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21 octobre 2011

Primaires socialistes : 2ème tour et après ?

J’écris (un peu tardivement) ces quelques lignes pour tourner la page des primaires et reprendre le cours « normal » (comme dirait François Hollande) de ce blog.

 

Ainsi, les primaires ont désigné François Hollande pour représenter le PS aux présidentielles. Comme le fait remarquer un peu perfidement Jean-Luc Mélenchon, les socialistes ont choisi leur « ancien premier secrétaire » pour les représenter. Soulignant par là un déficit de renouvellement des personnes et des idées…

 

Cela dit, il semblerait que François Hollande soit en mesure de battre largement Nicolas Sarkozy au second tour. Enfin, souvenons-nous de Raymond Barre et d’Edouard Balladur et méfions-nous des sondages… Et puis, battre Sarkozy, d’accord, mais pourquoi faire ? Si c’est pour mener une politique sous contrainte des marchés et des agences de notation, une politique qui vacille au moindre soubresaut du « spread » (écart) de taux d’intérêt avec l’Allemagne, le risque est grand de voir une désillusion encore plus grande dans 5 ans et après qui sait ce qui pourrait arriver ?

 

Malheureusement, je suis de plus en plus sceptique sur les capacités des politiques à anticiper et préparer une transition de notre modèle économique et social. Il suffit de voir comment, au niveau européen, se succèdent tous les quinze jours les « sommets de la dernière chance » desquels rien de vraiment concret ne sort… Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont annoncé la semaine dernière une possible recapitalisation des banques européennes pour 200 milliards d’€, sans que cela n’émeuve ni ne fasse réagir qui que ce soit. C’est un peu comme si les « marchés » avaient placés les dirigeants politiques dans une émission de télé-réalité : ils s’expriment devant des caméras, mais tout ce qu’ils font ou disent n’a pas de prise sur le réel…


En France, le gouvernement tremble quand l’agence Moody’s lui fait les gros yeux. François Baroin est venu, dès le lendemain, baisser son pantalon en direct dans la matinale de France 2 en disant que notre pays était un de ceux où la dépense publique était la plus élevée et que, donc, nous en avions sous le pied pour « dégraisser le mammouth » et préserver notre triple A. Avant d’en arriver là, le gouvernement nous invente chaque jour des nouvelles taxes qui ne sont pas sans rappeler les merveilles du système fiscal du moyen-âge : taxe sur les sodas avec ou sans sucre, taxe sur les transferts de footballeurs, … Comme disait Laurent Gerra (qui est aussi bon analyste politique que Jean-Michel Aphatie ou Alain Duhamel), faisant parler Nicolas Sarkozy, bientôt la taxe sur le Benco, l’ovomaltine, les tartines et les glaçons de l’apéro…

 

Pour finir, je reviens sur les primaires pour vous faire part de la lettre qu’Arnaud Montebourg a adressé à ceux qui l’ont soutenu (j’en suis). Pour ma part, je comprends qu’il ait eu du mal à choisir, dans la mesure où je me suis décidé dans l’isoloir sur une impression, quelques phrases prononcées. Quant à savoir s’il a eu raison de se positionner, cela a-t-il vraiment de l’importance ? J’attends de voir comment il agira par la suite, et surtout ce qu’il fera de la dynamique qu’il a su susciter pendant la campagne…


Paris, le 19 octobre 2011
 
Lettre à celles et ceux qui m'ont fait l'honneur de me soutenir
 
Chères amies, chers amis,
Chères et chers volontaires,
 
Je tenais après les événements de la semaine passée à vous remercier pour votre engagement personnel dans cette magnifique campagne qui nous a permis de faire changer le visage de la gauche en France.
 
Dans cette campagne, à force d’idées et de convictions, nous avons remporté ce qu’il y a de plus prometteur en politique : le combat culturel. Nous avons non seulement imposé nos idées, ainsi que les mots pour les dire, et surtout cette idée que nous pouvions, ensemble, à gauche, rouvrir le champ des possibles. Nous avons, pied à pied, lutté contre les idées que les droites ont pendant si longtemps distillées dans le débat public, qui avaient contaminé nos têtes d'hommes et de femmes de gauche, selon laquelle la France ne serait rien et que nous ne pourrions rien faire dans la mondialisation. Nous n’avons pas gagné arithmétiquement mais gagné culturellement. C’était une étape nécessaire et essentielle. Elle a été franchie grâce à vous.
 
Je sais votre engagement personnel et les heures passées dans cette campagne, et tenais à vous en remercier personnellement et chaleureusement.
 
Beaucoup d'entre vous m'ont fait part de leur sentiment d'incompréhension, et pour certains d'entre vous d'abandon, dans le choix qui fut le mien de refuser de donner des consignes de vote, et de décider de voter François Hollande « à titre exclusivement personnel ».
 
Mon devoir est de vous faire connaître les raisons qui m'ont conduit à faire ce choix difficile dans une semaine où s'est joué une partie du sort de la gauche.
 
Puis-je rappeler que, pour moi, les candidatures du deuxième tour, François Hollande et Martine Aubry, étaient semblables, ce que j'ai rappelé pendant toute la campagne de premier tour ? Issues de la même tradition politique -le delorisme-, ayant cogéré le Parti Socialiste pendant 15 ans, ayant tous deux voté « Oui » au Traité Constitutionnel Européen, la campagne n'a pas montré de divergences entre les deux candidats, au point que Martine Aubry elle-même déclarait « Nous sommes très proches sur le projet. Ce qui nous différencie, c'est plus le tempérament ». Le débat télévisé du 2e tour m'a conforté dans cette analyse puisque la campagne de l'entre-deux tour porta finalement sur la confrontation entre ces deux caractères, ce qui ne peut constituer à mes yeux, un choix d'orientation pour le pays.
 
Souvent d'ailleurs, moins les divergences sont sensibles sur le fond, plus la violence des accusations publiques d'un candidat contre l'autre paraît illégitime. Au point que la Haute Autorité dut s'en mêler pour disqualifier les attaques personnelles de Martine Aubry contre François Hollande dans les 48 dernières heures précédant le 16 octobre.
 
Lorsque je suis sorti avec vous de ce magnifique premier tour, ma responsabilité de leader ayant obtenu près d'un demi million de suffrages était lourdement engagée pour la réussite des primaires, dont j'étais l'architecte.
 
Je vais donc vous faire la narration de ce qui s'est passé pendant ces 5 jours, parce que je vous le dois.
 
Mon premier travail a consisté à interroger publiquement les deux candidats impétrants. Il s'agissait de mettre le futur vainqueur des primaires dans la situation de devoir rassembler les 455 609 électeurs des primaires qui avaient soutenu nos propositions et solutions nouvelles. Et de les faire entendre ultérieurement dans un système politique où la désignation d'un candidat laisse traditionnellement à celui-ci les mains libres.
 
J'ai donc choisi la méthode de la lettre publique. Ce fut, avec les « stand up » au contact de la population, l'acte de rénovation le plus innovant de notre campagne : sous la Ve République les candidats à l'élection présidentielle se contentent d'engagements flous, et se détachent généralement des programmes de leur parti. L'homme providentiel que les Français cherchent dans le suffrage universel n'accepte pas de passer contrat devant les Français. C'est l'inverse que j'ai décidé de tenter.
 
