme fiscale pour plus de cohérence et plus de progressivité...

 


Thomas Piketty ,La taxe à 75% sur les hauts... par franceinter


Sur son blog, le député socialiste Christian Eckert revient également sur le feuilleton de la taxe à 75% pour les hauts revenus...

Il aurait averti le cabinet du ministre du Budget du problème posé par le texte, mais on n'a pas voulu l'entendre !

Je retiens en particulier une phrase de sa conclusion...
"légiférer est complexe, nécessite temps et réflexion. Ecouter  plus les parlementaires de la majorité éviterait de donner du grain à moudre à la droite."

Espérons qu'il soit entendu en 2013 !


PP

 

 

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17 décembre 2012

A qui profite la dette ?

Excellent résumé de la spirale infernale de la dette publique...

C'est exactement la même chose en France...à part l'accent !

 

07:16 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dette publique, banques, fiscalité, impôts, dépenses publiques | | |  Facebook | | |

06 décembre 2012

En finir avec la compétitivité...

"En finir avec la compétitivité"...c'est le titre d'un rapport publié il y a peu par Attac et la Fondation Copernic. C'est un document intéressant qui, chiffres à l'appui, montre la vacuité des arguments libéraux qui imputent la perte de compétitivité de notre économie au coût prétendument excessif du travail. Au-delà de cette mise au point salutaire, le document va plus loin en montrant l'impasse dans la laquelle nous conduit cette compétition de tous contre tous...Impasse à la fois économique, sociale et écologique...

En voici la synhèse...

Le thème de la compétitivité est un marronnier des débats de politique économique. C’est une obsession tenace malgré la difficulté à en proposer une définition claire et admise par tous, sinon sous une forme tellement vague qu’elle se prête à toutes les interprétations : « la définition généralement retenue de la compétitivité d’une nation est la capacité à améliorer durablement le niveau de vie de ses habitants et à leur procurer un haut niveau d’emploi et de cohésion sociale », nous dit le CAE. Les auteurs ne cachent pas « les réserves méthodologiques que le concept suscite» et ils rapportent même le propos de Paul Krugman « contre la “dangereuse obsession” de compétitivité de l’administration Clinton et de l’Union européenne » car « la compétitivité est un mot vide de sens lorsqu’il est appliqué aux économies nationales ». vide de sens, mais symbolisant très bien les stratégies patronales de pousser encore plus avant la libéralisation de l’économie et du « marché » du travail en particulier, malgré « l’inscription de la cohésion sociale dans les politiques de compétitivité » affirmée par la Stratégie de Lisbonne.

 

Concernant la France, la rengaine est connue : notre pays souffrirait d’un déficit de compétitivité dû à un coût du travail trop élevé. Les pertes de part de marché et la comparaison avec l’Allemagne sont évoquées pour justifier ce diagnostic, le patronat prônant un « choc de compétitivité » basé sur un allégement massif des cotisations sociales transférées sur les ménages par le biais d’une augmentation de la CSG et/ou de la TVA. Le Journal du Dimanche, dans son édition du 28 octobre, titrait à sa une : « l’ultimatum des grands patrons ». Dans ce journal, le lobby du haut patronat, regroupé dans l’association française des entreprises privées (AFEP), fait valoir haut et fort ces exigences : une baisse massive des dépenses publiques et du coût du travail.

 

Les vraies raisons de la fragilité de l’industrie française

 

Certes, les aspects compétitivité hors-prix, c’est-à-dire liés à la qualité des produits, leur degré d’innovation technologique, l’adaptation à la demande… ne sont pas totalement ignorés. Il serait difficile en effet de ne pas voir, si on en reste à la comparaison avec l’Allemagne, le niveau insuffisant de la R&D en France : 2,1 % du PIB contre 2,8 %. Ce différentiel est également très marqué si l’on considère les dépenses en R&D du secteur privé : 15 milliards d’euros de ce côté-ci du Rhin, contre 31 milliards de l’autre en 2008.

 

De même, tout le monde s’accorde pour pointer le problème des rapports entre les grands groupes industriels et leurs sous-traitants. L’externalisation des activités des grandes firmes a uniquement pour objectif de faire baisser les coûts en les reportant sur les PME sous-traitantes, multipliant ainsi les pratiques abusives. La dépendance par rapport aux grands groupes, qui peuvent les abandonner pour accroître leur rentabilité, explique en partie la difficulté des PME à avoir accès au crédit bancaire. Sur ces points aussi, la différence avec l’Allemagne est patente.

