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10 juin 2013

L'Observateur des inégalités, n°109, Juin 2013

BD, DVD, livres pour enfants : la portion congrue des héroïnes

Les filles et les garçons ne sont pas représentés à part égale dans la littérature et dans les films pour les enfants. Un tour d’horizon parmi les héros et héroïnes permet de mieux comprendre comment les stéréotypes se construisent. Par Nina Schmidt de l’Observatoire des inégalités.

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Les « avantages » des salariés : privilèges ou acquis sociaux ?

Un certain nombre de salariés bénéficient d’avantages de la part de leur employeur. Privilèges ou amélioration de la condition salariale ? Le débat est ultra-sensible et se focaliser sur les privilèges constitue une façon de détourner le débat sur les inégalités de salaires. Une tentative d’éclaircissement par Valérie Schneider de l’Observatoire des inégalités.

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La « crise » ou l’art d’échapper à la solidarité

Connaissez-vous un Français qui échappe à la « crise » ? Le mot est dans toutes les bouches : rien de tel que de se poser en victime pour échapper à un effort de redressement national. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités. Tribune publiée par le Huffingtonpost du 22 mai 2013.

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Contre les inégalités territoriales, il faut agir

La part des populations pauvres varie de un à sept au sein des plus grandes villes de France. Il est temps d’agir pour résorber les inégalités territoriales. Le point de vue de Hervé Guéry, directeur du Centre d’observation et de mesure des politiques sociales. Extrait de la Gazette.fr.

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La place des femmes dans les manuels scolaires

Sur près de 3 500 personnages sexués répertoriés dans les manuels scolaires, on décompte une femme pour cinq hommes, selon deux études menées par le Centre francilien de ressources pour l’égalité femmes-hommes Hubertine Auclert. Ces deux études font le même constat de la sous-représentation des femmes et de la persistance des représentations stéréotypées dans les manuels scolaires. L’Observatoire des inégalités propose des extraits de ces rapports.

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« La pauvreté ne reculera que si le chômage décroit », entretien avec François Chérèque, inspecteur général des affaires sociales

Le gouvernement a adopté un plan de lutte contre l’exclusion et la pauvreté en janvier 2013. Il contient 61 mesures de nature diverse qui vont de l’expérimentation de dispositifs d’insertion à la hausse de certaines prestations. Trois mois après, l’ancien responsable syndical, François Chérèque, chargé de suivre sa mise en œuvre, a remis ses premières observations au Premier ministre.

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L’homophobie reste présente dans la société française

SOS homophobie a reçu 1 977 témoignages de victimes de discriminations du fait de leur orientation sexuelle en 2012.

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L’aide sociale est fluctuante selon les départements

Les aides sociales versées par les départements varient de 347 euros par habitant dans l’Ain à 909 euros à la Réunion.

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Niveau de diplôme et chômage dans les quartiers sensibles

Plus de la moitié de la population des quartiers en difficulté ne possède aucun diplôme contre 36 % des résidents hors de ces territoires. Cet écart a des répercussions directes sur le chômage, plus élevé dans les quartiers sensibles.

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Les salaires augmentent avec la taille de l’entreprise

Le salaire mensuel brut moyen à temps complet varie en 2010 de 2 380 à 3 980 euros selon la taille de l’entreprise.

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Le temps partiel subi en France

27 % des personnes en temps partiel souhaiteraient travailler plus. Essentiellement des femmes. Mais aussi plus de 40 % de jeunes, 37 % d’ouvriers contre 15 % de cadres supérieurs.

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Les seuils de pauvreté en Europe

Le seuil de pauvreté à 60 % du revenu médian est de 1 013 euros par mois en Autriche contre 178 euros en Roumanie. Il est de 912 euros en Allemagne, de 574 euros en Grèce, soit près de deux fois moins.

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La pauvreté en Europe

Le taux de pauvreté en Europe varie de 5,7 % à 16,9 % selon le seuil utilisé. A 60 % du revenu médian, le taux oscille de 10,5 % en Norvège à 21,8 % en Espagne. A 40 %, de 3 % aux Pays-Bas à 10 % en Espagne.

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Le niveau des retraites selon le sexe

Les femmes qui ont exercé une activité professionnelle perçoivent une retraite de base inférieure de 21 % à celle des hommes. Tous régimes confondus, cet écart est de 42 %.

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L’impact de la crise sur les niveaux de vie des catégories sociales

Un gain de 590 euros pour le niveau de vie des cadres supérieurs entre 2008 et 2010, une perte de 180 euros pour les ouvriers. La crise ne touche pas de la même manière toutes les catégories sociales.

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Le niveau de vie des catégories sociales

Un peu plus de 4 000 euros par mois pour les professions libérales, aux alentours de 3 000 euros pour les cadres supérieurs et entre 1 400 et 2 000 euros pour les catégories populaires...Les niveaux de vie diffèrent du simple au double selon les catégories sociales.

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17 mai 2013

L'Observateur des inégalités, n°108, Mai 2013

"La mobilité sociale est en panne", entretien avec Camille Peugny, sociologue, maître de conférences à l’université de Paris 8

"La mobilité sociale est en panne", entretien avec Camille Peugny, sociologue, maître de conférences à l’université de Paris 8. Auteur de « Le destin au berceau. Inégalités et reproduction sociale », ed. Seuil-République des idées, 2013.

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Journées de formation : "Comprendre les inégalités"

Journée de formation proposée par l’Observatoire des inégalités le mardi 11 juin 2013 (Paris 11e). Utilisez votre droit à la formation pour y assister.