L'échange de lettres avec les candidats permettait d'éclairer les électeurs de la primaire, et amenait surtout le futur candidat à prendre des engagements, inaugurant une forme de présidence moins providentielle et davantage contractuelle.
 
Lorsque les lettres de Martine Aubry (mercredi soir) et François Hollande (jeudi après midi) sont arrivées, j'ai observé la similitude des réflexes sur les trois questions que je posais : sur la mise sous tutelle du système financier, le protectionnisme européen et la naissance souhaitée de la VIe République, les réponses étaient largement semblables. Curieusement, la surprise vint des réponses de François Hollande sur la finance et la mise sous tutelle des banques. A l'évidence, le parcours que François Hollande avait accompli au sujet de la soumission de la finance au pouvoir politique, était sensible et encourageant. Rétrospectivement, je me souvenais avoir proposé d'intégrer un an plus tôt ces propositions dans le projet socialiste sous l'arbitrage de Martine Aubry, en vain, car celle‑ci avait opposé à cette demande une résistance incompréhensible.
 
Pendant le débat télévisé, François Hollande avait déjà montré sur ce sujet des signes d'évolution et de volontarisme que Martine Aubry avait écartés de façon péremptoire. Celle-ci n'avait-elle d'ailleurs pas déclaré le lendemain du premier tour : « Je ne changerai pas pour convaincre Arnaud Montebourg » ? Le fait est que les deux candidats se trouvaient à 3 jours du deuxième tour sur des propositions à peu près identiques. Dans sa lettre, François Hollande proposait un léger plus, sans que je ne l'ai d'ailleurs demandé : l'abrogation d'une directive européenne malfaisante (la directive MIF, mais il y en a bien d'autres à abroger), qui en 2008 a achevé de déréglementer le secteur financier.
 
Le choix entre les deux impétrants ne pouvait donc se faire sur le fond car, peu ou prou, tous deux portaient le même projet.
 
Si l'on cherchait ensuite à se repérer dans les entourages, du côté de François Hollande, nous observions le ralliement sans condition de Manuel Valls, et du côté de Martine Aubry, nous observions le soutien public de Dominique Strauss-Kahn, uni à elle par un pacte, qui avait conduit Martine Aubry à soutenir ouvertement la candidature de ce dernier avant son arrestation, pacte confirmé dans le fait que l'intéressé fit savoir qu'il avait voté pour elle au premier tour de la primaire.
 
Là encore l'indistinction était au rendez-vous. Un peu plus tard, mon amie Ségolène Royal, avec laquelle j'ai partagé un certain nombre d'analyses et de propositions, décidait de soutenir sous certaines conditions intéressantes, François Hollande.
 
Si l'on voulait chercher encore dans le passé des arguments pour justifier de pencher pour l'un ou pour l'autre, nous retrouvions encore la même égalité de traitement. Je me suis ainsi souvenu avoir vécu la solitude au Congrès du Mans en 2005 où la VIe République me fut refusée par François Hollande. Je me suis souvenu de la même solitude à l'été 2009, contraint de menacer publiquement de quitter le PS pour imposer à Martine Aubry les primaires dans une tribune du Nouvel Observateur où j'étais acculé à écrire : « Le combat que je mène en faveur des primaires ouvertes à l'ensemble des citoyens de gauche est une ultime tentative pour associer la population aux choix de la gauche dans le jeu délétère de la présidentielle. Je le dis tout net, je n'irai pas plus loin. Si je devais échouer, ce combat serait pour moi le dernier, au sein d'un PS qui telle la vieille SFIO ne mérite plus qu'on l'aide à survivre ». Je me suis encore souvenu de la même solitude dans l'affaire Guérini, au mois de juillet 2011, où je dus voter seul contre un rapport adopté à l'unanimité du Bureau national moins ma voix, qui épargnait le sénateur socialiste Guérini, poursuivi ultérieurement pour association de malfaiteurs, où l'on me reprochait d'avoir indûment enquêté. Ce rapport mettait en accusation publique le secrétaire national à la Rénovation que j'étais, pour son travail pourtant scrupuleux de... rénovation dans l'intérêt du Parti Socialiste.
 
Ces faits n'ont pas altéré mon jugement, car ils plaçaient finalement sur un pied d'égalité dans l'ordre du mauvais vouloir, les deux candidats impétrants au regard des objectifs de rénovation que j'ai poursuivis avec vous tous pendant toutes ces années.
 
Dépouillé de toute préférence personnelle, il ne me restait finalement pour guide que l'essentiel, l'intérêt de la gauche.
 
Le plus facile, le plus aisé, le plus agréable pour moi-même et pour tous ceux qui m'avaient accompagné, déchirés entre François Hollande et Martine Aubry, eût été de ne rien dire, de garder le silence, de ne donner aucune consigne de vote, se taire et partir se terrer en Saône et Loire.
 
Tous mes amis représentant notre mouvement dans les départements se sont unanimement prononcés en faveur de cette solution. Mais pour moi c'était une facilité dangereuse et irresponsable. C'est pourquoi j'ai décidé de faire un autre choix, mon choix personnel, aussi respectable que d'autres faits par mes amis. Je décidais donc de leur désobéir et d'affronter leur courroux.
 
En effet, que penser d'un dirigeant aspirant aux plus hautes fonctions, refusant de choisir entre deux camarades de sa propre famille politique ? Outre le ridicule qui l'aurait frappé à donner le spectacle d'être incapable de choisir et d'affronter l'impopularité d'un choix auprès de la moitié de ses électeurs, je me serais définitivement disqualifié.
 
Mais le plus grave était dans le risque que ce non-choix faisait courir à la gauche. Si je ne voulais pas choisir, ou refusais de dire mon choix, cela voulait dire qu'aucun compromis n'était possible avec les deux autres candidats, et que le socialiste que j'étais ayant recueilli un demi million de suffrages n'était pas apte à travailler avec les deux autres. Cela voulait dire que nos divisions étaient trop fortes, et que mon silence revenait implicitement à quitter le Parti Socialiste et rejoindre un ailleurs indéterminé.
 
Il fallait donc choisir. J'ai écarté le soutien à Martine Aubry car la soutenir aurait eu pour conséquence de couper en deux le corps électoral des primaires. Martine Aubry avait trop de retard pour l'emporter, même dans le cas où 100 % de mes électeurs se reportaient sur elle. Je mesurais à quel point cette hypothèse était impossible car mes électeurs étaient coupés en deux parts égales en faveur de l'un ou de l'autre. Et même si cette hypothèse se réalisait, je prenais la lourde responsabilité de briser le résultat et la force des primaires, car la gauche risquait de sortir à 50-50 avec une guerre qui se prolongerait dans la présidentielle, défaite à la clé, répétant le scénario noir du Congrès calamiteux de Reims et des divisions de 2007.
 
J'ai donc choisi d'accomplir un acte unitaire. Unir les deux gauches, celles qui sont en apparence les plus éloignées et qui ne peuvent pas gagner si elles ne sont pas unies.
 
J'ai fait le choix le plus difficile, celui d'unir ma force à François Hollande, même si nous nous sommes affrontés pendant 10 ans. Je l'ai fait avec un seul et unique objectif, presqu'une obsession : la victoire de la gauche.
 
