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05 avril 2013

Le paradoxe de l'affaire Cahuzac...

images.jpgJerôme Cahuzac a menti. Il a menti à sa famille, à ses collègues, au Premier Ministre, au President de la Republique, mais aussi à la Représentation Nationale et surtout aux francais.

Au-dela de cette faute morale, il contribue à jeter le discrédit sur la classe politique. Il fait le jeu de la droite, des extrêmes et de tous ceux qui surfent sur le thème du "tous pourris"...En période de crise et de tensions sociales, c'est encore plus grave.

Mais le plus paradoxal, c'est que Jerôme Cahuzac, qui a affirmé n'avoir jamais cru à la lutte des classes, nous donne une illustration concrète de la forme qu'elle peut prendre... La fraude fiscale est en effet une des armes utilisées par les plus riches pour s'affranchir de leur juste contribution au financement de la puissance publique. Les Etats, pour compenser ces pertes, sont contraints d'augmenter la pression fiscale sur ceux qui n'ont pas la possibilité de tricher...nous tous !images2.jpg

Cette affaire met en lumière, s'il en était besoin, la nécessite de renforcer la lutte contre la fraude fiscale, mais aussi de relancer une vraie réflexion sur la fiscalité : fiscalité européenne sur les entreprises, convergence fiscale au sein de l'Union Européenne, réforme de notre fiscalité pour plus de progressivité...

 

 


Si celui qui avait enterré la reforme fiscale promise par François Hollande pouvait finalement, à son corps défendant, contribuer a sa mise en oeuvre, ce serait une belle illustration du vieil adage "à toute chose, malheur est bon" !


PP

09:56 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : fiscalité, fraude fiscale, cahuzac | | |  Facebook | | |

30 mai 2007

Fraude fiscale

Le Conseil des prélèvements obligatoire (j’ignorais l’existence d’un tel organisme !) a rendu publique une étude visant à chiffrer le montant de la …fraude fiscale en France.
Résultat : entre 29 et 40 milliards d’euros par an soit de 1,7% à 2,3% du PIB.
Le Syndicat national unifié des impôts (SNUI – www.snui.fr), quant à lui, avance une fourchette allant de 42 à 51 milliards d’euros, soit l’équivalent du montant total … de l’impôt sur le revenu.
A titre de comparaison, le déficit budgétaire était de l’ordre de 36 milliards d’euros. Même s’il est utopique d’espérer tout « récupérer », une politique volontariste de lutte contre la fraude fiscale permettrait sans doute de glaner « quelques » milliards d’euros. Ces milliards seraient les bienvenus pour financer les politiques publiques, voire pour désendetter quelque peu la France. Pourquoi, alors que la lutte contre les fraudes aux prestations sociales est quasiment une « cause nationale », les pouvoirs publics sont-ils si peu actifs sur ce sujet ?
Y aurait-il des « cibles » plus faciles à atteindre que d’autres ?

Dans le détail…
Au-delà du montant, l’étude fait apparaître plusieurs points intéressants. Tout d’abord, il y a la « démocratisation » du phénomène, sans toutefois atteindre les niveaux industriels constatés aux Etats-Unis. Ensuite, la complexité des impôts et des niches fiscales créent de véritables gisements de fraude.
La libéralisation financière engendre également d’énormes possibilités en matière de dissimulation de flux financiers, que ce soit pour les grandes entreprises, les PME ou les particuliers. Enfin, il y a l’impact des paradis fiscaux, difficilement chiffrable mais bien réel.

Est-il irréaliste de rêver à un projet européen d’harmonisation fiscale vers le haut, de lutte contre les paradis fiscaux et d’encadrement de la libéralisation financière ?
PP

13:29 Publié dans Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Impôts, Fraude fiscale | | |  Facebook | | |