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Un espace dédié aux jeunes pour comprendre les inégalités. Entretien avec Nina Schmidt, responsable du "projet jeunes" à l’Observatoire des inégalités

Afin d’aider les jeunes à comprendre le monde qui les entoure et les mécanismes qui conduisent aux discriminations dont ils peuvent être l’objet, l’Observatoire des inégalités a inauguré un espace web dédié aux jeunes. Rencontre avec Nina Schmidt, responsable du projet jeunes à l’Observatoire des inégalités. Extrait du site Apprentis d’Auteuil.

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La construction des inégalités entre filles et garçons à l’école maternelle

L’ école maternelle constitue un lieu de socialisation central dans la construction des inégalités entre les filles et les garçons. Une analyse de Véronique Rouyer et Yoan Mieyaa de l’Université de Toulouse 2 – Le Mirail.

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Comment évoluent les très hauts revenus en France

Les 0,01 % les plus riches ont gagné 180 000 euros de revenus annuels supplémentaires entre 2004 et 2010. Un gain équivalent à treize années de Smic...

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L’impact de la crise sur les niveaux de vie des catégories sociales

Un gain de 590 euros pour le niveau de vie des cadres supérieurs entre 2008 et 2010, une perte de 180 euros pour les ouvriers. La crise ne touche pas de la même manière toutes les catégories sociales.

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Qui s’enrichit pendant la crise ?

Entre 2008 et 2010, les 10 % les plus pauvres ont perdu 520 millions d’euros, alors que les 10 % les plus riches se sont enrichis de 14 milliards.

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L’évolution des inégalités de revenus en France

Les inégalités de revenus se sont accrues au cours des dix dernières années. Le revenu annuel moyen des 10 % les plus modestes s’est élevé de 400 euros entre 2000 et 2010, celui des 10 % les plus riches de 8 950 euros.

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Obésité et milieux sociaux

Deux fois plus d’adultes obèses chez les artisans, commerçants, agriculteurs, ouvriers et employés que chez les cadres supérieurs. L’obésité ne touche pas de la même façon les catégories sociales.

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De quel milieu social viennent les députés ?

A quand la parité sociale à l’Assemblée ? Employés et ouvriers représentent la moitié de la population active, mais seulement 3 % des députés.

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Le patrimoine selon la catégorie sociale

Le patrimoine des cadres supérieurs est sept fois plus élevé que celui des employés ou des ouvriers : 214 000 euros contre 30 000 euros. Les inégalités de patrimoine entre milieux sociaux sont plus importantes que celles liées aux revenus.

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Le patrimoine selon l’âge

La fortune s’accroît avec le temps. Le patrimoine des 50-59 ans est quatre fois plus élevé que celui des 30-39 ans, 203 000 euros contre 49 000 euros.

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Patrimoine : qui possède combien ?

Les 10 % les plus riches possèdent 48 % de la fortune nationale. Les 50 % les moins fortunés en possèdent 7 %...L’inégalité des patrimoines est encore plus accentuée que celle des revenus.

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La mobilité sociale en France

La moitié des fils de cadres supérieurs deviennent cadres supérieurs, contre un dixième des fils d’ouvriers. Les chances d’accès aux positions sociales sont loin d’être équivalentes.

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Les minima sociaux en France

Près de 3,6 millions de personnes sont allocataires de minima sociaux, mais un peu plus de 6 millions de personnes au total en vivent...

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16:36 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inégalités, revenus, pauvreté | | |  Facebook | | |

28 janvier 2013

Prêter sa maison : un moyen de lutte contre la pauvreté ?

 

Alors que le Premier Ministre Jean-Marc Ayrault a présenté en début de semaine son « plan pluriannuel contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale », deux informations ont retenu mon attention... La première concerne un riche avocat américain, Tony Tolbert, qui a prêté pour un an sa maison à une famille de sans-abris. La seconde (JT de France 3, le reportage commence au bout de 20 minutes) nous apprend qu’un entrepreneur lyonnais, Alain Sitbon, a investi deux millions d’euros de ses deniers personnels pour construire des villages d’ « algecos » pour les plus démunis.

 

Que l’on ne se méprenne pas sur mon propos, je n’ai pas l’intention de critiquer ces deux initiatives. Je trouve cela formidable que des « riches » se préoccupent de la situation des plus pauvres…et surtout agissent ! Les deux millions d’euros de Mr Sitbon sont mieux employés de cette façon que s’il avait investi dans un complexe hôtelier de luxe aux Seychelles, ou parié sur des produits dérivés sur les denrées alimentaires ! Mais combien faudrait-il de Tony Tolbert aux Etats-Unis et d’Alain Sitbon en France pour aider tous ceux qui en ont besoin ? Comment assurer que leurs initiatives individuelles ne sont pas redondantes ? Sur quels critères choisir les bénéficiaires de ces aides ? Même si elle traduit la prise de conscience de la gravité du problème de la pauvreté, cette nouvelle forme de charité ne peut le résoudre.

 

« Vous voulez les pauvres secourus, moi je veux la misère supprimée », écrivait Victor Hugo dans Quatre-Vingt-Treize. Là réside toute la différence entre la juxtaposition d’actions individuelles, si louables soient-elles, et l’action publique qui seule peut prendre en compte toutes les dimensions de la question.

