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28 novembre 2011

La droite creuse la dette c’est vous qui payez la note!

Depuis dix ans, la droite a multiplié la dette par deux par une politique qui ne profite qu’à une minorité de nos concitoyens les plus aisés. La crise est là, mais la responsabilité est surtout celle de M. Sarkozy. Faute d’avoir le courage de revenir sur 75 milliards de cadeaux fiscaux, le gouvernement impose au pays une cure d’austérité brutale et injuste, désastreuse économiquement et financièrement inefficace. Tous les Français s’en trouvent pénalisés.

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La droite creuse la dette c’est vous qui payez... par PartiSocialiste

08:33 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dette publique, ump, sarkozy | | |  Facebook | | |

29 mars 2011

Cantonales : et maintenant ?

En Languedoc-Roussillon (ma région), dans la moitié des cantons qui ont fait l’objet d’un 2ème tour pour les élections cantonales, le Front National était présent dans un duel, face à un candidat de gauche (dans 30 cantons) et face à un candidat UMP (dans 5 cantons).Le FN n’a gagné aucun de ces duels même si, dans certains cantons comme Béziers IV (le socialiste Du Plaa réunissant 50,7% des suffrages exprimés) ou Carcassonne II (51,5% pour le socialiste Tarlier), le résultat a été particulièrement serré. Quoiqu’il en soit, dans tous ces 35 cantons, le candidat du FN (souvent un inconnu) a recueilli le suffrage de plus d’un votant sur trois. S’agit-il des retombées de la stratégie de « droitisation » de l’UMP ou alors le « mal » est-il beaucoup plus profond ? Pour ma part, j’ai tendance à pencher en faveur de la deuxième hypothèse.

 

Parmi d’autres éléments, on peut citer le récent rapport du médiateur de la République Jean-Paul Delevoye qui parle d’une société française au bord de l’épuisement (« burn out »). Selon lui, la cohésion sociale est en grave danger et « les gens ne croient plus à l'administration (école, service public de l'emploi...) et mettent en place des stratégies de contournement ». On peut voir une manifestation de cette stratégie de contournement dans l’abstention record de ce scrutin des cantonales. Ainsi, compte tenu de l’abstention de 55%, le Parti Socialiste, arrivé en tête avec 36.2% des suffrages exprimés ne représente que 16% des électeurs potentiels et l’UMP environ 8%...

 

Ce qui est encore plus inquiétant, c’est que même certains candidats semblent se défier des partis…de leur parti ! On a vu se multiplier des affiches et des tracts où la référence aux partis était quasiment inexistante, principalement du côté de l’UMP mais à gauche également. Ainsi, dans mon canton (Capestang dans l’Hérault), le logo UMP sur le tract du candidat du parti présidentiel avait une dimension inférieure à la moitié d’un timbre poste ! Quant au candidat socialiste, il avait relégué le logo du parti au verso de son tract au profit de la proclamation de son appartenance à la « majorité départementale », omettant également dans sa biographie de mentionner son adhésion au parti à la rose… Le seul candidat à afficher ouvertement son appartenance à un parti fut celui du …Front National ! Comme si seul ce parti était en mesure de susciter une adhésion.

 

L’UMP, en train de se lézarder de toutes part, ne peut plus compter sur la dynamique créée par Nicolas Sarkozy il y à peine moins de quatre ans. Toutes les promesses d’alors sur le pouvoir d’achat, l’emploi, la sécurité se sont brisées sur de tristes réalités. Finie la déduction des intérêts d’emprunt immobiliers, oublié le bouclier fiscal…de tout l’attirail du sarkozysme triomphant ne reste que la défiscalisation des heures supplémentaires, qui dans un contexte de chômage de masse, ne peut être une réponse satisfaisante aux préoccupations sociales des français. Et ce ne sont pas les multiples débats qui se succèdent à un rythme effréné sans vraiment aboutir qui vont changer les choses. Quant au Parti Socialiste, on ne peut pas dire qu’il suscite un enthousiasme débordant de la part des électeurs. Les conventions thématiques se sont enchaînées pour définir un projet d’alternance pour 2012, qui doit être dévoilé le 5 avril prochain. Le moins que l’on puisse dire, c’est que, même parmi les militants, il n’y a pas un climat d’allégresse autour de ce projet ! De toutes façons, ce qui semble préoccuper le plus les dirigeants de ce parti, ce sont les primaires qui sont censées aboutir à la désignation d’un candidat incontesté, qui sera libre ensuite de puiser dans le projet du PS. Dès le soir du 2ème des tours des cantonales, on a pu assister au retour sur le devant de la scène de la « saine émulation » qui règne entre les écuries des différents prétendants …

 

Force est de constater que les « grands » partis sont incapables de proposer une espérance aux Français. Il ne s’agit pas de les bercer d’illusions ni de leur promettre des lendemains qui chantent, mais leur dessiner les perspectives d’un monde où leurs enfants pourraient vivre mieux qu’eux, un monde où chacun pourrait vivre correctement des fruits de son travail, un monde où l’éducation et la santé publiques seraient considérées comme un investissement collectif et non comme un coût. Pour reprendre la formule du médiateur de la République, lorsqu’il n’y a plus d’espérance, il reste l’exploitation des peurs et des humiliations. Il ne faut pas chercher plus loin les raisons de la montée du Front National.