J'ai reçu beaucoup de messages de méchante désapprobation, d'accusation de trahison, et de noms d'oiseaux de toutes sortes de plumes. J'ai même lu que je me serais laissé corrompre par on ne sait quelle promesse de haute fonction. Mais ceux qui croient cela savent-ils que la campagne est loin d'être gagnée, qu'il faudra vaincre au premier tour l'extrême droite puis ensuite la droite ?
 
Et pour réussir tout cela, il faudra s'unir, malgré toutes les tentations contraires. C'est ce que j'ai choisi de faire. Tous ceux qui m'ont reproché de voter à titre personnel François Hollande, le feront eux aussi bientôt parce qu'ils voudront l'emporter.
 
Choisir pour d'autres est toujours un honneur, mais parfois aussi une charge délicate. Quoi qu'il advienne, les propositions et les solutions nouvelles que j'ai défendues pour bâtir la Nouvelle France seront portées haut et fort dans la campagne, car elles sont désormais au coeur de l'élection présidentielle. La droite et l'extrême droite qui m'attaquent très violemment, voudraient tant se les approprier. C'est le signe que nos idées neuves sont entrées en résonance avec la société française. Et elles contribueront à notre victoire, soyez-en certains. J'y attacherai une vigilance de chaque instant et toute personnelle. Il restera à les mettre en oeuvre ensuite. C'est pour cela qu'il faut l'emporter le 6 mai 2012.
 
Je vous prie de croire en l'assurance de ma plus fidèle amitié.
 
Arnaud MONTEBOURG



 

 

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13 octobre 2011

Primaires socialistes : 1er tour et après ?

Le premier fait marquant, outre l’importante participation, du premier tour des primaires socialistes est sans conteste le très bon score d’Arnaud Montebourg (17%). Ce que certains ont qualifié de « surprise » n’est que le logique aboutissement d’une démarche originale s’appuyant sur une réflexion structurée et n’hésitant pas à proposer des solutions radicales.

 

Le second fait marquant est le score relativement proche de François Hollande (39%) et Martine Aubry (30%). Nous n’avons donc pas assisté à la « déferlante » Hollande que nous annonçaient les sondages. Cela reflète sans doute la relative proximité idéologique et programmatique des deux favoris. Les électeurs ont vraisemblablement eu des difficultés à distinguer, au-delà des divergences sur la mise en place de telle ou telle mesure technique («contrat de génération» versus « emplois d'avenir »), les réels clivages qui pouvaient les séparer…peut-être parce qu’il n’y en a pas !?

 

Il est d’ailleurs frappant de constater que là où Arnaud Montebourg met en avant ses idées, Martine Aubry met en avant sa détermination, le concept de « gauche dure » (par opposition à la « gauche molle », suivez mon regard !) et François Hollande s’appuie sur sa « normalité et une gravité, une solennité un peu surfaites. Certes, Arnaud Montebourg n’est pas exempt de travers et certains pourront lui reprocher son emphase un peu excessive et ses effets de manches, mais ce que l’on a retenu, ce sont quand même et avant tout ses idées : mise au pas de la finance, démondialisation, capitalisme coopératif et 6ème République…

 

Après avoir soutenu Arnaud Montebourg pendant le 1er tour, j’avoue avoir des difficultés à me prononcer pour l’une ou l’autre des « finalistes ». A cet égard, je trouve intéressante et cohérente la démarche d’Arnaud Montebourg d’écrire une lettre ouverte leur demandant de se prononcer sur trois sujets clés : mise au pas de la finance, encadrement du libre-échange, 6ème République ( Lettre AM.pdf ). Là où un Manuel Valls rentre dans le rang (à la niche !?) dès le soir dur 1er tour, là où une Ségolène Royal se range au vote « utile » (et on eut comprendre que ça a dû lui en coûter…), Arnaud Montebourg ne donne pas de chèque en blanc et demande à ce que ses idées soient prises en compte avant de s’engager. Tout ce que je souhaite, c’est que sa détermination à transformer le système économique et social ne soit pas soluble dans les tractations maroquinières ministérielles….

 

Quoiqu’il en soit, en tant que militant socialiste, il me semble nécessaire qu’il prolonge cette dynamique en présentant une motion lors du prochain Congrès du Parti Socialiste, afin de lui donner un nouveau souffle, de lui permettre d’entrer à nouveau en résonance avec le peuple de gauche. Car le candidat aux primaires a su aborder les vrais problématiques, a su parler DU peuple et AU peuple, de son quotidien, de ses difficultés : la faiblesse des salaires, le chômage, le délitement des services publics,… Mais il a surtout su pointer du doigt les véritables coupables, qui ne sont pas les travailleurs chinois, mais un système financier prédateur, des grandes entreprises qui mettent sous pressions leurs salariés et sous-traitants au bénéfice exclusif d’actionnaires devenus les parasites du système économique. Et il a remis au goût du jour un certaine forme de radicalité dans ses propositions, en s’appuyant notamment sur la souveraineté nationale. Contrairement à ce que rabâchent les commentateurs paresseux, il ne s’agit pas plus de reprendre les idées du Front National que de se « bunkériser » derrière nos frontières, il s’agit au contraire de rendre au peuple français sa pleine souveraineté, aujourd’hui partiellement confisquée par une Europe dont le fonctionnement n’est pas démocratique. Il s’agit de prendre acte que l’espoir de faire avancer les choses par les négociations multilatérales et le consensus est vain et qu’il est temps de prendre des mesures unilatérales, afin de « montrer l’exemple ».

 

Car, comme le souligne l’économiste Jacques Généreux dans son dernier ouvrage (Nous on peut !), « si, réellement, les gouvernements n’ont plus le choix en matière d’impôts, de dépenses publiques et de partage des richesses, s’ils ne peuvent plus que s’adapter aux standards dictés par la compétition internationale, alors le vote des citoyens est parfaitement superflu. Si vraiment l’essentiel de ce qui relève de la souveraineté populaire est en fait déterminé par la pression des marchés et par la volonté des gestionnaires de capitaux, alors la démocratie n’est plus qu’une lubie ».

 

Il serait vain d’attendre l’avènement d’une « démocratie mondiale », voire l’union des « travailleurs de tous les pays » qu’espèrent les internationalistes béats. C’est pourquoi, « la première étape logique dans la reconstruction d’une coopération démocratique entre les peuples européens, comme entre les peuples du monde, consiste à restaurer d’abord toute la souveraineté populaire abolie par la mondialisation du capitalisme, là où elle peut s’exercer dans l’immédiat, c’est-à-dire au niveau national. Si, en effet, ce sont bien les peuples qui maîtrisent la conduite des politiques au niveau national, alors tout processus d’intégration supranationale éventuellement nécessaire se fera uniquement selon des modalités qui étendent la démocratie et promeuvent les biens communs à tous les peuples. (…) Ce défi peut être relevé en suivant le cap d’un nouvel internationalisme fondé sur la coopération des peuples souverains. Mais cela suppose au préalable de faire sauter le verrou de la prétendue impuissance des nations. Cela suppose aussi qu’existe dans le pays une nouvelle force politique à gauche. A défaut, il ne reste en effet que les sociaux-démocrates et les écologistes pour assurer l’alternance au pouvoir avec la droite. Mais c’est une alternance sans alternative politique effective puisque ces forces refusent de rompre unilatéralement avec les normes antidémocratiques instituées, de fait, par la liberté des marchés et, en droit, par les traités européens et des organisations internationales. » (extrait de l’ouvrage de Jacques Généreux cité plus haut).