 

La première de ces dimensions est la façon dont sont perçus les pauvres. Le plan présenté par le gouvernement est très clair : « c’en est fini de la dénonciation de la paresse ou de la malhonnêteté des ménages modestes. Les personnes en situation de pauvreté ou de précarité veulent s’en sortir, le sens des politiques sociales est de les y aider. » On est loin des propos outranciers de Laurent Wauquiez, stigmatisant le « cancer de la société française» que constituaient à ses yeux « dérives de l'assistanat ». Certes, la fraude sociale existe, mais elle est sans commune mesure avec la fraude fiscale qui coûterait entre 60 et 80 milliards d’euros par an à l’Etat.

 

Il convient aussi de prendre en compte la nature et la dimension du problème de la pauvreté. Le plan est très clair à ce sujet : « face à l’ampleur et à la diversité des situations de pauvreté, on ne peut plus continuer à considérer les pauvres et les précaires comme une minorité marginale, peu ou prou responsable de sa situation. » Selon la définition habituellement retenue (seuil de pauvreté à 60% du revenu médian), il y avait en France 8,6 millions de pauvres en 2010, soit 14,1% de la population française. Depuis 2008, plus de 780 000 hommes et femmes sont venus grossir leurs rangs. Devant un phénomène aussi massif, comment peut-on imaginer qu’il puisse être le résultat de (mauvais) choix individuels ? Comment ne pas voir les tristes résultats de la crise, voire d’un système économique de plus en plus  inégalitaire ?

 

Une fois ces principes posés, il faut agir en combinant mesures d’urgences et des mesures de fond. La première des mesures d’urgence consiste à revaloriser le RSA socle, aujourd’hui de 475 euros par mois pour une personne seule. Le plan du gouvernement prévoit un rattrapage de 10%...d’ici 2017. Pourquoi ne pas faire ce rattrapage dès maintenant ? Impossible en période de disette budgétaire, me répondront les gens « responsables » ! Au fait, combien cela coûterait-il ? 10% de 475 euros, cela fait 47,5 euros soit 570 euros par an. Appliqué aux 1,4 million de bénéficiaires, cela donne environ 800 millions d’euros. Finalement, ce n’est pas si énorme, comparé par exemple aux 20 milliards du pacte de compétitivité. Mais les minima sociaux français sont déjà les plus généreux d’Europe ! Pas si évident que cela, car selon une étude de la Drees de 2006, la France était moins généreuse que ses principaux voisins européens. Et cela n’a pas dû s’améliorer car, alors qu’en 1988 le RMI représentait 50% du SMIC, le RSA socle n’en représente plus que 42% en 2012.

 

Si la revalorisation des minima sociaux est nécessaire, elle ne saurait être suffisante. Il est nécessaire de renforcer les filets de sécurité, mais si l’on veut voir la « misère supprimée », il faut agir sur ses causes profondes. La première de ces causes est bien sûr le chômage. Un emploi à temps plein au SMIC « suffit » à sortir de la pauvreté. Existe-t-il des solutions miracles pour créer des millions d’emplois en période de croissance faible ? Non, mais il serait intéressant d’explorer certaines pistes aujourd’hui balayées d’un revers de main. La réduction du temps de travail en fait partie. Comme le rappelle le mensuel Alternatives Economiques : « Si on abaissait le temps de travail des Français au niveau de celui des Néerlandais, on pourrait espérer créer 15 % de postes supplémentaires, soit quelque 3,4 millions d'emplois. »

 

Mais lutter contre la pauvreté, c’est aussi faire en sorte qu’elle ne se transmette pas au sein de la famille. Les enfants pauvres ont quatre fois plus de chance de connaître l’échec scolaire que les autres, et donc une plus grande probabilité d’entrer dans la spirale infernale de la pauvreté. Le système éducatif a donc un rôle important à jouer dans la lutte contre la pauvreté. Pour cela, il convient de mettre l’accent sur l’école maternelle et élémentaire où se décident pour le plus grand nombre l’échec ou la réussite du parcours scolaire. On ne peut que se féliciter que l’école élémentaire fasse partie des sept grands axes du projet de refondation de l’école présenté par le Ministre de l’Education Nationale, Vincent Peillon. C’est une contribution importante à la lutte contre la pauvreté, qu’il faudrait compléter par un plan visant à rattraper le retard en matière de places d’accueil dans des structures collectives pour les enfants de moins de 3 ans.

 

Entre 1998 et 2008, le revenu global des ménages après impôts et prestations sociales s’est accru de 260 milliards d’euros. Les 10% les plus riches ont capté 31,7% de ce montant, les 10% les plus pauvres devant se contenter de 2,8%...soit 11 fois moins ! Logiquement, les 10% les plus riches sont les seuls à avoir vus leur part de la richesse nationale augmenter sur cette période. Et la tendance est la même en 2009 et 2010…Est-ce vraiment bon signe pour la lutte contre la pauvreté, et plus globalement pour la justice sociale ? N’est-il pas temps de remettre les « pendules à l’heure » avec une grande réforme fiscale qui corrige ces dysfonctionnements manifestes ?

 

La pauvreté touche aujourd’hui une personne sur sept. Elle fait en quelque sorte partie de notre société. On ne pourra pas lutter contre elle par des mesures isolées. Le plan du gouvernement va dans le bon sens en refusant de stigmatiser les pauvres et en s’attaquant à la pauvreté en tant que problème global. Mais la victoire contre ce fléau nécessite une transformation de fond de notre société qui ne pourra avoir lieu qu’en mettant en place des politiques novatrices dans de nombreux domaines : emploi, éducation, fiscalité…


PP

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06 janvier 2013

L'Observateur des inégalités, n°104, Janvier 2013

Mariage homosexuel, inégalité et injustice

Le débat sur la légitimité du mariage homosexuel porte, au fond, sur la légitimité de l’homoparentalité. Le refus de reconnaître juridiquement l’un et l’autre ne constituerait-il pas un cas manifeste de discrimination ? Une analyse de Patrick Savidan, professeur de philosophie sociale et politique à l’Université de Poitiers.