 

Les appels, la main sur le cœur, à « faire barrage au Front National », ne suffiront sans doute bientôt plus à pallier l’illisibilité des programmes et la tiédeur des engagements. Il est nécessaire, pour le PS, de s’engager résolument dans une véritable logique de transformation sociale en osant (enfin) proposer des mesures radicales. Remise en cause du libre-échange, financements des investissements publics, réforme de la fiscalité, pôle financier public, salaire maximum, réduction du temps de travail, énergies renouvelables, recyclage, maîtrise de l’urbanisme, réforme des institutions…Sur tous ces sujets, et bien d’autres encore, il existe des propositions « alternatives » crédibles qui mériteraient d’être sérieusement débattues au lieu d’être balayées d’un revers de main comme c’est encore trop fréquemment le cas.

 

Si la gauche gagne en 2012 pour de mauvaises raisons (la bonne mine d’un(e) candidate(e), le rejet de la droite ou du Front National) et qu’elle essaye encore de prolonger un système à bout de souffle, le risque majeur est l’explosion sociale. Et dans ces conditions, bien malin celui qui pourra dire ce qu’il adviendra de la société française…

 

PP

10:16 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : ps, ump, politique | | |  Facebook | | |

15 mars 2011

La droite peut encore gagner !


Député de droite par franceinter

08:00 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : dsk, sarkozy, droite, ps, ump | | |  Facebook | | |

03 février 2011

Jean-François Copé : "Sauvons les riches !"

Jean-François Copé, le Iznogoud de l’UMP, répondait aux questions des lecteurs dans l’édition du 1er février du quotidien Aujourd’hui.

 

Il a confirmé qu’il visait l’Elysée en 2017. Il est donc intéressant de chercher à déceler à quoi pourrait ressembler le modèle de société qu’il défend.

 

Même s’il est un peu réducteur de prétendre cerner la pensée du futur candidat au travers de ses réponses à une quinzaine de questions, on peut toutefois identifier les grands axes qui structurent sa réflexion. La première question qui lui était adressée portait en effet sur ses propositions pour lutter contre la pauvreté et la précarité. Cela lui a permis de faire d’emblée la mise au point suivante : « Il faut sortir des caricatures du genre : pour régler la pauvreté, il faut prendre l’argent des riches ». Ca devait le démanger !

 

Un peu plus loin, interrogé sur les conséquences fâcheuses pour les finances publiques de la  suppression de l’ISF, il a enfoncé le clou : « On dit souvent : « A bas les riches » Et pourtant on est bien contents de les avoir. ». Qui ça « on » ? En tout cas, Jean-François Copé est content de les avoir, tellement content qu’il leur demande de contribuer à la rédaction du programme de l’UMP pour la présidentielle de 2012.

 

Warren Buffett, le célèbre milliardaire américain, a dit : « La lutte des classes existe, et c'est la mienne, celle des riches, qui la mène et qui est en train de la gagner ». Une chose est certaine : le camarade Jean-François sera un bon soldat…

 

Selon lui, les riches seraient une espèce en voie de disparition en France, en raison d’une fiscalité confiscatoire. Pourtant, une étude de l’institut de recherche de la banque d’affaires Crédit Suisse (peu soupçonnable d’être à la solde du Parti Socialiste) parue fin 2010 précise que la France est le troisième pays au monde par le nombre de millionnaires, alors qu'elle n'est « que » la sixième ou septième puissance économique mondiale. La France a le quart des riches d'Europe devant l’Italie, la Grande-Bretagne et l’Allemagne.

 

Loin de se dégrader, la situation des très très riches s’est même considérablement amélioréée ces dernières années. Ainsi, entre 2004 et 2007, les 0,01% du haut de la pyramide (qui touchent 1,27 million en moyenne par an) ont gagné 40% de plus. Soit la modique somme de 360 000 euros annuels supplémentaires! En moyenne, les 90% les moins riches ont touché 9% supplémentaires entre 2004 et 2007, soit 1 400 euros annuels…

 

De plus, le taux d'imposition sur le revenu des plus riches est très loin d'être confiscatoire. Selon l'Insee, il est en moyenne de 20% pour les 10% les plus favorisés, et n'atteint que 25% pour ceux qui perçoivent plus de 82 000 euros de revenus mensuels…Et l’affaire Bettencourt a permis de mettre en lumière que les hyper-riches pouvaient, via « l’optimisation fiscale » abaisser encore considérablement leur taux d’imposition.