 

C’est ce qu’Arnaud Montebourg résumait en citant le philosophe allemand Jurgen Habermas : « La mondialisation, c'est l'effondrement du pouvoir d'achat du bulletin de vote ». La démondialisation, c’est donc rendre son pouvoir d’achat au bulletin de vote. Ce n’est pas un concept si ringard ou archaïque que ça…et on peut même espérer qu’il soit promis à bel avenir !


PP

07:59 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : primaires, ps, montebourg | | |  Facebook | | |

08 octobre 2011

Primaires socialistes : Le vote utile, c'est le vote Arnaud Montebourg

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Voici 10 bonnes raisons de considérer que le vote Arnaud Montebourg est le vote le plus utile pour la gauche.

1. Le vote utile, c’est le vote Arnaud Montebourg car il est le seul candidat socialiste qui, avec son projet de démondialisation, a élaboré un nouveau logiciel capable de faire face aux deux défis majeurs de notre temps que sont la régulation de la finance et le rééquilibrage des échanges mondiaux. Sans la mise en œuvre de ce programme, toutes les promesses de la gauche seront balayées par la contrainte économique.
 
2. Le vote utile, c’est le vote Arnaud Montebourg, parce qu’il a eu raison avant tout le monde. Alors que l’actualité nous montre sans cesse la confusion des intérêts du pouvoir et de l’argent, qui peut dire que son combat de 10 ans pour une VIe République n’était pas justifié ? Ce combat était en avance sur son temps. En s’attaquant aux paradis fiscaux au début des années 2000, il avait compris que la dérégulation la plus poussée préparait des crises économiques majeures. La crise de 2008 lui a donné raison. 80% des hedge funds sont localisés dans ces paradis fiscaux. Aujourd’hui, toute la gauche partage ses combats. 10 ans trop tard, plusieurs scandales politico-financiers trop tard, une très grave crise économique trop tard. Le vote utile c’est le vote Arnaud Montebourg car nous avons besoin de dirigeants qui pensent et agissent en temps réel et non dix ans après. Nous n’avons plus le temps de perdre du temps.
 
3. Le vote utile, c’est le vote Arnaud Montebourg, parce que le monde a changé, parce que l’on a besoin d’une gauche qui n’est pas restée coincée au XXe siècle, une gauche de l’après-crise, décidée à reprendre le contrôle sur l’économie.
 
4. Le vote utile, c’est le vote Arnaud Montebourg, parce que les marchés et les forces de l’argent (agences de notation, fonds de pension, banques, spéculateurs…) n’ont jamais été aussi forts et rapides, et qu’il faut désormais être capable de leur tenir tête, d’entamer le bras-de-fer, d’assumer la confrontation qui n’est pas une régulation polie et timorée.
 
5. Le vote utile, c’est le vote Arnaud Montebourg, parce que les privilèges sont revenus, les inégalités assumées sans gêne par ceux qui en bénéficient comme jamais. Il faut désormais un Président irréprochable à la tête d’un Etat impartial.
 
6. Le vote utile, c’est le vote Arnaud Montebourg, parce que plus rien ne tient debout : l’école, les institutions, le modèle de développement… et qu’il faut être capable de tout changer et d’accompagner ce changement. Les demi-mesures et les rustines n’y suffiront pas.
 
7. Le vote utile, c’est le vote Arnaud Montebourg, parce que les autres candidats nous disent que l’on a pas le choix faute d’avoir le courage des solutions nouvelles, faute de pouvoir penser plus loin que ce qu’ils ont appris en politique et en économie.
 
8. Le vote utile, c’est le vote Arnaud Montebourg, parce que la violence et l’extrême droite grandissent en Europe et qu’il faut d’urgence inventer un nouveau modèle français et européen, capable de contrer l’angoisse et de rendre espoir.
 
9. Le vote utile, c’est le vote Arnaud Montebourg, parce que la diversion des sondages nous emmène dans le mur. Décidons d’affirmer ensemble « pas cette fois-ci ». Cette fois-ci, nous voulons parler des véritables problèmes, des spéculateurs qui déstabilisent l’économie, des banques qui se croient au casino et ne prêtent plus aux artisans et aux PME. Cette fois-ci, nous voulons parler des perdants de la mondialisation et des usines que l’on a fermées dans le seul but de faire du profit. Cette fois-ci nous voulons parler des écoles ghettos qui sapent l’avenir des enfants. Cette fois-ci nous ne voulons plus le miroir aux alouettes des sondages, nous voulons faire de la vraie politique.
 
10. Le vote utile, c’est le vote Arnaud Montebourg, parce que nous ne supportons plus les larmes du peuple de gauche qui se dit, une fois l’élection perdue, qu’il aurait du choisir candidat aux solutions plus fermes, aux ambitions plus grandes et plus justes.

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07 octobre 2011

Arnaud Montebourg : En marche vers la VIème république

 

 

 

primaires,montebourg

« La démocratie ne consiste pas à mettre épisodiquement un bulletin dans une urne, à déléguer les pouvoirs à un ou plusieurs élus puis à se désintéresser, s’abstenir, se taire pendant cinq ans »
 
Pierre Mendès France (1962)
 
Beaucoup de citoyens demandent à participer, contrôler, évaluer, questionner. C’est le moment d’institutionnaliser les moyens démocratiques de cette nouvelle France.

97/ Rendre l'information publique .accessible à tous

Partager l'information et la dépolitiser en créant une Agence indépendante du gouvernement, "données.gouv", chargée de mettre en ligne la totalité des informations des administrations publiques y compris celles relatives aux dépenses publiques, non couvertes par le secret lié aux intérêts de la défense nationale, la diplomatie, les enquêtes judiciaires, la vie privée. C'est l'assurance d'une information non manipulable entre les mains des gouvernants et la garantie pour le citoyen d'une discussion publique basée sur des données transparentes.

 

98/ Engager une politique de sécurité publique en associant tous les acteurs

La sécurité publique doit être conduite par les forces de l'ordre, la population, les élus locaux et l'ensemble des acteurs des services publics

 

99/ Un référendum pour faire naître la Vie République

Soumettre à Référendum, dans les 6 mois suivant l'élection présidentielle de 2012, la naissance de la VIe République contenant en un seul vote les réformes constitutionnelles qui concernent tous les pouvoirs publics : un Président de la République arbitre, un gouvernement disposant de la plénitude de ses pouvoirs, un Parlement aux pouvoirs de contrôle renforcés y compris l'opposition.

 

100/ Engager de nouvelles relations avec les citoyens

Ce Référendum contiendra également des lois nouvelles qui concernent les relations des citoyens avec le pouvoir et les médias : Référendum d'Initiative Populaire avec possibilité d'action abrogative, statut des médias garantissant l'indépendance des rédactions et des journalistes, rendant incompatible la propriété des médias avec l'obtention de marchés publics; et limitant la concentration dans la propriété des médias.