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La crise pointe la fragilisation de la jeunesse et le creusement des inégalités. Entretien avec Francine Labadie, de l’Injep.

Le premier rapport biennal de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire en tant qu’Observatoire de la jeunesse et des politiques de jeunesse Inégalités entre jeunes sur fond de crise pointe la fragilisation accrue de la jeunesse et le creusement des inégalités au sein de cette population.

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Inégalités de revenus : l’évolution 2000-2010

Les inégalités de revenus, mesurées par le niveau moyen de chaque tranche de 10 % de la population, sont encore plus importantes que les données habituelles ne le laissent penser. Une analyse de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

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La ségrégation culturelle du territoire s’accentue

La ségrégation culturelle du territoire a augmenté entre 1999 et 2008. C’est dans les communes où la part des diplômés était la plus élevée que celle-ci a le plus augmenté. Au niveau des quartiers, la ségrégation s’accroît surtout dans les territoires les plus défavorisés. Une analyse de Louis Maurin. Extrait de la note d’information Compas études.

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Les revenus démesurés des grands patrons et des cadres dirigeants

Les patrons les mieux rémunérés de France touchent entre 400 et 1 500 années de Smic par an... Et encore, sans tenir compte de tous leurs avantages.

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Qualité de vie et logement dans les zones urbaines sensibles

56 % des habitants des zones urbaines sensibles ont une mauvaise image de leur quartier. 16 % considèrent leurs conditions de logement insuffisantes ou très insuffisantes.

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Les 10 plus grandes fortunes de France

Le patrimoine professionnel de Bernard Arnault (LVMH), première fortune de France, équivaut à 1,6 million d’années de Smic...

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Comment évoluent les très hauts revenus en France

JPEGLes 0,01 % les plus riches ont gagné 100 000 euros de revenus annuels supplémentaires entre 2004 et 2009. Un gain équivalent à huit années de Smic...

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L’évolution du taux de chômage selon l’âge

De 1975 à 2010, le taux de chômage a été multiplié par quatre pour les 20-24 ans et par trois pour les 45-49 ans. Depuis 2008, la crise a particulièrement touché les plus jeunes. Le taux de chômage des moins de 25 ans atteint désormais un niveau record en France.

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Le taux de pauvreté selon le sexe et l’âge

Le taux de pauvreté féminin était de 8,1 % en 2010, tous âges confondus, contre 7,4 % pour les hommes.

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Le niveau de vie des catégories sociales

Près de 4 000 euros par mois pour les professions libérales, aux alentours de 3 000 euros pour les cadres supérieurs et entre 1 300 et 2 000 euros pour les catégories populaires...Les niveaux de vie diffèrent du simple au double selon les catégories sociales.

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L’évolution des inégalités de revenus en France

Les inégalités de revenus se sont accrues au cours des dix dernières années. Le revenu annuel moyen des 10 % les plus modestes s’est élevé de 400 euros entre 2000 et 2010, celui des 10 % les plus riches de 8 950 euros.

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La pauvreté augmente chez les jeunes mais aussi chez les seniors

10,8 % des 18-29 ans sont considérés comme pauvres en 2010, au seuil de 50 % du revenu médian, contre 7,8 % de l’ensemble de la population en moyenne. Le nombre de pauvres augmente chez les jeunes, mais aussi chez les plus âgés.

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En bref

La Bretagne moins touchée par la pauvreté et les inégalités de revenus
Avec un revenu médian déclaré par personne de 1 540 euros par mois, un taux de pauvreté de 11,2 (...)
20 décembre 2012


Les femmes assurent les trois quarts du travail domestique

Les Français consacrent en moyenne deux heures par jour à faire la cuisine, la vaisselle, le (...)
13 décembre 2012


Naissance du laboratoire des stéréotypes hommes-femmes

18 % de la population pense qu’à la naissance le cerveau des garçons et des filles sont (...)
10 décembre 2012


Pollution et inégalités sociales

Les populations modestes résident plus souvent dans les quartiers les plus pollués mais ce (...)
6 décembre 2012

 

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24 décembre 2012

Le grand écart

Un billet paru sur le blog de Denis Clerc...

Pas très joyeux en ces périodes de fêtes, mais malheureusement, la situation actuelle n'est pas un cadeau...


L’Insee vient de mettre en ligne les résultats détaillés de son enquête sur les revenus fiscaux et sociaux des ménages de France métropolitaine. Je ne reviendrai pas sur ce que (je l’espère) tout le monde sait déjà : la progression du nombre de personnes en situation de pauvreté (+ 500 000) entre 2009 et 2010, après + 300 000 entre 2008 et 2009. La crise a donc fait 800 000 victimes de plus.