 

Pour revenir aux questions de la pauvreté et de la précarité, qui comptent parmi les problématiques majeures de notre société, l’apprenti-candidat est soudain moins disert et surtout moins catégorique : « Chaque cas est différent et doit être traité en fonction des dispositifs publics qui existent…La vérité, c’est aussi de reconnaître qu’il y a des jours où on gagne et des jours où on perd. ». Les 8 millions de pauvres, les 3 millions de mal-logés, les 1,5 millions de travailleurs pauvres, les 4 millions de chômeurs…bref ceux qui « perdent » tous les jours, apprécieront la vigueur avec laquelle ils seront défendus à partir de 2017. La précarité et la pauvreté ne seraient pas des phénomènes sociaux, liés notamment à la dégradation du marché du travail, à la recherche du profit maximal à court terme, au développement des inégalités qui renforcent le déterminisme social. Non, il s’agit d’un ensemble de cas particuliers, le résultat de comportements individuels qui ne nécessite pas la moindre réflexion sur le partage des richesses, le système éducatif…

 

Les deux sujets majeurs du « copéisme » ont bien entendu été abordés : la remise en cause des 35 heures et le coût du travail. Jean-François Copé n’a d’ailleurs pas manqué de saluer son alter-ego socialiste Manuel Valls, qui a repris les mêmes chevaux de bataille. Bizarrement, lui qui se fait habituellement l’avocat (c’est son métier, non ?) de la convergence vers le modèle allemand, il oublie opportunément de rappeler que les allemands travaillent en moyenne moins que les français. C’est d’ailleurs en partie grâce à ce partage du travail que l’emploi a mieux résisté en Allemagne qu’en France. 

 

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La compétitivité de l’Allemagne est majoritairement « hors coût », c’est-à-dire fondée sur la capacité à produire des biens et équipements indispensables (machines outils) ou spécifiques (voitures de luxe). Mais n’oublions pas que l’Allemagne a aussi gagné des parts de marché au détriment de ses « partenaires » européens en comprimant les salaires, au prix d’une consommation intérieure déprimée et de l’aggravation de la précarité et de la pauvreté laborieuse. Le travail n’est pas une marchandise comme les autres dont il conviendrait de chercher à tout prix à faire baisser le coût : c’est aussi la source de la demande finale adressée aux entreprises et donc nécessaire au bon fonctionnement de l'économie.

 

Vantant la nécessaire « souplesse », Jean-François Copé évoque des négociations par entreprise qui aboutiraient à ce que « celui qui travaillerait 36 heures serait payé 36 heures, celui qui ferait 37 heures serait payé 37 heures et ainsi de suite jusqu’à 39 heures ». Nous assistons à la réinvention du salaire horaire, quelle avancée sociale ! Avait-il eu initialement l’idée de payer 36 heures celui qui fait 39 heures ?

 

Concernant le coût du travail, on se dirige vers le transfert d’une partie des cotisations sociales vers la TVA, la fameuse « TVA sociale » grâce à laquelle « tout le monde sera gagnant au final ». Si l’idée d’une fiscalisation du financement de la protection n’est pas absurde, cela ne doit évidemment pas se traduire par l’augmentation du principal impôt proportionnel. Rappelons que le seul impôt encore un peu progressif (l’impôt sur le revenu) ne représente déjà que 6% du total des prélèvements obligatoires. Sans parler des risques d’inflation liés à une hausse de la TVA…

 

Enfin, sur l’Education, le vrai sujet ce n’est pas la baisse des moyens, mais le « manque de considération des enseignants ». Toutes « ces histoires d’effectifs » sont autant de « panneaux arithmétiques » dans lesquels il ne faut pas tomber. Peu importe que 6% des postes aient été supprimés depuis 2007…Peu importe que la part du PIB consacrée à l'éducation ait presque constamment baissé depuis 1995, passant de 7,6% à 6,9% en 2009… En France plus qu’ailleurs, le milieu social d’origine joue un grand rôle sur les résultats scolaires : un fils d'enseignant a, par exemple, quatorze fois plus de chances relatives d'obtenir le bac que son camarade dont le père est ouvrier non qualifié… En quoi la une plus grande « considération des enseignants » pourra-t-elle remédier à ces dysfonctionnements de fond, qui appellent une réforme globale mais aussi des moyens supplémentaires pour donner leur chance aux élèves en difficulté ? Notre élève-candidat va devoir, sur ce sujet aussi, revoir sa copie.

 

En conclusion, on peut proposer un slogan pour la campagne Copé 2017 : « Sauvons les riches ! » Pour les autres… ce sera plutôt : « Aide toi et le ciel t’aidera », ou pour rester fidèle au tropisme allemand du candidat : « Demerden sie sich » !

