Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

17 juin 2013

Convention "Notre Europe" du Parti Socialiste

Hier dimanche s'est tenue la Convention "Notre Europe" du Parti Socialiste. Invité en tant que membre du Conseil national, je n'ai malheureusement pas pu m'y rendre.

Je vous livre l'intervention que j'aurais prononcé...(Une des oratrices de la Motion 4 en a repris quelques points et je l'en remercie).

Cette convention qui s’achève doit être un point de départ, à double titre

Cette convention doit être un point de départ, tout d’abord pour une véritable rénovation des modalités de débats au sein de notre Parti. Certes, nous avons abouti à un texte commun lors de cette Convention. Certes, nous sommes rassemblés derrière les 14 priorités pour l’Europe.


Cela dit, nous avons tous pu constater des dysfonctionnements dans cette Convention. Nous ne reviendrons pas ici sur ceux qui ont été relayés par la presse. Intéressons-nous plutôt à ceux qu’ont ressentis de nombreux militants… Beaucoup d’entre eux ont du mal à comprendre comment a été élaboré ce texte et surtout quel a pu être leur apport dans ce processus…Les délais ont été beaucoup trop courts pour se prononcer sur un texte parfois complexe, aux enjeux nombreux et majeurs. De plus, le traitement réservé aux éventuels amendements émis par les sections a été variable d’une fédération à l’autre, et trop peu ont finalement pu être étudiés et intégrés dans le texte final. Pourquoi nous priver de l’intelligence collective de ces dizaines de milliers de militants qui, chaque jour, font preuve de leur motivation, de leur enthousiasme, de leur proximité avec les problématiques du terrain, de leur créativité… ?


Il faut changer en profondeur nos procédures de débats. A cet égard, nous saluons l’ouverture d’esprit de la Direction qui a retenu notre proposition de mettre en place un groupe de travail sur le sujet, à l’issue de cette Convention. Nous y apporterons notre enthousiaste contribution !

Cette convention doit être un point de départ, aussi et surtout, pour la remise en marche d’une vraie Europe du progrès social. Dans notre texte, nous avons défini les objectifs à atteindre…C’est important, mais c’est peut-être le plus facile ! Il nous reste maintenant à définir le chemin et les modalités pratiques pour atteindre ces objectifs.


Quels partenaires ? Les autres partis de gauche européens, les syndicats, les collectifs de citoyens…
Quelles méthodes ?


C’est le grand chantier qui doit nous occuper désormais, sinon ce beau texte que nous avons adopté restera lettre morte…


Il y a urgence à aller plus loin, plus vite ! Car, pendant ce temps, l’Europe, sous le joug des politiques d’austérité imposée par la Troïka, continue à s’enfoncer dans la crise, ouvrant un boulevard à tous les extrémismes.

Le dernier épisode en date de la fermeture brutale de l’audiovisuel grec ne doit pas faire oublier qu’il s’agit d’un évènement parmi d’autres. Dans ce pays, la Grèce, les dépenses de santé ont baissé de 28% entre 2008 et 2011, les dépenses d’éducation de 15%, plus d’un jeune sur deux est au chômage…


En Espagne, le PIB a baissé de 5% entre 2008 et 2012, le taux de chômage a triplé depuis 2008 : 6 millions de personnes sont sans emploi, les salaires des fonctionnaires ont baissé de 15%...


En Italie, le nombre des sans-emplois a quasiment doublé depuis début 2008, les dépenses publiques de santé et d’éducation ont baissé…


Au Portugal, les plans d’austérité s’enchaînent et jettent des centaines de milliers de manifestants dans les rues, certains arborant des œillets, symboles dans ce pays de la lutte contre la dictature…


Même les Pays-Bas, présentés comme un modèle, sont en difficultés. Les exportations néerlandaises ne tirent plus la croissance et l’emploi décélère nettement. Les retraites, déjà réduites de 2% en 2012, diminueront de 2,5% en 2013. Avant d’y renoncer, le gouvernement prévoyait une réduction des dépenses publiques de 2,6 points de PIB d’ici 2017…

Nous pourrions continuer longtemps ce tour d’Europe de la crise sociale !

Il y a urgence, nous devons proposer des solutions concrètes aux peuples européens, sinon ils finiront par rejeter définitivement une Europe qu’ils jugent, sinon responsable de leurs difficultés, du moins incapable d’y répondre. Des solutions existent, qui peuvent être mises en place rapidement, que ce soit pour entamer une lutte radicale contre le chômage de masse, alléger le financement de la dette publique, lutter contre les paradis fiscaux…

En conclusion, il faut se mettre au travail dès maintenant, au niveau européen en travaillant avec nos partenaires du PSE et plus largement avec tous les progressistes pour définir les stratégies concrètes qui nous permettront d’avancer vers cette Europe du progrès social que nous désirons. Il ne faut pas se contenter de dire « réorientons l’Europe », il faut être capable de proposer un scénario crédible pour cette réorientation.

La France est attendue par ses voisins européens.
Nous, socialistes français, sommes attendus par nos partenaires.

Ne les décevons pas et osons aller plus loin, plus vite.