Ce que je voudrais souligner, c’est que, entre 2009 et 2010, toutes les catégories de la population ont vu leur niveau de vie baisser, plus ou moins sensiblement, à l’exception d’une seule : les 5 % les plus riches ont connu une amélioration de 1,3 % (en euros constants). Surtout, si l’on prend un peu de recul, et que l’on compare les chiffres 2010 avec ceux de 2009, on s’aperçoit que le dixième le plus pauvre a vu sa part dans le revenu de l’ensemble des ménages reculer, celle-ci passant de 3,9 % à 3,5 %, tandis que, au contraire, la part du dixième le plus riche a bondi de 23,4 % à 24,9 %. Dans l’un et l’autre cas, les modifications peuvent paraître faibles. Mais, portant sur un revenu total de près de 1400 milliards d’euros, cela représente des sommes considérables. Si l’on fait le calcul, les « riches » ont capté en huit ans 21 milliards de plus grâce à cette déformation de la répartition du revenu. Quant aux pauvres, ils ont perdu 5 milliards. En gros, ils ont remboursé leur RMI/RSA, tandis que les plus riches encaissaient environ 3 fois les dépenses consenties au titre du RSA. Et l’on entend encore, en écho persistant, la voix d’un Laurent Wauquiez dénonçant « l’assistanat » : sans doute estimait-il que l’on est encore trop bon pour les pauvres, et que ces 5 milliards qui leur ont été piqués n’étaient pas encore assez.


Va-t-il falloir que des gens meurent de faim (certains meurent déjà de froid) pour que l’opinion comprenne que les victimes de la crise se trouvent en rang serré dans les rangs des pauvres, et qu’elles n’ont qu’un désir : avoir un emploi leur permettant de vivre dignement ? Deux constats chiffrés suffiront. Le premier, dans la  tranche des 30-39 ans, ceux qui, dans leur grande majorité, travaillent. Entre 2009 et 2010, le dixième le plus favorisé de cette tranche d’âge a vu son niveau de vie (en euros 2010) progresser de 7 %. Et le dixième le moins favorisé de cette même tranche d’âge l’a vu reculer de 7 % également. Quant au deuxième constat, parmi les 15 ans et plus, on trouve 6,4 millions de personnes en situation de pauvreté. Enlevons les retraités : il reste alors 5 millions de personnes d’âge actif. Qui sont-elles ? Des personnes en emploi pour 1,9 millions, des chômeurs pour 1 million. En d’autres termes, sur ces millions de personnes, les trois cinquièmes sont en emploi ou en recherche d’emploi. Et l’on voudrait laisser penser que les personnes en situation de pauvreté sont majoritairement des assistés qui n’en foutent pas la rame, comme le sous-entendait le Figaro-Magazine du 4 juin 2011, avec une couverture au titre explicite (« La France des assistés ») et une photo d’un homme confortablement endormi dans un hamac ?


Si je voulais être méchante langue, je ferais évidemment un lien entre la progression des revenus des riches et la baisse de ceux des pauvres : plus les riches sont riches, plus la crise appauvrit le pays tout entier. Je crois bien que je vais finir par être méchante langue.

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08 novembre 2012

L'Observateur des inégalités, n°102, Novembre 2012

« La pauvreté, c’est la privation de liberté », entretien avec Marie-Aleth Grard, Vice-présidente d’ATD Quart-Monde.

A l’occasion de la 25ème journée mondiale du refus de la misère, Marie-Aleth Grard, Vice-présidente d’ATD Quart-Monde fait le point sur l’état de la pauvreté en France aujourd’hui. Et rappelle l’importance d’impliquer les plus démunis eux-mêmes dans la lutte contre la misère.

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Qui sont les pauvres en France ?

En France, la population pauvre est d’abord jeune et peu qualifiée. Le risque de pauvreté est très inégal selon les populations.

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Europe : comment se répartissent les revenus au sein de chaque pays

L’Espagne est plus pauvre que la Suède, mais les riches espagnols sont plus riches que les suédois les plus aisés. Les écarts de niveau de vie moyen masquent des répartitions très inégales au sein de chaque pays européen.

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Patrimoine : êtes-vous fortuné ?

L’Observatoire des inégalités lance un nouvel outil pour se situer dans la hiérarchie des patrimoines en France. La moitié des Français possède un patrimoine inférieur à 87 000 euros, selon les données 2010. Et vous ?

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Les professions médicales mal réparties sur le territoire

L’offre de santé reste inégale selon les territoires. On compte quatre médecins pour 1 000 habitants en Ile-de-France contre 2,6 en Picardie.

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La misère persiste en France

La France compte deux millions de personnes vivant avec moins de 645 euros par mois, 3,6 millions de mal-logés et 3,5 millions de bénéficiaires de l’aide alimentaire. La misère persiste en France.

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La pauvreté selon le diplôme

Le taux de pauvreté des non diplômes est de 10,1 % contre 3,1 % pour les titulaires d’un bac+2.

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La pauvreté selon la catégorie sociale

60 % des pauvres vivent dans un ménage dont la personne de référence est ouvrière, employée ou inactive. 9, 8 % des employés, 8,2 % des ouvriers sont pauvres, contre 2,8 % pour les ménages de cadres supérieurs.

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La pauvreté selon l’âge

La moitié des personnes pauvres ont moins de 30 ans. Mais la pauvreté des enfants est liée aux revenus de leurs parents. Les plus âgés sont moins souvent touchés, mais ont peu d’espoir de modifier leur situation.

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Mobilité sociale : les enfants d’immigrés font aussi bien que les autres

42,1 % des enfants d’immigrés deviennent ouvriers contre 30 % des personnes sans ascendance directe immigrée. Mais cet écart s’explique davantage par les positions sociales défavorisées de leurs parents que par leur origine géographique.

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Pourquoi les enfants d’immigrés réussissent mieux à l’école que les autres

En apparence, les jeunes d’origine immigrée réussissent moins bien que les autres à l’école. Mais si l’on tient compte de leur milieu social, c’est tout l’inverse...

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Revenus et pauvreté des immigrés

Les ménages non-immigrés ont un revenu supérieur de 28 % en moyenne à celui des ménages immigrés.

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En bref

3,6 millions de bas salaires
3,6 millions de salariés occupent un emploi à bas salaire, soit 16 % des 22,3 millions de (...)