 

PP

 

08:00 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ump, copé, inégalités, impôts, 35 heures, précarité, pauvreté | | |  Facebook | | |

18 novembre 2010

Ecole publique / école privée : le choix des députés UMP

La proposition de loi n°2875, cosignée notamment par le député UMP de Béziers Elie Aboud, vise à exonérer de taxe foncière les écoles privées sous contrat d’association.

 

Lire le texte complet : pion2875.pdf

 

L’exposé des motifs de cette loi précise que ces écoles « assurent l’enseignement dans un certain nombre de communes dépourvues d’établissements publics. À ce titre, elles permettent aux collectivités territoriales d’être dispensées des charges lourdes qui devraient leur incomber ».

 

Outre le fait que l’Etat assure le paiement des salaires des enseignants du privé, les députés oublieraient-ils que les collectivités locales sont déjà tenues de financer les autres dépenses de fonctionnement (selon les modalités de la circulaire n°2005-206 du 2/12/2005) ? Dans un contexte de rigueur budgétaire et de suppression massive de postes dans l’éducation nationale, est-il bien raisonnable de proposer une nouvelle subvention publique à l’enseignement privé ? L’Etat consacre déjà 15% de ses dépenses d’enseignement primaire et secondaire au financement du secteur privé.

 

Nos députés, élus du peuple, ne devraient-ils pas plutôt se préoccuper des moyens à donner à l’école républicaine, gratuite et laïque ?

 

PP

09:27 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : école, fiscalité, impôts, ump | | |  Facebook | | |

20 août 2010

Ras le bol des « estroseries » et des « ciotteries », vivement un projet de société !

Alors que l'échec de Nicolas Sarkozy en matière de sécurité est chaque jour plus évident, des têtes pensantes de l'UMP tentent de faire diversion en annonçant des mesures aussi spectaculaires qu'irréalistes. La dernière en date est, bien entendu, la proposition de Christian Estrosi (Ministre de l'Industrie et maire de Nice) visant à pénaliser financièrement les communes qui ne respectent pas « leur obligation de sécurité, de prévention de la délinquance, de lutte contre l'absentéisme scolaire et de réformes des règles d'urbanisme ».

http://www.lejdd.fr/Politique/Actualite/Christian-Estrosi...

Quelques jours auparavant, son compère des Alpes Maritimes, Eric Ciotti (Député, Président du Conseil Général et « monsieur sécurité » de l'UMP) avait évoqué la possibilité de peines de 2 ans d'emprisonnement pour les parents d'enfants délinquants.

 

Les élucubrations du chef d'escadrille Estrosi et de son copilote Ciotti pourraient prêter à rire si le sujet n'était pas aussi grave. En effet, l'échec de la majorité UMP depuis 2002 en matière de sécurité est révélateur d'un échec plus global de sa politique économique et sociale inefficace et injuste. Oui, on peut parler d'échec en matière d'insécurité, malgré les démonstrations d'auto-satisfaction de Brice Hortefeux. Car, dans les chiffres du Ministre, se côtoient au même niveau les vols d'autoradios, les chèques sans provision, les insultes, les violences aux personnes et les homicides... L'intégralité de la baisse s'explique par la baisse des vols, due principalement à l'amélioration des dispositifs de sécurité des véhicules et des habitations. En revanche, les violences aux personnes sont en nette augmentation : + 40% pour les « coups et blessures volontaires » entre 2004 et 2009 et + 22% pour les « chantages, menaces ou atteintes à la dignité » sur la même période. Certes, une part de ces faits étaient cantonnés à la sphère familiale (les violences conjugales notamment), mais l'augmentation est indéniable. Le gouvernement et l'UMP reconnaissent implicitement cet échec, sinon nos deux intellectuels de la Côte d'Azur ne se seraient pas sentis obligés de dévoiler le fruit de leur remue-méninge.

 

Emportés par leur enthousiasme méridional, ils ont toutefois oublié le principe premier de leur mentor Nicolas Sarkozy : la responsabilité. En effet, leurs propositions visent à exonérer l'Etat de ses responsabilités en matière de sécurité et de lutte contre la délinquance. Eric Ciotti propose de se défausser sur les familles en mettant sous les verrous les parents d'enfants délinquants. On peut alors se poser la question : « qui va garder les enfants ? ». Cette mesure est tout bonnement irréaliste et n'aura d'autre effet, à l'instar de la suppression des allocations familiales (autre trouvaille du décidément très créatif Ciotti), que de fragiliser encore plus des familles déjà en difficulté. Quant à Christian Estrosi, pourtant Ministre de la République, il semble oublier que la sécurité est une responsabilité régalienne de l'Etat, qu'il est illusoire de prétendre faire porter aux communes. En effet, qui définit les effectifs et contrôle l'affectation des effectifs des forces de l'ordre ? Qui fixe les moyens de la justice ? Bien sûr, c'est l'Etat !