 

Enfin, la sensibilité des exportations françaises au taux de change de l’euro est largement connue. Entre janvier 2002 et avril 2008, l’euro s’est réévalué de 78 % par rapport au dollar. Conséquence, depuis 2002 cette hausse aurait freiné les exportations françaises à la hauteur de 0,3 point en moyenne par trimestre. Le contraste est manifeste avec l’Allemagne qui, se situant sur des créneaux haut de gamme, est moins sensible aux variations de prix.

 

Ces faiblesses de l’industrie française, si elles ne sont pas ignorées, sont de, fait, laissées de côté par la plupart des commentateurs. Les résultats du commerce extérieur sont mobilisés pour dramatiser la situation sans que jamais la validité des chiffres ne soit elle-même interrogée. Ainsi, la stratégie des firmes dans la mondialisation n’est que très rarement évoquée. Le redéploiement des processus productifs a pour conséquence une différence croissante, et variable selon les pays, entre la compétitivité d’un espace national et celle des firmes « nationales ». Dans le cas des firmes allemandes, la sous-traitance internationale est utilisée systématiquement, mais la phase finale d’assemblage se fait en Allemagne. Une part importante des exportations allemandes correspond donc, en fait, à du simple réexport pour une bonne partie du produit fini. A contrario par exemple, les importations vers la France des « Logan » produites dans les usines Renault de Roumanie sont comptées comme exportations roumaines. la contribution à la performance du pays peut se dégrader à partir du moment où les firmes réalisent une partie croissante de leur chiffre d’affaires à l’étranger. C’est le cas des grands groupes français, dont le chiffre d’affaires réalisé en France augmente très lentement, toute la croissance se faisant en Europe et dans le reste du monde.

 

Ce phénomène de croissance sur le marché mondial peut se combiner avec l’utilisation des prix de transfert entre sociétés membres d’un même groupe, de manière à localiser le bénéfice final dans un pays à fiscalité avantageuse, voire dans un paradis fiscal. Rappelons que le commerce entre filiales d’un même groupe représente environ un tiers des échanges de la France. Les statistiques des exportations nationales s’en trouvent donc largement biaisées. ainsi, plus de la moitié du déficit commercial de la France vis-à-vis de l’Allemagne (10 milliards d’euros) serait due à une manipulation des prix de transferts.

 

Le coût du travail, bouc émissaire

 

Le débat public se concentre sur le coût du travail sur la base de données souvent discutables. En effet, les données de référence d’Eurostat posent problème tant sur la comptabilisation des heures de travail qui sous-estime la durée du travail en France, que sur le calcul de la masse salariale qui surestime le poids, en France, de la formation professionnelle dans le coût du travail. De plus, ce débat est en général biaisé. D’une part, il ne prend que rarement en compte la productivité du travail, c’est-à-dire le coût salarial unitaire. Or les écarts de productivité entre pays sont plus grands que les écarts de coût horaire. D’autre part, il mêle allégrement coût du travail dans l’industrie et dans les services marchands. Or la productivité augmente plus faiblement dans les services que dans l’industrie.

 

Le coût salarial unitaire baisse en moyenne dans la zone Euro sauf pour le Royaume-Uni, le Danemark, l’Italie, l’Espagne et la Grèce. En France, il baisse de 0,5 % par an de 1996 à 2008, en Allemagne de 0,7 %. Globalement, on constate une tendance à la convergence des coûts salariaux unitaires dans la zone euro, avec une baisse dans l’industrie et une hausse dans les services. Ces constats, combinés au caractère biaisé de certaines données statistiques, démentent l’affirmation selon laquelle il y a eu en France une dérive du coût du travail qui plomberait la compétitivité des entreprises

 

Le coût du capital passé sous silence

 

Mais surtout, on met toujours en avant le coût du travail alors que le coût du capital n’est quasiment jamais évoqué. Pourtant, les revenus nets distribués représentent aujourd’hui 9 % de la valeur ajoutée des sociétés non financières, niveau historique record depuis la Seconde Guerre mondiale, contre 5,6% en 1999. La part dévolue aux actionnaires a donc crû dans des proportions considérables ces douze dernières années. Autrement dit, la complainte patronale faisant de la baisse du taux de marge la raison profonde des faibles investissements et du moindre effort en matière de recherche et développement, passe sous silence le fait que, crise ou pas crise, la part de plus en plus lourde que les entreprises choisissent de distribuer aux propriétaires du capital affaiblit leur capacité à faire face à tous les aspects de la compétitivité.