Le régime discriminatoire des gens du voyage

Deux dispositions du régime légal des gens du voyage ont été annulées par le Conseil (...)



L’inégale répartition de l’épargne salariale

Plus de la moitié des salariés (57 %) perçoivent de l’intéressement (1), de la (...)



Pour le travail, la couleur de la peau joue finalement peu

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27 septembre 2012

Le nombre de pauvres a augmenté de 440.000 en France en 2010

Paru sur le blog Contes publics


La dernière enquête de l'Insee sur les niveaux de vie, rendue publique vendredi 7 septembre, est explosive. Que constate-t-elle en effet ? Qu'en 2010, le niveau de vie médian (19 270 euros annuels) a diminué de 0,5 % par rapport à 2009, que seuls les plus riches s'en sont sortis et que la pauvreté, en hausse, frappe désormais 8,6 millions de personnes, soit 440 000 de plus qu'un an plus tôt.


Avec la fin du plan de relance, les effets de la crise se sont fait sentir massivement. En 2009, la récession n'avait que ralenti la progression en euros constants du niveau de vie médian (+ 0,4 %, contre + 1,7 % par an en moyenne de 2004 à 2008). Il faut remonter à 2004, précise l'Insee, pour trouver un recul semblable à celui de 2010 (0,5 %).


La timide reprise économique de 2010 n'a pas eu d'effets miracle, puisque pratiquement toutes les catégories de la population, y compris les classes moyennes ou moyennes supérieures, ont vu leur niveau de vie baisser. N'a augmenté que celui des 5 % des Français les plus aisés.


Dans un pays qui a la passion de l'égalité, la plupart des indicateurs d'inégalités sont à la hausse. L'indice de Gini, qui mesure le degré d'inégalité d'une distribution  (en l'espèce, celle des niveaux de vie), a augmenté de 0,290 à 0,299 (0 correspondant à  l'égalité parfaite et 1 à l'inégalité la plus forte). Le rapport entre la masse des niveaux de vie détenue par les 20 % les plus riches et celle détenue par les 20 % les plus modestes est passé de 4,3 à 4,5.


Les inégalités ont continué de se creuser par le haut. Ainsi, entre 1996 et 2010, le niveau de vie moyen des 10 % les plus aisés a augmenté d'environ 2,1 % par an en moyenne, contre 1,4 % dans l'ensemble de la population. En 2010, c'est l'évolution des salaires, limitée dans le bas de la distribution des revenus, qui explique en partie l'accentuation des inégalités, les 10 % les plus aisés ayant bénéficié à la fois de salaires plus dynamiques et des rendements élevés de leurs placements.


Déjà en hausse de 0,5 point en 2009, le taux de pauvreté monétaire a augmenté en 2010 de 0,6 point pour atteindre 14,1%, soit son plus haut niveau depuis 1997. 8,6 millions de personnes vivaient en 2010 en-dessous du seuil de pauvreté monétaire (964 euros par mois). Elles n'étaient que 8,1 millions en 2009. Mais il y a pire : une personne pauvre sur deux vit avec moins de 781 euros par mois.


En 2010, le chômage a peu contribué à l'augmentation de la pauvreté (les chômeurs représentent à peine 4% de l'accroissement du nombre des personnes pauvres). C'est du côté des inactifs qu'il faut plutôt se tourner : les retraités (11 %), les adultes inactifs autres que les étudiants et les retraités (16 %) – souvent les titulaires de minima sociaux – et les enfants.


Les moins de 18 ans contribuent pour près des deux tiers (63 %) à l'augmentation du nombre de personnes pauvres. L'Insee fait observer qu'en 2009, l'accroissement du nombre d'enfants pauvres (ils vivent fréquemment dans des familles monoparentales) avait été contenue par le versement de deux primes exceptionnelles aux ménages dans le cadre du plan de relance (150 euros aux bénéficiaires de l'allocation de rentrée scolaire, et 200 euros de prime de solidarité active). L'institut rappelle aussi que les prestations familiales n'ont pas été revalorisées en 2010, après avoir bénéficié d'une revalorisation plus forte que prévu en 2009.


Claire Guélaud

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29 juin 2012

Lettre à David Cameron

Par Jean GADREY

 

Monsieur le Premier Ministre, cher David Cameron,


Les citoyens français, dont je suis un modeste représentant, apprécient comme il se doit la sollicitude dont vous faites preuve à l’égard de certains d’entre eux. Votre souhait de les accueillir à bras ouverts, eux et leurs actifs financiers, ne peut que toucher ceux qui se battent contre la xénophobie et pour la « diversité ».


Vous êtes parvenu à transformer le vieux slogan « prolétaires de tous les pays, unissez-vous » en une maxime post-moderne : « actifs financiers de tous les pays, venez chez nous ». Sans distinction de race, de sexe ou de religion. Vous défendez ainsi une représentation ouverte du paradis (fiscal) sur terre. Même les « froggies » que nous sommes y ont leur place, moyennant un ticket d’entrée certes, mais aucun paradis n’est accessible sans effort.


Il fut un temps où Londres accueillait Voltaire (contraint à l’exil), Montesquieu (qui écrivit en 1728 « L’Angleterre est à présent le plus libre pays qui soit au monde »), Jules Vallès (en exil après sa participation à la Commune de Paris), Mallarmé et beaucoup d’autres. Quant à Victor Hugo, son exil dans les îles anglo-normandes est intervenu après le coup d’État de 1851 et non pour des raisons fiscales. Mais ces époques sont révolues, sauf je suppose pour quelques écrivains ou artistes à grand succès (commercial).