 

Certes, la sécurité ne passe pas seulement par la présence des forces de l'ordre et les maires ne sont pas complètement démunis pour lutter contre la délinquance. Ils peuvent agir sur la situation de leur commune de bien des manières en mobilisant les services publics locaux, les ressources associatives, les aides financières du conseil général...pour venir en aide très tôt aux enfants en difficultés, pour lutter contre l'absentéisme scolaire, pour occuper ces jeunes qui « tiennent les murs »...Mais toutes ces actions de prévention ne semblent pas avoir les faveurs du gouvernement, qui préfère la manière forte... ou la vidéosurveillance, dont l'inefficacité est pourtant démontrée.

http://www.rue89.com/2008/05/30/grande-bretagne-cameras-p...

http://www.laurent-mucchielli.org/public/La_videosurveill...

 

Quoiqu'il en soit, reporter sur les communes la responsabilité de la sécurité, c'est prendre le risque que les habitants des villes pauvres soient désavantagés (une fois de plus) par rapport à ceux des villes riches (comme Nice, par exemple). Seul l'Etat peut assurer un égal accès à la sécurité pour l'ensemble des citoyens. Encore faudrait-il qu'il en ait les moyens ! Encore faudrait-il que la politique fiscale conduite depuis 2002 ne prive pas les finances publiques des ressources nécessaires pour financer les missions de sécurité, la justice, mais aussi la politique du logement, de la ville, de l'insertion... Dans tous ces domaines, l'insuffisance des moyens et des effectifs conduit à un délitement progressif de la cohésion sociale.

 

Cohésion sociale et solidarité, ces deux valeurs sont sans cesse remises en cause par la stigmatisation continue et la désignation de coupables de la part de responsables du gouvernement ou de l'UMP. Stigmatisation des « mauvais maires », stigmatisation des « mauvais parents », stigmatisation des « malades qui consomment trop de soins », stigmatisation des « fraudeurs aux allocations »... Ainsi, récemment, le député UMP Edouard Courtial a proposé que l'allocation de rentrée scolaire (ARS) soit versée en bons d'achat pour éviter les abus (achat « d'écrans plats » à la place des fournitures scolaires). Peu importe que 90% des allocataires utilisent correctement l'ARS, les bénéficiaires de la solidarité nationale sont coupables ! Bizarrement, il n'est pas venu à l'idée de Mr Courtial de demander que le remboursement du bouclier fiscal (il s'agit pourtant d'une forme de « solidarité nationale ») soit versé en bons d'achat. Il est vrai que les bénéficiaires de l'ARS sont moins nombreux à financer l'UMP que ceux du bouclier fiscal ...

 

Cette recherche permanente de bouc-émissaires, ces annonces à l'emporte-pièce traduisent l'incapacité de nos dirigeants à formuler un projet de société juste, solidaire et efficace. Il s'agit plutôt de diviser les français, afin de maintenir un pouvoir dont les décisions pénalisent pourtant le plus grand nombre. De plus, en montrant du doigt les pauvres, les exclus, on cherche à nous faire croire qu'ils sont seuls responsables de leur situation et que c'est « à cause d'eux que ça va mal ». Alors qu'en réalité, c'est parce que « ça va mal » qu'ils sont dans cette situation. Mais, à moins d'opter pour une dictature, la paix sociale ne peut reposer que sur une réduction des inégalités, dans tous les domaines : revenus, emploi, fiscalité, logement, éducation, santé... Pour cela, des mesurettes sans cohérence entre elles ne peuvent suffire, il faut une vision d'ensemble, un projet et une volonté politique.

 

La volonté politique a, par exemple, permis de créer 1,5 millions de logements HLM entre 1970 et 1985, deux fois plus en 15 ans qu'il n'en a été construit depuis ! Or, cet urbanisme des « grands ensembles » est en grande partie responsable de la relégation sociale d'une partie de la population, sur fond de montée du chômage, de déclin des services publics. Cet urbanisme résulte de la volonté de l'Etat, c'est donc à lui de changer la donne en la matière en investissant massivement. Mais investir dans la pierre ne sera pas suffisant : il faut investir dans les hommes. Changer cette situation qui voit la France être un des pays développé où l'origine sociale conditionne le plus la réussite scolaire. En matière économique, la recherche du plein emploi doit redevenir un objectif majeur, avant la lutte contre l'inflation ou la réduction des déficits.

 

Quoiqu'il en soit, la solution passe par un projet collectif et non par une juxtaposition de « responsabilités individuelles ».