Pour en savoir plus : arnaudmontebourg2012.fr

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06 octobre 2011

Arnaud Montebourg : Libre échange et démondialisation

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Dans notre vie quotidienne, la mondialisation s’est résumée à une mise en concurrence mondiale, sans limite, sans scrupule, des salariés, des agriculteurs et de tous ceux qui ont été placés en compétition directe avec des travailleurs chinois, des ingénieurs indiens et des paysans argentins, ceux-là même qui n’ont d’autre choix que d’accepter des rémunérations de misère pour vivre ou survivre.Assurément, les perdants de la mondialisation sont les gens qui vivent de leur travail, pas seulement en Europe, mais partout dans le monde. Si l’on voulait résumer les quinze années écoulées, il ne serait pas excessif de dire que la mondialisation a fabriqué des chômeurs au nord et augmenté le nombre de quasi-esclaves au sud.
Les immenses gagnants de la mondialisation sont incontestablement les actionnaires de ces grands groupes qui ont obtenu une surrémunération de leurs investissements en se dispensant de payer leurs travailleurs. En organisant la compétition entre les salariés, entre les protection sociales, entre les fiscalités du monde entier, l’économie mondialisée a préféré distribuer des dividendes aux actionnaires plutôt que des salaires à ses travailleurs.
Le désir de voir progresser la justice sociale et la soutenabilité environnementale doit conduire le système d’échange commercial à contraindre les économies à se tourner davantage vers leur marché intérieur, assurant le redéveloppement intérieur et domestique des pays émergents et industrialisés.
Pour provoquer la renégociation rapides des traités de libre-échange avec le reste du monde, autant dire par avance qu’il n’y aura pas d’autre choix que d’assumer le conflit avec d’autres puissances commerciales, en agissant comme elles le font.
 

85/ Doter l’Union européenne d’une « diplomatie écologique et sociale »

Son rôle sera de faire intégrer dans les traités de libre échange de l'OMC de nouvelles conditions non-marchandes, afin de garantir que la compétition ne se fasse pas au détriment du travail et de l'environnement.

 

86/ Invoquer les règles sanitaires, sociales et environnementales pour encadrer le commerce mondial

Invoquer dès à présent l'article XX du GATT qui octroie des dérogations aux obligations du Traité de l'OMC si sont en jeu" la protection de la santé et de la vie des personnes et des animaux ou la préservation des végétaux" et " la conservation des ressources naturelles épuisables ", afin d'imposer des interdictions de commercialiser ou des taxes douanières sur les produits en provenance de pays violant les obligations du Protocole de Kyoto relatif à la lutte contre le réchauffement climatique.

 

87/ Créer une agence française sanitaire, sociale et environnementale chargée de calculer le coût écologique et social des biens

Créer une agence française sanitaire, sociale et environnementale chargée de calculer le coût écologique et social des biens produits hors d'Europe, selon des critères transparents (normes sociales de l'Organisation Internationale du Travail, kilomètres carbone ... ). Cette agence sera capable d'établir un "juste coût carbone", mais aussi sanitaire et social, produit par produit, et de proposer à l'Union Européenne des mesures anti-dumping.

 

88/ Instaurer une taxe carbone extérieure aux frontières de l’UE

Cette taxe carbone aura pour but que les produits importés reflètent leur "juste coût carbone, sanitaire et social".

 

89/ Reverser les sommes obtenues aux frontières de l’UE au Fonds d’Adaptation prévu par le protocole de Kyoto

Ce fonds permettrait la conversion écologique des industries du Sud et obligerait le Nord à des transferts de technologie.

 

90/ Créer une taxe carbone européenne progressiste et progressive

Cette taxe serait applicable à l'intérieur de l'Union Européenne. Elle encouragerait les entreprises à changer leurs manières de produire et établirait une équité avec les firmes non européennes soumises à la taxe carbone extérieure.

 

91/ Instaurer par des traités bilatéraux un système de préférences commerciales

Cette mesure s'établirait au bénéfice des pays s'adaptant au mieux et au plus vite aux normes sociales et écologiques internationales.

 

92/ Instaurer une taxe harmonisée au plan européen sur le transport maritime

Cette taxe ciblerait notamment le transport maritime sous pavillon de complaisance et afin d'améliorer le bilan carbone.

 

93/ Adopter une loi en France faisant appliquer la responsabilité sociale et environnementale des entreprises transnationales produisant dans les pays à faible coût

Adopter une loi nationale en France, applicable aux entreprises transnationales disposant d'unités de production dans les pays à bas salaires, les tenant pour responsables des dommages environnementaux et sociaux imputables à leurs filiales et à leurs sous-traitants. Le vote d'une loi permettant d'engager la responsabilité des maisons mères, ayant leur siège en Europe ou hors l'Europe, pourra conduire à des sanctions judiciaires d'interdictions de produits fabriqués en violation des standards internationaux. Possibilité sera ainsi donnée à la justice de poursuivre une entreprise pour des fautes lourdes commises à l'étranger en matière de pollution ou de mise en danger de la vie des travailleurs.

 

94/ Obliger toute entreprise cotée en bourse à publier un rapport annuel sur l’impact social et environnemental de leurs activités

Ce bilan social et environnemental serait sous peine de sanctions, aujourd'hui inexistantes. JI s'agit d'établir et de publier les comptes des entreprises pays par pays, et de publier des registres complets des actionnaires significatifs pour renforcer la coopération judiciaire et fiscale.

 

95/ Sanctionner les Etats et entreprises non coopératifs

Lutter contre la corruption et augmenter les risques de sanction sur les Etats et entreprises non-coopératifs.

 

96/ Doter notre pays d’une procédure anti-dumping à la françasie

Il s'agit de mécanismes d'interdiction unilatérale (provisoire ou non) de la commercialisation de certains produits (hors UE), en cas d'agression commerciale par des prix déloyalement bas. Il faut faire reconnaître par l'Union européenne un droit à la subsidiarité en la matière.

Pour en savoir plus : arnaudmontebourg2012.fr

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05 octobre 2011

Arnaud Montebourg : Des radars et des gendarmes sur les routes de la finance

primaires,montebourgUne carrière dans l'anti-fraude financière. Mes rapports avec les dérives de la finance ont commencé avec la mission d'information parlementaire sur paradis fiscaux, dont j'étais rapporteur. Ayant connu la misère des prisons et la dureté de l'institution judiciaire pour le citoyen ordinaire, j'ai conçu une constante répulsion devant l'injustice d'une République qui proclame pompeusement le jour l'égalité de tous devant la loi, et organise la nuit les privilèges pour puissants en tous genres en fermant les yeux sur les paradis fiscaux. Dès le début des années 2000, il m'était apparu que la non-remise en ordre du capitalisme financier débridé nous conduisait vers des crises économiques et surtout sociales. Aujourd'hui, la crise financière est là, toujours plus dure pour les peuples. Jusqu'où ira notre tolérance ou notre complaisance vis-à-vis du système financier?

 

69/ Séparer les métiers bancaires

Pour éviter que les petits épargnants et les contribuables ne payent encore la facture des erreurs ultérieures des financiers, il faut opérer une claire distinction entre les banques de détail et les banques d'affaires, comme le Banking Act le fit après la crise de 1929, aux Etats-Unis.