Je sais que nos compatriotes fortunés seront bien traités, notamment dans votre centre de rétention de luxe qu’est la City de Londres. Je sais que vous éviterez tout matraquage (fiscal), qu’ils auront toute liberté d’action sans obligation, et qu’ils pourront tirer avantage (financier) du malheur des peuples grec, espagnol ou de tout autre peuple ne payant pas son indispensable tribut à la City.


Je me permets toutefois de rectifier une partie de votre offre de services (financiers). Vous avez en effet déclaré : « Nous accueillerons plus d’entreprises françaises, qui paieront leurs impôts au Royaume-Uni. Ça paiera nos services publics et nos écoles ».


La dernière phrase me pose un problème. Ou bien vous les taxez suffisamment pour que cela finance vraiment vos services publics, ou bien vous les accueillez dans un authentique paradis (fiscal) et, dans ce cas, vous ne créerez guère de postes dans la santé ou dans l’éducation. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit au cours des dernières années, n’est-il pas ?


Quoi qu’il en soit, votre sens de l’hospitalité – de type censitaire, voir ce billet de Christian Chavagneux - saute aux yeux. Mais mes concitoyens sont eux aussi très « hospitaliers » : ma propre région, le Nord-Pas-de-Calais, a accueilli chaque année dans ses services hospitaliers des centaines d’exilés médicaux britanniques. Ce phénomène est ancien. En 2002, un article de presse révélait ceci :

« Il faut le voir pour le croire : boitant, s’aidant de cannes et de béquilles, un groupe de sujets de Sa Majesté vont en France pour recevoir les soins que leur pays n’a pas pu leur donner… « C’est affreux d’aller se faire soigner à l’étranger, tout le monde est d’accord, explique Anne Cullingworth, 62 ans. Mais j’attends un nouveau genou depuis un an et demi et je devrais encore patienter jusqu’en juillet. … Anne va rester seize jours à Lille. Son opération va coûter au service de santé britannique 4 573 £ (30 000 F). Elle serait revenue à 6 707 £ (44 000 F) si elle avait été réalisée dans le service public anglais et 12 958 £ (85 000 F) dans une clinique privée… D’ici à la fin mars, les autorités sanitaires du sud-est de l’Angleterre enverront deux cents autres malades aux quatre coins de la France. »


Je serais très heureux de savoir comment ce phénomène a évolué, d’abord à l’époque de votre collègue Tony Blair (les choses s’étaient nettement améliorées, dit-on), puis sous les Conservateurs. Car ce que j’ai lu récemment sur la crise de votre NHS (National Health System) est très inquiétant (voir entre autres cet article du Guardian). Mais il me faut aussi admettre qu’après deux quinquennats de politiques conservatrices en France, notre système de santé, qui a beaucoup souffert, a vu fondre ses capacités à dérouler le tapis rouge à l’arrivée des « patients anglais ».


Notre hospitalité pour vos exilés n’est pas seulement hospitalière. Elle concerne aussi les jeunes Britanniques dont les taux d’exil volontaire sont les plus élevés des pays occidentaux. Dans un livre sur les inégalités que j’ai publié en 2006, j’écrivais ceci :

« En 2005, 360 000 Britanniques ont quitté leur pays, chiffre le plus élevé jamais enregistré (Le Monde du 21 février 2006), et, selon un rapport de la Banque Mondiale de 2005, un diplômé britannique sur six quitte la Grande-Bretagne pour aller travailler à l’étranger, taux le plus élevé parmi les pays occidentaux. Pourquoi quittent-ils leurs pays ? D’abord pour une meilleure qualité de vie. Ce n’est pas seulement le climat britannique qui est en cause, mais bien plutôt le climat social : la cherté de la vie, la criminalité, l’engorgement des transports, le manque de postes en médecine, etc. Autrement dit, bon nombre d’entre eux se « délocalisent » parce que les biens publics sont de mauvaise qualité et que la santé sociale se dégrade. ».


Cher David Cameron, pourriez-vous me dire si, depuis ces constats, les choses vont bien dans votre pays sur le plan de la santé sociale ? Si je me permets d’en douter, c’est que les données européennes montrent que le taux de pauvreté dans votre pays atteignait 17,1% en 2009 contre 13,5 % en France, 15,6 % en Allemagne (16,4 % dans l’UE à 27). Seriez-vous à la tête d’un Royaume désuni ?


Vous allez me dire que tout cela n’est pas bien grave tant qu’on a la santé financière, car à vos yeux l’avenir en dépend, avant tout autre critère. J’ai à nouveau de fortes craintes. Dans son livre incisif « C’est plus grave que ce qu’on vous dit… mais on peut s’en sortir », Pierre Larrouturou nous explique que « la dette privée (celle des ménages et des entreprises non financières) du Royaume-Uni dépasse les 230 % du PIB contre 130% en France ». Il poursuit : « si l’on ajoute la dette publique et surtout l’énorme dette du secteur financier, on dépasse 900 % du PIB » (source : Morgan Stanley, décembre 2011). Une bulle gigantesque qui pourrait engloutir votre système financier et votre économie nationale. Ceux de mes compatriotes que vous invitez à délocaliser leurs actifs savent-ils cela ?


Sincerely yours,
Jean Gadrey

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12 mai 2012

L'Observateur des inégalités, n°96, mai 2012

La pauvreté selon l’âge

Enfants et adolescents représentent 1,5 million de pauvres au seuil de 50 %, soit plus du tiers du total. De 0 à 29 ans, le part de personnes pauvres est de l’ordre de 10 %.