 

Dans cette situation, l’exigence patronale d’un transfert massif des cotisations sociales vers les ménages (en grande majorité salariés) apparaît pour ce qu’elle est : le refus de toucher aux dividendes versés aux actionnaires. Cette demande est d’autant moins fondée que le bilan des exonérations actuelles de cotisations sociales est pour le moins problématique. Voici ce qu’en dit la cour des comptes en 2009 : « la cour avait relevé que les nombreux dispositifs d’allègement des charges sociales étaient insuffisamment évalués en dépit de la charge financière croissante qu’ils représentaient pour les finances publiques (27,8 milliards d’euros en 2007, soit 1,5 % du piB). S’agissant des allègements généraux sur les bas salaires, leur efficacité sur l’emploi était trop incertaine pour ne pas amener à reconsidérer leur ampleur, voire leur pérennité. »

 

Pourtant, c’est une nouvelle baisse de cotisations sociales que préconise le rapport Gallois. L’argument de l’emploi est laissé de côté au profit de celui de la compétitivité. Les 30 milliards d’allégements qu’il prône se décomposeraient en 20 milliards d’allègements de cotisations patronales et, plus inédit, 10 milliards d’allègements de cotisations salariales. Dans le cas d’une baisse des cotisations employeurs, il y a gain pour les employeurs, neutralité pour les salariés en termes de salaire direct et baisse de pouvoir d’achat des ménages, s’il y a compensation par la fiscalité et si celle-ci prend la forme d’une augmentation de la CSG et/ou de la tva.

 

Dans le cas d’une baisse des cotisations salariales, il y a, en instantané, neutralité pour les employeurs et gain de salaire direct pour les salariés, ce gain pouvant toutefois être plus ou moins annulé par une augmentation correspondante de la fiscalité. au total, il s’agit bien de faire payer aux salariés et aux ménages une prétendue déficience de compétitivité, le niveau des profits, surtout celui des profits distribués, restant bien sûr incontesté.

 

La compétitivité au détriment du travail est une voie non coopérative sans issue

 

La baisse du coût du travail ne prend pas comme seule forme celle des allégements de cotisations sociales. S’y combine un accroissement de la flexibilité du travail. La déréglementation brutale du marché du travail est un élément essentiel des politiques de compétitivité. Assouplissement des conditions de licenciements, modulation de la durée du travail, temps partiel imposé touchant essentiellement les femmes, remise en cause de la durée légale du travail…, la liste est longue des mesures visant à remettre en cause la norme du contrat de travail à durée indéterminée. On assiste partout en Europe à une attaque sans précédent des droits des salariés.

 

Il s’agit en théorie avec ces politiques de favoriser les exportations. Comprimer les coûts pour gagner des parts de marché à l’export, tel est l’impératif catégorique que l’on veut nous imposer. Mais cette logique est prise dans des contradictions dont elle ne peut sortir. En effet, l’essentiel des relations commerciales des pays de l’Union européenne a lieu à l’intérieur de l’Union. Les clients des uns sont les fournisseurs des autres et les déficits des uns font les excédents commerciaux des autres. Vouloir, dans cette situation, que tous les pays copient le modèle allemand et se transforment en exportateurs est impossible. La contraction de la demande interne dans tous les pays, produite par la réduction des coûts salariaux et les coupes dans les dépenses publiques, pèse sur le commerce extérieur de tous. Où exporter lorsque tous les pays réduisent leur demande ? La baisse de la demande interne ne peut qu’entraîner une réduction des exportations et aboutir à une récession généralisée. C’est la situation actuelle en Europe qui voit même l’Allemagne aujourd’hui touchée par la contraction économique.

 

Vers un autre modèle de développement

 

La compétitivité est donc une voie sans issue, économiquement absurde et socialement destructrice. C’est un autre modèle de développement qu’il faut aujourd’hui promouvoir tant pour des raisons écologiques que pour des raisons sociales. Il faut en finir avec la logique même de la compétitivité qui, basée sur la concurrence de tous contre tous, aboutit à un état de guerre économique permanent qui appauvrit les populations et détruit les équilibres écologiques. Ce nouveau modèle de développement doit être fondé sur les principes de la coopération, de la rupture avec un consumérisme destructeur, de la réponse aux besoins sociaux, de la réduction des inégalités et de l’ouverture d’une transition écologique. Cette dernière suppose notamment une véritable révolution énergétique aux antipodes de la fuite en avant dans le nucléaire, dans les combustibles non conventionnels tels que les gaz de schiste, comme le préconise, de fait, le rapport Gallois, ou dans des projets d’infrastructures inutiles et destructrices et de surcroît rejetées par les populations.