PP

07:29 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, crise, chômage, parti socialiste | | |  Facebook | | |

07 novembre 2012

De retour...

Cela fait un mois que je n'ai pas alimenté ce blog...


Pendant tout ce temps, je me suis impliqué dans le Congrès du Parti Socialiste. J'ai défendu la Motion 4 "Oser, plus loin, plus vite" dont le 1er signataire est Stéphane Hessel. Ce texte porte des idées nouvelles, un souffle d'espoir, étayé par des soultions concrètes. Que ce soit en matière de financement des investissements d'avenir et de la dette publique, de réduction du temps de travail, de fiscalité, de transition écologique, de construction d'une Europe sociale et démocratique...


Dans l'Hérault, le vote des militants nous a placé en deuxième position avec 15% des voix, derrière la Motion 1 portée par Harlem Désir et la plupart des ministres du gouvernement. Au niveau national, nous arrivons 3ème avec 12% des voix.


 

Notre motion a été portée et défendue par des militants motivés et désintéressés. Nous nous sommes engagés par conviction, et non par fidélité à des personnes ou des courants. Nous nous sommes battus pour des idées, et non pour des postes…C’est ce qui fait notre force et notre indépendance.


Nous disposons maintenant de 24 sièges de titulaires (et 12 suppléants) au Conseil National, le "Parlement" du Parti Socialiste. Et j'ai l'honneur de faire partie des 24 titulaires. Je viens d'ailleurs de recevoir la convocation pour mon premier Conseil National, le 17 novembre à la Mutualité à Paris.


Quoiqu'il en soit, je compte bien conserver ma liberté de parole et de pensée !


La dernière étape du Congrès est l'élection du 1er secrétaire fédéral de l'Hérault. J'ai décidé de soutenir la candidature d'Olivier Dedieu, signataire de la Motion 4 et président de l'association "Militer autrement". Je lui apporterai mon soutien pour rénover et remettre en ordre de marche la Fédération socialiste de l'Hérault.


 

Il s'agira d'oeuvrer pour qu’à l’avenir, les militants ne soient plus considérés comme des distributeurs de tracts, des colleurs d’affiche ou des « machines à voter ». Il faudra faire en sorte que la Fédération de l’Hérault soit accueillante pour les nouveaux militants (formation,..),  ouverte sur la société civile (débats publics, lien avec les associations et syndicats…), exigeante sur le non-cumul des mandats et la parité…Dans la bataille des idées que nous devons mener tous les jours contre la droite et l’extrême droite, il faudra garantir que la Fédération de l’Hérault soit en ordre de bataille aux côtés de nos élus et candidats, et ce, dès les élections municipales de 2014…


Nous sommes conscients que les défis sont nombreux et difficiles, mais nous sommes persuadés qu’ensemble nous saurons les relever…pour aller « plus loin, plus vite ».


PP

17:38 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : parti socialiste | | |  Facebook | | |

10 septembre 2011

La 1ère Loi du Président Montebourg : sécurisation de l'économie

   afficheHDpro.jpg

Si je suis élu Président de la République, la première des lois que je demanderai au Parlement d'adopter en urgence sera une grande loi de sécurisation de l'économie qui réduira la dépendance à l'égard de la finance, réduira la dette et reprendra le contrôle du système financier.

 

En voici les principales mesures :

 

1- Prohibition, sous peine de confiscation des avoirs et de perte de licence des établissements bancaires, de toute forme de spéculation par les établissements financiers avec l'argent de leurs clients ;

 

2- Fermeture des filiales des établissements financiers situés dans les paradis fiscaux, avec rapatriement obligatoire des avoirs appartenant aux ressortissants français sur le sol national, avec non opposabilité du secret bancaire ;

 

3- Séparation obligatoire des activités entre banques de dépôts et banques d'investissement ;

 

4- Mise sous tutelle des établissements bancaires exerçant sur le sol national, sans indemnité du trésor public, avec entrée dans le conseil d'administration de représentants du gouvernement, des usagers du crédit entreprises et ménages, et les salariés de la banque ;

 

5- Abrogation des pouvoirs des autorités administratives indépendantes chargées de la surveillance des institutions et des marchés financiers et transmission de leurs pouvoirs au Ministre de l'Economie et des Finances ;

 

6- Création d'une taxe sur les transactions financières de 0,1 % au plan national en cas de non création d'une telle taxe au plan européen, afin d'assurer le remboursement de la part de la dette de la République française constituée dans la crise financière ;

 

7- Obligation d'investir tout ou partie de l'épargne collectée par le système bancaire dans l'économie nationale ou européenne ;

 

8- Salaire maximum fixé par la loi des traders, courtiers et dirigeants des institutions financières.

 

9- Démantèlement des agences de notation en interdisant aux investisseurs institutionnels d'y avoir recours en les contraignant d'évaluer les risques par eux mêmes, et en punissant les conflits d'intérêts dont les agences sont coutumières.

 

10- Création de nouvelles normes comptables européennes aux exigences renforcées définies par la loi.