 

PP

09:45 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : inégalités, sarkozy, ump, sécurité | | |  Facebook | | |

21 octobre 2009

A l'UMP "le mode de gouvernance est plus proche de Poutine que de De Gaulle"

Népotisme, hégémonie ou bling-bling... Des termes de militants UMP qui, sur LeMonde.fr, se disent déçus par l'accumulation des affaires. Le PS n'est donc pas le seul parti où les militants se posent des questions sur leurs dirigeants ?!


  • Sarkozy plus proche de Poutine que de De Gaulle par Nicolas R

Dans ma fédération c'est l'embarras et la langue de bois. Il faut défendre le Président malgré ses actes choquants et provocateurs, tel est le mot d'ordre "non officiel". Je suis de droite certes, j'ai voté Sarkozy avec enthousiasme certes, mais il y a eu tromperie sur la marchandise. Et c'est l'avis de mes amis adhérents aussi. Nous ne nous sommes pas engagés en politique pour mettre au pouvoir un clan, une famille, un groupe d'amis "bling-bling" se croyant tout permis. Le mode de gouvernance actuel est plus proche de Poutine que de De Gaulle.

Dans nos groupes de discussions, hélas ! même si tout le monde sait cela, une grande partie essaie de défendre ce président au nom du parti. Ne confondons pas le parti et l'homme ! L'homme n'est pas défendable, il donne une mauvaise image de la France et de la droite. On ne peut pas continuer ainsi. Une opposition interne UMP doit se lever ! On ne peut défendre l'indéfendable, justifier l'injustifiable, sinon on rentre dans un système autocratique dans lequel le chef a le droit de faire ce que bon lui plaît. Après 17 ans, pour la première fois, j'envisage de ne pas renouveler mon adhésion.

 

  • L'UMP, un stalinisme de droite par Christian T

L'UMP fonctionne selon le principe marxiste du centralisme démocratique. La tête parle et toute la structure doit s'aligner. Je suis un gaulliste, j'ai parfaitement conscience qu'il y a aussi des centristes, des radicaux, des républicains et des libéraux, mais il n'y a plus que ce courant ultralibéral qui ait droit de cité. Pour que la droite ne soit plus isolée du peuple, pour éviter les effets culte de la personnalité autour de Sarkozy aujourd'hui et d'un autre demain, il faut refaire des partis politiques pour chaque courant historique de la droite (gaulliste, centriste et libéral). L'hégémonie de l'UMP nous amène à un stalinisme de droite. Sur l'EPAD, j'ai un fils du même âge que Jean, en 3e année de droit après élimination de médecine par un numérus clausus imbécile, et qui lui est obligé de faire des petits boulots pour financer partiellement son autonomie.

 

  • J'ai rendu ma carte par Maxime C

Jeune actif, issu des "quartiers populaires" comme on dit, j'ai adhéré en 2007 pour soutenir Nicolas Sarkozy. J'ai même eu quelques responsabilités aux Jeunes Pop'. Je croyais en sa vision du travail, du mérite et de la modernisation de la politique, nationale et internationale.

Et puis, j'ai encaissé... J'étais dubitatif sur le bouclier fiscal, je voyant pas en quoi cela favoriserait la France "qui se lève tôt"... Mais j'ai soutenu, me disant que le meilleur allait arriver. L'ouverture, je me suis dit pourquoi pas, il fallait rassembler tout les Français. Mais là, Jean Sarkozy, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase ! Et nous sommes nombreux à le penser dans ma fédération (les Bouches-du-Rhône). La valeur travail, le mérite, entre Bolloré, Lagardère, Dassault et Bouygues, Joassain (maire d'Aix intronisant sa ville au Sénat) je trouvais ça fort de café, mais je continuais à croire en l'UMP national. Mais maintenant Sarkozy c'est décidé, je rends ma carte, et nous sommes nombreux de mes amis à faire de même...

 

  • Népotisme par Sylvain L

Je suis un adhérent UMP de longue date. J'ai également été collaborateur d'un député UMP. Mon positionnement politique est donc clair. Mais comment ne pas être ébranlé par l'affaire Jean Sarkozy, que je ressens comme un révélateur. Comment nier qu'il s'agit de népotisme, et donc d'une atteinte à la démocratie ? Les discours des lieutenants du président masquent mal une gêne évidente. Je suis en colère lorsque j'entends ces élus tenter de renverser le sens du scandale en criant à la "chasse à l'homme". De qui se moque-t-on ? En ce qui me concerne, un virage est pris. Je ne peux soutenir directement ou indirectement une telle pratique du pouvoir. Et j'invite ceux qui ressentent cette colère à faire de même et l'exprimer aux instances de l'UMP.

 

  • Un écho au bling bling qui me gêne par Jacques L

Concernant Jean Sarkozy, je trouve la ficelle trop grosse et je comprends la polémique. On ne peut pas soutenir le mérite républicain et approuver dans le même temps cette nomination du fils du président, qui n'aurait pas été nommé en s'appelant Nicolas Dupont. Oui je suis choqué sur ce coup-là. C'est un écho au bling bling qui me gêne dans cette présidence.