 

70/ Mettre en place de nouveaux mécanismes de garantie

Un premier mécanisme concernerait les fonds propres des banques. Il serait dynamique et variable en fonction de la conjoncture économique. En période économique favorable, les exigences de fonds propres seraient progressivement relevées -jusqu'à 10% du passif- permettant de constituer des réserves en prélevant sur les bénéfices. Quand l'économie se contracterait, les exigences en matière de fonds propres seraient assouplies -jusqu'à 6% du passif-. Les banques pourraient ainsi supporter les pertes en ponctionnant dans leurs réserves. Les contribuables en seraient dûment épargnés. L'autre mécanisme serait collectif et contraignant. Il s'agit de l'invention d'un fonds de garantie commun aux banques alimenté par chacune d'entre elles. L'argent serait mobilisable en cas de secousse, à la place de l'argent public des Etats, tiré de la poche de chaque citoyen, bien étranger aux erreurs des financiers. Par temps calme, l'argent serait géré par les Etats et investi avec prudence dans l'économie réelle, les activités éthiques, durables et d'avenir, sur le modèle du Norwegian Government Pension Fund, doté de 300 milliards, investissant dans 3000 entreprises, dont 90 françaises.

 

71/ Instaurer des bonus négatifs dans le trading

Les risques pris doivent être couplés à la responsabilité des courtiers. Aujourd'hui, la rémunération des traders est indexée sur leur rentabilité courante. Le trader touche donc le dérivé de la hausse tant qu'il y a hausse, mais il n'enregistre aucun effet de la baisse (tout au plus, son bonus est nul). De ce fait, il est incité à ignorer le risque. Il est impératif de rétablir la notion de responsabilité.

 

72/ Augmenter le coût de la prise de risque spéculative

Augmenter ce coût par une fiscalité spécifique, c'est aussi augmenter la responsabilité de ceux qui se livrent à cette activité.

 

73/ Démanteler les paradis fiscaux

Il nous faut commencer par un embargo sur les transactions en provenance ou à destination de ces territoires. Les paradis fiscaux posent trois sortes de graves problèmes: ils offrent des moyens de blanchiment à l'argent sale; ils alimentent l'instabilité financière en offrant de la déréglementation aux acteurs de la finance, et en leur permettant de dissimuler les risques financiers ; ils attaquent la souveraineté des Etats auxquels ils soustraient des recettes fiscales. Ces territoires sont devenus l'un des principaux obstacles à la sortie de crise, en privant nos Etats de ses moyens publics. Des actions sont possibles: en 1963, le général de Gaulle décréta un blocus douanier spectaculaire contre la principauté de Monaco qui dut ainsi plier en 24 heures. Par leur pression, Américains viennent d'obtenir du Gouvernement l'abandon total du secret bancaire pour les clients américains d'UBS. Ce n'est ni impossible, ni irréaliste à condition d'assumer la confrontation avec territoires.

 

74/ Créer de nouveaux mécanismes de surveillance des banques

Instaurer de mécanismes de surveillance de l'Etat dans les Conseils d'administration des banques.

 

75/ Encadrer la titrisation et assurer sa traçabilité

Cela passe par la limitation des crédits titrisables, ou la conservation dans le bilan de ceux qui les vendent afin d'en assurer la traçabilité (pour remonter la chaîne de responsabilité). Poursuivant le même objectif de traçabilité, il faudra contrôler le marché des CDS en demandant aux acheteurs d'apporter les preuves des contreparties.

 

76/ Interdire tout ou partie des ventes à découvert

Le mécanisme des ventes à découvert manipule le risque avec désinvolture. En la matière, il s'agit de vendre de manière différée des titres que l'on ne possède pas. Dans l'intervalle de temps, le vendeur doit se procurer les actions en question, en espérant que leur prix aura baissé. Alors il aura fait une plus-value. A l'inverse, si son calcul est faux et que le prix monte, il est perdant et l'acheteur considère avoir fait une bonne affaire. Autant dire que le pari est plus que risqué et que le fait de ne pas posséder ce que l'on vent pose problème. C'est là un symbole de l'économie de casino qu'il faut faire tomber. Dans le même ordre d'idée, il faudra contrôler l'effet levier, c'est-a-dire la possibilité d'investir massivement à une mise de départ particulièrement faible. Ainsi qu'interdire le trading à haute vitesse, générateur de risques inouïs. En mai 2010, l'indice Dow Jones a enregistré la plus forte chute en points de son histoire en séance, perdant 998,50 points en un quart d'heure. Cause: un trader de Citigroup aurait tapé par erreur "milliards" au lieu de "millions" en passant un ordre sur des actions Procter and Gambie (valeur-phare de l'indice Dow Jones).

 

77/ Fusionner les places boursières européennes

Cette fusion serait un remède pour éviter la concurrence inutile et la course au laxisme pour attirer les entreprises, comme point d'appui pour une meilleure réglementation européenne de la finance.

 

78/ Taxer les transactions financières de manière modulée

La taxation serait modulée en fonction de la destination des fonds.

 

79/ Fonder une véritable autorité des marchés à l'échelle européenne

Elle serait pourvue de moyens et de compétences réels. Le périmètre de la régulation doit être élargi et les sanctions édifiantes.

 

80/ Amener toutes les opérations dans le bilan des entreprises

Assurer la transparence des comptes passe par le retour de toutes les opérations financières dans le bilan pour en conserver la trace.

 

81/ Faire relever l'évasion fiscale de la procédure pénale

L'administration fiscale américaine criminalise la fraude fiscale et utilise une législation qui relève des moyens de la procédure pénale. Le Président Obama, a fait de la lutte contre les paradis fiscaux une grande cause internationale qui commence à porter quelques fruits. Voilà pourquoi je propose de lui prêter main forte en appuyant notre lutte sur la détermination américaine et en intensifiant la coopération fiscale et judiciaire entre nos pays. Je propose aussi que le fisc puisse désormais utiliser les instruments de la procédure pénale pour lutter contre l'évasion fiscale dans les paradis fiscaux, là où le pouvoir actuel dépénalise la fraude fiscale et augmente les protections personnelles au profit des fraudeurs. Il n'y a là qu'une mesure de justice qui veut que chaque citoyen assume son devoir.

 

82/ Réformer les agences de notation

Créer des agences de notation publiques mais à capitaux privés, par une syndication obligatoire des banques. Ces agences seraient dotées d'un statut ad hoc; indépendantes, elles offriraient à leurs experts des rémunérations attractives en échange d'une obligation de service dans le temps et du respect de règles de déontologie voire d'une interdiction d'être recruté par une structure notée ou conseillant une société notée.

 

83/ Enregistrer obligatoirement les hedge funds

Il s'agirait de rendre obligatoire un enregistrement des hedge funds auprès d'une autorité européenne. Celle-ci serait chargée de surveiller la provenance de leurs fonds et leurs pratiques.

 

84/ Soutenir et développer la finance solidaire

Il s'agit notamment de développer les microcrédits, vecteurs d'un lien économique et social.