 

11- Interdiction des rachats d'entreprises par voie de LBO et contrôle par le Gouvernement des OPA sur nos entreprises industrielles en provenance de fonds souverains non européens ;

 

12- Effacement d'une partie du surendettement des particuliers en réduisant d'autorité et drastiquement par la loi les taux d'intérêt usuraires appliqués aux utilisateurs du crédit à la consommation, victimes des abus du système bancaire.

 

Ces mesures de démondialisation financière ont l'attrait à la fois de l'intransigeance, et du réalisme, car il arrive que l'intransigeance devienne le seul moyen réaliste de ne pas aggraver nos malheurs.

 

Etre réaliste aujourd’hui, c’est remettre en cause les préjugés néolibéraux sur lesquels toute une génération de dirigeants a construit sa formation intellectuelle, puis sa pratique gouvernementale.

 

Etre réaliste aujourd'hui, c’est ouvrir les yeux sur les nouveaux phénomènes et les idées nouvelles qui émergent, c’est être attentif aux mouvements profonds qui affectent la science économique, c’est accepter de s’affranchir d’une pensée dominante, naguère «pensée unique », qui nous a conduit à tant d’erreurs.

 

Etre réaliste aujourd’hui, c’est ne plus écarter d’emblée la radicalité dans un monde où l’exceptionnel succède à l’exceptionnel.

 

Je lance un appel aux Français qui m'écoutent : je vous demande un mandat dans ces primaires des 9 et 16 octobre pour me permettre de concrétiser, réaliser, instaurer ces mesures de démondialisation financière. Elles seront utiles pour construire ensemble la nouvelle France, et le futur nouveau monde.


Sur le site Arnaud Montebourg 2012...

12:00 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : primaires, ps, parti socialiste, montebourg | | |  Facebook | | |

La réforme fiscale de Hollande a du plomb dans l'aile


Le 24 Août, pour trouver des solutions à la sortie de la crise, François Hollande a réuni autour de lui quelques économistes dont Elie Cohen et Philippe Aghion, professeur de la très progressiste université d’Harvard. Est-ce le bon choix ? En s'entourant de tels conseillés, la réforme fiscale du candidat ne risque-t-elle pas de faire long feu ?

 

(Capture d'écran Dailymotion - Partisocialiste - cc )
Rappel des faits  

Dans la perspective de l’élection de 2012, trois économistes, Camille Landais, Emmanuel Saez et Thomas Piketty ont analysé le système fiscal français. Ils démontrent que « tous prélèvements confondus, les taux d’imposition sont plus élevés pour les ménages les plus modestes et s’abaissent pour les plus riches ». Forts de cette constatation, ils suggèrent qu'un nouvel impôt sur le revenu remplace la CSG, la prime pour l’emploi et évidemment l’actuel impôt sur le revenu. Une telle réforme aurait pour conséquence d’augmenter un peu - rien qu'un peu - l’impôt des plus hauts revenus. Une réforme qui n'a rien de révolutionnaire mais est juste éthique. 

En fin politique, au moment où les porte-paroles du libéralisme ont de plus en plus de mal à cacher les inégalités qui se creusent, François Hollande sent rapidement qu’il peut construire sa candidature sur cette idée. Elle porte, et le sympathique candidat se retrouve en tête des sondages pour les primaires. Alors, qu'est ce qu'il est allé faire avec ces deux économistes libéraux qui sont contre cette réforme fiscale ?  

Car Elie Cohen et Philippe Aghion sont contre. Dans Le Monde du 24 mars 2011, ils attaquent avec virulence les propositions des trois économistes. La charge est ultra violente et utilise toutes les litotes de la contre révolution libérale. « Un tel système peut décourager l’innovation et la croissance » affirment-ils du haut de leurs indiscutables compétences. Toute la grammaire libérale y passe. Ces « prélèvements (…) deviennent » quoi ? « rapidement confiscatoires ». Une telle fiscalité va décourager « l’entrée sur notre sol d’entrepreneurs innovants », elle « encourage la fuite des cerveaux »… Et d'un seul coup nous serions plus confiscatoires que la Suède. 

Les trois économistes ont évité de justesse la comparaison avec la Corée du Nord, et le qualificatif de  Stalinien. De justesse. 

Pour compenser la banalité de leurs propos et la violence de leur charge, nos deux auteurs affichent leurs titres les plus prestigieux. Elie Cohen joue le modeste, il n’utilise que son titre de directeur de recherche au CNRS,alors qu'il est aussi professeur à Sciences Po, membre du CAE... Philippe Aghion se présente comme professeur d’économie à Havard.

Evidemment progressistes, nos deux économistes ne peuvent pas en rester là. Ils veulent enterrer la réforme sans passer pour des soutiens aux plus riches. Alors, nos deux héros invitent à continuer à travailler. « Une autre révolution fiscale est possible ». Et comme à la grande époque de la conversion de la gauche au marché, ils invitent ceux qui souhaitent travailler sur le sujet à chercher une « voie pour une gauche qui chercherait vraiment à se moderniser ». Exit les archaïques. Fermez le ban.  

Avec de tels conseillers, après son élection, François Hollande va nous expliquer que : « c’est vrai, la situation est intolérable. Nous avons raison, mais il ne peut pas faire autrement. Il n’y a pas d’alternative »… Les paris sont ouverts.   