 

  • Je n'ai pas voté pour une dynastie par Laurent G

J'ai voté UMP car je considère que ce parti avait de meilleures cartes en main pour piloter économiquement le pays et le soigner de ses maux. Mais je n'ai pas voté pour voir un règne. Je n'ai pas voté pour une dynastie. Je n'ai pas voté pour assister tous les jours à la décrédibilisation de la classe politique. Je n'ai pas voté pour m'entendre dire que la crise est responsable de tout. Je n'ai pas voté pour travailler autant et gagner si peu. Un bilan des actions montrerait simplement qu'en plus de perdre nos valeurs, les engagements tenus ne sont pas au rendez-vous. Ecrire sur les dernières polémiques serait réducteur vis-à-vis de la conception générale de cette politique. La France est devenue égoïste, perd ses lumières et s'enfonce petit à petit dans le noir.

 

  • Je voterai sanction par Philippe L

Je suis militant, UMP... enfin je l'étais jusqu'à lundi dernier où j'ai demandé à la fédération de Gironde de me retirer définitivement de leurs fichiers. J'ai toujours voté à droite. Pour les municipales de 2008 j'ai pris ma carte. Je croyais bien faire. J'avais voté Sarkozy aux présidentielles, c'était l'occasion de "régulariser".

J'ai rapidement fait connaissance des quelques élus locaux et encadrants UMP de ma circonscription qui est un fief socialiste. Tout se passait bien. Et puis est arrivée, la Hadopi, contre laquelle je me suis battu bec et ongles. C'est là que je me suis réveillé. Je n'ai trouvé aucun écho de soutien auprès des forces UMP que je côtoyais, sinon une forme de consternation qui j'ai eu du mal à admettre. Plus le gouvernement y allait de ses contradictions, plus les tensions devenaient grandes. Je l'écrivais dans la presse sous forme de commentaires, je criais "au loup" mais à l'UMP tout le monde feignait de ne point être sensible à mes arguments. Dernièrement avec l'affaire Polanski, je me suis dit qu'ils étaient obligés de réagir, pour une fois...

Non, ils ont continué à porter le discours gouvernemental. J'ai décidé à ce moment de me retirer de ce parti, dont les valeurs ne correspondaient plus en rien à celles qui nous avaient unis. L'affaire de l'EPAD n'a fait que confirmer le bien fondé de ma décision. J'ai pour principe de ne pas accepter l'abstention comme alternative de vote. Je ne me retrouve plus nulle part. Contraint, je voterai sanction.

 

  • Une république bananière par Eric M.

Je suis un simple militant, titulaire d'une carte, très fortement motivé par la nécessité de réformes de notre pays sclérosé. L'épisode de l'EPAD est pour moi totalement inacceptable, pour plusieurs raisons. La plus forte est l'absence totale de compétence du candidat. Ne pas être capable d'avoir un DEUG de droit et briguer un poste complexe de gestionnaire. C'est faire injure aux étudiants et professionnels de ce pays, qui n'en manquent pas. Ensuite le cumul des mandats. Vouloir un troisième mandat quand on est encore étudiant, ce n'est absolument pas sérieux. Nul ne peut croire qu'il travaillerait sérieusement, nul ne croit qu'il n'y ait pas d'intérêt financier à cumuler les indemnités. Il règne la plus grande hypocrisie des politiques sur ce thème qui devient extrêmement sensible. Enfin l'absence de franchise quant à l'élection et non la nomination. Qui osera croire qu'un élu, dans un fief acquis, oserait s'opposer quand on voit la faible autonomie des ministres ?

Tout ceci est au mieux digne d'une république bananière. Je dis ceci sans aucune agressivité mais avec une réelle déception. Si cette affaire devait aller aller à son terme, ce que je pense malheureusement tant est grande la cécité et l'âpreté des protagonistes, j'en tirerai les conséquences qui s'imposeraient d'elles-mêmes.

 

  • L'affaire Jean Sarkozy est édifiante par Romain D.

Jusqu'à présent j'ai toujours soutenu l'action du président de la République qui s'est montré à la hauteur de sa tâche en prenant ses responsabilités aux niveaux national et international. Certes sa personnalité et son allure ne sont pas d'une grande élégance, mais c'est secondaire par rapport au courage dont il fait souvent preuve pour mettre en œuvre les réformes nécessaires.

L'affaire Jean Sarkozy est édifiante. Pour un président qui parle d'une démocratie exemplaire où les nominations se feront sur le mérite (car il s'agit bien d'une nomination lorsqu'on demande à un conseiller UMP de voter pour ou contre le fils du président), c'est scandaleux et injurieux pour les citoyens qui ont voté pour lui et pour tous les jeunes de mon âge qui sont bac +5 à bac +8 et qui cherchent du travail. Je n'ai rien contre Jean Sarkozy, qui a sûrement du talent et un enthousiasme sincère, mais il n'a certainement pas la formation, l'expérience et donc la carrure pour assumer ce poste.