 

Pour en savoir plus : arnaudmontebourg2012.fr

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04 octobre 2011

Arnaud Montebourg : Des guerres pour rien

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Des stratégies de destruction et distraction massives. En faisant de l'immigration et de l'intégration le problème principal de nos sociétés occidentales, les droites ont trouvé une arme de destruction et de distraction massives. On voudrait nous faire croire qu'une minorité différente et non intégrée pose problème, mais la réalité de notre France n'est pas dans l'opposition entre les Français d'origines diverses. Elle est dans l'opposition entre une élite qui a confisqué le pouvoir et l'argent et une France des gens ordinaires, qui connaît partout les mêmes difficultés à gagner sa vie, éduquer ses enfants, à vivre en sécurité, quelle que soit sa religion et la couleur de sa peau. J'ai été admis il y a quelques mois aux urgences de mon hôpital.

 

52/ Rendre le pouvoir aux élus locaux pour l'attribution du logement social

La gestion des logements sociaux doit faire l'objet d'un travail de dosage permanent, assurant le mélange des classes moyennes, des populations immigrées nouvelles arrivantes, des familles ouvrières de la première génération arrivées à la retraite, des fonctionnaires municipaux ou d'Etat. Ce travail est difficile, car il doit conduire à rejeter des demandes de logements auprès de familles de la même origine qui désirent se rapprocher les uns des autres, et inciter certaines familles françaises ou des familles d'origine étrangère installées en France de longue date à rester dans ces quartiers afin d'assurer la cohabitation et la mixité. Ce travail a pour objet d'éviter également que les écoles et les collèges ne soient que la traduction de la ségrégation spatiale et ethnique qui se réalise naturellement sur son territoire urbain. Ce pouvoir a été retiré aux élus, ces travailleurs infatigables des territoires qui en sont aussi les meilleurs connaisseurs. Il faut le leur rendre et fixer un impératif de mixité d'origines et de conditions sociales. 

 

53/ Briser le conformisme des règles d'urbanisme afin d'imaginer la ville du futur

Cela passe par le mélange des nouvelles constructions de petits immeubles de logement social avec les grands habitats à démolir ou à humaniser.

 

54/ Créer un ministère d'Etat chargé de coordonner et répartir les services publics sur nos territoires

Ce ministère aura pour mission d'organiser la mixité et le vivre ensemble, mais aussi de mener des programmes de concorde publique en se posant comme un interlocuteur fixe, fiable et capable de nouer une relation de confiance avec les élus locaux, et de rétablir les services publics dans les territoires relégués et abandonnés.

 

55/ Reconnaître la possibilité d'un traitement différencié pour les territoires et populations qui ont le plus de difficultés à vivre ou survivre

C'est une mesure d'équité et de salut public.

 

56/ Ecrire l'histoire partagée des deux rives de la Méditerranée

Susciter un grand programme plurinational de recherches pluridisciplinaires aux fins d'écrire une " histoire partagée " entre nos anciennes colonies et la France amenant à mieux connaître cette part de nous-mêmes. Historiens, sociologues, philosophes, écrivains seront ainsi amenés à contribuer et à écrire ensemble, et par-delà les rives de la Méditerranée (et les océans), notre passé commun.

 

57/ Mieux valoriser la diversité dans notre société

Cela passe notamment par le développement de l'enseignement de l'arabe et des langues étrangères de l'immigration.

 

58/ Donner le droit de vote aux élections locales aux populations étrangères installées depuis longtemps

Il s'agit de leur reconnaître par là leur pleine participation à la vie locale.

 

59/ Autoriser des statistiques de toutes les diversités strictement encadrées et exclusivement réservées à la recherche en sciences sociales

Elles se feront sur une base anonyme, auto-déclarative, facultative, et sans constitution de fichier.

 

60/ Promulguer une loi sur "équité en matière d'emploi qui instaure le suivi (monitoring) de certaines populations soumises à discriminations fréquentes

Pour chacune d'entre elles (minorités visibles, femmes, personnes handicapées ... ), les entreprises devront fournir des données sur les embauches, les cessations d'emploi, les promotions, l'éventail des salaires et la distribution des postes professionnels. A ces résultats seront conditionnées les attributions de marchés publics.

 

61/ Constituer un islam de France en formant les imams

Ceci suppose que les prédicateurs soient par préférence de nationalité française ou intégrés dans la société française, que des écoles d'enseignement du Coran puissent en conséquence exister sur le territoire national et intègrent dans ses enseignements les lois et valeurs de la République.

 

62/ Organiser les conditions de financement du culte musulman dans le respect de la loi de 1905

Il nous faudra ainsi assurer la transparence du financement de la construction des lieux de culte.

 

63/ Rendre solennel l'accueil et le contrat d'intégration

Il s'agit par là de préciser les droits et devoirs de tous, migrant comme Etat.

 

64/ Régulariser les personnes actuellement présentes sans droit de séjour sur le territoire national en contrepartie de conditions individualisées d'intégration

Ces conditions porteraient notamment sur l'apprentissage de la langue, les conditions de logement et de vie, les délais du futur regroupement familial et le respect de nos lois.

 

65/ Donner la possibilité aux employeurs de demander la régularisation de leurs travailleurs sans papiers

Ceci permettrait de faire cotiser ces travailleurs aux régimes sociaux.

 

66/ Pouvoir faire appel à des travailleurs immigrés en fonction de nos besoins non-pourvus

En contrepartie du respect de la loi, les employeurs doivent pouvoir faire appel des travailleurs immigrés en fonction de leurs besoins non pourvus par le marché du travail.

 

67/ Mettre le développement de l'immigration légale au service de l'attractivité de notre économie en attribuant des visas permanents

Ces visas permanents (pour une durée limitée) permettront des allers et venues entre pays d'origine et France. Cela attirerait les migrants qualifiés sans les couper de leurs pays d'origine, et permettrait donc le co-développement.

 

68/ Délivrer des permis de travail provisoire aux migrants, leur permettant d'être employés dans la légalité

Ce permis donnerait aux autorités la possibilité d'examiner la capacité et volonté du bénéficiaire à faire la preuve de son mérite et de son envie de partager les valeurs de la société française.

 

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03 octobre 2011

Arnaud Montebourg aux côtés des ouvriers de Goodyear

Au cours de son tour de France pendant la campagne des primaires citoyennes, Arnaud Montebourg a tenu à rencontrer et apporter son soutien aux salariés en grève de l'usine Goodyear d'Amiens (Picardie).


Arnaud Montebourg aux côtés des ouvriers de... par idees_reves

 

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Arnaud Montebourg : Le mur de la dette et le piège comptable de la peur

primaires,montebourgL'austérité ou l'art de tuer le patient par le remède.

Les politiques d'austérité appliquées à l'heure actuelle ne sont d'aucun secours. A-t-on déjà soigné un seul malade par une saignée? A force de l'affaiblir les docteurs libéraux finissent par tuer le patient. A force d'étouffer la croissance, elle ne repartira pas. A force de brutaliser les peuples, ils se réfugieront dans des choix extrêmes. voilà comment l'idéologie libérale est en train de rendre l'euro et l'Europe odieux aux peuples européens. Et personne n'en sortira indemne, pas même l'Allemagne qui, faute d'acheteurs verra sa balance commerciale touchée. Voilà comment mettre en place la mécanique infernale de la dépression qui a déjà touché la Grèce, l'Irlande et qui guette le Portugal, l'Espagne ... et peut-être la France. Pourtant, d'autres solutions existent!