08:00 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : fiscalité, impôts, parti socialiste, primaires | | |  Facebook | | |

13 août 2011

Manuel Valls : jusqu'où s'arrêtera-t-il ?

Rions un peu en cette période troublée! Le mensuel Alternatives Economiques relève dans son numéro d'août une pépite de Manuel Valls :

 

Manuel Valls place la barre très haut. Le député-maire d'Evry et candidat à la primaire socialiste a ainsi déclaré à Libération (8 juin) : "Il faut affirmer - ce sera ma patte dans cette campagne - qu'il faut aller plus loin et dire les choses différemment sur beaucoup de sujets. " Et réciproquement !

 

Quand les bornes sont dépassées, il n'y a plus de limites...Mais jusqu'où s'arrêtera-t-il, notre briseur de tabous ?

 

Comme disait ma grand-mère : moins on a de confiture, plus on l'étale !


PP


13:54 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : primaires, parti socialiste | | |  Facebook | | |

01 octobre 2008

Manuel Valls est-il (déjà) obsolète ?

Alors que l'actualité regorge de sujets de première importance, je vous propose une parenthèse anecdotique !

Manuel Valls (Député PS d’Evry) a donné une interview à la revue « Le Meilleurs des Mondes » dans l'édition de mai 2008. Très proche des thèses des néo-conservateurs américains et israéliens, cette revue rassemble, dans son comité éditorial (André Glucksmann, Romain Goupil, Gérard Grunberg, Marc Weitzmann, Pascal Bruckner, Nicole Bacharan, Stéphane Courtois, Elizabeth Schemla, etc.), les principaux avocats des thèses de Washington.

A la question « Vous présentez l’idéologie socialiste comme obsolète. Faut-il alors que le parti socialiste change de nom ? », voilà ce que répond Mr Valls :

« Oui, il faudrait changer de nom. Pour prendre un nouveau départ, ce serait un symbole fort… Mais ce n’est pas si simple. Le mot socialisme n’est pas seulement associé à l’État providence, appartenant au passé ou au communisme qui fut une tragédie. C’est d’abord un mot qui a entraîné des générations d’hommes et de femmes : il leur a donné l’espoir, la force de vivre et de se battre. Il existe donc un attachement légitime au mot socialisme, surtout en France. Cependant cet attachement ne peut pas justifier que l’on conserve ce mot alors que la social-démocratie est atteinte dans son identité même. La mondialisation économique nous pose évidemment de redoutables défis et le mot « socialisme », hérité du XIXe siècle, brouille en partie notre identité. Il est vrai que ni le parti socialiste ouvrier espagnol ni le SPD allemand n’ont eu besoin de changer de nom pour dire qu’ils étaient modernes. Mais je me situe dans une histoire française. Il faut préférer la clarté des projets au fétichisme des mots, j’en suis convaincu. »

Manuel Valls est aujourd’hui l’un des premiers signataires de la motion présentée au congrès socialiste de Reims par Gérard Collomb (et accessoirement Ségolène Royal, provisoirement au frigidaire !).
Au fait comment s’intitule cette motion ?
« L’espoir à gauche, fiers d’être socialistes »…Ca ne s’invente pas !

Preuve est faite que la (soi-disant) modernité de Manuel Valls est soluble dans les jeux de pouvoir !

PP

10:56 Publié dans Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : parti socialiste | | |  Facebook | | |

22 septembre 2008

Sénatoriales : la gauche héraultaise divisée...

Hier, ont eu lieu les élections sénatoriales. Il s’agissait de procéder au renouvellement d’un tiers du Sénat. 114 sièges étaient donc remis en jeu.

Le Parti Socialiste gagne 20 sièges, passant de 95 à 115. Quant à l’UMP elle perd 9 sénateurs, passant de 159 à 150.

a64e2f2ec5c2692688a35c4767e578c3.jpg


Même si le Sénat reste majoritairement à droite, on ne peut que se féliciter de cette poussée de la gauche. Désormais, la majorité des 3/5èmes du parlement requise pour les révisions constitutionnelles deviendra plus compliquée à réunir.

Symboles des conquêtes de gauche: l'Ille-et-Vilaine, trois UMP et un centriste hier, a désormais trois sénateurs PS et un UMP. En Corrèze, ex-fief chiraquien, les deux sièges de droite reviennent au PS, de même qu’en Aveyron où messieurs Godfrain et Puech ont été poussés vers la sortie !

Le PS s'immisce dans les très droitières Alpes-maritimes, s'emparant du siège nouveau. Dans l'Allier, le PCF emporte un des deux sièges que détenait le parti présidentiel. Les radicaux de gauche doublent leur mise, forts de 6 sièges.

Mais l'UMP a résisté, gagnant le poste créé en Haute-Garonne - terre très à gauche - en Eure-et-Loir, dans l'Ain, et les deux îles caraïbes de Saint-Barthélémy et Saint-Martin…ainsi que dans l’Hérault !
Ainsi, dans notre beau département, les divisions internes du PS ont ouvert un boulevard à Raymond Couderc.