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Les minima sociaux en France

Près de 3,6 millions de personnes sont allocataires de minima sociaux, mais un peu plus de 6 millions de personnes au total en vivent...

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Le taux de chômage selon le diplôme

Le taux de chômage des non diplômés est près de trois fois supérieur à celui des diplômés d’études supérieures. Le diplôme est plus que jamais un atout pour accéder à l’emploi.

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Le taux de chômage selon la catégorie sociale

13,5 % des ouvriers sont au chômage contre 4 % des cadres supérieurs.

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Le taux de chômage selon le sexe et l’âge

17,2 % des actifs de moins de 29 ans sont au chômage contre 6,8 % des 40-49 ans.

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Qui sont les pauvres en France ?

En France, la population pauvre est d’abord jeune et peu qualifiée. Le risque de pauvreté est très inégal selon les populations.

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"Faire payer les riches" : un consensus démagogique

La France, comme la plupart des pays riches, va devoir augmenter fortement les impôts. Pas uniquement sur les "super-riches", contrairement à une idée en vogue. Le point de vue de Louis Maurin, directeur de l’Observatoire des inégalités.

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Inégalités : les 10 indicateurs clés

Comment évoluent les inégalités ? 10 indicateurs les plus pertinents pour aller à l’essentiel. Par Noam Leandri et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.

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Inégalités : les dix dossiers du futur président de la République

L’élection présidentielle est l’occasion d’établir une feuille de route pour l’avenir. Les inégalités figurent en tête des priorités des électeurs. Noam Leandri, président de l’Observatoire des inégalités présente les dix principaux dossiers qui seront sur la table du futur chef de l’Etat.

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Les assistés de la France d’en haut sont-ils "intouchables" ?

Les plus favorisés sont aussi assistés que les autres. La leçon d’assistanat donnée à la France d’en-bas est moralement inacceptable et politiquement risquée. Un point de vue de Noam Leandri et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités.

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Réduction de la pauvreté des enfants : comparaisons internationales

La plupart des pays riches font face à une augmentation de la pauvreté chez les enfants. Etat des lieux des politiques destinées à combattre ce phénomène, extrait de Politiques sociales et familiales.

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06 mars 2012

L'Observateur des inégalités, n°95, mars 2012

Qui part en vacances l’hiver ?
40 % des cadres partent en vacances en hiver au moins un an sur deux contre 9 % des ouvriers. lire l'article ...
 
 


La pauvreté augmente chez les jeunes mais aussi chez les seniors
10,9 % des 18-29 ans sont considérés comme pauvres en 2009, au seuil de 50 % du revenu médian, contre 7,5 % de l’ensemble de la population en moyenne. Le nombre de pauvres augmente chez les jeunes, mais aussi chez les plus âgés. lire l'article ...
 
 

Evolution du taux de chômage par département
Les écarts de taux de chômage entre départements ont eu tendance à se réduire ces dix dernières années. Du fait de la crise financière et économique, c’est le constat inverse qui s’impose depuis 2008. lire l'article ...
 
 

Evolution de l’espérance de vie par département selon le sexe
Avec un gain de 3,8 années en dix ans, c’est en Lozère que l’espérance de vie des femmes a le plus augmenté, en Savoie, avec une augmentation de 4,6 années, pour les hommes. Cependant, plus que les territoires, l’espérance de vie dépend davantage de facteurs tels les niveaux de vie, de diplôme, les conditions de travail et des modes de vie. lire l'article ...
 

Le niveau de diplôme des Français
13 % de la population dispose d’un diplôme d’études supérieures à bac+2 et 30 % détient au mieux le certificat d’études primaires. On est loin de la vision d’une société où le diplôme serait la norme. lire l'article ...
 

 


Engagez-vous contre les inégalités : soutenez l’Observatoire
Apportez votre soutien à l’élaboration de politiques plus justes. Participez au débat public en aidant l’Observatoire des inégalités à diffuser ses informations. lire l'article ...

 


« Les inégalités de revenus entre les populations du monde diminuent depuis le début des années 2000 », entretien avec Branko Milanovic, économiste à la Banque mondiale
Les inégalités de revenus dans le monde diminuent depuis le début des années 2000, mais restent à un niveau très élevé. Branko Milanovic, chef-économiste à la Banque mondiale, est l’un des spécialistes de la question des inégalités de revenus dans le monde. lire l'article ...

 


L’évolution des revenus par habitant dans le monde
Les revenus par habitant des régions du monde les plus pauvres s’accroissent plus vite que ceux des régions les plus riches. Mais les inégalités de revenus entre les pays restent très importantes… lire l'article ...

 


Faut-il s’inquiéter des inégalités et de la pauvreté dans les pays riches ?
Doit-on s’inquiéter de la pauvreté et des inégalités sociales dans un pays riche comme la France, quand on connaît la misère des conditions de vie des habitants des pays les plus pauvres du monde ? Une analyse de Cédric Rio et Louis Maurin, de l’Observatoire des inégalités. lire l'article ...

 


Les inégalités augmentent en Chine
Le rapide développement économique de la Chine s’est accompagné d’un accroissement des inégalités de revenus. La concentration des richesses y est plus forte qu’aux États-Unis. lire l'article ...

 


Ségrégation urbaine et accès à l’emploi : une introduction
Aux Etats-Unis comme en Europe, des études tentent de déterminer dans quelle mesure le lieu de résidence dans les villes s’explique par la catégorie socio-professionnelle ou l’origine ethnique des personnes. Un document de travail du Centre d’études de l’emploi. lire l'article ...

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