 

44/ Conclure un contrat national de désendettement du pays

II passerait par des impôts provisoires sur trois ans, justement répartis et négociés entre les forces politiques et sociales, d'abord la finance, ensuite le système bancaire, également les paradis fiscaux, enfin les revenus du capital, puis seulement après les revenus du travail.

 

45/ Accepter et tolérer un peu d’inflation, maîtrisée et contenue

Cette politique permettrait d'alléger le poids de la dette publique et privée, notamment le surplus lié à la crise.

 

46/ Monétiser la dette publique et émettre une véritable dette publique européenne

C'est-à-dire permettre le rachat par la Banque Centrale Européenne des dettes publiques des Etats européens exclusivement liées à la crise financière. La crise appelle la solidarité européenne pour la surmonter ensemble.

 

47/ Autoriser la Banque centrale européenne à financer directement les Etats

Ce financement direct se ferait par des prêts à taux bas ou nul, afin de réduire la dépendance vis-à-vis des marchés financiers.

 

48/ Compenser tes déséquilibres des paiements en Europe par une Banque Européenne des Règlements

Elle serait notamment chargée d'organiser les prêts entre Etats membres.

 

49/ Développer une fiscalité européenne sur les bénéfices des sociétés

Cette fiscalité alimentera un budget européen qui sera l'instrument de la convergence des économies, afin de mettre fin à la course au moins-disant fiscal en Europe.

 

50/ Mettre en place un gouvernement économique européen

Ce gouvernement économique européen serait chargé de la supervision et de la coordination macro-économique, de la gestion du risque et de son évaluation, de l’orientation commune des économies et de la convergence et la solidarité des différentes économies entre elles.

 

51/ Investir conjointement dans l’économie de l’avenir

Faire converger le maintien des niveaux de dépenses publiques des Etats membres de l'Union Européenne vers un niveau permettant de briser la spirale déflationniste de la dette, en investissant conjointement sur l'innovation, la recherche, l'éducation, l'industrie, la mutation écologique et la baisse du chômage (entre 2007 et 2010, l'effort budgétaire consenti par les puissances publiques a été voisin de 4,2 points de PIB au Etats-Unis; 3,2 points au Royaume-Uni et 1,6 point de PIB en zone euro. La morosité et la pression de la dette trouvent dans cette inertie leur meilleur soutien)

 

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02 octobre 2011

Arnaud Montebourg : Mutation écologique

primaires,montebourgUne prise de conscience. Pendant longtemps, je n'ai pas cru les défenseurs politiques des espèces en voie de disparition. Et puis j'ai rencontré AI Gore il y a quatre ans. J'étais venu avec un mélange de curiosité et de distance. Je suis ressorti deux heures plus tard bouleversé par sa démonstration et les éléments probants d'inquiétude qu'il déployait sous nos yeux. Cette rencontre a profondément changé le sens de mon engagement public. Je me suis dit que tout dirigeant politique avait le devoir et la responsabilité de mesurer et connaître dans le plus petit détail ces questions nouvelles. Je me suis mis à dévorer les /ivres qu'autrefois j'aurais négligés - notamment ceux de Lester Brown - et à penser qu'il n'est plus possible de penser l'économie sans l'écologie.

 

32/ Créer de nouveaux indicateurs permettant de mesurer le développement

On ne peut plus mesurer la richesse des sociétés par leur seul Produit Intérieur Brut. L'augmentation de la richesse produite ne suffit plus à définir la prospérité. Par ailleurs, le PIB est souvent trompeur car il ne prend pas en compte les coûts environnementaux et sociaux engendrés. Il nous faut de nouveaux indicateurs capables de prendre en compte le bien-être des sociétés et intégrant l'atteinte aux ressources naturelles.

 

33/ Créer des bons obligataires du Trésor pour dégager plusieurs dizaines de milliards par an

Ces bons seront destinés à l'investissement exclusif et massif dans les technologies de l'environnement pour faire de l'écologie le moteur du développement et de l'emploi.

 

34/ Utiliser l'outil fiscal pour conversion de l'économie

L'écologie n'est pas une punition, mais une opportunité de changement. Il faut provoquer et conduire ce changement par une réduction d'impôts pour les projets de Recherche & Développement, une diminution de la TVA pour les produits écologiques innovants plutôt que pour les restaurateurs et clientèles électorales, une détaxation des entreprises écologiques innovantes.

 

35/ Instaurer une taxe carbone rose-verte progressive et progressiste

Nous devons instaurer une taxe carbone rose-verte, c'est-à-dire écologiquement efficace et socialement juste. C'est-à-dire que cette taxe doit être justement compensée et accompagnée de dotations pour permettre à tous les citoyens de participer à la mutation.

 

36/ Constituer une Union renforcée des Etats européens des énergies renouvelables et durables

A l'image de la Communauté Européenne du Charbon et de l'Acier (CE CA), mise en place au lendemain de la guerre en 1951, cette union aura pour objectif d'assurer à terme l'indépendance énergétique verte de l'Europe j elle décidera pour ses pays adhérents une taxe carbone extérieure sur les produits fabriqués hors l'Union européenne.

 

37/ Lancer un grand plan d'éco-rénovation du bâti

Avec crédits d'impôt, dotations de taxe carbone et formation aux métiers des salariés et entrepreneurs, et renforcement à la croissance des entreprises artisanales du bâtiment, ce grand plan permettra "d'habiter autrement" nos territoires.

 

38/ Calculer différemment le prix de l'eau et de l'énergie

Mettre en place un tarif bon marché pour la consommation d'eau et d'énergie couvrant les besoins élémentaires de chacun. Au-delà d'un certain seuil, une fois les besoins élémentaires couverts, libre à chacun de consommer plus pour son confort, mais dans ce cas il faudra payer plus cher le surplus de consommation. Au-delà d'un deuxième seuil, un dernier tarif serait mis en place, pour les consommations luxueuses.

 

39/ Développer l'investissement énergétique individuel ou de voisinage

Fixer un tarif de rachat d'électricité incitatif, afin de faire naître une économie de l'auto-production d'énergie propre pour les ménages et les entreprises.

 

40/ Vivre autrement

Développer et investir dans les transports en commun. Mettre en place de filières complètes et courtes pour l'alimentation et la valorisation de l'agriculture de proximité. Organiser des filières de démontage-remontage pour la réutilisation des matériaux.

 

41/ Fonder une économie "circulaire" de démantèlement et revalorisation

Responsabiliser par la taxation de leurs produits irresponsables les entreprises qui n'intègrent pas le démantèlement et la revalorisation du produit dans son cycle de vie. Il faut, par exemple, rendre l'entreprise d'électroménager responsable de la "déconstruction" en fin de vie du produit qu'elle a vendu.

 

42/ Délivrer des labels verts

Faire délivrer des labels verts aux produits par une agence indépendante afin d'éduquer le consommateur et d'aider les entreprises innovantes qui commercialisent des produits éco• conçus.

 

43/ Construire une fiscalité pollueur-payeur sur les rejets et déchets

Cette fiscalité responsabilisera le comportement des agents économiques, pour encourager les ménages et les industries à la sobriété.

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