Sur 2048 suffrages exprimés, la liste UMP a recueilli 646 voix permet à Raymond Couderc et à sa colistière Marie-Thérèse Bruguière de siéger désormais à la Haute Assemblée. La liste « Gauche Républicaine » recueille 597 voix, envoyant son leader, Robert Tropéano rejoindre les dorures du Plais du Luxembourg ! Enfin, la liste PS, emmenée par le secrétaire départemental Robert Navarro, n’a recueilli que 440 voix. Ce score lui permet quand même de rejoindre les trois autres !

Chacun à gauche, évidemment, se renvoie la balle quant à la responsabilité de cet échec. Robert Navarro reproche à Robert Tropéano d’avoir fait alliance avec la droite. Robert Tropéano accuse Gérard Delfau d’avoir, par sa candidature, empêché l’élection d’un deuxième membre de sa liste…
Enfin André Vézinhet et Georges Frêche continuent leur duel à distance pour savoir qui est à l’origine des divisions…Ouf ! Quel pataquès !

En tant que militant socialiste, j’avoue avoir du mal à m’y retrouver. Pendant ce temps, la droite héraultaise avance.

Espérons que le congrès de Reims permettra de clarifier la situation (on peut rêver !). Quoiqu’il en soit, il est temps que ces guéguerres cessent. Il serait temps que nous puissions nous consacrer à l’essentiel : faire avancer nos idées, construire un projet d’alternance crédible et mobilisateur…bref arrêter de jouer au « jeu des sept familles » et faire vraiment de la politique !!

PP

16:15 Publié dans Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : parti socialiste | | |  Facebook | | |

19 août 2008

Pôle écologique du PS

J'ai reçu un autre commentire sur ma petite analyse des contributions préparatoires au congrès du Parti Socialiste. Il émane de Géraud Guibert, responsable national du PS pour l'écologie.

Cher internaute,
J'ai lu ton commentaire sur la contribution du pôle. Je pense que tu sous-estime l'ampleur de la crise d'épuisement des ressources renouvelables que nous connaissons.
Ce texte contient en outre des propositions à notre avis novatrices (ce n'est pas toujours le cas ailleurs), que je t'invite à lire, et qui sont nécessaires pour définir un socialisme adapté à ce siècle.
Le pôle écologique est la seule "nouveauté" sur le fond dans le paysage socialiste depuis le congrès du Mans. Il est né de l'insatisfaction totale des créateurs du pôle sur la façon dont le PS intègrait la double problématique sociale et écologique...
Quant à ses animateurs, je pense qu'il est totalement injuste de les suspecter d'opportunisme sur ce sujet. Lis la carte de visite des uns et des autres, tu verras....
En tous cas, ne sous-estime pas le pôle, car sinon tu risque d'être surpris à l'avenir...
Amicalement
Géraud GUIBERT
le blog du pôle:http://poleecologiquedups.typepad.fr/


Cher camarade,

Merci d’avoir pris la peine de lire ma petite analyse des contributions générales et d’avoir déposé un commentaire sur mon blog (Convictions Politiques).
Pour ma part, j’ai relu avec attention, comme tu m’y invitais, la contribution du pôle écologique.
Je dois l’avouer : les problématiques écologiques et de développement durable ne m’intéressent que depuis fort peu de temps. En revanche, je suis depuis assez longtemps passionné par les questions relatives aux inégalités, à la fiscalité, à la politique industrielle, à la finance…
Je suis d’accord avec vous pour dire que les externalités négatives (pollution, épuisement des ressources,…) du mode de développement et de consommation actuel ont été largement sous-estimées. Mais de là à faire de l’écologie le prisme à travers lequel il faudrait regarder la société me paraît exagéré, en tout cas prématuré.
Je reste persuadé que le RMIste qui va faire ses courses chez ALDI n’a que faire de savoir si le produit qu’il achète a été produit de façon respectueuse de l’environnement. Ce qui l’intéresse, c’est d’avoir son produit le moins cher possible. Peut-on l’en blâmer ? Cela ne signifie d’ailleurs pas que la protection de l’environnement soit l’apanage des « riches », amateurs de grosses cylindrées, 4x4, climatisation, piscines…
Tout ça pour dire que la question sociale est loin d’être dépassée. Selon moi, le préalable à toute réorientation du mode de consommation est la réduction des inégalités, qui délitent le contrat social. Comment en effet dessiner un projet de société, si deux sociétés coexistent sans se mêler ? Cette société « duale » est malheureusement une réalité de plus en plus criante.

Je crains que la dynamique nécessaire à la préservation de la planète ne se brise sur le mur des difficultés quotidiennes de la majeure partie de la population (17% de salariés au SMIC, la moitié des salariés gagnent moins de 1500 €). La sauvegarde de la planète est une préoccupation de « ventre plein » (je me place dans cette catégorie) : il faut avoir une vision de son propre futur pour se préoccuper de celui des autres. Sans tomber dans un discours démagogique et de courte vue, nous ne (re)gagnerons la confiance des français que si nous arrivons à prouver que nous avons des idées pour améliorer concrètement leurs conditions de vie et de travail (un sondage récemment paru indique de plus de la moitié des français estiment que le PS n’est pas assez proche de leurs préoccupations). Ne nous leurrons pas, l’objectif est de reconquérir le pouvoir afin de mettre en œuvre notre projet d’avenir. Nous n’y arriverons pas si les français se disent : « Ils ont des idées pour sauver la planète…mais pour me sauver, moi ? »
De plus, je pense que seule des démarches européennes voire mondiales ont des chances d’aboutir. Que pèserait le comportement vertueux de 60 millions de français si 1 milliard de chinois, 1 milliard d’indien, et 300 millions d’américains continuent sur leur lancée ? Je ne suis pas en train de dire qu’il ne faut rien faire, je pense que le niveau pertinent est le niveau européen. Cela pose la question de la construction d’une Europe « sociale et écologique ».