 

C’est dire que le débat sur la compétitivité ne peut se réduire à une discussion étriquée sur des recettes, inefficaces au demeurant, pour soi-disant relancer la croissance, mais doit poser la question de la société dans laquelle nous voulons vivre.


Pour lire le rapport dans son intégralité : en_finir_avec_la_competitivite.pdf

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04 décembre 2012

L'Observateur des inégalités, n°103, Décembre 2012

Les inégalités dans la crise : insiders contre outsiders ?

Dans le privé comme dans le public, il existe de fortes disparités entre les salariés en contrat à durée indéterminée et ceux en emploi précaire. Une dualité qui s’est aggravée avec la crise. Le point de vue de Jérôme Gautié, professeur d’économie. Extrait du hors-série poche Alternatives Économiques "Les inégalités en France".

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Concours de clips vidéo "Prix jeunesse pour l’égalité"

Le "Prix jeunesse pour l’égalité" se termine le 14 décembre 2012. Il est encore temps d’envoyer vos films !

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La situation des zones urbaines sensibles

Des écarts énormes existent entre les Zones urbaines sensibles et le reste du territoire des agglomérations où elles se situent. La situation de l’emploi y est particulièrement difficile. Les niveaux de vie de ces quartiers sont très inférieurs à la moyenne. Le tour de la question par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Extrait du Centre d’observation de la société.

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Journée de formation : "Comprendre les inégalités"

Journée de formation proposée par l’Observatoire des inégalités le 15 janvier 2013 à Paris (7e). Utilisez votre droit à la formation pour y assister.

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Davantage de logements sociaux, mais moins accessibles

En dix ans, le parc social s’est enrichi de près de 450 000 logements en France. Mais les nouveaux logements proposés sont moins accessibles pour les ménages à faibles ressources car les plafonds de revenus pour y accéder et les loyers pratiqués sont plus élevés. Par Noam Leandri, président de l’Observatoire des inégalités.

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« Il faut sortir des fantasmes sur la haine de la France vis-à-vis des riches », Thomas Piketty

Pour défendre le modèle social français, et plus largement européen, nous avons besoin de moderniser notre système fiscal. Une voie abandonnée par le gouvernement. Un entretien avec l’économiste Thomas Piketty réalisé par Nicolas Truong et publié par le quotidien Le Monde.

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Qu’est-ce qu’une fiscalité juste ?

Pour la plupart des citoyens, le débat public sur les impôts est incompréhensible. Le système fiscal repose en effet sur une multitude de prélèvements complexes, dont les principes de fonctionnement sont différents. Quelques clés de lecture. Par Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

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La TVA est-elle juste ?

Les taxes indirectes telles que la TVA, la taxe sur les produits pétroliers, etc.., représentent près de 17 % des revenus des plus démunis, deux fois plus que pour les ménages les plus aisés.

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"La progression du nombre de femmes ingénieures ne doit pas faire oublier le sous-emploi des caissières", entretien avec Margaret Maruani et Monique Méron.

Dans "Un siècle de travail des femmes en France" (ed. La Découverte), Margaret Maruani et Monique Meron passent à la loupe l’activité des femmes au fil du siècle. Un travail au long cours, et quelques résultats étonnants.

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L’état de la précarité de l’emploi en France

La France compte 25,8 millions d’emplois, dont 3 millions d’indépendants (11.6 %) et 22,8 millions de salariés (88,4 %). 12,3 % des emplois sont précaires, mais les peu qualifiés et les jeunes sont bien plus souvent concernés.

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Les revenus et la pauvreté dans les quartiers sensibles

1 840 euros, c’est le revenu mensuel moyen des ménages vivant dans les zones urbaines sensibles, contre 3 000 euros dans le reste des agglomérations qui comprennent une Zus. Les plus jeunes habitants de ces territoires sont près de trois fois plus pauvres qu’ailleurs.

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Villes riches, villes pauvres : le revenu des habitants

L’Observatoire des inégalités présente son classement des villes où les habitants sont les plus riches et des villes où ils sont les plus pauvres parmi les 200 plus grandes villes de France. A Neuilly-sur-Seine, le revenu médian par habitant est 4,5 fois plus élevé qu’à Roubaix.

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