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04 juin 2009

Une question piège pour Xavier Bertrand

Hier soir Xavier Bertrand, l'onctueux secrétaire général de l'UMP, était l'invité du Grand Journal de Canal+.  Bon, je l'avoue, quand j'évoque Xavier Bertrand « onctueux » n'est pas le premier qualificatif qui me vient à l'esprit, mais je ne souhaite pas entamer de polémique !

Quoiqu'il en soit, il a eu l'air passablement embêté par une question d'un des deux chroniqueurs. La question était pourtant simple : « Pour qui voteront les députés UMP lors de l'élection du Président de la Commission Européenne ?».

Malgré l'insistance du chroniqueur, Xavier Bertrand a botté en touche au prétexte que ça n'intéressait pas les français qu'il rencontrait. Je n'ai pas la prétention d'être aussi proche des français qu'un dirigeant de l'UMP, mais ce que je sais, c'est qu'ils ont horreur d'être pris pour des cons !

Pourquoi n'a-t-il pas répondu ? Tout simplement parce qu'il n'avait pas envie de dire à une heure de grande écoute que les députés UMP reconduiront José Manuel Barroso et une commission de la même tonalité libérale que la précédente !

« Quand l'Europe veut, l'Europe peut », tel est le slogan de l'UMP pour cette campagne, avec à côté, la binette de notre cher Président Nicolas Sarkozy. Sous-entendu, quand l'Europe est dirigée par un homme fort, elle est efficace, comme sous la présidence française...

Mais l'Europe que veut Nicolas Sarkozy est une Europe des gouvernements, qui considère comme quantité négligeable les institutions européennes. La vraie construction européenne nécessite non pas l'apparent volontarisme de quelques dirigeants, mais l'élaboration d'institutions aptes à faire émerger et à défendre l'intérêt général européen.

Quel est le bilan de la présidence française de l'Union Européenne ?

On nous dit : « un plan de relance de 200 milliards d'€ ». En fait, il s'agit de la juxtaposition de plans nationaux sans réelle cohérence entre eux. L'Union n'a réussi à débloquer que 5 « petits » milliards d'€.

En matière « sociale », il y a eu la directive « Temps de travail » qui a porté à 65 heures la durée maximale de travail hebdomadaire contre 48 heures auparavant. Jusqu'à présent, Les « 65 heures » étaient une possibilité (« opt-out ») octroyée au Royaume-Uni, c'est désormais le droit commun européen. Cela a été possible grâce notamment à l'accord du ministre du travail français de l'époque, un certain Xavier Bertrand !

On peut citer également le coup d'arrêt dans la construction de la politique de défense européenne qu'a constitué la réintégration par la France du commandement intégré de l'OTAN...

Bref, une Europe économiquement faible, socialement rétrograde, stratégiquement sous domination des Etats-Unis...

Quand l'Europe peut...mieux faire !

Le 7 juin, pour l'Europe et pour la France, il faut faire échec à l'UMP (et à Sarkozy) !

Cela ne garantira pas l'avènement immédiat d'une Europe sociale et progressiste, mais nous aurons la certitude que l'Europe « marché unique » et « uniquement marché » connaîtra au moins un coup d'arrêt.

 PP

07:29 Publié dans Actualités, Economie, Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : europe, ump, sarkozy | | |  Facebook | | |

16 décembre 2008

Une seule voix d'écart...

On s’est beaucoup moqué des débats internes du PS. On a beaucoup raillé les 102 voix d’écart entre Ségolène Royal et Martine Aubry.
C’est vrai qu’à l’UMP, pas besoin de recompter les voix puisqu’une seule compte : celle de Nicolas Sarkozy. Ainsi, il a nommé Xavier Bertrand en remplacement de Patrick Devedjian…et tout le monde semble trouver cela normal. En fait pour comprendre ce parti éminemment « moderne » qu’est l’UMP, il faut faire appel aux historiens du stalinisme.
Avec dans le rôle du « Petit Père des Peuples »…Nicolas 1er Sarkozy bien sûr.

Pourtant, certains ne semblent plus accepter cette chape de plomb. Ainsi, Daniel Guarrigue (député UMP de Dordogne) envisage de créer un nouveau parti gaulliste. Il ne se « retrouve pas dans l’orientation néolibérale et atlantiste du président Nicolas Sarkozy(…) Nicolas Sarkozy ne veut pas d’un parti qui soit structuré intellectuellement. Les convictions gênent son mode d’action politique. Il veut pouvoir surfer sur l’actualité, broder sur des analyse superficielles. ».

Je n’aurais pas dit mieux...Merci Mr Guarrigue !

PP

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