Pour rentrer un peu plus dans le détail de la contribution, je ne suis pas d’accord avec la phrase suivante : « Les modes d’intervention traditionnels de la gauche sont à repenser : la redistribution ne corrige plus les inégalités, la protection sociale et les services publics sont remis en cause. »
Plutôt que « repenser » les modes d’interventions traditionnels, je pense qu’il faut les réaffirmer et les reconstruire. En effet, si la « redistribution » corrige de moins en moins les inégalités, la raison est peut-être à chercher du côté des attaques méthodiques des gouvernements de droite successifs contre la progressivité de la fiscalité. Entre les réformes Balladur (réduction du nombre de tranches), Raffarin (baisse du taux le plus élevé) et Villepin (réduction du nombre de tranche et baisse des taux marginaux), la progressivité de l’impôt sur le revenu est largement entamée (l’IRPP, seul impôt progressif du système fiscal français représente moins de 20% des recettes de l’Etat). Or l’impôt progressif a un rôle important dans la réduction des inégalités (cf. Thomas Piketty). N’oublions pas également le bouclier fiscal et la quasi-suppression des droits de succession…
Quant à la protection sociale et aux services publics, le fait qu’ils soient « remis en cause » ne signifie pas qu’ils sont obsolètes. Au contraire, cela doit renforcer notre détermination à les défendre.

Je trouve la contribution trop évasive sur la fiscalité, la protection sociale, les salaires…
Quelle est votre position sur la création d’un grand impôt progressif qui fusionnerait IRPP et CSG ? Quelle est votre position sur la fiscalisation du financement de la protection sociale ? Quelle est votre position sur la tarification à l’acte des professionnels de santé, et sur la T2A dans les hôpitaux ?
Quelle est votre position sur l’augmentation du SMIC ? Quelle est votre position sur l’indexation des salaires ? Quelle est votre position sur la réduction du temps de travail ?
Quelles sont vos propositions pour les PME, notamment pour favoriser leur accès au financement, aux marchés publics … ?
Quelle est votre position sur EDF/GDF ?

Sur les retraites, les récentes projections de l’INSEE font apparaître que le ratio actif/inactif devrait passer de 2,2 aujourd’hui à 1,4 en 2050 au lieu de 1,1 initialement prévu. Cela change considérablement la donne. En effet selon l’OFCE, le coût de la protection sociale devrait passer de 28% du PIB à 31% en 2050 contre 34% initialement prévus. Cet effort est tout à fait soutenable. De plus, alors que l’âge moyen de sortie du marché du travail est de 58,8 ans, alors que près de 400 000 personnes sont dispensés de recherche de travail, alors que près de 3 millions de personnes sont au chômage ou en sous-activité, il serait absurde de chercher à vouloir allonger la durée de cotisation. Il faut en priorité réduire le chômage.

Enfin, l’évocation de la dette ne doit pas être prétexte à discréditer la dépense publique. De même qu’il serait suicidaire de se priver de l’outil que constitue le déficit budgétaire, il faut dénoncer l’utilisation qu’en fait la droite par son inutile « paquet fiscal » destiné prioritairement à satisfaire sa clientèle.
Pour l’instant la dette française est tout à fait soutenable (d’autres pays tels que le Japon, l’Italie et même l’Allemagne font pire). Cela ne signifie pas qu’il ne faut pas la réduire car le paiement des intérêts de la dette constitue une forme de redistribution à l’envers : les impôts payés par le plus grand nombre servent à rémunérer les titres de la dette, détenus par les plus fortunés. Car la dette ne pèse pas « sur les générations futures », mais sur les contribuables d’aujourd’hui. Quoiqu’il en soit, dans la période de récession qui s’annonce, il serait contre-productif de chercher à réduire la dette au prix d’un plan de rigueur qui contribuerait à entretenir le marasme économique…

Mon but n’est pas de « descendre » votre contribution, qui contient par ailleurs beaucoup de propositions intéressantes : lutte contre l’étalement urbain, politique industrielle pour les produits propres, principe de précaution, reprise du contrôle public sur la gestion de l’eau, plan européen de relocalisation d’activités…

Je pense que la « question sociale » demeure un thème central. Nous, socialistes, devons avant tout œuvrer pour créer les conditions d’une plus grande cohésion sociale. Seule l’émergence d’une société plus juste et plus apaisée permettra d’enrayer la montée des égoïsmes, préalable à toute dynamique collective de préservation de la planète et des générations futures.

PP

22:18 Publié dans Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : parti socialiste | | |  Facebook | | |

07 août 2008

Préparation du congrès du PS (suite)

Un lecteur de ce blog (MKL) a déposé le commentaire suivant, concernant ma petite analyse des contributions préparatoires au congrès du Parti Socialiste :
« Trop avant-gardistes les solutions de Pierre Larrouturou et nouvelle Gauche ?
- La semaine de 4 jours à la carte est expérimentée en France depuis 15 ans avec succès sur 400 PME/TPE -> des milliers d'emplois créés en CDI, cette mesure a été auditée par le ministère du travail et la caisse des dépôts : sa généralisation créerait au minimum 1,6 millions d'emplois à temps plein en CDI sans 1 centime d'augmentation du déficit budgétaire de l'état ni des charges des entreprises, donc sans impact négatif sur la compétitivité Française !
- appliquer un impôt européen sur les bénéfices : mis en place aux USA après guerre pour lutter contre le dumping fiscal inter-états, certaines personnalités politiques européennes sont d'accord sur le principe.
- impôt européen sur la spéculation financière (taxe Tobin améliorée) : Edouard Balladur a déclaré fin 2007 qu'il était favorable à une telle taxe !
- L'indexation des salaires sur l'inflation : pratiqué depuis longtemps au Luxembourg et en Belgique !
- Montants compensatoires avec la Chine : mesures mises en place entre les états européens au début de la construction européenne pour éviter les déséquilibres économiques.
- nouveau Bretton Woods : il s'agit "simplement" de réfléchir au niveau européen aux mesures les plus efficaces à prendre rapidement pour éviter un effondrement économique en cas de défaillance majeure des économies anglo-saxonnes, et éviter les conséquences qu'on a connues suite à la crise de 1929 !
Aucune des solutions préconisées par P. Larrouturou ne relève de l'avant-gardisme ni de l'utopie, toutes sont ou ont déjà été expérimentées avec succès. Faut-il tellement de courage politique pour mettre en place ce qui fonctionne déjà ou a déjà fonctionné dans une situation comparable à la notre actuellement ?
»

Cher MKL, tout d’abord merci d’avoir pris la peine de lire ma prose !
Ne vous méprenez pas sur mon propos, le terme « avant-guardiste » n’était nullement méprisant ou condescendant. Ceux qui lisent régulièrement ce blog savent que tous les thèmes développés par Pierre Larrouturou me sont chers.
Je suis persuadé que la réduction du temps de travail est la meilleure voie possible pour résorber le chômage, qui mine notre société. Compte tenu des gains de productivité, c’est la solution la plus performante économiquement et la plus juste socialement.
Quant à la coordination fiscale européenne, il est évident selon moi que c’est le meilleur moyen pour enrayer ce processus de mise en concurrence des territoires auxquels se livrent les grandes entreprises.
La politique doit reprendre l’ascendant sur l’économie, c’est une évidence. La tenue d’un nouveau « Bretton Woods » serait à cet égard un signal fort.
Enfin, les montants compensatoires seraient un moyen de pallier les effets du libéralisme béat prôné notamment par Pascal Lamy (patron de l’OMC) qui, ne l’oublions pas, est français et…socialiste !
N’oublions pas également que Ségolène Royal a émis des doutes sur les bienfaits de la réduction généralisée du temps de travail…
N’oublions pas que Manuel Valls a des avis péremptoires (comme toujours) sur la nécessité d’allonger la durée de cotisations pour les retraites…
Je reviens donc à mon qualificatif « avant-guardiste ». Malgré leur bienfondé, je reste convaincu qu’il y a encore beaucoup de travail pour que les idées développées par Pierre Larrouturou trouvent l’écoute qu’elles méritent.

PP

Pour télécharge la contribution, cliquez ici.

22:40 Publié dans Actualités, Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : parti socialiste | | |  Facebook | | |

04 août 2008

Préparation du congrès du PS (4/4)

Martine Aubry développe une vision détaillée de la société: petite enfance, scolarité, santé, dépendance, économie, développement durable, logement, vivre ensemble, culture, internet, Europe, international… Selon elle, « il nous faut dire clairement qu’à chaque droit dont bénéficient les citoyens, doivent correspondre les devoirs qui en découlent envers la société », ainsi « l’octroi d’un logement ayant bénéficié d’une aide publique pourrait s’accompagner de l’adhésion à une charte de vie collective prévoyant la participation à la vie de l’immeuble (tranquillité, propreté, petit entretien, locaux communs, cours de soutien assurés par les étudiants, garde d’enfants assurée par les retraités, courses assurées par les étudiants ou les jeunes ménages auprès des personnes âgées dépendantes, implication dans les conseils de résidants et les associations de locataires…) ». Franchement, je ne sais pas vraiment quoi en penser…
Quelques extraits significatifs :
« La politique, c’est proposer une vision et un projet de société, trouver les chemins pour y mener, et mobiliser les citoyens pour agir avec nous »
« La régulation doit aussi concerner la consommation médicale, en sensibilisant les médecins aux bonnes pratiques et en sanctionnant leurs abus, plutôt qu’en culpabilisant les patients. »
« Travailler plus nombreux avant de travailler chacun davantage, c’est une question de bon sens mais aussi de justice sociale. »
« Les nombreuses normes limitant l’impact des activités industrielles sur la santé et sur l’environnement doivent être complétées d’une stratégie volontariste de développement économique basée sur la revalorisation de l’économie des ressources et le développement des écosystèmes industriels dans les 25 000 zones d’activités françaises. »

Marylise Lebranchu propose de spécialiser chaque collectivité territoriale : développement économique pour la Région, solidarités et éducation pour le Département, réseaux locaux et aménagement urbain pour les communautés de communes. L’élection directe des délégués communautaires se ferait sur un scrutin de liste avec une représentation obligatoire de toutes les communes. Les campagnes électorales inciteraient les candidats à s’engager clairement sur un projet de territoire à l’échelle communautaire.

Marie-Noëlle Liennemann: La Gauche défend « la valeur du travail » et non la « valeur travail »
Travailler mieux, travailler tous, travailler moins chacun et plus ensemble, gagner plus par le travail et moins par la rente, voilà l’orientation que nous opposons au slogan libéral «travailler plus et gagner plus» !

Henri Emmanuelli : « Les travailleurs ont progressivement été rendus responsables du marasme de l’investissement, du chômage et de l’exclusion, en raison du prétendu fardeau des coûts salariaux et des charges collectives inhérentes à l’Etat providence. Dans le même temps tous leurs acquis ont été dénoncés comme autant d’infâmes « privilèges » qu’il conviendrait d’abolir. Ceux qui tiennent en tel discours n’hésitent d’ailleurs pas à dénoncer les malades comme des irresponsables sur-consommateurs de soins et de médicaments et les désigner à la vindicte publique comme étant la seule cause du déficit de l’assurance maladie. »
« Celui qui affirme que le capital a une dette envers le travail, peut être certain, par exemple, de se voir qualifié de "dangereux idéologues" par les libéraux, ce qui est un compliment acceptable, et parfois de « dangereux populiste » par une certaine gauche, ce qui est plus inquiétant. »
« L’opinion, soudain devenue « experte », est censée posséder les réponses – largement suggérées - aux grands maux contemporains : les politiques n’ayant plus qu’à les mettre en œuvre ». Il y a en une dont les oreilles doivent …royalement siffler !

Sarkozy
Bertrand Delanoë qualifie le sarkozysme de « bonapartisme saugrenu au conservatisme agressif ». Pour François Hollande, le sarkozysme est « fait de fausses promesses, de désinvolture et de culte de l’argent ». Mais c’est Ségolène Royal qui est la plus agressive à son égard, n’hésitant pas à consacrer un chapitre à « LA MAINMISE DU CLAN SARKOZY SUR LA FRANCE».
Martine Aubry, elle, veut prendre un peu de hauteur : « Ne nous égarons pas non plus dans une critique de la personnalité du Président de la République. Ce serait laisser croire qu’il suffirait de changer l’homme par un autre pour que cela aille mieux. C’est la politique qu’il mène que nous critiquons parce que nous pensons qu’elle tourne le dos aux préoccupations majeures des Français. »

Fonctionnement du PS
En ce qui concerne la stratégie d’alliance, la tendance générale est à la création d’un parti socialiste fort (certains évoquent un objectif de 25% à 30% lors des élections nationales) qui puisse ensuite fédérer l’ensemble de la gauche. Seule exception notable : Ségolène Royal qui veut rassembler « tous les démocrates ».

La ligne claire : « Nous voulons que le Parti Socialiste redevienne le parti de la pensée »

Bertrand Delanoë : « En 2007, c’est plutôt la crédibilité de notre projet qui a souffert de la comparaison avec celui de notre concurrent. »
« Notre parti doit être un parti de militants et non de supporters. »

Ségolène Royal : « Nous devons faire du Parti socialiste le grand parti démocratique, populaire et de mobilisation sociale dont la France a besoin »

Laurent Fabius « Notre Parti socialiste doit redevenir un parti fondamentalement populaire. »
« Si nous avons perdu, c’est notamment parce que nous avons cédé à la tendance qui consiste à définir notre message en fonction de la demande quantifiée par les instituts de sondage. »

François Hollande : « Je propose que ceux qui pensent, sur les principaux sujets, la même chose se rassemblent sur le même texte et proposent un contrat de direction pour mener le travail du parti dans les trois prochaines années. » On peut rêver…

Le rôle des élus locaux :
Laurent Fabius : Le premier secrétaire « doit associer mieux qu’aujourd’hui les élus locaux à la prise de décision, mais il ne saurait leur déléguer le soin de fixer à la place du PS l’orientation politique nationale ».

Ségolène Royal « Faire fonctionner le parti de façon ascendante, en nous appuyant sur les responsables fédéraux et les élus locaux, qui auront toute latitude pour l’irriguer. »
« Dans chaque département, ou dans chaque région, une université socialiste de la connaissance sera créée. »

En conclusion, je reprendrai la phrase de Gaston Bachelard citée par Jean-Luc Mélenchon : « le futur n’est pas ce qui va arriver mais ce que nous allons faire ».

PP

09:00 Publié dans Actualités, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : parti socialiste | | |  Facebook | | |